16/05/2026
Ouagadougou, 16/05/2026
Retour sur la journée du 15 mai, célébrant les traditions et coutumes du Burkina Faso
Tout le monde le sait, les Bamogo sont connus pour leur savoir-faire ancestral, leur capacité à manier le feu, l’un des quatre principaux éléments avec la terre, l’eau et l’air.
Ce vendredi 15 mai, Bamogo, habitant du quartier Sambin, voulant prouver l’étendue de sa force surnaturelle, se lança dans une nouvelle expérimentation : réduire un gros bloc de minerai que lui avait rapporté Taonsa de la chasse, moyennant la maudite somme de 500 FCFA et une bague de protection que devait lui forger Bamogo.
Cette somme, Taonsa l’avait d’ailleurs immédiatement dépensée au marché en achetant quelques épices et condiments pour accompagner le gibier qu’il disait avoir bravement chassé dans la brousse. Il se raconte cependant qu’il s’agissait plutôt d’une carcasse récupérée après une récente prouesse des FDS dans une localité non loin.
Ce jour-là malheureusement, la ferraille rapportée par Taonsa se montra particulièrement résistante face au farouche Bamogo. Frustré, il décida alors de tester une nouvelle méthode de réduction d’oxyde de fer qui n’avait encore jamais été testée, encore moins homologuée par ses ancêtres.
Les fourneaux furent portés à une température jamais atteinte, provoquant une vague de chaleur sans précédent dans tout le quartier.
C’est ainsi que Samogo, habitant exacerbé par cette montée de température, sortit se rafraîchir au marché avec une calebassée de dolo pour, disait-il, étancher sa soif.
Soudain, on entendit un bruit d’une intensité sans pareille, dépassant les décibels habituellement mesurés au marché de Sambin qui, pour vous donner une idée, sont généralement perceptibles jusqu’à Karpala, autre quartier de la ville situé derrière la boucle du Mouhoun.
Pris de panique, Samogo, confondant sa calebasse de dolo avec du zoom-koom et se croyant investi du pouvoir du deuxième élément, l’eau, se précipita pour éteindre les flammes.
Malheureusement, la projection du dolo raviva les flammes qui s’élancèrent dans les airs, provoquant une déflagration qui attira immédiatement l’attention de Poullo, occupé à faire paître son troupeau au bord du barrage.
Se précipitant sur les lieux dans son boubou vanteux, Poullo trébucha lourdement et tomba, créant un immense tourbillon de poussière qui transporta les braises au-delà du barrage, jusqu’au rond-point du 2-Octobre du Yatenga où était assis Gourma.
Comme d’habitude, ce dernier, vêtu de sa tenue à rayures de zèbre couleur militaire achetée au marché de Sambin, passait sa journée à faire les aller-retours sur l’avenue Thomas Sankara entre le rond-point des Cinéastes et celui du 2-Octobre du Yatenga, s’autoproclamant fièrement “Wayiyan impérial”.
Étourdi par le vacarme et voyant les braises tomber du ciel comme une pluie de saison précoce, il prit immédiatement la fuite en direction de l’aéroport… où il croisa Yadega.
La suite au prochain 15 mai 🤣
Le Burkina Faso est riche de sa culture, de ses coutumes et de ses traditions.
Vive nos coutumes.
Vive nos traditions.
ChicFaso : Visit Burkina Faso