La Côte-Nord et ses naufrages.

La Côte-Nord et ses naufrages. Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de La Côte-Nord et ses naufrages., Baie-Comeau, QC.

06/04/2026

ROSEBUD

Quand on parle de naufrage ou qu’on entend le mot naufrage, la première chose qui nous vient à l’idée ou que l’on croit c’est que ce dernier a eu lieu il y a très longtemps…….Dans le temps où les moteurs (comme on les connait) n’existaient pas. Dans le temps où la technologie n’existait pas encore et dans le temps où les navigateurs devenaient les otages des vents, des marées et des tempêtes.

Le présent récit nous prouve le contraire. Encore, de nos jours, malgré toutes les avancées de la technologie, aucun navire n’est à l’abri d’un naufrage. Ce dernier est survenu le 21 aout 1988.

Cinq pêcheurs passent sept heures en mer sur un radeau

Cinq pêcheurs de Havre Saint-Pierre ont vu la mort de près dans la nuit de dimanche à lundi, après que leur na vire eut coulé subitement.

Ils ont passé plus de sept heures en mer dans un frêle radeau avant que leurs fusées d’urgence ne soient aperçues par le Nordik-Express vers 22 h 30 dimanche soir et qu'ils soient repêchés par ce cargo.

« On a coulé en 10 minutes et on n'a même pas eu le temps d’envoyer un message radio», a raconté à la Presse Canadienne Pierre Barriault, un des cinq rescapés, alors qu’en roulé dans une couverture de laine il se remettait de ses émotions dans le carré de l’équipage du Nordik-Express.

Les cinq pêcheurs étaient à bord du « Rosebud », un chalutier de pêche de 10 mètres de long. Ils pêchaient le pétoncle dans le golfe Saint-Laurent, à 35 km au sud-est de Havre Saint-Pierre.

Voici le fil des événements de ce spectaculaire sauvetage, tel que reconstitué après le naufrage, dimanche :

— 10 h : le « Rosebud » quitte le quai de Havre Saint-Pierre pour la pêche avec cinq pêcheurs à bord;

— 15 h pour des raisons inexpliquées, le « Rosebud » prend subitement et rapidement l’eau. L'équipage a juste le temps de sauter dans le seul radeau de sauvetage du navire sans pouvoir émettre un message radio;

— 20 h : la Garde côtière est prévenue du non-retour anormal du « Rosebud » à son port habituel de Havre Saint-Pierre. L'alerte est lancée;

— 21 h ; le cargo Nordik-Express, qui revient de sa tournée hebdomadaire de la Basse Côte-Nord, quitte Baie-Johan-Beetz pour Havre Saint-Pierre avec sa cargaison et ses passagers;

— 21 h 45 : le capitaine du Nordik-Express aperçoit des fusées d’urgence à environ 15 km de l’endroit où il se trouve. Il met le cap en direction du lieu de détresse et ordonne qu’on atteigne la vitesse maximum;

— 22 h 20 : le Nordik-Express arrive à proximité du minuscule radeau où s'entassent les cinq naufragés épuisés et menacés d’hypothermie. Les passagers du Nordik-Express sont massés sur les ponts pour assister au sauvetage;

— 22 h 22 : la passerelle est descendue et l’équipage aide les cinq pêcheurs à monter à bord; on les enroule dans des couvertures de laine et on leur sert une boisson chaude;

— 22 h 25 : la grue du Nordik-Express recueille le radeau de sauvetage qui mesure sept pieds par quatre et qui flotte à la dérive;

— 24 h : le Nordik-Express accoste à Havre Saint-Pierre et y dépose les pêcheurs attendus avec inquiétude par leurs proches.

Outre Pierre Barriault, les quatre autres rescapés sont Yves Arseneault, André Arseneault, Rémi Vigneault et Wilson Arseneault, tous de Havre Saint-Pierre.

Barriault a raconté que vers 15 h la pompe qui permettait d’évacuer l’eau du navire s’était bloquée au moment où l'eau s ’infiltrait rapidement à bord.

Les cinq hommes ont eu juste le temps de mettre le radeau de secours à la mer.

Vers 18 h, ils ont envoyé une première salve de fusées d’urgence que personne ne semble avoir aperçues. Ils ont répété l’opération vers 21 h 45.

Barriault admet que lui et ses compagnons doivent la vie à deux facteurs : le fait que la mer était relativement calme au moment de la tragédie et la rapidité de l’intervention du Nordik-Express. Il ne croit pas que les cinq naufragés auraient pu tenir le coup toute la nuit à bord du petit radeau si les secours avaient t**dé.

Source : Le Devoir 23 aout 1988

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05/14/2026

Il n'y a rien de réjouissant à faire naufrage alors imaginez-vous faire naufrage une deuxième fois en à peine quelques jours........

LES NAUFRAGÉS DE LA “MACREE” ET “ L’ANSE AU “SENAU.”

Dans l’automne de 1755, une frégate de Sa Majesté le Roi de France faisait naufrage à l’endroit appelé le Gros Mécatina sur la côte du Nord. Cette frégate était commandée par MM. de Loubarat et de Condamin, avait pour aumônier M. l’abbé Chenot, pour médecin M. de Sauvenier, et portait environ trois cents hommes d'équipage : ce bâtiment avait nom « La Macrée. »

Je ne connais pas de document écrit dans le temps qui fasse mention des événements qui se rapportent à ce naufrage, et tout ce que je constate ici ne nous est venu que par la tradition, conservée dans la fidèle et intelligente mémoire des anciens de la Paroisse de Rimouski.

Une notable partie de l’équipage de « La Macrée » avait péri dans le naufrage, au Gros Mécatina, et le reste était destiné à mourir inévitablement de faim sur cette plage, où ne se rencontraient que quelques postes de pêche et de traite, dont les habitants étaient hors d’état de nourrir, pendant tout un hiver, un nombre comparativement aussi considérable d’hommes.

Le poste du Gros Mécatina était cette année-là occupé par un comptoir appartenant à M. Jean Taché, de Québec, et il s’y trouvait en ce moment un bâtiment à lui appartenant, lequel venait d ’être mis en hivernement à cause de la saison, trop avancée pour tenter le retour au port de Québec ; on était alors à la mi-Novembre.
Les officiers de « La Macrée » furent sans re**rd mis en possession de ce petit navire d’environ cent tonneaux, appartenant à cette classe que l’on désigne sous le nom de Senaux, et comme la seule chance de salut pour tous, hommes de la frégate et hommes du Poste, reposait sur le prompt départ des premiers, on mit dès le lendemain du naufrage le petit navire à la mer pour faire immédiatement voile vers Québec.

Il ne se passa rien de remarquable, d’après les rapports, pendant les quelques jours de vents peu favorables que dura la navigation, jusqu’à ce que, par la hauteur de la Pointe-aux-Pères et au milieu de la nuit, une tempête de vent de Nord-Ouest vint assaillir le Senau. On était alors dans les derniers jours de Novembre et il faisait un froid intense.

Le petit navire que le vent affalait vers la côte s’efforçait de tenir au plus près, afin de s’élargir, et ce fut ainsi que, perdus dans les ténèbres d’une nuit sombre, les malheureux naufragés de « La Macrée », vinrent donner contre les rochers qui bordent le bout d’en bas de l’Ile Saint Barnabé du côté sud et firent un second naufrage. Le navire, après quelques chocs contre les rochers dont il franchissait les aspérités soulevé par la vague, se mit à faire eau de toutes parts et finit bientôt par s’arrêter en sombrant dans une petite anse de l’Ile qui a toujours conservé depuis le nom d’Anse-au-S’nau.

Les infortunés marins ne savaient guère où ils étaient ; mais la marée, en baissant, vint enfin à laisser le petit bâtiment presqu’à sec ; alors on se dirigea vers la terre de l’Ile, où de courtes explorations faites dans les ténèbres firent croire qu’on était sur une île du large sans habitations, peut-être l’Ile du Bic. Il fallut se résigner à attendre le jour, alors que plusieurs; déjà tombaient de fatigues, d’inquiétude, de misère et de froid, pour ne jamais plus se relever.

Aux premières lueurs du jour, l’Hermite en sortant de son logis apperçut vers l’Est la voilure déchirée et ballant au vent ainsi que la coque échouée du petit navire ; voyant en cela l’indice certain d’un malheur, le pieux solitaire se dirigea en toute hâte vers le lieu du sinistre. Il trouva sur le rivage à l’entrée du bois les naufragés serrés les uns contre les autres et mourant de froid. Quelques moments après, tous ceux que la mort n’avait point frappés, aidés par l’hermite, étaient rendus dans la petite maisonnette de l’hermitage qui pouvait à peine les contenir à rangs pressés.

Cet asile ne pouvait servir qu’aux pressantes exigences du moment, aussi l’Hermite se mit-il de suite à allumer sur la plage le feu qu’il était convenu d’allumer comme signal au cas de besoin : un signal semblable, apparaissant du côté du village de Rimouski, vint bientôt montrer qu’on avait compris qu’il fallait envoyer du secours, et la vue du navier naufragé faisait assez voir aux braves habitants du village la cause de ce recours de l’hermite à ses amis, le premier qu’il eut encore imposé à leur amitié, pendant les vingt-sept ans qu’il avait déjà passés alors sur l’Ile Saint Barnabé. Cependant la marée avait monté et la glace qui empêchait de pouvoir se servir d’embarcations étant trop faible pour porter, force fut d’attendre la nouvelle marée basse dont profitèrent alors, pour se rendre à l’île, presque toute la petite population mâle et valide du village, l’Hermite ayant multiplié ses signaux pour faire voir l’étendue des besoins de secours.

Il fallait se hâter de faire parvenir à terre ferme les naufragés, avant le retour de la marée, et ce fut un spectacle nâvrant que celui de cette pénible opération. Les marins de « La Macrée » étaient encore plus nombreux que les hommes généreux venus pour les secourir, beaucoup d’entre eux étaient incapables de faire sans aides le fatiguant trajet que tous néanmoins voulurent entreprendre, malgré les remontrances et les charitables violences mêmes de l’Hermite et des bons villageois. Aussi plusieurs périrent-ils sur la batture au milieu des glaces, les sauveteurs n’étant pas en nombre suffisant pour les conduire tous au rivage avant le retour de la marée.

Les survivants de ce double naufrage passèrent l’hiver à Rimouski, décimés encore qu’ils furent par des fièvres malignes qui se déclarèrent parmi eux. Au printemps, ils quittèrent le presbytère et les autres demeures qui leur avaient donné asile, pour se rendre à Québec sur un petit bateau de l’endroit.

On voit encore, aux extrêmes marées basses, dans l’Anse au S’nau de l’Ile Saint Barnabé, les restes du petit navire de M. Taché ; le chêne de sa solide construction s’est conservé parfaitement sain, étant presque constamment submergé et toujours mouillé dans l’eau de mer. C’était le troisième bâtiment que M. Taché voyait se perdre au service du Roi de France : un de ces navires avait péri sur cette même Ile Saint Barnabé, en revenant d’Acadie, en 1750, comme en fait foi un document conservé aux Archives de la Marine, à Paris.

Tous ces incidents de l’existence de la petite population, que la France a laissée sur les bords du Saint Laurent, me semblent dignes d’être recueillis et transmis à nos descendants : ils sont comme ces souvenirs de famille qu’on se redit au coin du feu, et ne servent pas peu à entretenir au sein des peuples l’esprit national et à fortifier chez eux l’instinct de conservation. La Religion, la langue et les souvenirs sont les éléments principaux qui constituent la nationalité: tant que nous tiendrons à ces trois choses, avec cette volonté ferme que rien n’ébranle, que l’intérêt matériel ne saurait faire défaillir, aussi longtemps, quoiqu’il arrive, nous conserverons cette vie distincte sans isolement qui honore notre race et arrache des éloges de la bouche même de ceux qui, on le sent, voudraient pour tout au monde pouvoir trouver à nous attaquer sur ce terrein.
J. C. Taché

Source: Les soirées canadiennes : recueil de littérature nationale, 1 janvier 1865

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Bonjour à tous,En faisant une recherche cette semaine, pour un nouveau projet, je suis tombée « par hasard » sur ce livr...
05/10/2026

Bonjour à tous,
En faisant une recherche cette semaine, pour un nouveau projet, je suis tombée « par hasard » sur ce livre. Puisque je suis de nature très curieuse (Pour la plupart vous devez bien vous en douter😊), j’ai fouillé pour en savoir plus.

Avec ce que j’ai découvert, j’ai décidé d’aller à la librairie de ma ville pour l’acquérir. (Librairie A à Z à Baie-Comeau. Puisqu’il en avait seulement 1 exemplaire, je leur ai suggéré d’en commander d’autres. Ce qui va être fait😊)

Histoires d’épaves ce n’est pas seulement quelques lignes sur quelques naufrages, c’est carrément un joyau issu de nombreuses, pour ne pas dire d’immenses, heures de recherches qui saura vous plonger dans l’histoire de notre pays. Histoire qui n’est pas enseigné dans nos écoles.

Je vous recommande donc, à vous tous passionnés (es) d’histoire et de navigation, d’aller visiter votre librairie du coin et de vous procurer ce livre qui vous captivera à coup sûre.

Bonne lecture

PS Le lien pour la maison d’édition est dans le 1ier commentaire

C'est avec un immense plaisir que je vous partage la publication du Chalet Le Dragon Bleu 😍😍
05/07/2026

C'est avec un immense plaisir que je vous partage la publication du Chalet Le Dragon Bleu 😍😍

05/06/2026

Aujourd’hui je vous présente le naufrage de la goélette « Maria » survenu le 11 novembre 1894 à Baie-Trinité.
Voici donc ce qui a été publié dans 2 journaux.

- L'électeur, 17 novembre 1894

Une personne arrivée par le « Otter », qui est entré dans notre port jeudi matin, rapporte les détails émouvants du naufrage de la goélette « Maria », capitaine Joncas, bien connu en cette ville pour un bon marin.

Cette goélette, qui en était à son dernier voyage de la saison, remontait le Saint-Laurent, revenant du Blanc Sablon, chargée de hareng, de morue, d’huile, de saumon, etc. Elle était passée à Sept Iles samedi dernier, à 5 heures du soir, et montait avec une grande brise vent sud-est.

Pendant la nuit, la tempête se mit à souffler avec rage et la neige tomba en abondance, ce qui rendit la manœuvre du vaisseau difficile. Vers 4 heures, dimanche matin, la course fut prise pour sauter la Pointe-des-Monts. Quelque chose faisant défaut dans les compas, nous dit notre narrateur, la goélette longea tellement la côte nord qu’elle vint frapper sur une caille vis-à-vis la pointe est de la Baie de la Trinité. Le vaisseau passa pardessus ce haut-fond, mais il était défoncé et le capitaine commanda de diriger vers terre. A ce moment, la vague lança de nouveau le vaisseau sur une roche où il se sépara en deux parties. Sa quille vint sur l’eau avec une partie du vaisseau. Trois hommes se cramponnèrent à cette épave, cherchant leur salut, mais la vague la fit chavirer et les trois marins lancés à l’eau et noyés; deux autres matelots gagnèrent le rivage à la nage sur une pièce de bordage. Le capitaine Joncas se cramponna au haubans de l’autre partie du vaisseau. Il était alors 5 heures du matin, et la tempête faisait rage. La mer en furie frappait cette épave et soulevait le capitaine qui ne se tenait que du bout des doigts, pour le projeter sur la lisse du vaisseau désemparé, lui mâchant ainsi toutes les jambes et le corps à chaque vague. Le capitaine se tint dans cette position jusqu’ à 9 heures, lorsque, épuisé, il résolut d’enlever ses habits et de se lancer à la mer. Il parvint à gagner le rivage assisté d’un cable qui lui fut lancé en arrivant, sans cela il se serait certainement noyé, car il ne pouvait se cramponner aux roches et résister à la mer qui balayait tout à cet endroit.

Quelques instants plus t**d l’épave où le capitaine se tenait disparaissait entièrement.

Les trois noyés sont un Acadien du nom de Jean Giasson qui laisse une épouse et onze enfants demeurant à Saint Sauveur, Nazaire Hoffman, de Berthier, marié et père de 6 enfants ; et un jeune Français de St Malo. Le cadavre de ce dernier seul a été retrouvé.
En un instant, le capt. Joncas, auquel nous offrons nos sympathies dans le malheur qui le frappe, a perdu une cargaison évaluée entre 8 à $10,000, fruit de plusieurs années de travail. Il est en ce moment retenu au lit chez lui à Berthier, par les blessures qu’il a reçues. C’est son deuxième naufrage depuis 10 ans.

- The Quebec gazette, 27 février 1895

Et l'histoire d'un naufrage.
DANS LE GOLFE DU SAINT-LAURENT.
Le récit d'un survivant.

Le capitaine Jonceas, commandant de la goélette « Maria », qui a fait naufrage en novembre dernier à la baie de la Trinité, sur la rive nord du golfe du Saint-Laurent, entraînant des pertes humaines, et qui a été alité depuis lors en raison d'une inflammation de la jambe à la suite d’une exposition au froid lors du naufrage, a maintenant repris ses esprits et fait le tour de la ville et a raconté les détails du naufrage de son navire, et de sa propre évasion miraculeuse d'une mort certaine par noyade.

On se souviendra qu'une violente tempête de neige et un vent d'est violent ont soudainement frappé le navire au mouillage, le faisant dériver sur les rochers où, après un certain temps, il s'est brisé. Le capitaine a vu trois de ses hommes emportés par les vagues en un clin d'œil, sans pouvoir leur porter secours.

Grâce à sa force physique, le capitaine parvint à s'accrocher à un morceau de l'épave de 5 heures du matin à 14 h 30, la mer le frappant de toutes parts. Il vit deux de ses hommes emportés et rejetés sur un îlot à quelques hectares seulement du rivage. Finalement, la dernière planche du salut, pensait-il — en tout cas la dernière planche de son navire, lui échappa, et le reste de l'épave sombra.

Il ne lui restait plus qu'à s'en remettre, tout couvert de glace, à la tendre miséricorde de la mer. Heureusement, il fut emporté par une vague sur le petit îlot où gisaient ses deux marins survivants à moitié morts de froid. Après un certain temps, leurs signaux de détresse furent aperçus depuis le rivage, et trois hommes courageux, les seuls habitants du lieu, partirent au péril de leur propre vie pour les ramener à terre. Il s'agissait d'Ambroise Bilodeau, son gendre, et Francis Poulin.

La mer était si déchaînée qu'il leur fallut une heure pour atteindre la terre. L'un des marins était presque mort et ce n'est que grâce à des soins attentifs que les autres purent se rétablir. Malgré cette triste expérience de la vie en mer et le fait que son navire et sa cargaison perdus étaient estimés entre 8 000 et 10 000 dollars, le capitaine Joncas se prépare à reprendre son ancien métier au printemps.

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Ma carte est maintenant affichée dans une classe de la Polyvalente des Baies à Baie-Comeau 😍Un gros gros merci à Mme San...
04/30/2026

Ma carte est maintenant affichée dans une classe de la Polyvalente des Baies à Baie-Comeau 😍
Un gros gros merci à Mme Sandra Lebreux pour son achat et à M Serge Comeau pour l'installation 😍😍 Les élèves vont maintenant pouvoir la consulter et qui sait, peut-être que cela va créer une relève de chercheurs, d'historiens ou d'archéologues dans l'avenir. ☺️

AVIS À TOUSUne partie de mes cartes, 75/100 sont arrivées. 😍Plusieurs personnes avaient manifesté leur intérêt. Ne pouva...
04/24/2026

AVIS À TOUS
Une partie de mes cartes, 75/100 sont arrivées. 😍
Plusieurs personnes avaient manifesté leur intérêt. Ne pouvant communiquer avec, la plupart d'entre-vous, avec ma page, je vous ai tous envoyé un message par messenger de mon compte personnel. (Nancy Chouinard) Vérifiez vos messages svp.
Cette semaine vous devriez avoir un message de ma part pour vous dire combien vous coûtera le transport.
***Pour les gens de Port-Cartier et Sept-Iles, je vais descendre vous voir la fin de semaine prochaine. Vous n'aurez donc pas de transport à payer.🙂

La carte mesure 27x38 pouces et elle coûte 70$ + le transport si nécessaire.

Encore un gros gros merci🤗

04/11/2026

Quand on fait de la recherche, il arrive très souvent qu’on ne trouve pas ce qu’on veut, qu’on baisse les bras, qu’on se décourage ( un petit peu) et qu’on prenne une petite pause car on est tanné et on a l'impression de tourner en rond………Puis on revient en force, on continue à chercher et on tombe sur des choses géniales qui sont pour moi « des pépites ». Pépite que j’ai trouvé dans le journal Morning chronicle and commercial and shipping gazette, du 14 décembre 1872 et que je partage avec vous aujourd’hui.

"Liste des épaves dans le fleuve et le golfe pour l'année 1872

Les extraits suivants des registres du Bureau des Transports maritimes indiquent le nombre total de naufragés et de marins en détresse qui ont été pris en charge et secourus par le capitaine du port, en 1872.
- « Tadmor », de Grangemouth, pour Québec, James Held, capitaine, naufragé sur l’île d’Anticosti vers minuit le 8 mai 1872;
- « Royal Charter », de Yarmouth, KB, d'Anvers à Montréal, C. E. Murphy, capitaine, naufragé sur l'île d'Anticosti début mai ;
- « Lady Westmorland », de New Castle à Québec, Adam West, capitaine, naufragé sur le récif de White Island, le 11 mai ;
- « Russia », de Sligo, de Québec à Troon, naufragé le 6 décembre 1871. L'équipage est arrivé à Québec le 19 mai 1872 ;
- « Golconda », de Liverpool, à destination de Québec, a fait naufrage. A heurté de la glace le 1er mai 1872, les sabords de l'avant ont été endommagés lorsque le navire a coulé 30 minutes plus t**d. Équipage arrivé à Québec le 20 mai 1872 ;
- « Lac Huron », de Glasgow, en provenance de Québec pour Liverpool, Thomas F. Gilmore, capitaine, naufragé sur l'Île d'Anticosti le 7 mai à 23 h ;
- « Chance », de Jersey à Gaspé, LeMaistre, capitaine, pris dans les glaces du golfe du Saint-Laurent, le 14 mai ;
- « Evadnae », de Sunderland, de Shielas à Québec, William Pick, capitaine, fait naufrage dans les glaces dans le golfe du Saint-Laurent, le 28 mai ;
- « Heron », de Sunderland, de Bordeaux à destination de Québec et Montréal, Alexander Trotter, capitaine, fait naufrage le 29 mai dans les glaces près de l'île Saint-Paul ;
- « SS France », de Liverpool, de Montréal à destination de Québec et Liverpool, William Thompson, capitaine, coule le 13 juin dans le fleuve Saint-Laurent à environ 3 milles au sud de Montréal ;
- « SS Adalia », de Londres, à destination de Québec, capitaine Sanderson, s'est échoué sur l'île Saint-Paul ;
- « SS Vicksburg », de Liverpool, à destination de Québec, capitaine C.E. Pearson, s'est échoué sur l'île aux pommes le 2 août, et a ensuite été ramené à Québec, épave ;
- « SS Ezcalibar », de Londres à destination de Pictou (Nouvelle-Écosse), Joseph S. Sawle, capitaine, naufragé sur l'île Broughton, près de Georgetown (Île du Prince-Édouard), à 2 h 45, le 31 août ;
- « Cordelia », de Windsor (Nouvelle-Écosse), de New Haven (États-Unis) à Québec, Joshua Francis, capitaine, naufragé sur l'île Scatterie vers 22 h, le 10 août ;
- « Kate », de St John, Terre-Neuve, pour Québec, Dalton, capitaine, naufragé sur le récif de l'Île Rouge, 28 octobre ;
- « SS Edith Emily », de West Hartlepool, pour Montréal, Angus Ralt capitaine, naufragé à la Pointe des Monts, golfe du Saint-Laurent, 31 août ;
- « John Bunyan », de Port Glasgow, de Greenock pour Québec, Walter Gibb, capitaine, naufragé à Sainte-Anne-des-Monts, 2 octobre ;
- « Lebanon », de North Shields, de Québec pour Greenock, Robert Nicholson, capitaine, naufragé le 15 octobre sur l'île d'Anticosti ;
- « Lincoln », de North Shields, de Québec au Royaume-Uni, John C. Murray, capitaine, naufragé à Cacouna, puis remorqué jusqu'à Québec. L'équipage est arrivé à Québec le 11 novembre ;
- « John et Henry », de Salcombe, John Beaven, capitaine, naufragé alors qu'il mouillait à Cape Cove près de Gaspé ; elle a traîné ses ancres et s'est échoué lors de la tempête du 8 novembre. Le capitaine et tout l'équipage se sont noyés, à l'exception d'un marin nommé John Holt, qui a nagé jusqu'à la rive ;
- « Sword Fish », de Miramichi, Nouveau-Brunswick, William Dartby, capitaine, le 9 novembre, vers 20 heures, alors qu'il naviguait dans le golfe du Saint-Laurent, de Pictou à Malpec, fut surpris par une forte tempête de vent du sud au sud-ouest. Le capitaine faisait avancer le navire face au vent, pensant qu'il allait couler à chaque minute, actionna les pompes jusqu'à ce qu'elles soient bloquées. Le navire semblait alors en train de couler lorsqu'il fut secouru par le vapeur Acadia qui s'est approché et a hissé un pavillon de détresse et lorsqu'ils ont accosté le vapeur, le capitaine et deux autres membres d'équipage ont sauté à bord, une terrible tempête se leva, la mer était très forte, et le temps était épais, la goélette fut perdue de vue ; le vapeur ne put que faire face à la tempête, ses machines fonctionnant pour maintenir son cap. La tempête dura environ 48 heures et le navire arriva à Québec le 12 novembre ;
- « Liverpool », de Grangemouth, de Québec à destination de Troon, Samuel Boyd, capitaine, naufragé sur l'île Basque, en face de Trois Pistoles, lors de la tempête du 8 novembre ;
- « Jetty », de Limerick, de Québec à destination de Limerick, S. Robertson, capitaine, abandonné. Le matin du 8 novembre, près de Petit Metis, Sandy Bay, fut frappé par une violente tempête, largua les deux ancres, le navire dériva vers la côte, coupa les mâts avant et principal, jeta la cargaison par-dessus bord pour la protection de l'équipage et du navire ; la coque fut ensuite remorquée jusqu'à Québec et mise en cale sèche ;
- « Jane », de Hayle, de Québec à destination de Falmouth, John Rees, capitaine, fait naufrage à White River près de Matane, golfe du Saint-Laurent, le 13 novembre ;
- « Elfrida », de Plymouth, fait naufrage à Cape Cove, près de Gaspé, le 7 novembre ;
- « Ocean Gem », de Londres, de Montréal à destination de Londres, Thomas Griffiths, capitaine, naufragé sur l'île du Bic, le 25 novembre, à 1h du matin, l'équipage est arrivé à Québec le 6 décembre ;
- « Formata », de Rostock, de Québec à destination de Londres, Carl Rosenow, capitaine, à terre et démâté, au Cap L'Orignal, Côte-Nord, le 2 décembre."

Bonjour à vous tous,Je viens de réaliser un rêve qui mijotait depuis plusieurs plusieurs années. 😊 Eh oui!  J’ai réussi ...
03/23/2026

Bonjour à vous tous,
Je viens de réaliser un rêve qui mijotait depuis plusieurs plusieurs années. 😊 Eh oui! J’ai réussi à faire réaliser une carte des naufrages de la Côte-Nord. Imaginez mon bonheur et ma fierté de voir ENFIN, sur papier, des heures et des heures de recherches. 😊

Cette carte mesure 30 x 40 pouces et comprend 480 naufrages dont j’ai pu retracer la trace. (Journaux, livres, revues, etc…) Je n’ai pas pris en compte certains récits qui comportaient beaucoup trop d’erreurs, à mon avis, ni les dires de certains curés qui avaient écrits des notes sur un bout de papier… Je voulais des preuves…preuves que j’ai retrouvées, pour la grosse majorité, dans de nombreux journaux. Est-ce qu’il en manque? C’est certain! Est-ce qu’il y a des erreurs? Sûrement! Loin de moi la prétention de dire que je les ai tous trouvés, (J’aurais bien aimé cependant 😊) ou que je n’ai pas fait d’erreurs.

De plus, vous pouvez observer que les naufrages de l’Île d’Anticosti ne sont pas inclus dans cette carte. Non ce n’est pas un oubli, oui elle fait partie de la Côte-Nord mais il y en a trop pour les mettre sur cette carte. J’ai dû faire des compromis. Mais elle n’est pas oubliée, c’est mon prochain projet. 😊

Je suis présentement en démarche pour la faire imprimer et la vendre aux gens qui seraient intéressés de l’acquérir. Pour l’instant, j’ignore encore le prix. Aussitôt que j’en sais plus, je vous le fais savoir. En attendant, si des personnes sont intéressés, écrivez-moi sous cette publication ou en privé et je vais communiquer avec vous aussitôt que j’en sais plus.

Je suis très heureuse de pouvoir partager le tout avec vous tous qui me suivez.

Pour les passionnés d'épaves, regardez ceci.Une belle découverte faite par Parcs Canada à l'Île-de-Sable au printemps de...
03/22/2026

Pour les passionnés d'épaves, regardez ceci.

Une belle découverte faite par Parcs Canada à l'Île-de-Sable au printemps de 2025. C'est vraiment de toute beauté!😍

Joignez-vous aux archéologues de Parcs Canada alors qu'ils font une découverte passionnante : les vestiges d'un groupe de navires du XIXe siècle, enfouis dan...

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