02/08/2025
Lucrece Tchoukpa , Miss Intello-Campus Est-Ouest 2025
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« Je ne suis pas ici pour plaire. Je suis ici pour marquer. Marquer les esprits, éveiller les consciences, et tracer le futur numérique de la femme. »
Le thème de cette édition, « La Femme et le Numérique », a résonné en moi comme un écho. Il a éveillé une conviction que je porte fièrement : « Numérique et leadership féminin : construire la femme de demain ».
Un thème ? Non.
Un slogan ? Encore moins.
C’est un cri du cœur, un appel à l’action, une vision audacieuse pour bâtir une société où chaque femme, chaque fille, devient actrice du progrès, armée non pas d’un simple smartphone, mais de connaissances, de compétences, de courage.
Car le XXIᵉ siècle est celui de deux révolutions majeures :
celle du numérique,
et celle des femmes.
Alors, pourquoi ne pas les unir ?
Pourquoi ne pas faire du numérique le moteur du leadership féminin ? Pourquoi ne pas semer dans nos jeunes filles la graine de l’audace numérique, pour qu’elles deviennent les ingénieures, les codeuses, les décideuses de demain ?
Le numérique n’est pas qu’un écran.
C’est une clé. Une clé qui ouvre les portes de la connaissance, de l’innovation, de l’autonomie.
C’est la possibilité de créer une entreprise sans local, de prendre des cours sans quitter son village, de faire entendre sa voix là où elle était réduite au silence.
Mais malgré cette promesse, des milliers de femmes restent à la marge.
Non pas parce qu’elles ne veulent pas.
Mais parce qu’on leur a dit que « la technologie, ce n’est pas pour elles ».
Parce qu’elles n’ont pas été formées, accompagnées, crues.
Mais moi, je vous dis :
Assez !
Assez de barrières invisibles !
Assez de plafonds de verre numériques !
Il est temps.
Temps de former nos filles dès l’enfance.
Temps de les initier aux codes, aux datas, à l’IA.
Temps de leur dire : « Tu peux. Tu as le droit. Tu as ta place. »
Et je ne parle pas d’utopie.
Elles sont là, nos héroïnes numériques :
Élodie Akotossodé PADONOU, qui avec Women EdTech, initie les jeunes filles au code et à l’entrepreneuriat.
Micrette TOHOUNGNAN, ingénieure, militante de Women Techmakers, qui démocratise la robotique auprès des filles.
Germanita LAVINON, qui a digitalisé une entreprise familiale pour en faire une startup innovante.
Elles sont là, nos pionnières.
Mais elles restent trop peu nombreuses.
Parce que le numérique au féminin est encore un combat d’avant-garde.
Et c’est à nous, aujourd’hui, de faire grimper ce chiffre de 20 % à 50 %, puis à 100 %.
Non pas pour prouver qu’on peut…
Mais pour prouver qu’on a toujours pu.
Ces femmes existent. Ici. Maintenant.
Elles sont la preuve vivante que le numérique peut devenir l’allié du féminin.
Construire la femme de demain, c’est :
Lui offrir les outils.
Lui ouvrir les portes.
La protéger des violences numériques.
Et surtout, lui dire qu’elle en est capable.
Parce que croire en la femme numérique, c’est croire en une société :
Plus juste.
Plus créative.
Plus humaine.
Le numérique n’est pas son privilège.
C’est son pouvoir. Son droit. Son avenir.
Et moi, je rêve d’un Bénin où, d’ici quelques années, chaque jeune fille pourra affirmer haut et fort :
« Grâce au numérique, j’ai trouvé ma voix, j’ai bâti mon chemin, j’ai conquis ma place dans le monde. »