29/03/2026
Monsieur le Ministre, stop à la politique anti-v**e qui détruit la santé publique
Monsieur le Ministre,
Depuis des années, la Belgique suit un chemin où la prohibition et la restriction remplacent la science et le pragmatisme. Dernièrement, interdiction de présentation en boutique spécialisée et maintenant, un projet d’interdiction des arômes. Chaque mesure prétend protéger la santé publique. Chaque mesure échoue. Et chaque mesure déplace le problème ailleurs : marché noir, circuits illégaux, importations parallèles.
Votre politique n’est pas neutre. Elle s’apparente à un modèle centralisé de contrôle total appliqué à la santé. Mais le contrôle absolu produit un effet bien concret : des produits plus dangereux, hors cadre réglementaire, circulent librement, tandis que les fumeurs adultes perdent l’accès à une alternative moins nocive.
Les conséquences sont déjà visibles. Le marché ne disparaît pas. Il migre vers les réseaux sociaux, les night shops, les flux transfrontaliers. Les saisies montrent des produits dont la composition est incertaine et parfois toxique. Et ce n’est pas de la science-fiction : c’est la Belgique d’aujourd’hui.
Pendant ce temps, le tabac, lui, continue de tuer. Plus de 8 millions de morts par an dans le monde. Et chez nous ? La politique en place pourrait mécaniquement forcer le retour des fumeurs vers le tabac. L’interdiction des arômes n’est pas une mesure de protection : c’est une mesure de maintien du problème.
La science est claire : un produit de vapotage, utilisé par un adulte, peut être un outil efficace de réduction des risques (Public Health England, Cochrane Collaboration). Ignorer ces preuves n’est pas de la prudence. C’est de l’idéologie pure.
Si votre objectif est réellement de protéger la santé publique, il est temps d’arrêter la démonstration de force symbolique et de regarder les faits :
• protéger les mineurs, oui
• contrôler les produits vendus légalement, oui
• interdire de façon globale et punitive, non
Monsieur le Ministre, vos politiques ne sont pas seulement inefficaces : elles créent des marchés parallèles dangereux, elles confondent les consommateurs et elles renforcent le tabac.
C’est une politique de contrôle absolu, déguisée en santé publique. Et la santé de nos citoyens mérite mieux.
Respectueusement,