19/09/2026
TÒ HE – L’ART QUI N’ÉTAIT PAS DESTINÉ AUX FEMMES ?
Un jouet coloré que les enfants pouvaient… manger. Le tò he, petite figurine traditionnelle étroitement liée aux souvenirs de la fête de la Mi-Automne, cache pourtant une histoire méconnue : pendant des générations, le savoir-faire était transmis du père au fils, et non aux filles !
Pourquoi ?
UN SAVOIR-FAIRE RÉSERVÉ AUX FILS ?
Dans certaines familles de fabricants de tò he, les pères hésitaient à transmettre le métier à leurs filles, de peur qu’après leur mariage, les techniques et les secrets de fabrication de la famille ne passent dans la famille de leur mari.
Le savoir-faire restait ainsi dans la lignée masculine, transmis de père en fils au fil des générations.
Aujourd’hui, cette tradition peut sembler bien lointaine. Pourtant, elle raconte quelque chose d’intéressant sur les métiers artisanaux : ce qui se transmet n’est pas toujours seulement un geste ou une technique, mais parfois aussi un secret de famille.
Alors, QU'EST-CE QUI FAIT VIVRE LE TÒ HE AUJOURD'HUI ?
Certainement pas sa capacité à rivaliser avec les jouets modernes.
Face aux jouets en plastique, aux jeux électroniques et aux personnages de dessins animés, ces petites figurines en pâte ne peuvent guère rivaliser en termes de durabilité ou de valeur matérielle.
Et pourtant, chaque année, à l’approche du 8ᵉ mois lunaire, les artisans continuent de façonner patiemment leurs petites figurines pour les offrir aux enfants qui attendent avec impatience la fête de la Mi-Automne.
Car la véritable force du tò he n’a peut-être jamais été l’argent.
C’est la joie.
Une petite figurine peut ne durer que quelques heures avant de devenir une friandise. Mais le plaisir de la recevoir, de l’admirer et de la rapporter chez soi pendant la fête de la Mi-Automne peut devenir un souvenir d’enfance que l’on garde toute une vie.
C’est pourquoi certains artisans continuent, année après année, à exercer ce métier - consacrant parfois toute leur vie à créer ces petits jouets, simplement pour offrir à une nouvelle génération d’enfants un peu plus de magie et de joie pour la fête de la Mi-Automne.
À l’heure où les jouets modernes sont partout, le tò he survit grâce à quelque chose qu’aucune production industrielle ne peut fabriquer en série : la joie née de deux mains humaines.
Curieux de découvrir comment on fabrique ce drôle de « jouet à manger » ? 👀
Dites-le-nous en commentaire… et peut-être que nous vous montrerons bientôt comment donner vie à un tò he, de la simple pâte à la petite figurine colorée !