My Bonnie Scotland

My Bonnie Scotland Passionnée par l'Écosse, je partage sur mon blog mes conseils, conseils et itinéraires.

En cette nouvelle année 2026, qui va avoir la chance d'aller en Ecosse? Et où voulez-vous aller? Ça sera votre première ...
08/01/2026

En cette nouvelle année 2026, qui va avoir la chance d'aller en Ecosse? Et où voulez-vous aller? Ça sera votre première fois ou pas?

02/01/2026
Le saviez-vous?The World's End : La fin du mondeVivre au-delà des murs de la ville était autrefois dangereux, d'où cette...
12/11/2024

Le saviez-vous?

The World's End : La fin du monde

Vivre au-delà des murs de la ville était autrefois dangereux, d'où cette forte densité urbaine.

À l'intersection de la Royal Mile et de St Mary's Street se trouvait autrefois l'entrée principale d’Édimbourg, connue sous le nom de Netherbow Port. Aujourd'hui, des pavés dorés marquent l'emplacement précis de cette ancienne porte.

Cette partie de la Royal Mile était surnommée "The World’s End" (La fin du monde). À une époque où la vie au-delà des remparts de la ville était périlleuse, de nombreux habitants ne quittaient jamais la sécurité de la cité. Ceux qui osaient s'aventurer à l'extérieur devaient payer une taxe pour revenir dans la ville, faisant de cette porte la frontière du monde connu pour beaucoup.

21 Octobre 2023 - 2ème jourEtapes:Fort-William à Vue Eilean Donan CastleArmadale Castle et son petit musée et Kilmore Ch...
07/11/2024

21 Octobre 2023 - 2ème jour

Etapes:
Fort-William à Vue Eilean Donan Castle
Armadale Castle et son petit musée et Kilmore Church
Sligachan Bridge
Lighthouse Cottage Earlish (sud de Uig)
Souper au Uig hôtel

Nous nous réveillons aux premières lueurs du jour, décidés à tirer le meilleur parti de cette journée en Écosse. Le réveil est rude pour Yuri, c'est encore un adolescent, après tout ! Mais il sait que ces instants sont précieux, et il fait un effort, s’extirpant de sa couette en pensant aux paysages grandioses qui nous attendent.

Après un petit déjeuner rapide, nous prenons la route vers l’île de Skye. En chemin, nous passons devant le majestueux château d’Eilean Donan. Je ne résiste pas à l’envie de faire un détour par le point de vue où, quelques années auparavant, nous avions passé une nuit en camping-car. Ce promontoire offre une vue imprenable sur le château, cette silhouette ancienne qui semble veiller sur le paysage comme elle le fait depuis des siècles.

Nous avons déjà visité Eilean Donan plusieurs fois, alors nous poursuivons notre chemin jusqu’à Skye. Notre première destination est le château d’Armadale, autrefois demeure du clan MacDonald. Ce lieu est chargé de souvenirs : je m’y étais rendue adolescente avec ma mère et ma sœur, et j’y étais revenue avec Yuri quand il n’était qu’un tout petit garçon. Aujourd’hui, je veux partager ce lieu avec lui d’une manière nouvelle, en espérant qu’il en ressente la même magie.

Nous explorons les jardins, moins fleuris en cette saison automnale, mais splendides malgré tout avec leurs teintes dorées et orangées. Les ruines du château, bien que désormais clôturées, conservent un charme indéniable. La vue face au château est époustouflante : un vaste gazon, aussi soigné qu’un green de golf, s’étend jusqu’à la mer, comme pour se jeter dans les vagues. On imagine sans mal les réceptions d’autrefois, les invités savourant leur thé en admirant ce panorama paisible.

Un peu plus loin dans les jardins, nous entrons dans le petit musée, où l’histoire de l’Écosse se dévoile. Munis de nos écouteurs, Yuri et moi arpentons les lieux, chacun absorbé par les récits fascinants de cette terre pleine de mystères et de légendes.

Notre visite terminée, nous reprenons la voiture tranquillement et apercevons un petit cimetière. Attirée, comme toujours, par l’atmosphère calme de ces lieux, je ne peux m’empêcher de m’y att**der. Un soleil radieux baigne le cimetière, ses rayons dorant les pierres et illuminant la petite chapelle. Un rouge-gorge, audacieux et curieux, vient se poser à nos pieds, l’air de demander une offrande. Nous n’avons rien à lui offrir, alors il nous observe, comme pour nous juger, avant de reprendre son envol. Nous nous promenons entre les tombes couvertes de mousse, murmurant les noms gravés, rendant hommage aux vies passées, pour qu’elles ne sombrent jamais dans l’oubli.

La route d’Armadale jusqu’à la A87 est une splendeur. Elle serpente le long de la mer et des lochs, traversant de vastes étendues de terres sauvages. Les couleurs automnales de l’Écosse se déploient sous nos yeux, en un tableau vibrant de nuances.

En continuant notre route à travers Skye, nous faisons un arrêt au vieux pont de Sligachan. La pluie commence à tomber, le froid se glisse sous nos vêtements, et nous ne nous att**dons pas, mais l’endroit, même sous les gouttes, reste chargé de poésie.

Nous finissons par rejoindre notre refuge pour la nuit, le Lighthouse Cottage, à Earlish, juste sous Uig. Cela nous rapprochera des Quiraing pour notre prochaine aventure. À notre arrivée, nous sommes accueillis par un Écossais chaleureux qui nous montre notre chambre et la salle de bain à partager avec notre voisin de palier. Ce sera notre abri pour deux nuits, un lieu simple mais charmant.

Une fois installés et bien réchauffés, nous partons en quête d’un repas. Un pub que nous avions repéré, le Ferry Inn, affiche complet pour les trois semaines à venir, preuve de sa popularité ! Finalement, nous trouvons une table dans la véranda de l’hôtel d’Uig, où l’on nous sert un repas copieux et réconfortant.

La nuit tombe vite ici, et n’étant pas habituée à conduire dans l’obscurité, surtout sur ces routes écossaises sinueuses, nous regagnons notre cottage sans trop t**der, prêts à profiter d’une bonne nuit de sommeil réparatrice. Demain, une nouvelle aventure nous attend.

Le saviez-vous ?Le nom de Coire Gabhail (qui signifie "le corrie de la prime" ou "le creux de la capture") fait référenc...
01/11/2024

Le saviez-vous ?

Le nom de Coire Gabhail (qui signifie "le corrie de la prime" ou "le creux de la capture") fait référence à une époque où ce vallon isolé servait aux membres du clan MacDonald pour cacher du bétail et d'autres animaux, qu'ils soient les leurs ou bien pris lors de raids. Comme pour d'autres clans de la région, le bétail constituait le cœur de leur économie, tant pour l'élevage que pour les expéditions de pillage. Les jeunes hommes du clan chantaient fièrement leurs exploits, affirmant qu’ils avaient "capturé des vaches des Mearns." Ce large vallon plat se prêtait parfaitement à cette activité, car vu de Glen Coe, il semble être un simple vallon en forme de V, accessible uniquement par une gorge étroite et escarpée qui dissimule son entrée.

Le clan MacDonald était souvent en conflit avec le clan Campbell, et cette rivalité culmina tragiquement avec le massacre de Glencoe en 1692. Ce jour-là, les soldats du gouvernement, hébergés par les MacDonalds, se retournèrent contre eux dans une trahison brutale. Fuyant dans une tempête de neige hivernale, plusieurs MacDonalds cherchèrent refuge à Coire Gabhail tandis que leurs maisons étaient incendiées. Ceux qui survécurent à cette nuit d'horreur finirent par quitter Glen Coe, redoutant un retour des soldats.

On entend souvent parler des montagnes écossaises, mais connaissez-vous leur nom d'origine et leur signification ?Voici ...
30/10/2024

On entend souvent parler des montagnes écossaises, mais connaissez-vous leur nom d'origine et leur signification ?

Voici un lien vers ma carte My Maps pour voir les emplacements de ces différents monts: https://www.google.com/maps/d/u/0/edit?mid=1icAIy0rp041f2aRiQ8xaKzJnamc2mn0&usp=sharing

En Écosse, les "Beinn" (un mot gaélique signifiant "montagne") sont des sommets importants, souvent symboliques, pour leurs caractéristiques géographiques et culturelles. Voici dix des plus célèbres Beinn, avec leurs significations ou traductions associées :

1. Beinn Nevis (Beinn Nibheis) – "Montagne venimeuse" ou "Montagne malveillante"
C'est le plus haut sommet des îles Britanniques, atteignant 1 345 mètres. Son nom fait référence à son climat et à ses conditions souvent difficiles.

2. Beinn Macdui (Beinn Mac Dhuibh) – "Montagne du fils de Duff"
Le deuxième plus haut sommet du Royaume-Uni, situé dans les Cairngorms, il tire son nom d'une légende autour du clan MacDuff.

3. Beinn Alligin (Beinn Àilleagan) – "Montagne des bijoux" ou "Montagne précieuse"
Située dans les Torridon Hills, elle est réputée pour ses magnifiques paysages et sa vue sur la mer.

4. Beinn Eighe – "Montagne du limon"
Connu pour ses crêtes dentelées et ses parois rocheuses, c'est une formation géologique impressionnante des Highlands.

5. Beinn Dearg – "Montagne rouge"
Un sommet situé dans les Highlands de Wester Ross, sa couleur distinctive lors des couchers de soleil lui a donné son nom.

6. Beinn a' Bheithir – "Montagne du serpent"
Proche de Ballachulish, cette montagne a une crête double qui évoque un serpent.

7. Beinn Bhrotain (Beinn a' Bhrochain) – "Montagne de la bouillie"
Située dans les Cairngorms, elle évoque l'apparence grumeleuse de la bouillie ou du porridge, aliment de base écossais.

8. Beinn Mheadhoin – "Montagne du milieu"
Un autre sommet dans les Cairngorms, il est central par rapport aux autres montagnes de la région.

9. Beinn Sgritheall – "Montagne escarpée"
Célèbre pour ses pentes raides et ses vues sur les îles, cette montagne est proche de la côte ouest de l'Écosse.

10. Beinn a' Ghlo – "Montagne bruyante"
Située dans les Grampians, ce massif de plusieurs sommets est entouré de légendes sur son ambiance mystérieuse et résonnante.

Ces Beinn font partie du patrimoine naturel écossais et chacun porte une signification en lien avec son apparence, sa position ou sa réputation.

Octobre 2023 - 1er jourEtape 1: Devil’s PulpitEtape 2: Loch Lomond, Firkin PointEtape 3: Beinn Odhar avec Beinn Dorain e...
28/10/2024

Octobre 2023 - 1er jour

Etape 1: Devil’s Pulpit
Etape 2: Loch Lomond, Firkin Point
Etape 3: Beinn Odhar avec Beinn Dorain en fond
Etape 4: Glencoe + Loch Achtriochtan
Etape 5: Nuit au Cruachan Hotel à Fort William

Cette année, mon mari s’envole avec nos deux plus jeunes pour la Suisse, son pays natal, où il compte rendre visite à sa famille. Quant à moi, j’ai décidé de partir en Écosse avec notre fils aîné, Yuri, qui a déjà quatorze ans. L’Écosse occupe une place toute particulière dans nos cœurs, et pour Yuri, c'est une terre qu'il chérit depuis son plus jeune âge. Il y a été pour la première fois à tout juste un an, et depuis, il a pris goût aux vastes landes sauvages et aux promenades solitaires.

Le 20 octobre, dès l’aube, nous nous envolons depuis Charleroi, direction Glasgow. Il n’est que six heures du matin, mais cette heure matinale nous offre la promesse d’une première journée pleine de découvertes. L’avion touche terre à 7h15 précises. Sans perdre de temps, nous filons récupérer notre voiture de location chez Green Motion. J’avais lu plusieurs critiques peu engageantes à leur sujet, mais à ma grande surprise, tout se déroule à merveille. C’est ainsi que nous nous retrouvons à bord d'une splendide... Fiat 500 ! Elle n’a peut-être rien de luxueux, mais elle est amplement suffisante pour nous deux. Plus t**d, nous nous rendrons compte que cette petite voiture est en réalité l'emblème des touristes, croisée à chaque détour de route.

Notre première étape, après avoir acheté quelques vivres pour les randonnées à venir, est le Devil’s Pulpit. Un endroit mystérieux que je connaissais depuis longtemps, mais où je n’avais encore jamais mis les pieds. Voyager en Écosse, c’est souvent retrouver des lieux familiers, mais cette fois, j'avais soif de nouvelles aventures.

En arrivant, un petit parking, presque insignifiant, marque l’entrée du sentier. "Sentier" est un bien grand mot pour décrire ce chemin non balisé qui serpente à travers la forêt, longeant une rivière. Après un moment de marche, nous découvrons enfin des escaliers, ou plutôt un empilement de pierres inégales menant à une plage de terre rougeâtre. Nous descendons prudemment. Les pierres sont glissantes, mais Yuri, avec l’agilité d’un cabri, se faufile devant moi, tandis que je prends mon temps.

Soudain, deux immenses rochers se dressent devant nous, formant un passage étroit que nous traversons. C’est là que la nature nous dévoile son spectacle : une gorge sauvage où l’eau d’un rouge profond s’écoule, serpentant entre les parois rocheuses couvertes de mousse et de fougères. Des troncs d’arbres tombés en travers de la rivière ajoutent une touche dramatique à cette scène, et Yuri, toujours curieux, s’empresse de grimper l’un d’eux, pendant que je capture l’instant en photo.

La gorge semble s’enfoncer encore plus profondément, mais sans l’équipement nécessaire, nous devons nous contenter d’admirer ce lieu depuis la berge. Après un bon moment d’émerveillement, nous décidons de remonter les escaliers escarpés et de poursuivre notre balade en longeant la rivière. À l’embouchure, les feuilles mortes jonchent le sol, apportant à l’ensemble une chaleur automnale. Le calme est absolu. Nous n’avons croisé que quelques touristes plus tôt, et maintenant, nous avons cette nature écossaise pour nous seuls. C’est dans ces moments-là que Yuri et moi nous sentons vraiment connectés, à la fois à ce pays et l’un à l’autre.

Le temps de reprendre la route arrive. Nous remontons vers la voiture, direction Glencoe. En chemin, nous faisons une pause au Loch Lomond et à Firkin Point, où un vent violent nous décoiffe, provoquant des éclats de rire tandis que nous tentons de prendre des selfies. Un peu plus loin, à Beinn Odhar, un ciel noir intense contraste avec un arc-en-ciel qui illumine le paysage majestueux devant nous. La nature écossaise, toujours changeante, nous coupe le souffle.

Enfin, nous atteignons Glencoe, cette fameuse vallée que j'ai souvent traversée mais où je n'avais encore jamais pris le temps de randonner. Aujourd’hui, nous avons choisi la Lost Valley, laissant d’autres randonnées pour nos futures escapades.

Le parking, étonnamment peu bondé, nous accueille. Après avoir chaussé nos bottes de marche et nos jambières, nous entamons la randonnée. Le sentier débute en douceur, nous menant d’abord à travers des landes avant de traverser un pont qui s’enfonce dans une forêt de bouleaux. Mais bientôt, les choses se compliquent. Nous devons traverser un cours d’eau, et là, nous croisons un couple de Français. La jeune femme semble hésiter à franchir la rivière, alors, avec un sourire, je lui tends la main pour l’aider. Après quelques hésitations, elle se décide et me remercie avec gratitude.

Nous poursuivons notre chemin, où une strate de pierres rend la marche plus ardue. Nous grimpons, croisant des randonneurs plus âgés qui peinent davantage. Je réalise alors que je n’ai peut-être pas bien évalué la difficulté de cette randonnée. Mais qu’importe, après quelques efforts, nous atteignons un sommet où une vallée déserte s’ouvre devant nous. C’est une scène presque surréaliste, comme un paysage post-apocalyptique où la végétation semble absente. A ce moment, le froid et la fatigue commencent à se faire sentir. Nous décidons de ne pas nous aventurer plus loin et entamons le chemin du retour.

À un moment, dans un élan de bravoure, nous optons pour un “raccourci”. Mauvaise idée : cela nous mène à grimper des rochers, ralentissant notre progression. C’est dans ces imprévus que se créent les plus belles aventures.

De retour à la voiture, nous reprenons la route vers Fort William, où nous attend notre hôtel, le Cruachan. C’est un lieu que j’avais visité quand Yuri était tout petit, et j’avais envie de le redécouvrir. En arrivant, sous les lumières qui illuminent sa façade typiquement écossaise, je me surprends à rêver. Un jour, peut-être, je vivrai dans une maison comme celle-ci, presque un manoir.

Après avoir déposé nos bagages, nous descendons dîner au restaurant de l’hôtel, où nous savourons un repas délicieux, accompagné d’un IRN-BRU, cette boisson écossaise si particulière qu’il faut bien prononcer "ARRRREN-BRRRU". La journée a été longue, riche en découvertes et en marche, et il ne nous faut pas longtemps pour sombrer dans un sommeil réparateur.

Le saviez-vous ?La Royal Mile, artère emblématique d’Edinburgh, est en réalité composée de plusieurs rues successives, f...
25/10/2024

Le saviez-vous ?

La Royal Mile, artère emblématique d’Edinburgh, est en réalité composée de plusieurs rues successives, formant la colonne vertébrale de la vieille ville. Ces rues s'étendent autour du cœur historique de la cité.

Le nom de cette voie fait référence à sa longueur, qui équivaut approximativement à un ancien mile écossais (1 814,2 mètres), ainsi qu'à sa position reliant deux résidences royales : le Château d'Edinburgh, ancienne résidence des rois d'Écosse, et le Palais de Holyrood, demeure royale actuelle.

La Royal Mile comprend plusieurs sections (en partant du château) : Castle Esplanade, Castle Hill, Lawnmarket, High Street, Canongate, et Abbey Strand à son extrémité.

Les « closes » de la Royal Mile.

Pour une exploration complète de la Royal Mile, il est essentiel de s’aventurer dans ses petites ruelles, appelées « closes » ou « wynds ». Ces passages étroits, typiques de la vieille ville, réservent souvent des surprises : des jardins cachés, une architecture médiévale conservée ou une ambiance unique.

À l’époque, les contraintes d’espace et la surpopulation ont conduit à la construction de bâtiments très rapprochés les uns des autres dans la vieille ville. Le terme « close » provient de l’anglais et signifie « proche ».

Les wynds d'Edinburgh, à l'instar des closes, sont des petites ruelles étroites, mais contrairement à ces dernières, qui sont généralement des impasses, les wynds servent de véritables passages reliant différentes rues de la ville. Ces chemins sinueux traversent la vieille ville, offrant des raccourcis souvent méconnus et un aperçu fascinant de l'histoire médiévale d'Edinburgh.

Les wynds ont joué un rôle important dans la circulation urbaine, permettant aux habitants de naviguer à travers les quartiers densément peuplés de la ville, tout en conservant aujourd'hui un charme mystérieux, souvent associé aux récits anciens et aux légendes locales.

Mon cinquième et dernier jour à Édimbourg :Mon vol retour pour la Belgique est prévu à 15h. Pour cette ultime journée éc...
21/10/2024

Mon cinquième et dernier jour à Édimbourg :

Mon vol retour pour la Belgique est prévu à 15h. Pour cette ultime journée écossaise, je décide de visiter le château de Blackness, situé non loin de l’aéroport, et facilement accessible en train, puis en bus.

Je prends donc un train en direction de Linlithgow, où je dois ensuite monter dans un bus pour rejoindre le château. Tout semble bien organisé : l'arrêt de bus est juste à côté de la gare, et le bus devrait arriver quelques minutes après mon arrivée. Mais une fois sur place, les minutes s’étirent, et aucun bus n’apparaît à l’horizon. Intriguée, je me rends dans la petite boulangerie voisine pour demander si le bus passe bien ici. C’est là qu’on m’annonce que le dimanche, les bus ne circulent pas. Me voilà donc coincée dans ce paisible village avec, malgré tout, une forte envie de découvrir le château. Sans trop réfléchir, je prends mon téléphone et contacte une compagnie de taxis. Dix minutes plus t**d, un chauffeur arrive, un monsieur charmant, prêt à discuter.

Il engage la conversation immédiatement. Je lui raconte que je viens régulièrement en Écosse, essayant de visiter tout ce que je peux. Amusé, il me lance : "Vous êtes plus écossaise que moi, en fait !" Je ris et lui réponds que je n’ai malheureusement pas encore son accent si typique.

Au fil de la route, il m'explique que le château de Blackness est très prisé des touristes, notamment des Américains, qui affluent en masse depuis que la série Outlander y a tourné plusieurs scènes. C'est à ce moment-là que je réalise : Blackness Castle figure bien dans la série, c’est la prison où Jamie Fraser est fouetté ! Mon chauffeur, bien qu'amusé, il semble légèrement agacé par l'engouement suscité par la série.

Nous arrivons aux portes du château. Dès que je pénètre dans la billetterie, le ton est donné : le magasin de souvenirs est rempli d’objets liés à Outlander—photos, broches, écharpes et autres accessoires. Mais je ne suis pas là pour ça. Je prends mon billet et me dirige vers l’entrée presque dissimulée du château. Une porte en arc, massive et austère, agrémentée d’une grille noire, donne accès à un sombre couloir, menant à l’intérieur de la forteresse.

L’architecture de ce lieu me fascine immédiatement. Le château, construit en 1440, se compose de tours, de différents niveaux, et sa forme effilée rappelle la proue d’un navire bravant les flots. Autrefois, il servait de forteresse pour défendre Linlithgow, et a même été utilisé comme prison pour des personnages de haut rang, tels que le cardinal David Beaton. Plus t**d, il fut tour à tour prison, garnison, et enfin base militaire durant la Première Guerre mondiale.

La promenade le long de la jetée en bois, battue par les vents marins, me donne l’impression d’être seule au monde, une sensation presque irréelle. Je me laisse porter par l’atmosphère chargée d’histoire.

Une fois la visite terminée, je consulte Google Maps et découvre qu’à environ 1h20 de marche se trouve un autre château : Midhope Castle. Il fait partie également de la série, bien que n’ayant pas envie de le visiter à la base, comme il me reste du temps avant mon vol, pourquoi ne pas tenter l’aventure ?

Je me mets en route pour une belle balade entre la mer et la forêt. Sur le chemin, je croise des milliers d’orchidées sauvages, passant du blanc éclatant au rose fuchsia, formant un tapis de couleurs vives au pied des arbres. La nature écossaise déploie devant moi ses plus beaux atours.

Arrivée à Abercorn, je rejoins la route principale qui mène à Midhope Castle. À l’entrée, je paye mon billet et remarque l’excitation palpable des autres visiteurs. Contrairement à eux, je ne ressens pas la même émotion. Peut-être est-ce la foule qui m’empêche de me plonger dans l’atmosphère du lieu. J’aime être seule, me perdre dans mes pensées, et là, le bruit et l’agitation brisent un peu cette magie.

Heureusement, je remarque deux vieux pigeonniers, délaissés par les touristes. Curieuse, je m’y engouffre. L’étroitesse des lieux, la hauteur des murs tapissés de cases à oiseaux vides, tout est empreint de mystère. La mousse verte recouvre les pierres, et des rais de lumière filtrent à travers les fenêtres du toit, créant une danse de poussières dans l’air silencieux. Je me perds quelques instants dans cette atmosphère paisible.

Après avoir pris quelques photos, je poursuis ma visite du château, mais l’enchantement n’y est pas. Le lieu est joli, certes, mais je reste sur ma faim.

Et soudain, la réalité me rattrape : mon avion décolle dans deux heures et demie ! Je tente de joindre un taxi, mais aucun ne veut venir jusqu’au château. Je me rends à la billetterie, espérant qu’ils aient des numéros, mais à chaque appel, la réponse est la même : personne ne viendra. Je me résous donc à marcher jusqu’à la route principale, la A904, espérant y trouver une solution.

Mais une fois sur place, c’est le vide. Rien d'autre que des voitures filant à toute vitesse sur cette nationale sans trottoir ni arrêt de bus. Je commence à faire du pouce, mais personne ne s’arrête. L’angoisse monte : je me vois déjà rater mon vol.

C’est alors qu’une gentille dame, à bord de sa minuscule voiture, s’arrête. Ses quatre enfants à bord me font de la place. Malheureusement, elle ne va pas du tout dans ma direction. Je la remercie chaleureusement et continue à marcher.

Alors que je faisais de l’auto-stop sur cette route déserte, seule au bord de la nationale, j’ai vite remarqué que tous les touristes à bord de leurs petites Fiat 500 faisaient comme si je n’existais pas. Ils passaient sans un regard, me laissant là, à agiter la main en vain. Ce sont finalement les locaux qui ont montré leur gentillesse. Ce contraste m’a frappée : malgré le flot de visiteurs étrangers, c’est l’âme bienveillante des Écossais qui m’a sauvée.

Quelques minutes plus t**d, un homme d’un certain âge s’arrête à son tour. Inquiet de me voir à pied sur une route si dangereuse, il me demande si tout va bien. Bien qu’il ne se dirige pas vers l’aéroport, il connaît un bus qui passe même le dimanche pour rejoindre l’aéroport. Il m’emmène jusqu’à l’arrêt de ce fameux bus 747 Jet, en véritable sauveur dans cette situation !

Je monte à bord et, soulagée, j’arrive à l’aéroport avec même un peu d’avance. Avec seulement un sac à dos comme bagage, tout se passe rapidement. J’ai le temps de m'asseoir, de reprendre mes esprits, et de commencer à écrire ces lignes, que j’ai hâte de partager avec vous, mes chers lecteurs.

Merci d’avoir suivi cette aventure à Édimbourg. Je vous retrouve la semaine prochaine pour de nouvelles escapades.

Le saviez-vous ?Entre 1892 et 1910, Bram Stoker, l’auteur du célèbre Dracula, se laissait régulièrement envoûter par les...
18/10/2024

Le saviez-vous ?

Entre 1892 et 1910, Bram Stoker, l’auteur du célèbre Dracula, se laissait régulièrement envoûter par les paysages sauvages de Cruden Bay, un village côtier de l’Aberdeenshire en Écosse. Séjournant souvent à l’hôtel Kilmarnock Arms, qui existe toujours actuellement. Il y passait des heures à explorer les environs, et plus particulièrement Slains Castle, une ruine dramatique surplombant la mer du Nord. Ce château en ruine, avec son atmosphère gothique et son emplacement isolé, aurait profondément influencé la création de l’antre de son vampire, le légendaire château de Dracula.

Construit en 1597 par Francis Hay, 9e comte d'Erroll, Slains Castle a une histoire mouvementée. Sa première incarnation, Old Slains, plus au sud, fut détruite sur ordre du roi Jacques VI après que le comte se soit rebellé. La version actuelle du château, souvent appelée New Slains Castle, fut reconstruite et agrandie au XIXe siècle dans un style baronnial écossais. Le château était célèbre pour son impressionnante salle octogonale, un détail que l’on retrouve dans la description du château de Dracula, preuve de l'inspiration qu’il a procurée à Stoker.

Malheureusement, le château est tombé en ruine au début du XXe siècle. En 1925, pour éviter des taxes trop lourdes, le toit fut retiré, marquant ainsi le début de sa dégradation. Bien que délabré, le site reste à couper le souffle, une véritable toile de fond pour les amateurs de mystères gothiques et un lieu chargé de l'ombre de Stoker.

Je vous mets également une copie du texte de Bram Stocker où la pièce octogonale est mentionnée, l'endroit où se trouve le château et une photo du Kilmarnock Arms Hôtel.

Adres

Oreye

Openingstijden

Maandag 09:00 - 17:00
Dinsdag 09:00 - 17:00
Woensdag 09:00 - 12:00
Donderdag 09:00 - 17:00
Vrijdag 09:00 - 17:00
Zaterdag 09:00 - 17:00

Telefoon

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