11/04/2020
*MA* *PLUME* .
**LE MAL AFRICAIN*
D'entrée je voudrais rappeler au besoin que je ne suis pas littéraire. Veuillez donc m'excuser pour mes propos directes et maladroits. La vérité ne se maquille pas outre mesure.
L'Afrique a un mal. Non des maux!!!
Toute la symptomatologie de ce mal se retrouve dans notre jeunesse qui semble n'avoir pour seuls repères que l'immoralité. A qui la faute? Quelle étiologie pour notre mal le diagnostic étant clair?
La faute elle est à nous. Oui à la société. Dans une société où l'éducation parentale devient un gène quand il s'agit des questions de sexe; où la jeunesse est plus attirée par des stars menant une vie peu catholique que par des gens qui gagnent décemment leur vie; où le cybercriminel est reçu en héros dans nos maisons alors que le vacataire que dis-je l'aspirant est considéré comme le monsieur qui a gâché sa vie; où les bars-chicha concurrencent ( si concurrence il y a) avec les quelques bibliothèques; où les chaines de télévision diffusent des images et feuilletons qui entretiennent la chose sexuelle dans son amoralité la plus légendaire, à quoi devrait-on s'attendre ?
Loin d'être défenseur du faux, je m'offusque contre les prises de position visant à lapider des élèves ayant commis un scandale sexuel en situation de classe.
Je répète la faute est à nous. Et la solution est entre nos mains. C'est aux parents, gouvernants, religieux de revoir cette éducation qui se meurt. Seul une chirurgie collective sera efficace face à la gangrène dont nous sommes seuls coupables. Et il faut aller vite au bloc car je crains que bientôt le pronostic vital de notre éducation soit mis en jeu si non à plat.
Rousseau n'avait donc pas tort de dire dans ÉMILE OU DE L'ÉDUCATION: