Mon tour ailleurs

Mon tour ailleurs En voyage à vélo en Afrique australe après avoir roulé 6 mois en Europe

Je m’appelle Audrey, j’ai 44 ans, et après un an de voyage autour du monde en 2016, à l’occasion duquel j’ai créé ce blog, puis 5 ans 1/2 en Nouvelle-Calédonie, je repars sur les routes du globe le 1er avril 2023, cette fois-ci à vélo. Je vais donc mettre à jour ce blog régulièrement à partir d’avril 2023 avec de nouvelles destinations, d’abord européennes, puis asiatiques je l’espère. J’y raconte

rai, comme par le passé, mon voyage, mes rencontres, mes émotions, mes anecdotes…
Sur ce blog vous trouverez aussi les récits de mes précédents voyages et mes réflexions passées.

Après deux ans et demi passés à sillonner l’Europe du Nord, l’Afrique australe puis l’Asie centrale, il était temps de p...
21/09/2025

Après deux ans et demi passés à sillonner l’Europe du Nord, l’Afrique australe puis l’Asie centrale, il était temps de poser mes sacoches. Cette fois, ce n’est pas pour quelques jours ou quelques semaines, mais pour un moment plus long… et quel endroit pour m’installer : la Corse !

L’île de Beauté porte bien son nom. J’ai à peine eu le temps de la parcourir ce week-end, et déjà elle m’a offert des paysages grandioses, des villages perchés, la mer à perte de vue et les montagnes en toile de fond. Je sais qu’il me faudra des années pour en découvrir toutes les richesses, mais je m’en réjouis d’avance.

J’ai mille projets en tête : pé**ler sur ses routes escarpées bien sûr, mais aussi plonger dans ses eaux translucides, naviguer au large de ses côtes sauvages… Un terrain de jeu incroyable, et une chance inouïe de pouvoir l’explorer au quotidien.

Une nouvelle aventure commence ici. 🌊⛰️🌿

📍 Karakol – Almaty, Kirghizstan & Kazakhstan🚴‍♀️ Du 5 au 9 août – Derniers coups de pé**le jusqu’à l’arrivéeAprès quelqu...
12/08/2025

📍 Karakol – Almaty, Kirghizstan & Kazakhstan

🚴‍♀️ Du 5 au 9 août – Derniers coups de pé**le jusqu’à l’arrivée

Après quelques jours de pause à Karakol, entre randonnée, équitation 🐎, visites et marchés, il est temps de reprendre la route pour la dernière étape de ce voyage.

Dès la sortie de Karakol, le bitume promis par le GPS laisse vite place à des pistes plus rudes que prévu. La journée est plus exigeante que je ne l’imaginais, mais ponctuée de paysages agréables et probablement de mes derniers camps de yourtes. Des enfants viennent taper dans ma main ou courir à côté de moi, me rappelant l’Afrique 🌍. Le soir, je plante ma tente avec vaches 🐄 et chevaux 🐎 pour voisins, à seulement 10 km de la frontière kazakhe.

Le lendemain, passage rapide au Kazakhstan 🇰🇿, mon 31ᵉ et dernier pays de mon voyage à vélo 🚴‍♀️. Je mets le cap sur le canyon de Charyn. Les paysages changent radicalement à mesure que j’avance : plaines désertiques, reliefs vallonnés… je croise même un groupe de chameaux 🐫 au bord de la route, une belle surprise ! En fin de journée, j’installe ma tente à l’abri, sur le site du canyon, après avoir profité des dernières lueurs du soleil 🌅.

Les kilomètres suivants se font entre longues lignes droites désertiques, petites routes calmes le long d’un canal et bivouacs tranquilles. Sur la route, je rencontre Iris, une cycliste allemande et retrouve David, rencontré au Tadjikistan, venu à ma rencontre pour mes derniers kilomètres. Un autre David, italien, se joint à nous et nous finissons la journée à quatre, en bivouac au bord d’une rivière à 40 km d’Almaty.

Le 9 août je parcours mes 45 derniers kilomètres au compteur accompagnée de David. L’entrée dans la ville est, sans surprise, bruyante et chargée, avec de nombreux camions 🚚. À peine arrivés, direction un excellent glacier italien 🍦, puis un dîner au resto 🍽️ pour fêter ça : bières 🍺, steak 🥩 et vin rouge 🍷.

✨✨Fin d’un voyage de 24 296 km à vélo ✨ ✨

📍 Lac Son Kul – Lac Issyk Kul – Karakol, Kirghizstan🚴‍♀️ Du 22 au 29 juillet – Entre cols soutenus et bivouacs au bord d...
11/08/2025

📍 Lac Son Kul – Lac Issyk Kul – Karakol, Kirghizstan

🚴‍♀️ Du 22 au 29 juillet – Entre cols soutenus et bivouacs au bord de l’eau

Je débute cette étape en longeant les rives du lac Son Kul. Le temps est clair, les steppes s’étendent à perte de vue et les chevaux galopent librement 🐎 dans un décor incroyable. En fin de journée, je trouve un emplacement parfait pour planter ma tente, à quelques mètres de l’eau, avec la lumière du soir pour unique voisinage. Un de ces bivouacs qui comptent parmi les plus beaux du voyage.

Le lendemain matin, lorsque je sors de ma tente, j’admire les chevaux qui s’abreuvent au bord du lac. Je resterais volontiers un peu plus longtemps mais il faut reprendre la route. La piste quitte progressivement les rives pour gagner les reliefs ⛰️. Montées soutenues, descentes techniques… Décidément, le Kirghizstan, en termes de difficulté pour les cyclistes, n’a rien à envier à la Pamir Highway côté Tadjikistan.

Le soir, je m’installe dans une prairie à l’écart de la route, avec une vue dégagée sur les montagnes et quelques yourtes au loin. Dans la nuit, j’entends des sabots qui passent et repassent à côté de ma tente. Je finis par me demander s’il n’y a pas un cavalier qui rôde et je n’ose pas regarder dehors. Finalement, après quelques minutes, les bruits s’éloignent et je m’endors sereine. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas offert un petit coup de stress en bivouac !

Après une courte halte à Kochkor, je poursuis vers le lac Issyk Kul. La route est plus fréquentée et les paysages moins spectaculaires que ceux de Son Kul. L’endroit est très touristique 🏖️ mais il reste facile de trouver des bivouacs isolés au bord de l’eau : plages désertes, baignades, couchers de soleil somptueux 🌅, bruit des vagues pour m’endormir, je savoure ces moments à leur juste valeur !

Je rejoins finalement Karakol. La ville est un lieu agréable pour poser le vélo quelques jours, profiter de l’ambiance et explorer les environs.

👉 Prochain post : de Karakol à Almaty, dernière étape de ce voyage

📍Och – Lac Son Kul, Kirghizstan🚴‍♀️ 12 au 21 juillet – Une semaine de cols, de pistes cassantes… et de paysages à couper...
08/08/2025

📍Och – Lac Son Kul, Kirghizstan
🚴‍♀️ 12 au 21 juillet – Une semaine de cols, de pistes cassantes… et de paysages à couper le souffle
Après quatre jours de pause à Och, je repars doucement. Mon GPS me propose un itinéraire court et plat via l’Ouzbékistan. Deux frontières en une journée… mais je choisis cette option. La route est agréable, je savoure un melon offert en bord de route 😋 et retrouve les vanettes Damas 🚐 avec amusement. Le lendemain, je me sens fatiguée et je m’offre une courte étape. Puis je reprends vraiment la route, bien décidée à aborder le Kirghizstan plus tranquillement que le Tadjikistan — l’avenir me donnera tort !
Je suis rejointe par Megan, une cycliste américaine croisée à Och. Ensemble, on choisit la piste qui mène au Lac Son Kul par la montagne. L’itinéraire est sublime, mais de loin le plus difficile : de longs cols à plus de 3 000 m, des pistes pleines de graviers et de pierres… La roue arrière chasse sans cesse et je chute plusieurs fois. Il faut souvent pousser le vélo, et même les descentes sont éprouvantes a cause des mains crispées sur les freins.
🌄 Mais la route est magnifique : vallées verdoyantes, chevaux en liberté 🐎, camps de yourtes isolés, montagnes à perte de vue. Et surtout, très peu de circulation. On croise plus de bergers à cheval que de voitures.
Megan a de meilleures jambes que moi : elle grimpe plus vite et m’attend au sommet des cols. On déjeune et bivouaque ensemble, on s’encourage, on partage les galères…
Après plusieurs jours d’efforts, je suis lessivée. Tandis que Megan continue vers le lac, je fais une pause : bricolage du vélo, du réchaud et des sacoches 🔧 — le matériel souffre autant que moi !
Je reprends la route seule. Encore une rude montée, et j’atteins enfin le lac Son Kul… sous l’orage ⛈️. La lumière est saisissante. Je m’offre une nuit en yourte avec un bon feu de bouses séchées pour me réchauffer 🔥. Une belle récompense après une semaine intense.
👉 Prochain post : cap sur le lac Issyk Kul

📍 📍Sary Tash – Och, Kirghizstan🚴‍♀️ 5 au 7 juillet –  Fin de la Pamir Highway et pause bien méritéeEn quittant Sary Tash...
05/08/2025

📍 📍Sary Tash – Och, Kirghizstan
🚴‍♀️ 5 au 7 juillet – Fin de la Pamir Highway et pause bien méritée

En quittant Sary Tash, je fais le plein : samsas, fruits, légumes… Quel plaisir de retrouver des magasins bien achalandés après le Tadjikistan. Le décor change aussi : vallées verdoyantes, yourtes, chevaux en liberté. Une autre ambiance.

Ma première journée commence par un joli col. Je pensais pouvoir grimper sans pousser maintenant que j’étais sous les 3 000 mètres… mais non, la pente est trop raide. Au sommet, deux jeunes filles m’offrent du kumis, lait de jument fermenté. Je goûte par politesse et range la bouteille, c’est vraiment trop fort !

La descente est belle mais abrupte, j’ai de nouveau les mains crispées sur les freins. En fin de journée, je m’installe tôt au bord d’une rivière. Quel contraste avec les bivouacs tadjiks : ici je cuisine, j’admire le paysage… je profite.

Le lendemain, je apres une longue descente, il me reste un dernier col de 800 mètres à gravir. Les premiers kilomètres passent bien, mais dès que la pente s’accentue, la chaleur m’abat. Je tente de continuer en poussant mon vélo, puis j’abandonne et lève le pouce. Une camionnette m’embarque jusqu’en haut. De là, je redescends à vélo, avec une pointe de culpabilité… vite dépassée !

En bas, je cherche un coin tranquille pour bivouaquer, mais c’est dimanche : les habitants d’Och sont venus nombreux pique-niquer dans les montagnes. Je finis par trouver un spot au bord de l’eau alors que deux couples kirghiz m’invitent à les rejoindre. Je décline la vodka et la bière, accepte un Fanta, on échange quelques mots en russe et grâce à Google, puis je file m’installer un peu plus loin entourée de chevaux en liberté.

Le troisième jour, je rejoins Och, qui marque la fin de la Pamir Highway. Je m’installe au Park Hostel, repère de cyclo-voyageurs : une vingtaine de vélos, et plusieurs cyclos déjà croisés. L’endroit est sympa, c’est agréable de pouvoir partager nos expériences. Je pose mes sacoches ici pour quelques jours, espérant que la suite de mon voyage au Kirghizstan sera plus douce…

👉 Prochain post : vers les steppes kirghizes

📍Murghab, Tadjikistan – Sary Tash, Kirghizistan 🗓 29 juin – 3 juillet : 230 km entre 3100 et 4650 mètres d’altitudeAvant...
03/08/2025

📍Murghab, Tadjikistan – Sary Tash, Kirghizistan
🗓 29 juin – 3 juillet : 230 km entre 3100 et 4650 mètres d’altitude
Avant de quitter Murghab, je fais le plein de vivres pour quelques jours puis je file au distributeur pour m’offrir une dernière auberge avant la frontière. Mais c’est dimanche et la banque est fermée. Il me reste à peine 12 euros : bivouac obligatoire.
Je quitte la ville et pé**le jusqu’à une ancienne ruine de caravansérail. Le vent se lève, la pente s’accentue, je dépasse les 4 000 mètres. Mais je m’accroche pour atteindre cet abri, seul endroit protégé du vent dans cet environnement désolé.
Le lendemain, j’attaque la montée vers le col Ak-Baital, à 4 650 mètres, le sommet de la route du Pamir. Les vingt premiers kilomètres se font tranquillement puis, l’oxygène se raréfie et la pente devient trop raide. Je pousse mon vélo par petites sections, ce col semble interminable. Lorsque je l’atteins enfin, je suis déçue de ne trouver aucun panneau pour immortaliser mon exploit.
Le jour suivant, j’atteins Karakol, au bord d’un lac turquoise. Je m’offre à déjeuner et poursuis ma route, toujours face au vent. Sans abri, monter ma tente s’avère périlleux, elle manque de s’envoler. Je mets plus de 30 minutes à l’arrimer solidement avec de grosses pierres et me couche épuisée.
Le jour d’après, c’est la tempête : averse, grêle, neige. À 3 500 mètres, je suis trempée, frigorifiée et à bout de forces. Par chance, une voiture m’embarque jusqu’au dernier col où se trouve la frontière tadjike. De là, je repars à vélo pour traverser le no man’s land jusqu’au poste kirghiz.
La descente dans la boue est délicate et j’arrive épuisée à 18 h face à un portail fermé. Je trouve une petite guérite à côté. Deux autres cyclos s’y sont déjà abrités, je les rejoins, heureuse d’être à l’abri pour la nuit sans planter ma tente. Un quatrième cyclo nous rejoindra plus t**d. Nuit insolite à quatre dans un no man’s land, entre deux pays avant de rejoindre Sary Tash sous le soleil le lendemain.
👉 Prochain post : fin de la Pamir Highway

📍Intermède tadjik – 18h de voiture sur la Pamir Highway pour un entretien raté🗓 24 au 28 juin – Parenthèse forcée entre ...
31/07/2025

📍Intermède tadjik – 18h de voiture sur la Pamir Highway pour un entretien raté
🗓 24 au 28 juin – Parenthèse forcée entre Murghab et Khorog
 
Sur un long voyage à vélo, on ne pé**le pas tous les jours. Il y a les pauses pour se reposer, réparer, gérer la logistique… et parfois celles pour préparer la suite. Mon voyage touche à sa fin, et je cherche un nouveau job. Alors quand un entretien d’embauche tombe, il faut s’adapter.
 
J’avais prévu de me poser trois jours à Murghab pour souffler après une séquence de vélo intense et passer un entretien en visio. Mais la connexion était trop mauvaise : je n’ai pas eu d’autre choix que de redescendre à Khorog, à 350 km de là, pour capter correctement.
 
Je refais donc tout le trajet en sens inverse, cette fois en 4x4. Environ 6 h 30 de route sur la M41, la mythique route du Pamir, cabossée et chaotique. À Khorog, je retrouve une guesthouse que je connais, je file au bazar m’acheter un chemisier, je prépare l’entretien, je teste la connexion : tout est prêt !
 
Mais le jour J… impossible de me connecter. Le lien ne fonctionne pas. Rien à faire. Je dois me résoudre à demander un report.
 
Le lendemain, alors que je veux repartir pour Murghab, Khorog est en ébullition : le président du Tadjikistan est en visite officielle. Les routes sont bloquées et aucun taxi ne quitte la ville. Je reste coincée une journée de plus à observer l’agitation.
 
Le jour suivant, je finis par trouver une voiture pour remonter à Murghab. J’attends deux heures que le taxi soit – archi – plein pour partir, mais je ne suis pas au bout de ma peine. La voiture tombe en panne tous les dix kilomètres ou presque. Le moteur tousse, le chauffeur arrose le véhicule sans que je comprenne vraiment pourquoi, puis on repart… jusqu’à la panne suivante. Il nous faudra douze heures pour faire les 350 km.
 
700 km et 18 h de transport pour un entretien qui n’a pas eu lieu. Parfois, les détours du voyage sont plus improbables que les cols eux-mêmes !
 
👉 Prochain post : retour sur la route, en selle vers le col d’Ak-Baital et la frontière kirghize.
 

📍 Vallée de Shakhdara – Murghab, Tadjikistan🚴‍♀️ 21 au 23 juin – Retour sur la M41 et traversée des hauts plateauxAprès ...
20/07/2025

📍 Vallée de Shakhdara – Murghab, Tadjikistan
🚴‍♀️ 21 au 23 juin – Retour sur la M41 et traversée des hauts plateaux

Après plusieurs jours dans la vallée de Shakhdara, je rejoins enfin la M41, la route du Pamir. Je pensais y retrouver du bitume, mais ça ne dure pas longtemps. Très vite, la montée reprend, et je me retrouve à pousser mon vélo vers un premier col à 4 280 m. Il fait frais, j’ai le souffle court, et chaque mètre est un effort. Heureusement, les chauffeurs de camions sont bienveillants. L’un m’offre une orange et une nectarine, un autre une banane. Alors que je mangeais des gâteaux secs et des nouilles chinoises, j’étais la plus heureuse du monde avec de tels présents ! Mais j’ai décliné les propositions d’embarquer mon vélo jusqu’en haut du col, je savais que j’allais m’en sortir !

Alors que j’entame à peine la descente sur une route toujours plus défoncée, c’est pour mieux remonter. Un deuxième col, lui aussi au-dessus des 4 000 m, m’attend avant la fin de journée. Le dénivelé n’est pas énorme, mais l’altitude et la fatigue cumulée rendent chaque effort plus difficile. Je finis par atteindre mon lieu de bivouac à 19h30, après plus de 14 heures sur la route. Je suis tellement fatiguée que je m’effondre dans mon duvet sans même dîner.

Le lendemain, je me réveille avec le soleil et repars tranquillement. Ça descend enfin, et je peux rouler normalement. J’atteins Alichur, un village isolé à 3 900 m. Il y a un peu de réseau, un petit resto, et deux touristes chinois impressionnés par mon périple m’invitent à déjeuner. Ça fait plaisir et ça regonfle l’ego.

Le soir, alors que je cherche un coin pour bivouaquer à l’abri du vent, je demande à une famille si je peux planter ma tente derrière leur maison. Ils m’invitent immédiatement à dormir dans une pièce de la maison. C’est une ferme kirghize, avec des yaks, des enfants curieux, et un dîner simple : pain, beurre de yak, quelques pommes de terre. Il fait froid, mais je suis au chaud.

J’arrive à Murghab le 23 juin, après six jours très intenses. La ville, perchée à 3 600 m, est un peu étrange avec son bazar de containers. Il n’y a presque pas de connexion, et j’ai un entretien d’embauche en visio dans trois jours. Il va falloir trouver une solution…

👉 Suite au prochain post

12/07/2025
📍 Khorog – Vallée de Shakhdara, Tadjikistan🚴‍♀️ 17 au 21 juin – Plus haut, plus loin, plus seuleDepuis Khorog, j’avais t...
12/07/2025

📍 Khorog – Vallée de Shakhdara, Tadjikistan
🚴‍♀️ 17 au 21 juin – Plus haut, plus loin, plus seule

Depuis Khorog, j’avais trois options pour continuer la traversée du massif du Pamir : la vallée du Wakhan, qui longe la frontière afghane ; la M41, plus directe mais assez circulante ; ou un troisième itinéraire, plus confidentiel : la vallée de Shakhdara. Plus rude, plus isolée, mais aussi plus belle. J’ai choisi celle-là. Pas de réseau, pas de commerces, une montée progressive à plus de 4 000 m, et des pistes pas toujours en état… mais un itinéraire incroyable.

Dès la sortie de Khorog, la route grimpe et le revêtement est chaotique. Progressivement, je monte en altitude, les pentes deviennent plus raides, la piste se dégrade. Je roule entre 25 et 40 km par jour, chargée pour 6 jours d’autonomie. Mais c’est suffisant pour voir les paysages changer très régulièrement.

Le premier soir, alors que je m’apprêtais à bivouaquer ⛺, un habitant m’a invitée à dormir chez lui, dans une maison traditionnelle pamirie.

À mesure que je progresse dans la vallée, je monte un peu plus en altitude. L’oxygène diminue, les pentes deviennent de plus en plus raides et je passe parfois plus de temps à pousser mon vélo qu’à pé**ler. En parallèle, les villages deviennent des hameaux, puis disparaissent. Pendant mes bivouacs, j’ai l’impression d’être seule au monde.

Le troisième soir, je me retrouve face à un gué. L’eau m’arrive aux cuisses, le courant est fort. Pendant un instant, je me demande si je vais devoir faire demi-tour jusqu’à Khorog. Je décide d’attendre le matin. Au lever du jour, le débit n’a pas diminué mais je me lance : un bâton emprunté à la bergerie pour m’équilibrer, une sacoche à la fois, et le vélo en dernier. Après six allers-retours dans l’eau glacée ❄️, les pieds gelés dans mes baskets trempées, j’ai pris mon petit-déjeuner sur l’autre rive, épuisée… mais fière.

Il me restait encore une longue descente très technique qui m’a valu une jolie gamelle avant de rejoindre la M41.

👉 Prochain post : retour sur la M41 et les hauts plateaux du Pamir

📍 Douchanbé – Khorog🚴‍♀️ Du 7 au 14 juin – premiers tours de roue sur la route du PamirJe poursuis ici le récit de mes p...
09/07/2025

📍 Douchanbé – Khorog
🚴‍♀️ Du 7 au 14 juin – premiers tours de roue sur la route du Pamir

Je poursuis ici le récit de mes premières semaines en Asie centrale. Cette portion entre Douchanbé et Khorog marque le début de ma traversée du massif du Pamir à vélo, sur la célèbre Pamir Highway — la M41.
🗻 C’est l’une des routes les plus hautes du monde, et souvent considérée comme l’une des plus exigeantes. Malgré son nom, cette “highway” n’a d’autoroute que le nom, tant son état est souvent plus que médiocre.

En quittant Douchanbé, j’ai choisi une variante par le sud jusqu’à Kalai Khumb. Cette route est plus longue, mais majoritairement asphaltée et avec moins de dénivelé que la portion initiale de la M41 — un choix raisonnable après trois semaines sans vélo à cause du COVID, et pas encore prête à grimper un col à plus de 3000 mètres.

🌡️ Dès la première journée, je fais face à une chaleur extrême, des montées raides et un trafic assez dense. Heureusement, je trouve un petit parc ombragé pour une sieste improvisée. En fin de journée, je commence à chercher un endroit où bivouaquer, mais il me manque de l’eau. Je m’arrête donc au poste de police… et cinq minutes plus t**d, me voilà invitée à passer la nuit dans une salle de conférence !
Après un accueil en famille quelques jours plus tôt, j’ai droit à une hospitalité tout aussi chaleureuse — même si plus institutionnelle. Et en prime, un coup de main pour réparer mon câble de dérailleur.

Les jours suivants, je longe la rivière Panj, qui marque la frontière naturelle entre le Tadjikistan et l’Afghanistan. La route suit les gorges, encaissée entre montagne et rivière, tantôt en bitume cabossé, tantôt en piste défoncée.
🌿 Côté afghan, tout paraît plus vivant, plus vert. Des maisons accrochées à flanc de montagne, des enfants qui jouent, des cultures en terrasse… C’est frappant. Et assez troublant aussi, d’être si proche d’un pays qu’on a longtemps imaginé à travers des récits de guerre et d’instabilité.

Cette portion traverse le Haut-Badakhchan, une région semi-autonome du Tadjikistan. Pour y circuler, un permis spécial est requis, en plus du visa. Il est régulièrement contrôlé à des checkpoints, nombreux sur cette portion de frontière.

🪖 La présence militaire est bien visible côté tadjik. Je croise des bases tous les 15 ou 20 kilomètres, des petits abris en pierre positionnés face à la rivière, prêts à servir de postes de tir si besoin. Cela crée une atmosphère étrange : la route est belle, silencieuse, presque paisible… et pourtant marquée par cette tension diffuse.

🚵‍♀️ Physiquement, les étapes sont rudes. La route monte et descend sans cesse. Et les températures sont extrêmes : j’ai roulé certains jours avec 43 °C au thermomètre, et bien plus en ressenti sur le bitume. L’ombre est rare. Je pousse souvent mon vélo dans les pentes trop raides, je m’arrête dès que la chaleur m’écrase, et il m’est arrivé de faire du stop pour franchir certains passages. Mais j’avance, à mon rythme, entre effort, adaptation… et contemplation.

🎙️ J’arrive à Khorog le 14 juin, après une semaine de vélo intense. Je vais devoir m’habituer à faire des distances plus courtes qu’à mon habitude. L’altitude rend les températures plus agréables, les rencontres se multiplient, et le décor change. La suite promet d’être plus sauvage encore.

👉 À suivre très bientôt.

📍 Samarcande – Douchanbé🚴‍♀️ 1er juin 2025 – le début de l’aventure, un peu contrariéC’est avec un peu de ret**d que je ...
04/07/2025

📍 Samarcande – Douchanbé
🚴‍♀️ 1er juin 2025 – le début de l’aventure, un peu contrarié

C’est avec un peu de ret**d que je commence à vous raconter la suite de mon voyage à vélo, entamé en avril. Après la France, l’Italie, la Grèce et la Turquie, me voilà enfin en Asie centrale, une région que j’attendais de traverser depuis longtemps. Le 1er juin, je quitte Samarcande à vélo, direction le Tadjikistan. Le ciel est clair, je suis impatiente de découvrir ces nouveaux territoires. mais je ne me sens pas en forme. Je me dis que ma pause a été trop longue et que mes jambes vont vite reprendre le rythme.

Je pé**le malgré tout. La route est longue, cabossée, bruyante. Je pousse parfois le vélo dans les côtes, je m’arrête souvent. Mais j’avance. Le premier soir, alors que je cherche un coin pour planter ma tente, un homme m’indique que ce n’est pas prudent ici. Quelques minutes plus t**d, c’est finalement une famille qui m’ouvre sa porte : accueil chaleureux, sieste bien méritée, thé, photos, et même une sortie au village. Je suis épuisée, mais touchée.

Le lendemain, je repars… avant de devoir m’arrêter. Fièvre, frissons, gorge irritée. Je réalise assez vite que quelque chose ne va pas. À peine 18 kilomètres parcourus, et je dois me rendre à l’évidence : je n’irai pas plus loin dans cet état. Dépitée, je prends un taxi pour rejoindre Dushanbe. Ce n’était pas prévu, mais ça fait partie du chemin aussi. Voyager, c’est parfois savoir s’arrêter.

👉 Ce post est le premier d’une série pour revenir sur les débuts de mon itinéraire en Asie centrale. La suite arrive très vite.

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