Mon tour ailleurs

Mon tour ailleurs En voyage à vélo en Afrique australe après avoir roulé 6 mois en Europe

Je m’appelle Audrey, j’ai 44 ans, et après un an de voyage autour du monde en 2016, à l’occasion duquel j’ai créé ce blog, puis 5 ans 1/2 en Nouvelle-Calédonie, je repars sur les routes du globe le 1er avril 2023, cette fois-ci à vélo. Je vais donc mettre à jour ce blog régulièrement à partir d’avril 2023 avec de nouvelles destinations, d’abord européennes, puis asiatiques je l’espère. J’y raconte

rai, comme par le passé, mon voyage, mes rencontres, mes émotions, mes anecdotes…
Sur ce blog vous trouverez aussi les récits de mes précédents voyages et mes réflexions passées.

09/05/2026
Après quelques jours seules dans le désert tunisien, j’ai eu le plaisir de rencontrer Rim et Hugo -  - à Ksar Ghilane, u...
07/05/2026

Après quelques jours seules dans le désert tunisien, j’ai eu le plaisir de rencontrer Rim et Hugo - - à Ksar Ghilane, un couple de cyclovoyageurs partis rouler sur les traces de leurs origines tunisiennes et algériennes. On a partagé une journée de pause entre baignade dans l’oasis, balade en quad dans les dunes au coucher du soleil et longues discussions voyage 🚴

Le lendemain matin, nous avons roulé une quinzaine de kilomètres ensemble avant de nous séparer : eux vers le sud, moi vers le nord et Douz.

Cette partie du voyage a ensuite été encore très désertique et isolée. Une nuit derrière un petit café perdu au bord de la route au milieu de 150 km d’itinéraire sans rien d’autre que du sable et des cailloux, puis l’arrivée à Douz avec ses longues lignes droites balayées par le vent.

J’y ai découvert la cyclist house, une association qui accueille gratuitement les voyageurs à vélo, et ai eu la chance d’assister à un festival de théâtre traditionnel organisé en plein désert.

J’ai ensuite traversé le Chott el Jerid jusqu’à Tozeur. Une route qui traversé un immense lac sale asséché, donnant une ambiance irréelle entre sel, sable, vent et mirages. Le soir, j’ai dormi au milieu du Chott derrière une petite cabane de souvenirs touristiques tenue par Amar.

Arriver à Tozeur après cette traversée était bien agréable. J’ai beaucoup aimé la médina, la palmeraie et l’ambiance de cette oasis au milieu du désert 🌴

Sud tunisien : le voyage à vélo est vraiment lancé 🚲🇹🇳Après cinq jours pour rejoindre le sud du pays, j’ai enfin commenc...
27/04/2026

Sud tunisien : le voyage à vélo est vraiment lancé 🚲🇹🇳

Après cinq jours pour rejoindre le sud du pays, j’ai enfin commencé à pé**ler. Et dès les premiers kilomètres, j’ai compris que la Tunisie allait être plus physique que prévue… mais aussi encore plus belle que ce que j’en attendais.

Depuis Gabès, j’ai pris la route de Matmata pour une première étape déjà bien vallonnée. Les paysages désertiques et rocailleux m’ont tout de suite surprise. Tons ocres, routes perdues au milieu de nulle part, lumière de fin de journée… Je ne pensais pas en prendre plein les yeux aussi vite.

Les jours suivants, j’ai enchaîné Matmata, Ksar Hallouf, Guermessa puis Chenini. Des noms qui faisaient rêver sur la carte, et qui tiennent leurs promesses sur le terrain. Villages perchés, ksour accrochés à la montagne, habitations troglodytiques, routes magnifiques et très peu fréquentées. En revanche, côté dénivelé, il a fallu revoir mes ambitions à la baisse 😅 Plusieurs montées se sont terminées à pied, en poussant le vélo.

J’ai aussi découvert l’accueil tunisien. Beaucoup d’automobilistes ralentissent pour m’encourager,me saluent, demandent si j’ai besoin d’eau ou d’aide. C’est spontané et vraiment agréable quand on voyage seule dans des conditions engagées.

À Chenini, j’ai rencontré Mabrouk, qui m’a accompagnée visiter le village au coucher du soleil. À Ksar Hallouf, d’autres voyageurs et Ali, un guide touristique qui m’ont donné plein de bons conseils pour la suite, me permettant d’affiner mon itinéraire.

Puis est arrivée une de mes plus belles journées : 86 km entre Chenini et Ksar Ghilane. D’abord un peu de piste, puis une longue route solitaire au milieu du désert, avec le vent dans le dos. Pas de village, presque pas de circulation, juste l’immensité autour de moi… et un immense troupeau de dromadaires au milieu de nulle part.

Arrivée à Ksar Ghilane, changement total d’ambiance. Il s’agit d’une oasis très touristique aux portes du Sahara. J’y ai trouvé un campement dans les dunes pour la nuit et ai décidé de m’y poser une nuit supplémentaire pour me reposer avant de reprendre ma route à travers le désert en direction de Douz.

En voyage vers la Tunisie 🚲🇹🇳Il m’aura fallu cinq jours pour rejoindre le sud tunisien, point de départ de ce voyage à v...
23/04/2026

En voyage vers la Tunisie 🚲🇹🇳

Il m’aura fallu cinq jours pour rejoindre le sud tunisien, point de départ de ce voyage à vélo. Mais ces cinq jours n’ont pas été seulement 5 jours de trajet : ils font partie du voyage à part entière, avec leurs découvertes, leurs imprévus et leurs premières belles surprises.

Départ de Bastia tôt le matin avec le vélo chargé, ferry jusqu’à Livourne, puis train pour Rome. J’y ai passé une journée à marcher dans la ville et à voir quelques incontournables : fontaine de Trévi, Panthéon, Colisée, forum romain… Il y avait énormément de monde, mais la ville reste impressionnante. J’ai aussi eu la chance de tomber sur un défilé de personnes en tenues romaines près du Colisée, avec gladiateurs, légionnaires et même César.

Ensuite, nouveau train jusqu’à Salerne, où j’ai passé la nuit avant d’embarquer pour Tunis. Puis 24 heures de bateau, entre repos, lecture et attente de l’arrivée.

Arriver à Tunis m’a fait plaisir. Cela faisait un moment que j’avais envie de revenir en Afrique à vélo et de découvrir un nouveau pays. Depuis le port, j’ai rejoint le centre-ville à vélo, puis je suis partie me promener dans la médina. J’ai beaucoup aimé cette première découverte : les ruelles, le souk, l’ambiance animée, les contrastes entre tradition et modernité, et la facilité des échanges en français.

J’ai ensuite passé une journée supplémentaire à Tunis pour organiser la suite du voyage : trouver un transport pour rejoindre Gabès avec mon vélo, acheter une carte SIM, me balader au marché, tester un hammam assez décevant, et profiter tranquillement de la ville.

Aujourd’hui, direction Gabès. Cette fois, les vraies étapes à vélo dans le sud tunisien vont commencer.

Après deux ans et demi passés à sillonner l’Europe du Nord, l’Afrique australe puis l’Asie centrale, il était temps de p...
21/09/2025

Après deux ans et demi passés à sillonner l’Europe du Nord, l’Afrique australe puis l’Asie centrale, il était temps de poser mes sacoches. Cette fois, ce n’est pas pour quelques jours ou quelques semaines, mais pour un moment plus long… et quel endroit pour m’installer : la Corse !

L’île de Beauté porte bien son nom. J’ai à peine eu le temps de la parcourir ce week-end, et déjà elle m’a offert des paysages grandioses, des villages perchés, la mer à perte de vue et les montagnes en toile de fond. Je sais qu’il me faudra des années pour en découvrir toutes les richesses, mais je m’en réjouis d’avance.

J’ai mille projets en tête : pé**ler sur ses routes escarpées bien sûr, mais aussi plonger dans ses eaux translucides, naviguer au large de ses côtes sauvages… Un terrain de jeu incroyable, et une chance inouïe de pouvoir l’explorer au quotidien.

Une nouvelle aventure commence ici. 🌊⛰️🌿

📍 Karakol – Almaty, Kirghizstan & Kazakhstan🚴‍♀️ Du 5 au 9 août – Derniers coups de pé**le jusqu’à l’arrivéeAprès quelqu...
12/08/2025

📍 Karakol – Almaty, Kirghizstan & Kazakhstan

🚴‍♀️ Du 5 au 9 août – Derniers coups de pé**le jusqu’à l’arrivée

Après quelques jours de pause à Karakol, entre randonnée, équitation 🐎, visites et marchés, il est temps de reprendre la route pour la dernière étape de ce voyage.

Dès la sortie de Karakol, le bitume promis par le GPS laisse vite place à des pistes plus rudes que prévu. La journée est plus exigeante que je ne l’imaginais, mais ponctuée de paysages agréables et probablement de mes derniers camps de yourtes. Des enfants viennent taper dans ma main ou courir à côté de moi, me rappelant l’Afrique 🌍. Le soir, je plante ma tente avec vaches 🐄 et chevaux 🐎 pour voisins, à seulement 10 km de la frontière kazakhe.

Le lendemain, passage rapide au Kazakhstan 🇰🇿, mon 31ᵉ et dernier pays de mon voyage à vélo 🚴‍♀️. Je mets le cap sur le canyon de Charyn. Les paysages changent radicalement à mesure que j’avance : plaines désertiques, reliefs vallonnés… je croise même un groupe de chameaux 🐫 au bord de la route, une belle surprise ! En fin de journée, j’installe ma tente à l’abri, sur le site du canyon, après avoir profité des dernières lueurs du soleil 🌅.

Les kilomètres suivants se font entre longues lignes droites désertiques, petites routes calmes le long d’un canal et bivouacs tranquilles. Sur la route, je rencontre Iris, une cycliste allemande et retrouve David, rencontré au Tadjikistan, venu à ma rencontre pour mes derniers kilomètres. Un autre David, italien, se joint à nous et nous finissons la journée à quatre, en bivouac au bord d’une rivière à 40 km d’Almaty.

Le 9 août je parcours mes 45 derniers kilomètres au compteur accompagnée de David. L’entrée dans la ville est, sans surprise, bruyante et chargée, avec de nombreux camions 🚚. À peine arrivés, direction un excellent glacier italien 🍦, puis un dîner au resto 🍽️ pour fêter ça : bières 🍺, steak 🥩 et vin rouge 🍷.

✨✨Fin d’un voyage de 24 296 km à vélo ✨ ✨

📍 Lac Son Kul – Lac Issyk Kul – Karakol, Kirghizstan🚴‍♀️ Du 22 au 29 juillet – Entre cols soutenus et bivouacs au bord d...
11/08/2025

📍 Lac Son Kul – Lac Issyk Kul – Karakol, Kirghizstan

🚴‍♀️ Du 22 au 29 juillet – Entre cols soutenus et bivouacs au bord de l’eau

Je débute cette étape en longeant les rives du lac Son Kul. Le temps est clair, les steppes s’étendent à perte de vue et les chevaux galopent librement 🐎 dans un décor incroyable. En fin de journée, je trouve un emplacement parfait pour planter ma tente, à quelques mètres de l’eau, avec la lumière du soir pour unique voisinage. Un de ces bivouacs qui comptent parmi les plus beaux du voyage.

Le lendemain matin, lorsque je sors de ma tente, j’admire les chevaux qui s’abreuvent au bord du lac. Je resterais volontiers un peu plus longtemps mais il faut reprendre la route. La piste quitte progressivement les rives pour gagner les reliefs ⛰️. Montées soutenues, descentes techniques… Décidément, le Kirghizstan, en termes de difficulté pour les cyclistes, n’a rien à envier à la Pamir Highway côté Tadjikistan.

Le soir, je m’installe dans une prairie à l’écart de la route, avec une vue dégagée sur les montagnes et quelques yourtes au loin. Dans la nuit, j’entends des sabots qui passent et repassent à côté de ma tente. Je finis par me demander s’il n’y a pas un cavalier qui rôde et je n’ose pas regarder dehors. Finalement, après quelques minutes, les bruits s’éloignent et je m’endors sereine. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas offert un petit coup de stress en bivouac !

Après une courte halte à Kochkor, je poursuis vers le lac Issyk Kul. La route est plus fréquentée et les paysages moins spectaculaires que ceux de Son Kul. L’endroit est très touristique 🏖️ mais il reste facile de trouver des bivouacs isolés au bord de l’eau : plages désertes, baignades, couchers de soleil somptueux 🌅, bruit des vagues pour m’endormir, je savoure ces moments à leur juste valeur !

Je rejoins finalement Karakol. La ville est un lieu agréable pour poser le vélo quelques jours, profiter de l’ambiance et explorer les environs.

👉 Prochain post : de Karakol à Almaty, dernière étape de ce voyage

📍Och – Lac Son Kul, Kirghizstan🚴‍♀️ 12 au 21 juillet – Une semaine de cols, de pistes cassantes… et de paysages à couper...
08/08/2025

📍Och – Lac Son Kul, Kirghizstan
🚴‍♀️ 12 au 21 juillet – Une semaine de cols, de pistes cassantes… et de paysages à couper le souffle
Après quatre jours de pause à Och, je repars doucement. Mon GPS me propose un itinéraire court et plat via l’Ouzbékistan. Deux frontières en une journée… mais je choisis cette option. La route est agréable, je savoure un melon offert en bord de route 😋 et retrouve les vanettes Damas 🚐 avec amusement. Le lendemain, je me sens fatiguée et je m’offre une courte étape. Puis je reprends vraiment la route, bien décidée à aborder le Kirghizstan plus tranquillement que le Tadjikistan — l’avenir me donnera tort !
Je suis rejointe par Megan, une cycliste américaine croisée à Och. Ensemble, on choisit la piste qui mène au Lac Son Kul par la montagne. L’itinéraire est sublime, mais de loin le plus difficile : de longs cols à plus de 3 000 m, des pistes pleines de graviers et de pierres… La roue arrière chasse sans cesse et je chute plusieurs fois. Il faut souvent pousser le vélo, et même les descentes sont éprouvantes a cause des mains crispées sur les freins.
🌄 Mais la route est magnifique : vallées verdoyantes, chevaux en liberté 🐎, camps de yourtes isolés, montagnes à perte de vue. Et surtout, très peu de circulation. On croise plus de bergers à cheval que de voitures.
Megan a de meilleures jambes que moi : elle grimpe plus vite et m’attend au sommet des cols. On déjeune et bivouaque ensemble, on s’encourage, on partage les galères…
Après plusieurs jours d’efforts, je suis lessivée. Tandis que Megan continue vers le lac, je fais une pause : bricolage du vélo, du réchaud et des sacoches 🔧 — le matériel souffre autant que moi !
Je reprends la route seule. Encore une rude montée, et j’atteins enfin le lac Son Kul… sous l’orage ⛈️. La lumière est saisissante. Je m’offre une nuit en yourte avec un bon feu de bouses séchées pour me réchauffer 🔥. Une belle récompense après une semaine intense.
👉 Prochain post : cap sur le lac Issyk Kul

📍 📍Sary Tash – Och, Kirghizstan🚴‍♀️ 5 au 7 juillet –  Fin de la Pamir Highway et pause bien méritéeEn quittant Sary Tash...
05/08/2025

📍 📍Sary Tash – Och, Kirghizstan
🚴‍♀️ 5 au 7 juillet – Fin de la Pamir Highway et pause bien méritée

En quittant Sary Tash, je fais le plein : samsas, fruits, légumes… Quel plaisir de retrouver des magasins bien achalandés après le Tadjikistan. Le décor change aussi : vallées verdoyantes, yourtes, chevaux en liberté. Une autre ambiance.

Ma première journée commence par un joli col. Je pensais pouvoir grimper sans pousser maintenant que j’étais sous les 3 000 mètres… mais non, la pente est trop raide. Au sommet, deux jeunes filles m’offrent du kumis, lait de jument fermenté. Je goûte par politesse et range la bouteille, c’est vraiment trop fort !

La descente est belle mais abrupte, j’ai de nouveau les mains crispées sur les freins. En fin de journée, je m’installe tôt au bord d’une rivière. Quel contraste avec les bivouacs tadjiks : ici je cuisine, j’admire le paysage… je profite.

Le lendemain, je apres une longue descente, il me reste un dernier col de 800 mètres à gravir. Les premiers kilomètres passent bien, mais dès que la pente s’accentue, la chaleur m’abat. Je tente de continuer en poussant mon vélo, puis j’abandonne et lève le pouce. Une camionnette m’embarque jusqu’en haut. De là, je redescends à vélo, avec une pointe de culpabilité… vite dépassée !

En bas, je cherche un coin tranquille pour bivouaquer, mais c’est dimanche : les habitants d’Och sont venus nombreux pique-niquer dans les montagnes. Je finis par trouver un spot au bord de l’eau alors que deux couples kirghiz m’invitent à les rejoindre. Je décline la vodka et la bière, accepte un Fanta, on échange quelques mots en russe et grâce à Google, puis je file m’installer un peu plus loin entourée de chevaux en liberté.

Le troisième jour, je rejoins Och, qui marque la fin de la Pamir Highway. Je m’installe au Park Hostel, repère de cyclo-voyageurs : une vingtaine de vélos, et plusieurs cyclos déjà croisés. L’endroit est sympa, c’est agréable de pouvoir partager nos expériences. Je pose mes sacoches ici pour quelques jours, espérant que la suite de mon voyage au Kirghizstan sera plus douce…

👉 Prochain post : vers les steppes kirghizes

📍Murghab, Tadjikistan – Sary Tash, Kirghizistan 🗓 29 juin – 3 juillet : 230 km entre 3100 et 4650 mètres d’altitudeAvant...
03/08/2025

📍Murghab, Tadjikistan – Sary Tash, Kirghizistan
🗓 29 juin – 3 juillet : 230 km entre 3100 et 4650 mètres d’altitude
Avant de quitter Murghab, je fais le plein de vivres pour quelques jours puis je file au distributeur pour m’offrir une dernière auberge avant la frontière. Mais c’est dimanche et la banque est fermée. Il me reste à peine 12 euros : bivouac obligatoire.
Je quitte la ville et pé**le jusqu’à une ancienne ruine de caravansérail. Le vent se lève, la pente s’accentue, je dépasse les 4 000 mètres. Mais je m’accroche pour atteindre cet abri, seul endroit protégé du vent dans cet environnement désolé.
Le lendemain, j’attaque la montée vers le col Ak-Baital, à 4 650 mètres, le sommet de la route du Pamir. Les vingt premiers kilomètres se font tranquillement puis, l’oxygène se raréfie et la pente devient trop raide. Je pousse mon vélo par petites sections, ce col semble interminable. Lorsque je l’atteins enfin, je suis déçue de ne trouver aucun panneau pour immortaliser mon exploit.
Le jour suivant, j’atteins Karakol, au bord d’un lac turquoise. Je m’offre à déjeuner et poursuis ma route, toujours face au vent. Sans abri, monter ma tente s’avère périlleux, elle manque de s’envoler. Je mets plus de 30 minutes à l’arrimer solidement avec de grosses pierres et me couche épuisée.
Le jour d’après, c’est la tempête : averse, grêle, neige. À 3 500 mètres, je suis trempée, frigorifiée et à bout de forces. Par chance, une voiture m’embarque jusqu’au dernier col où se trouve la frontière tadjike. De là, je repars à vélo pour traverser le no man’s land jusqu’au poste kirghiz.
La descente dans la boue est délicate et j’arrive épuisée à 18 h face à un portail fermé. Je trouve une petite guérite à côté. Deux autres cyclos s’y sont déjà abrités, je les rejoins, heureuse d’être à l’abri pour la nuit sans planter ma tente. Un quatrième cyclo nous rejoindra plus t**d. Nuit insolite à quatre dans un no man’s land, entre deux pays avant de rejoindre Sary Tash sous le soleil le lendemain.
👉 Prochain post : fin de la Pamir Highway

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