Carolo Gourmand

Carolo Gourmand Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Carolo Gourmand, Guide touristique, Charleroi.
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Page de promotion des restaurants carolos, wallons et belges au sens large, avis cash et tranchés, si c'est pas bon, on le dit, et si c'est bon, aussi et si c'est très bon et on le CRIE.

01/09/2026

Toujours attendre la deuxième bouchée.

La Petite Gayolle, Thuillies, Septembre 2026Nous voici de retour à Thuillies pour mon premier resto du mois de septembre...
31/08/2026

La Petite Gayolle, Thuillies, Septembre 2026

Nous voici de retour à Thuillies pour mon premier resto du mois de septembre ! C’est toujours un plaisir de se rendre dans ce bel estaminet wallon dont les chauds et beaux néons rouges attirent les yeux, et séduisent les langues ! Pour cette séduction linguale des passants, gourmands ou marins, la Sirène en Chef s’appelle désormais Sanae, car cela fera bientôt deux ans que la maison a été reprise par le couple qu’elle forme avec l’Amiral, Fabrizzio Chirico, deux pros de la restauration qui sont désormais à la barre de ce beau navire.

En apéro, on prend de la bière pression ! Au fût, une saison Dupont et une Chimay Blanche. Avec ça, on nous apporte de petits croques-monsieur maison, des crudités bien fraîches avec une sauce mout**de, et de délicieuses rillettes de canard avec de jolis croûtons de pain et des pruneaux au Calvados gourmands à se damner ! On y a ajouté l’Œuf mimosa, tout simple mais toujours délicieux. Quel bonheur !!! Amen !

Le look de l’endroit est éternel, chaud, façon estaminet ou café colombophile, vraiment beau, bucolique et charmant ! Les banquettes en bois sculpté et les tables aux pieds nickelés offrent un beau confort, alors que des chaises hautes permettent de manger “perché” au bar ou à deux tables surélevées si on préfère se sentir dans une ambiance “bistrot”.

La table d’à côté ayant commandé les autres “patiences”, de petites assiettes à partager, j’ai fait la photo ! Ce sont quelques classiques de bistrot et un petit festival de choses simples, à partager :
- Jambon de chez Ospital, finement tranché
- Rillettes de canard, croquant de pain et pruneaux au Calvados
- Terrine de Bourgogne “Maison du Boudin”, oignons, cornichons et pickles
- Sardines bio à l’ancienne, millésimées
- Poireaux vinaigrette, sauce gribiche bien relevée

La ligne de conduite est claire : de très bons produits, des prix cohérents pour le public mais aussi pour la rentabilité, chose essentielle qui permet la survie d’un restaurant de qualité. Tout cela se décline en une carte complète qui fait envie, de belles choses à partager, des entrées, des plats mijotés, des poissons, des viandes, plus un tableau avec un menu du jour et des suggestions de vins au verre.

Alors qu’on feuilletait la carte des vins fort bien garnie, avec des bouteilles pour tous les budgets, voilà qu’arrivent nos entrées.

Une entrée très classique française est la salade de museau ! Ici c’était servi avec une rémoulade de céleri rave, une belle salade frisée et une bonne vinaigrette gourmande (mais légèrement handicapée par DIX fois trop de baies roses ! Une promo, ou un commis à la main lourde ? 🤷🏼‍♂️🤣 ) Mais bon, c’était facile à écarter et le museau 🐽 lui-même était tranché très fin, et vraiment succulent.

Ensuite, incontournable, un bel os à moelle, enfin trois beaux, parfaitement cuits, sur un lac de beurre en persillade, petits gris et de petites tranches de pain toasté (4 morceaux pour 3 longs os, c’était un peu peu, mais on avait aussi de la baguette délicieuse à table donc on a fait avec). Et la moelle ? Ben oui, elle était délicieuse, parfaitement cuite, et la persillade c’était top, et les petits gris ajoutés dessus sont une bonne idée aussi.
NB : on peut aussi le commander en plat. Mon conseil est aussi de commander ça en accompagnement d’une viande et de tartiner la viande avec la moelle !! Après ça on peut mourir heureux.

Du pass à la table, Sanae veille au grain, elle vérifie les sauces, les assaisonnements, les cuissons ! Rien n’est laissé au hasard.

On démarre les plats avec le Vol au Vent, qui a été cité par Michelin comme étant dans le top 10 national ! La pâte feuilletée est belle, la volaille abondante, tendre et fondante, service très copieux, champignons savoureux, la sauce très réussie. Ma Maman ajoutait à ses « Bouchées à la Reine » des petites boulettes de veau, mais ici on ponctue avec des pépites de ris de veau croustillantes !! Un Vent de Haut Vol ! Excellent !

J’ai choisi de tester le saumon à l’oseille, plat historique de la maison TroisGros. Ici il était servi de manière plus classique, pas à l’unilatéral mais finement cuit dans son épaisseur, dans une sauce blanche avec quelques copeaux d’oseille. Moi, je suis assez avare gustativement, l’oseille j’en ai jamais assez ! LOL. Le saumon était très bon et l’ensemble efficace.

Les frites sont vraiment parfaites, croustillantes, mousseuses à l’intérieur, une bonne mayonnaise bien relevée en annexe.

On continue avec la courgette niçoise farcie, légumes provençaux. Cuite au four, farce de viande et chair de courgette, très gourmande et bien assaisonnée, ratatouille à la provençale bien gourmande. On a légèrement ajouté du sel, présent à table donc facile à rectifier si c’est votre goût. C’était un chouette plat, dans le genre j’adore les “petits farcis” qui est un quatuor ou quintet de légumes sphériques (courgette ronde, tomate, oignon, aubergine boule, petit potiron, pâtisson parfois, etc), farcis, une vraie merveille aussi bien visuellement que gustativement. Mais ici la seule courgette suffisait car elle avait la taille d’un pamplemousse et sa farce adjoints de la ratatouille faisaient un vrai plat.

On a aussi eu une petite cocotte de pommes de terre “façon bourgeois” à la lyonnaise, soit sautées avec oignons et lardons ; totalement explosive !

La playlist est étonnante, on a entendu Fugain, Bourvil, Aznavour, Brassens, Ferrat, Trenet…. Même Berthe Sylva et ses roses blanches (1926) ! Le morceau le plus récent datait des années ‘80 et c’était Dalida ! ☺️ Et j’ai trouvé ça totalement charmant, et ça colle totalement au look vintage de la maison.

On était repus donc, entre deux éclats de rire avec les Pascaux, nos voisins de table, on a juste goûté le Chou avec crème glacée, crème fouettée et chocolat chaud qui était fort bon.

La salle était pleine et l’ambiance charmante.

Petits détails mis à part, on a fort bien mangé, et la qualité était là, du début à la fin à la “Gayole du Délice” ! Et très important, les prix sont totalement cohérents vu cette fort belle qualité du début à la fin. C’est top.

Bravo Fabrizzio et Sanae ! Vous montrez qu’il y a moyen de tenir de belles maisons avec succès, ce malgré les coûts et les problèmes de personnel dont souffrent les restaurants, dans la situation si compliquée du milieu de ces années ‘20. La critique est aisée mais le sens de l’entreprise est rare.

Soutenez-les donc ! Un bib gourmand les récompense déjà ! Moi je dirais même un BIB Succulent !!

Notez que le parking est très aisé, sur la place juste en face, avec une place handi/PMR juste au début. Les horaires sont également super, ouvert midi et soir tous les jours sauf dimanche soir, les mardi et les mercredi. C’est à 10km de Montigny le Tilleul, un quart d’heure de Charleroi à tout casser. Enfin un endroit où bien manger dimanche et lundi !! Youpi.

On me l’avait toudi promis 🎵 lalala… ☺️

MENU BISTRONOMIQUE avec le Chef Frédéric Barthels, chez Saka 20 à Marchienne, les Vendredi 16 et Samedi 17 OCTOBRE 2026....
27/08/2026

MENU BISTRONOMIQUE avec le Chef Frédéric Barthels, chez Saka 20 à Marchienne, les Vendredi 16 et Samedi 17 OCTOBRE 2026. Apéro 19h30, Service du Menu à 20h00.

Trois gustations apéritives, une Entrée froide, une Entrée Chaude, un Plat principal et un Dessert, pour le prix de 67€.

Sélections de Vins proposées en accord.

>> RESERVATION OBLIGATOIRE AVANT LE 2/10/26 !!

Saka 20 à Marchienne, Août 2026 Yipeeeeee ! Saka 20 sera à nouveau parmi les 100 adresses mises à l’honneur par LE VIF W...
26/08/2026

Saka 20 à Marchienne, Août 2026

Yipeeeeee ! Saka 20 sera à nouveau parmi les 100 adresses mises à l’honneur par LE VIF Weekend, dans sa liste de 100 établissements remarqués en Wallonie, Flandre et Bruxelles !! Super fiers !!

C’est un bar à vins et resto de tapas perdu dans une rue discrète de marchienne-au-pont ! Et pourtant, cet établissement est connu dans toute la Belgique et attire des clients venant de France, Pays-Bas, Allemagne etc, qui font la route spécialement pour y venir ! Aucun autre restaurant Carolo n’a un public aussi large que Saka 20, attirant ici des amateurs de « bien boire » depuis 2013 !

Saka 20 est un bar à vins naturels mais c’est aussi un restaurant, avec une carte de tapas d’une quarantaine de choix : du chaud, du froid, des petits trucs à grignoter à partir de 4€ et aussi de grands produits d’exception en viande, en légumes, en crustacés et poissons.

Saka 20 fêtera cette année son 14ème anniversaire et on peut dire que c’est devenu une institution Carolo, une référence en la matière. C’est le QG du fondateur de la page Carolo Gourmand, et si ça s’appelle SAKA 20, parce que c’est basé sur la rondeur du physique de son hôte. ☺️🐻

On y boit du vin, au verre, ou à la bouteille, au choix, à partir de 5€ le verre, et on y mange des “tapas”, un terme assez générique pour le principe de “partager toute une série de trucs succulents qui arrivent sur la table”. Croquettes, charcuteries, poissons magnifiques, pwacalole maison, Biltong (bœuf Rood Vlaams séché), croustillants de ceci ou de cela, rillettes, tellement goûteuses que c’est est à tomber parterre, et les “co****es”, poissons marines, en huile, carpaccio de la langoustine, ventrêche de thon rouge fumée, petits cromeskis rebaptisés « co****es » par l’homoriste local, petites croquettes de fromage épicé, de viande à la bière, de crevettes, d’écrevisses succulentes et presque sucrées, à la mexicaine, à la thaïlandaise etc etc….

Pour ceux qui n’aiment pas le vin, des eaux, des boissons sans alcool de haute couture, des kombuchas wallons, et des jus, mais aucune boissons “pour ados” colorées chimiques et pétillantes ! Par contre, on finit parfois par un negroni maison, ou un gin tonic avec une dizaine de choix, ou autant de Chartreuses !

Les vins sont principalement naturels c’est à dire sans chimie inutile et dommageable sur le sol, sans sulfites ou très très peu, moins d’alcool mais plus de fraîcheur, de goût, de surprise et de gourmandise !! Et jamais de mal à la tête le lendemain !

C’est ouvert du mardi au samedi à partir de 18h et jusque 22h et parfois plus t**d. Il y une dizaine de vins (blancs, oranges, rouges frais et rouges tempérés) au verre, 450 choix à la bouteille et à la carte environs 40 plats et tapas pour vous gaver joyeusement ! Ah oui, la musique est.plutôt rock, années 66 à 84 en majorité. Ça vous va ? Ben allez-y !

PS : Il est prudent de réserver, et en cas d’arrivée plus t**d que 20h30, toujours appeler avant. 🍷🍷🍷🥂👍 — à SAKA 20 BaraWine.

J’apprends avec tristesse le décès de Jean-Claude Barral, légendaire restaurateur et chef du PROVENÇAL à la Ville Basse ...
25/08/2026

J’apprends avec tristesse le décès de Jean-Claude Barral, légendaire restaurateur et chef du PROVENÇAL à la Ville Basse de Charleroi. C’était quelqu’un d’attachant avec un humour très sympathique et aussi un fort bon cuisinier. Avec Gioacchino et Binh, ils ont tenu le provençal pendant plus de 30 ans en résistant aux tempêtes, aux travaux de rive gauche transformant leur rue en demi ravin boueux, travaux allongés par le blocage des proprios des colonnades, puis le Covid etc… Le restaurant a maintenant été repris par Binh Maniquet et son épouse qui font perdurer la tradition !

Ciao l’artiste !

Le 1908 à Mont-sur-Marchienne, Août 2026Finies les vacances pour le 1908 qui vient de rouvrir ses portes avec un tout no...
25/08/2026

Le 1908 à Mont-sur-Marchienne, Août 2026

Finies les vacances pour le 1908 qui vient de rouvrir ses portes avec un tout nouveau menu ! Le quatuor que forment Fred, Loïc, Alessio et le « boss » Thomas est très dynamique. Ils ont créé ce restaurant il y a trois ans et demi à Monceau avant de déménager ici à Mont-sur-Marchienne sur la belle Avenue Paul Pastur au début de cette année.

Ils sont, depuis trois ans, « le resto qui monte » et cela de manière constante, et j’avais fort hâte de goûter leur menu de rentrée 2026 !

On démarre par un bon apéritif durant lequel la cuisine nous envoie de belles mises en bouche :
- Thon rouge sur une crème de sumac.
- Crème de Spiruline, Edamame et tranches de Daikon fumé.
- Cromesquis d’effiloché de Porc, beurre à la bourrache.
Tout était très bon et fin aussi, ni trop salé ni trop chaud, ce qui est très important dans les mises en bouche.

Le bâtiment est très élégant, murs blancs et sols de grandes dalles de granite noir, belles chaises en cuir retourné et une longue banquette dans la salle arrière (pour l’instant un peu basse mais ils vont la faire surélever par un spécialiste volant). Lumière dorée par de beaux lustres « boule » en verre fumé donnant une coloration chaude à tous les plats, ce qui est idéal pour avoir envie de les manger !! 🙏🏼👍🏼

La carte comporte trois entrées, trois plats et trois desserts qu’on peut combiner en menus de 3 à 8 services allant de 45€ à 95€. Des sélections de vins sont proposées avec chaque service.

On démarre le menu !

TOURTEAU, LANGOUSTINE, FURIKAKE, CONCOMBRE, VINAIGRETTE MANGUE-YUZU ! J’ai intitulé la photo du plat sur Instagram « Profilage de Langoustine sur Tsunami-roll de Tourteau » ! Quel belle entrée : la langoustine était cuite mais servie froide (« Bellevue » en quelque sorte), posée sur un rouleau fait d’une tranche fine de concombre mariné, farci de chair de tourteau (pas un seul morceau de carapace, bravo) parfaitement assaisonné, le tout surfant sur un jus mangue-yuzu acidulé garni de divers petits « tchii-tchi » décoratifs et gustatifs dont je ne tenterai pas de lister les ingrédients car ces détails étaient peu importants, c’est l’ensemble qui l’est ! Et l’ensemble était très très succulent ! Une entrée parfaite de fin d’été combinant de super produits en un mélange parfaitement cohérent. Super !!

On continue avec CHARCUTERIE DE BŒUF, RADIS, RAIFORT, HOUMOUS. Le bœuf était salé comme une charcuterie fumée mais tranchée plus épais comme un carpaccio. Trois rouleaux très savoureux avec un jus au raifort comme sauce, des radis tranchés, houmous et pulpe de raifort râpé. L’ensemble était plein de goût et de fraîcheur.

Les tables sont en très beau bois flamboyant, plateaux épais, de belles serviettes en tissu, couverts étincelants posés sur une barrette en marbre, bougie, moulins poivre et sel ; niveau dressage, c’est nickel.

MAQUEREAU, AJO BLANCO, PAMPLEMOUSSE, AMANDES. Le maquereau était cuit au chalumeau, la peu volontairement un peu brûlée, ce qui crée une sorte de « poivre de peau brûlée » très appropriée. Le jus était fantastique, le Ajo Blanco* (sorte de soupe d’amandes ou de haricots blancs avec épices) se combinant parfaitement avec le maquereau, plus des raisins blancs et des petits tronçons de chair de pamplemousse. Dommage de ne pas avoir pensé aux groseilles à maquereau, fruit un peu oublié en raison de ses « poils » un peu disgracieux, ainsi nommées parce qu’elles se servaient traditionnellement (et uniquement) avec ce poisson. Mais l’ensemble était fort original et le maquereau, sous la peau, était mi-cuit, sanguin et savoureux.

La carte des vins est de plus en plus complète, avec de beaux choix en bio et nature. Une sélection de vins au verre est aussi proposée par Loïc. Elle est qualitative et les accords de bonne facture sur les différents plats. L’orange de roussane avec la langoustine était un choix très éclairé !

On reprend le menu avec un poisson de nos rivières que j’aime beaucoup :
ANGUILLE, MOULES, POIREAUX, ALGUES, CITRON, ESTRAGON. L’assiette était un chaud/froid, avec de la fregola sarde façon salade de pommes de terre, des poireaux enrobés de nori, cuits mais servis froids, puis des wakame un peu tièdes et l’anguille et les moules chaudes dans une sauce crémée au citron absolument succulente. L’ensemble était vraiment parfait pour cette fin d’été !
En passant, notons que l’anguille est un poisson de rivière totalement merveilleux que ce soit frais ou fumé, qu’on en produit en Belgique et qu’on n’en mange pas assez souvent !!

Je vous conseille de faire à la maison de l’anguille fumée en gros tronçons, cuits vapeur ou au four avec la peau, servie avec une purée de pommes de terre beurre et citron. Ma mère la cuisait « à la buse ». Topissime.

En passant, pointons l’excellent service de Loïc Gustin. Très élancé, le pas rapide, le geste précis, il a démarré serveur à Monceau mais est à présent un vrai maître d’hôtel, chef de salle et sommelier à la fois. Son regard est aguerri, il remarque ce qui manque à table, verra le verre vide, le couvert qui manque, la serviette tombée, et fera ce qu’il faut.

On passe aux viandes !

VEAU, CHOU-FLEUR, GIROLLES, MAYONNAISE AU SÉSAME NOIR, ÉPINARDS. Viande magnifique, saignante à cœur, deux énormes morceaux, la sauce veloutée au chou fleur et épinards était une idée formidable, les énormes girolles et les condiments complétaient l’assiette. J’ai aussi goûté la viande seule avec un peu de beurre fondu et de sel et sa saveur était topissime.

L’accord vin fut un très charmant Grolleau Noir, léger et fruité, bien adapté à la finesse du veau.

Attention que quand Loïc prévient que les assiettes sont chaudes, c’est qu’elles le sont ! La cuisine envoie des plats bien chauds dans des assiettes chaudes afin que vous puissiez profiter de tout jusqu’à la fin sans que ça ne refroidisse. C’est très bien !

On termine avec PIGEON, FIGUE, JUS RÉDUIT AU GINGEMBRE, POLENTA TOMATÉE. Je suis un grand fan de pigeon mais trois suprêmes c’était vraiment copieux !! Heureusement leur cuisson était parfaite (j’ai tranché pour vous montrer, rôti dehors, bien saignant dedans). Le jus était succulent, ne gingembre très finement dosé et une superbe concentration. J’aurais voulu plus de figues, elles étaient délicieuses et la polenta à la tomate faisait un parfait féculent.

Deux super plats. Du début à la fin du repas, les cuissons et les assaisonnements étaient précis et magnifiques. Du goût, du goût et pas peur de le mettre en avant. Bravo !

Nous n’avions plus assez faim pour l’assiette de fromages de l’excellente fromagerie Petit Jean, on a donc continué avec le dessert du menu :

Olives, Chocolat, Pêche ! Quelle bel énonce et quel challenge de faire un dessert autour de l’olive. Mais cela fonctionnait fort bien. Différentes textures, biscuit, crèmes, crumble, tronçons de fruit, herbes même, composaient une palette de goût où les trois éléments s’entre mêlaient avec beaucoup d’harmonie. Pari réussi !

On a terminé par la traditionnelle dame blanche, super bien réalisée, crème glacée à la vraie vanille, servie pas trop dure, véritable crème fouettée peu sucrée et chocolat noir fondu, pur, les trois éléments durcissant ou ramollissant en contraste noir et blanc. Quand c’est bien fait, quel super dessert !

Un café et quelques mignardises plus t**d, nous primes congé après avoir salué le chef et tout l’équipe. Je suis vraiment très heureux d’avoir été le premier à mettre ce restaurant dans la lumière il y a plus de trois ans et avoir suivi leur magnifique progression. On est à présent dans une maison digne des guides, et surtout digne de votre visite aussi !! Le menu change chaque mois, pour suivre les saisons et les produits du marché donc mdr an cela fait onze menus différents à guster. Les prix sont super, les assiettes aussi, les vins aussi. Alors ? Ben, Allez, GO !

👍🏼👍🏼👍🏼

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(*) : Le Ajo Blanco est une préparation originaire d’Andalousie, sud de l’Espagne. C’est une soupe de couleur blanche, préparée avec des amandes mondées (en période de disette, comme après la guerre, les amandes ont été remplacées dans certaines zones par de la farine de haricot sec), de la mie de pain, de l'ail, de l'huile d'olive, du sel, de l'eau et parfois du vinaigre. Elle est souvent servie avec des raisins blancs ou des morceaux de melon blanc, parfois de minces quartiers de pomme.

Note : Petite note pour les personnes à mobilité réduite, il y a deux marches à l’entrée et la chaussée est un peu en pente. Les toilettes sont au rez de chaussée.

Villa Castelli, Jamioulx, Août 2026 En route vers Jamioulx pour un bon repas chez le chef Mathias Pâques. Cette fois-ci ...
18/08/2026

Villa Castelli, Jamioulx, Août 2026

En route vers Jamioulx pour un bon repas chez le chef Mathias Pâques. Cette fois-ci je ne vous fais pas la version longue avec l’historique, le chef précédent etc etc. Après quatre ans, Mathias va de l’avant avec une nouvelle formule du restaurant axée sur des plats plus simples, un peu « street food » mais intensément gourmands ; fini l’héritage italien du lieu, en route vers l’avenir avec une cuisine française fusionnée d’influences internationales.

La carte a donc été totalement transformée, il y a désormais 3 entrées froides, 3 entrées chaudes, 3 produits de la mer et 4 viandes. Des choix végétaux sont également disponibles.

En plus de la carte, si on veut se faire plaisir, un menu est proposé sous forme de 7 « petits » services à 60€ selon l’humeur du chef. C’est évidemment l’idéal et ce que nous avons choisi. Ou qu’il a choisi pour nous en fait, parce qu’on aime se laisser faire. ☺️

Deux petites mises en bouche fort gourmandes, une focacccia avec tartare de saumon acidulé et sauce au raifort et un kroepoek triangulaire avec tartare d’aubergines épicé. Les deux étaient délicieuses.

Première entrée, le chef ayant reçu le matin même de splendides coquillages, il nous a fait une poêlée de Couteaux, chorizo, soja et huile de roquette. Mais quelle tuerie !! C’était succulent, les couteaux parfaitement saisis, le chorizo bien dosé, le jus à se damner. On a tout fini à la cuillère avec des morceaux de pain dedans !

Puis arrive un joli Taco de bœuf 🐂 ! Mini taco croustillant, boeuf mariné cru, crème de parmesan, roquette, herbes, oignons frits et mayonnaise truffée. Quelle gourmandise ! J’étais très content parce comme je suis maladroit, cette fois, en 5 bouchées, le taco ne s’est PAS fendu et tout n’est pas tombé pat’ta’vautou !!! En plus de cela c’était vraiment très bon !

Le décor a changé, une superbe fresque a été peinte sur le mur arrière du restaurant ! Un côté street art très sympa.

On continue avec Thon rouge juste saisi au chalumeau, chips de Nori, points de sauces épicée, une entrée fort simple mais précise à la fois parce qu’il ne faut pas rater la cuisson. C’était top, flambé juste que les côtés, quasi cru mais chaud à cœur. Le chip de nori était un peu ramolli mais gardait son côté iodé et surtout l’ensemble avec la sauce était miam !

Ensuite une vraie tuerie : Gyozas de poulet maïs non pas cuits à la poêle et vapeur de bouillon, mais frits, donc croustillants et explosifs en bouche ! Ils étaient servis dans une crème de maïs 🌽 au Curry doux, l’épice étant savamment dosé ce qui donnait un résultat pas écœurant du tout et laissant la place majeure à ce délice de maïs, plus de croquant des cébettes. C’était tellement bon qu’on en aurait mangé quatre assiettes de plus !

En salle ce soir, c’est le jeune Jason, demi frère du chef, qui officiait (prononcer Djézonne). Il est sympa et très efficace.

Ensuite, Piquillos farcis de straciatella, l’ensemble servi mi-tiède avec alumettes croustillantes de lard fumé et une fort bonne sauce finement crémée. C’était une super idée d’envoyer un plat presque « froid » mais ni glacé ni chaud, à ce stade du menu. Très rafraîchissant et plein de peps !

La carte des vins a évolué aussi, il reste des italiens mais on va de plus en plus vers des vins européens justement choisis et à des prix très sympa.

On continue ce marathon gastronomique avec une Raviole de Homard, pâte noire à l’encre de seiche, farce de homard toute orange et pleine de goût, servies sur poireaux brûlés, poêlée de coques et beurre à l’ail. Hourrah, les coquillages étaient succulents, la sauce, je ne vous dis pas. On a tout raclé avec le pain. Enfin sauf les coquilles, c’est quand même fort dur hein ! 🤣
�Malgré qu’on calait presque, et qu’on ne devait plus avoir qu’un service (sur les 7 incluants le dessert) Mathias a absolument insisté pour nous faire goûter deux viandes. Bon, ben, y’a pire hein comme obligation ! 🤣🤣👍🏼🐂 🐖 Mais on lui a dit « en petit, alors » pour ne pas gaspiller. 🤷🏼‍♂️

On a goûté donc la Poitrine de porc, confite et laquée au miel pimenté. Normalement c’est servi en plat avec maïs grillé, coleslaw & pommes de terre crispy mais ici c’était en version « tapas » donc servi seule avec la sauce et une petite purée de maïs épicé. Viande merveilleuse qui fondait en bouche. Et très beau visuellement aussi avec la croûte toute orangée.

Enfin la Bavette de bœuf grillée et sauce Choron ! Cette sauce un peu « à l’ancienne » est souvent oubliée par les chefs, tout comme la gribiche par exemple. C’est en fait une béarnaise tomatée et c’est bien bon ! La viande aussi l’était, servie bien saignante, la fibre moelleuse était succulente et le superbe oignon rôti servi en satellite totalement gourmand. Avec la sauce c’était super mais la viande avec juste un d’huile d’olive et de sel, j’étais quasi aussi binauche ! Super conclusion de menu donc.

En dessert, on a reçu une tarte au citron meringuée déstructurée : sorbet citron, crumble de pâte biscuitée, crème pâtissière au citron et petits meringues blanches. C’était frais et bien « trounormandesque » pour tasser nos estomacs repus !

Il y avait un joli esprit de banquet gaulois a notre table ce soir là, les assiettes se succédaient avec un rythme soutenue, indiquant la joie profonde d’un cuisinier adorant faire plaisir et ayant envie d’envoyer, de montrer, de partager. C’était vraiment super ! Bravo !

Le Vieux Château à Flobecq, Août 2026Quelle joie de retourner à Flobecq pour découvrir les créations estivales de ce che...
16/08/2026

Le Vieux Château à Flobecq, Août 2026

Quelle joie de retourner à Flobecq pour découvrir les créations estivales de ce chef merveilleux qu’est Tanguy de Turck !

C’est ma quatrième visite dans cet endroit formidable qui est en constante progression depuis ces dernières années. C’est un privilège de manger dans un restaurant dont ton expérience te confirme à chaque fois que c’est un « futur X🌟 » et que cette conclusion se vérifie d’année en année jusque-là. Voyons donc si ça se vérifie encore un fois.

Un peu de géographie d’abord. On est à Flobecq, l’absolu Nord-Est du Hainaut, au Nord de Ath, dans ce qu’on appelle le « Pays des Collines » hanté à l’Ouest par les terrifiantes Sorchiles d’Ellezelles !

Le lieu est très beau. Depuis la route on tourne dans le petit chemin pavé, on passe le grand portail de pierre, vers l’allée centrale verdoyante menant vers le petit parterre puis le grand « pont levis » par lequel on accède enfin au bâtiment. D’abord le hall d’entrée chaud et cossu, l’accueil classieux, les vieilles pierres faisant ensuite place à la modernité de la grande salle entièrement vitrée, élégante et lumineuse, ses tables parfaitement dressées, et tout y est splendide. Une classe internationale plane tout autour de cet endroit.

Une belle coupe de Ch*****ne Diebolt-Valois et un superbe Sekt brut nature de Riesling allemand pour débuter et on t’ouvre les papilles avec trois fort belles mises en bouche. Finies les petites bouchées, on va sur trois compositions très complexes et structurées :

« Ouverture du Chef » : maïs et cresson ! Tant mieux, ce sont deux produits que j’adore !!! Tuile de Maïs, tapioca mariné dans le jus de cresson, Mini-maïs tranchés, petite sauce épicée et coulis de cresson clarifié pour finir. C’était époustouflant ! Quel démarrage. On aurait pu avoir ça en entrée !

Tartare de Homard bleu, en forme de petite couronne, mayonnaise à l’aneth et couronne de riz noir soufflé. Il arrive entouré d’un coulis vert d’aneth et on vient ensuite servir par-dessus un coulis de Poivrons rouges pimentés. Le semble en devient totalement orgasmique.

Enfin, Gambero Rosso, superbe produit, servie froide avec une émulsion de Bisque et une eau de Tomates toutes deux délicieuses.

Le menu est de 5 services, plus un plat signature en option, et un menu végétal est également disponible.

On démarre ! Filet de Bar en cru, Tomates et Livèche : coulis de tomate Green Zebra et livèche, jalapeño, ail et trois variétés de vinaigres, avec chlorophylle d’épinards pour marquer la couleur. Un vrai petit jardin de feuilles et fleurs dont la capucine apportant une belle amertume. Le tartare de bar était d’une fraîcheur exceptionnelle et le jus acidulé rendait l’ensemble très gourmand. Grace à la multitude d’herbes, feuilles, pétales, petits croustillants etc, un peu dans l’esprit du Gargouillou de Michel Bras, chaque fourchette fut différente. Vraiment très bon.

La cuisine est entièrement vitrée, le spectacle est permanent.

On continue avec Cabillaud cuit à la vapeur, totalement nacré, enroulé dans une gaine de courgette jaune façon futomaki, avec les parures du cabillaud assemblées et une mayonnaise à base d’huile au chorizo.
Deux sauces, une sorte de beurre blanc au verjus et une salsa verde, un peu comme du chimichurri, avec les feuilles encore plus noir deux ce qui apportait de la mâche.

Le Vieux Chateau possède une des plus belles cartes des vins que j’aie vu depuis longtemps. Enorme livre à la superbe couverture en cuir, pages en carton, et contenu magnifique. Thomas Pico. Nicolas Joly. Clos d’Opleeuw. Tissot…. Des listes interminables de superbes domaines et cuvées. Bravo encore.

Homard bleu cuit au barbecue japonais, jus au kimchi, Fleurs de Fenouil, et Kimchi. C’était un plat plus simple, un tronçon de homard cuit comme il se doit, un peu ferme mais très savoureux, mais un peu dépassé par sa sauce, très puissante. Étonnamment sur ce plat, c’est l’accord sans alcool proposé par Davina qui allait le mieux avec le plat, une decoction de fruits rouges mélangée à je ne sais plus quoi. Ca venait bien laver la bouche de la puissance de la sauce, et au final c’est cette boisson qui équilibrait le plat ! 👍🏼

Le service est excellent, on est aussi dans un niveau multi-étoilé de ce côté. Beaucoup d’attention au détail, Davina la Maître d’hôtel vérifie tout à chacun de ses passages en salle.

Chariot de pains cuits chaque matin et chaque après-midi, présentés par une jeune boulangère, plusieurs huiles d’olive et un beurre travaillé, fleur de sel à table, brossage des nappes à différents moments. Petits poufs en velours gris pour que les dames y posent leur sac et les messieurs leurs téléphones ou autres accessoires. Top top.

Et voici le plat signature.

Langoustine bretonne, énorme (taille 3-4 au kilo) et absolument parfaite, pure, cuisson splendide, avec une belle quenelle de chez House Of Caviar, posé sur un magnifique petit écrasé de Ratte du Touquet au beurre et herbes, le tout arrosé d’un beurre aux zestes d’orange succulent.
… 🙀
J’ai pleuré.
Je ne dis pas ça à la légère.
J’ai mangé en poussant de longs soupirs de contentement et à la troisième cuillère, mon visage s’est figé et une grosse larme a coulé. Ceci m’est arrivé une quinzaine de fois seulement dans les trente ans de ma carrière de gastronome depuis 1994, de tchouler sur un plat. Dans ces cas-là, on ne se tortille pas à chercher une cotation ; si le plat vous a fait pleurer, c’est 20/20. 💎

Les deux sélections de vins proposées par le sommelier Tom Smet ont toujours énormément de sens, de beaux accords. Il est vraiment très talentueux. La sélection sans alcool était également fort intéressante, je la recommande en parallèle aux vins.

*** Si vous voulez faire une pause dans la partie « repas » de mon reportage, scrollez à la fin pour lire l’historique du restaurant et de son chef. Une grande leçon de courage. ***

Incartade purement végétale, nous avons choisi d’ajouter un des plats du menu végétal, le Wellington de Betterave ! Le plat a été créé entièrement par le second, le très talentueux Loane Macktelinck. Splendide croûte présentée entière à table à sa sortie du four, ensuite tranchée et servie avec une sauce au vin rouge et un petit croissant de pommes de terre. C’était délicieux, la betterave était ultra gourmande, très bien travaillée, surmontée d’une duxelle de champignons également succulents, la pâte feuilletée parfaite et la sauce superbe. Bravo ! Il ne faut pas hésiter à demander d’ajouter l’un ou l’autre plat végétal au menu ou au contraire, prendre le menu végétal et ajouter un plat carné. Je signale que le Vieux Château figure dans le top 100 des restaurants végétaux du monde sur la célèbre liste We’re Smart.

Je dois signaler qu’une belle chaise confortable pour mon ample séant avait été prévue, et qu’on m’avait indiqué de venir avec la voiture jusqu’au bâtiment afin de m’éviter la marche. Merci énormément. Et Bravo ! Ils ont également un accueil spécifique pour les PMR sur demande, vu les quatre petites marches à passer pour arriver. Top !

Enfin, le plat, un superbe bœuf Wagyu Kagoshima A5+ ! Une tranche à la cuisson bleue millimétrée, à la première pression des dents, une ej*******on de gras à 360* (un bœuf en 4DX!) recouvre toutes les muqueuses de votre bouche. Quelle claque !! Wow. En satellite, un petit tartare de Wagyu dans une petite ballotine végétale, puis une Pomme dauphine et jus de cuisson puis un sabayon au Sambai (un mélange japonais de vinaigre de riz, sauce soja et mirin). C’était un plat magnifique.

Nous avons vu passer le superbe chariot de fromages et c’est la Maître d’hôtel Davina Declerq, toujours aussi élégante, resplendissante et au sourire communicatif qui le présentait, mais vu notre beau menu, on n’avait plus la place donc on a pris une assiette pour deux. Le plateau offre un fort beau choix, suffisant, une sélection très éclairée, et aussi de beaux accompagnements, dattes, granola, confitures et plusieurs pains spéciaux.

Un fort beau dessert autour de la Framboise, le Pastis, le Sarrasin et l’Anaïs. Crèmes, sorbet, crème glacée, crumble, et framboises entières, le tout avec un fort bel équilibre sur la fraîcheur.

Suivirent trois mignardises excellentes et pour repartir à la maison un petit sac cadeau contenant des marshmallows et des pâtes de fruits faits maison.

On a pas mal parlé avec le chef qui est extrêmement sympathique et fort présent en salle durant tout le repas.

WoW de WoW. 🌟🌟🌟 !! C’était vraiment top de top !!! On a vraiment très très bien mangé. Pour moi la deuxième étoile devrait être une évidence déjà, et je pense que ce chef à l’envergure d’un condor, planera certainement jusqu’au plus haut !

Mais que c’était bon !! Ce repas fut merveilleux. Je suis très heureux de pouvoir dire que cette maison a un futur géant et extrêmement brillant devant elle. Merci à toute l’équipe, c’était juste fabuleux. 👍🏼

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Un peu d’histoire.

Cela fait maintenant déjà bien longtemps que Tanguy de Turck a investi ce vieux château de la commune de Flobecq.

C’est en passant devant qu’il s’est demandé pourquoi ce joli bâtiment était à l’abandon. Il a décidé de le louer, de le nettoyer et le rénover, et d’y ouvrir un restaurant. Puis enfin, avec l’aide de ses parents, de le racheter.

Au départ il y a pratiqué une cuisine qui était cohérente avec vieux murs et boiseries, soit viandes, grande rôtisserie, bons plats classiques. En quelques années, il s’est fait un nom, et une première cotation : un fort bel endroit où l’on mange fort bien.

Ensuite ce fut la catastrophe car Tanguy de Turck contracta une maladie très grave qui nécessita 17 opérations au cours des deux années suivantes. Le restaurant connut des moments compliqués, par moment ouvert sans lui, mais aussi des fermetures pendant qu’il devait se battre contre cette maladie contre laquelle il finit enfin par triompher.

Après sa guérison, son courage n’avait fait que grandie et il a fait des travaux importants pour augmenter l’espace de salle par une véranda lumineuse et moderne, mais bec grande cuisine ouverte, sur l’aile droite du château, avec vue sur les douves et les jardins.

Il rouvre donc fin 2019 et quelques mois plus t**d BOUM, seconde catastrophe, le Covid quelques semaines après la grande réouverture, forçant le restaurant à fermer l’enfant presque un an et demi selon les divers confinements de 20 et 21, pile au moment où il avait le plus besoin de rentabiliser ce nouvel espace pour payer les travaux effectués.

Heureusement il arrive à survivre financièrement et ensuite rouvre le Vieux Château et a réussi à faire fructifier son nouvel écrin gastronomique pour le hisser de plus en plus haut. La cotation GaultMillau progresse lentement, par contre Michelin lui accorde une étoile en 2024 !

Le résultat est un véritable temple de la gastronomie à deux pas de la frontière linguistique, mais tout le monde s’en fout de cette frontière, ici on parle tout et on pense belge !

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