10/09/2026
IMMIGRATION CANADA: RÉCENTES INFORMATIONS IMPORTANTES
Au 10 septembre 2026, la politique canadienne a clairement changé : le Canada continue d’accueillir des immigrants, mais de façon plus ciblée, avec une priorité accrue aux travailleurs qualifiés, aux francophones et aux personnes pouvant répondre à des pénuries précises.
🇨🇦 1. Le Canada réduit l'immigration temporaire, pas l'immigration économique.
Le plan 2026–2028 prévoit 380 000 nouveaux résidents permanents par an en 2026, 2027 et 2028. Pour 2026, environ 239 800 places sont prévues dans l'immigration économique. En parallèle, le gouvernement veut ramener les résidents temporaires à moins de 5 % de la population d'ici fin 2027.
Pour les nouvelles arrivées temporaires, la cible 2026 est de 385 000 personnes, dont environ 230 000 travailleurs et 155 000 étudiants internationaux. Cela signifie que les études et certains permis temporaires deviennent plus sélectifs.
🎯 2. Entrée express 2026 : les profils prioritaires ont changé.
C'est probablement le changement le plus intéressant pour les candidats africains. En 2026, le Canada cible particulièrement les candidats ayant de l'expérience dans la santé et les services sociaux, l'éducation, les STIM (sciences, technologie, ingénierie, mathématiques), les métiers spécialisés et le transport. Le français constitue également une catégorie prioritaire.
De nouvelles catégories ont également été créées pour certains médecins, chercheurs et cadres supérieurs ayant une expérience canadienne, ainsi que pour certaines recrues qualifiées des Forces armées canadiennes.
Attention à un changement important : pour les catégories professionnelles renouvelées, il faut désormais généralement au moins un an d'expérience admissible au cours des trois dernières années, contre six mois auparavant.
🇫🇷 3. Le français devient un véritable avantage stratégique
C'est particulièrement intéressant pour les candidats du Cameroun et d'autres pays francophones. Pour la catégorie francophone d'Entrée express, il faut atteindre au minimum NCLC 7 dans les quatre compétences linguistiques.
Le Canada vise par ailleurs 9 % d'admissions francophones hors Québec en 2026, puis 9,5 % en 2027 et 10,5 % en 2028, avec un objectif plus large de 12 % en 2029.
Donc, pour un candidat africain francophone qualifié, le français peut être un élément majeur de la stratégie d'immigration, notamment en dehors du Québec.
👷🏾 4. Les provinces restent une porte importante
Le Programme des candidats des provinces (PCP/PNP) reste majeur : le Canada prévoit environ 91 500 admissions en 2026 par cette catégorie. Le Programme d'immigration au Canada atlantique dispose également d'une cible de 4 000 admissions.
Pour quelqu'un qui n'a pas un CRS suffisamment élevé pour une invitation directe via Entrée express, chercher une province où son métier est demandé peut donc être une stratégie très intéressante.
🎓 5. Étudier au Canada est devenu plus restrictif
Le Canada poursuit son plafonnement des étudiants internationaux. Pour 2026, IRCC prévoit jusqu'à 408 000 permis d'études, mais ce chiffre comprend environ 253 000 prolongations; seulement environ 155 000 correspondent à de nouveaux étudiants internationaux. C'est 7 % de moins que la cible d'émission de 2025.
Il y a toutefois une simplification récente : depuis le 1er avril 2026, certains étudiants postsecondaires n'ont plus besoin d'un permis de travail coop séparé pour effectuer des stages ou placements étudiants admissibles.
🆕 6. Une nouveauté annoncée hier, le 9 septembre 2026
IRCC vient d'annoncer une mesure temporaire permettant à certains détenteurs de permis de travail déjà au Canada de suivre jusqu'à six mois d'études ou de formation sans demander de permis d'études, ou jusqu'à l'expiration de leur permis de travail si elle survient avant. La mesure doit rester en vigueur jusqu'au 31 décembre 2027.
Elle vise notamment à faciliter l'acquisition de compétences recherchées, par exemple chez certains travailleurs des métiers spécialisés, infirmiers ou techniciens de laboratoire. Ce n'est toutefois pas une nouvelle voie permettant à quelqu'un vivant à l'étranger d'entrer au Canada.
⚠️ 7. Une autre évolution importante : priorité aux personnes déjà au Canada
Le gouvernement veut accélérer le passage à la résidence permanente de jusqu'à 33 000 détenteurs de permis de travail en 2026 et 2027, particulièrement des personnes déjà intégrées au marché du travail canadien et possédant des compétences recherchées.
C'est révélateur de la stratégie actuelle : moins de croissance incontrôlée des résidents temporaires, mais davantage de sélection ciblée des personnes dont le Canada a besoin.
🌍 Ce que je conseillerais actuellement à un candidat africain
Pour quelqu'un vivant au Cameroun, en Côte d'Ivoire, au Sénégal, au Congo, etc., je regarderais en priorité Entrée express + français, puis les programmes provinciaux, et ensuite les possibilités de travail qualifié correspondant aux professions recherchées. Les profils santé, métiers techniques, construction, transport, éducation et certaines professions STIM méritent particulièrement d'être évalués en 2026.
Le Canada reste donc accessible, mais la stratégie “je trouve simplement une école et je pars” est nettement moins favorable qu'il y a quelques années.
Il faut davantage construire le dossier autour de l'âge, du diplôme, de l'expérience professionnelle, du français/anglais, du métier et de la province visée.