Carolo Gourmand

Carolo Gourmand Contactgegevens, kaart en routebeschrijving, contactformulier, openingstijden, diensten, beoordelingen, foto's, video's en aankondigingen van Carolo Gourmand, Gids, Charleroi.
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Page de promotion des restaurants carolos, wallons et belges au sens large, avis cash et tranchés, si c'est pas bon, on le dit, et si c'est bon, aussi et si c'est très bon et on le CRIE.

J’ai vu ça sur une page américaine. Tu comptes « 1 » pour chaque aliment que tu ne manges pas. Ils semblent tous fiers d...
08/06/2026

J’ai vu ça sur une page américaine. Tu comptes « 1 » pour chaque aliment que tu ne manges pas.

Ils semblent tous fiers d’avoir 10 ou 15 en résultat. Abérrant.
En plus mettre « fish » en un seul post alors qu’il y en a tellement de différents… si ridicule.

Moi je mange de tout, sauf des baleines, des dauphins et autres animaux « trop intelligents et interdits de toute façon . La seule chose que je refuse de commander au resto, c’est les grenouilles parce que ce sont des animaux charmants et qu’on peut leur fo**re la paix, vu que si on fait la même préparation avec des cuisses de cailles ou des aiguillettes de poulet, c’est meilleur. Mais quand on m’a parfois servi des goujonnettes de grenouille en mise en bouche (que je n’avais pas commandées donc) je l’ai mangée évidemment ; sinon ca va à la poubelle et la mort de l’animal ne sert à rien. Je n’en commande pas et faut pas en manger à ma table sinon je pars !
Après, je n’aime pas le melon mais je peux en manger. Et pour les rognons je suis difficile. Mais à part ça, je mange de tout, j’ai aussi goûté des insectes, et je suis prêt à goûter de tout du moment que ça ne se tortille pas dans ma bouche.

Mais à part leur stupide sauce ranch industrielle, je peux manger tout ce qui est là.

Et vous ? C’est quoi votre score et pourquoi ?

L’Inattendu, Ath, Juin 2026 Nous voici de retour dans la cité des géants, pour une nouvelle visite dans ce très joli res...
07/06/2026

L’Inattendu, Ath, Juin 2026

Nous voici de retour dans la cité des géants, pour une nouvelle visite dans ce très joli restaurant créé fin 2020 par Benjamin et Amélie, un duo dans la vie et au resto ! Nous y venons avec grand plaisir depuis deux ans car la cuisine y est fine et intelligente.

Le restaurant est installé dans une superbe maison située dans une petite rue pavée étroite et discrète. L’entrée est très impressionnante, un long couloir silencieux décoré de plantes conduisant le client à travers le hall de ce petit hôtel implanté dans plusieurs maisons anciennes désormais siamoises. C’est dans ce très beau bâtiment aux plafonds hauts, et aux grandes portes de bois très esthétiques s’ouvrant sur le hall qu’on accède au restaurant.

Un fort bel accueil de la maîtresse de la
Maison, Amélie, qui nous installe à une fort belle table ronde avec petites banquettes en cuir. Tout confort !

Une fois passée cette porte, un sentiment de calme et de plénitude vous emplit. Un comptoir d’accueil en guise de premier contact de bienvenue et on pénètre dans la salle, superbe, spacieuse, déco de haute élégance, murs blanc et brun, parquet naturel magnifique, lustres « grappes de bulles de argentées » et une grande bibliothèque en L au contenu très hétéroclite, sculptures, livres, verres... Fauteuils en cuir retourné d’un beau brun clair et chaud, et deux belles banquettes en coin. Très confortable, aéré, classe. On s’y sent immédiatement bien.

Les mises en bouche arrivent. Trois pièces, la petite praline de boudin noir traditionnelle avec sa gelée acidulée et son glaçage cuivré, une bouchée ronde à la carotte et enfin un gaspacho de concombre avec mousse prise de fêta et un superbe biscuit.

Nos apéritifs avec les mises en bouche, un cocktail « du moment » qui change donc chaque fois, ici un gin aux épices arrosé de Champagne et d’une petite mousse. Et pour moi un negroni qui dit servi dans une sorte de mini coupe, dommage car ce n’était pas frais du tout et ça manquait de glaçons. Un verre large en verre sculpté est vraiment idéal pour ce cocktail mythique qui doit « sonner » du bruit des glaçons.

Ensuite arrive une quatrième mise en bouche sous forme d’une croquette de poulet façon tajine aux olives présente sur un lit de galets. J’ai oublié de faire la photo, désolé ! Mais c’était succulent.
Très belle entrée en matières !

La patronne Amélie Sakowskis (qui est également chef sommelière, nommée régulièrement parmi les meilleures de la province) nous présente les cartes, avec deux menus, l’un végétal, l’autre pas, tous les deux déclinables en 4, 5 ou 6 services. Tous les énoncés font énormément envie, et on peut aussi commander à la carte avec quelques choix divergents de ceux du menu.

Le menu démarre !

Stracciatella au Soleil Rouge d'Asie, Fraises, Petits pois, Vinaigre de Kalamansi. Une jolie roulade blanche à base de la peau de burrata, fondant en bouche, farcie de stratciatella finement assaisonnée deux herbes, puis est déposée une sauce contenant fraises, pois, avec le vinaigre qui relève l’ensemble. C’était frais et charmant et parfaitement adapté à la saison.

Sur cette première entrée, Amélie nous a servi un vin italien à base de Pecorino, Passerina et Trebbiano, et en sans alcool une infusion de fraises et basilic. Les déjà étaient parfaitement cohérents en accord.

On continue avec Hamachi, Sorbet à l'avocat, Piquillo et Furikake. Hamachi est le nom japonais de la Sériole, souvent appelée yellowtail en anglais ou bari en japonais dans sa version adulte. Souvent confondu avec un espèce de thon à cause de chair ferme, il est en fait d’une famille totalement différente. Très populaire dans la gastronomie japonaise, ce poisson carnassier se distingue par une chair riche en acides gras oméga-3, à la fois ferme, fondante et subtilement beurrée. Voilà ! Attention, interrogation écrite à 15h !!
Le poisson était sublime. Trois tranches triangulaires, très bien dressés sur un lit de deux sauvés striées en parallèle. Apparemment le Hamachi était juste saisi à la flamme, mi-cuit et chaque tranche était décoré d’un mélange de graines torréfiées de deux couleurs, jeunes pousses et d’un petit laquage acidulé au soja. Il fondait en bouche. Une quenelle de sorbet à l’avocat complétait l’assiette. Très joli ensemble.

Toute l’équipe de salle est splendidement habillée de costumes de tissu beige ressemblant à du lin, juste magnifiques. Le service est précis, attentif, souriant, très pro. Le niveau est fort élevé.

On poursuit avec le Cabillaud nacré, Royale de Couteaux, Courgette et Estragon. Un fort joli plat, dressage en rond, la courgette sur le pourtour, le cabillaud dessous sur la royale de couteaux. Cuisson du poisson impeccable, sauce magnifique. Énorme et de saveur de d’élégance dans ce plat.

Et dans l’autre assiette, nous avons testé la version végétale, intitulée Flan de Courgette, Huile d'Estragon et Sauce XO de légumes crémée. C’était visuellement très similaire, la sauce maculée de points d’huile végétale, et évidemment ni couteau ni poisson. Mais ce qu’il y avait en plus était un supplément de saveurs totalement formidable. En fait, j’ai beau aimer le poisson, adorer les couteaux, il n’empêche que cette assiette était nettement meilleure que la précédente.
Si on remplace la Protéine animale par du végétal, c’est toujours le goût qui triomphe. Belle leçon que je vous invite à tester une prochaine fois.

La carte des vins est fort belle, très complète dans un style assez classique et bien remplie de jolis choix à des prix cohérents. Une sélection de vins est proposée par Amélie, et tout ce que l’on m’a servi était bon ainsi que les boissons sans alcool, qui étaient fort cohérentes en accord aussi.

On continue avec Bonbon de Foie Gras, Brioche, Rhubarbe et Xeres. Un beau tronçon de foie gras parfaitement saisi, très gourmand. Des petites sphères s’ajoutaient sur l’assiette, sortes de bulles de gelée de rhubarbe rouge, avec à l’intérieur une mousse blanche de foie gras au xérès. C’était léger, fin et bon, en plus de très joli. Des petites points de gelée rhubarbe et xérès s’ajoutaient en condiment et de petites tranches de brioche cylindrique apportaient de la douceur, et enfin une compote de rhubarbe ajoutent l’acidité. Le foie gras lui-même était vraiment somptueusement saisi, gourmand et délicieux.

Enfin le plat, un Agneau travaillé en 2 façons : le filet, grillé et recouvert d’une belle croûte de purée d’herbes fondante, et ensuite la selle dans une sorte de mille feuilles façon Parmentier. La Celtuce un légume proche de l’asperge et du céleri, également appelé Laitue Asperge. C’est vraiment très bon, ça croque un peu puis ça fond en bouche. Avec cela, du Shiso pourpre, une purée végétale et une Sauce au Miso brun composaient l’accompagnement. La viande était somptueusement cuite. Magnifique et uniformément rose. L’ensemble était gourmand et restaurait bien ! Universellement très bon plat.

On nous proposa du fromage, mais nous déclinâmes, totalement calés par les deux plats. Le service fromage que j’ai vu se dérouler à la table d’à côté est vraiment top, avec propositions de divers accompagnements, fruits secs, brioches, marmelades etc.

On passe au dessert. L’intitulé en était « Pêche en Satellite ... » avec les trois petits points induisant un mystère ! En plus de la pêche, l’annonce indiquait Romarin, Amande et Argana. Et voilà qu’arrivent non moins de 5 contenants ! Dans le bol brun, une pêche pochée puis cuite au four et enfin caramélisée à la flamme. Une quenelle de glace au lait d’amandes infusée au romarin et argana, puis une gaufre de bruxelles- croustillante avec composée de pêche à l’argana, un petit sablé avec gelée de pêche et enfin un ice tea parfumé des peaux des pêches ! Quel joli festival aussi bien visuellement que gustativement ! Tout était délicieux.

Le chef m’a fait goûter un projet de dessert autour de la bière et de la levure qui est ambitieux et totalement délicieux. Vivement l’automne, pour le voir intégrer le menu.

Un très beau chariot de mignardises arrive alors en bord de table.

Un petit café plus t**d, nous avons pris congé et remercié Amélie et Benjamin pour leur accueil et ce super repas.

Quelle superbe adresse !! Qu’il fait beau et bon ici, ce jeune couple tient une fort belle maison de goûts. On ne peut que les féliciter et espérer que les guides les récompenser mieux que ce qui a été fait jusque-là. Ils le méritent et ils attendent votre visite !!

Bravo à eux !
Je recommande fermement !

———

NB : Attention à l’arrivée, on peut facilement en rater l’entrée, juste signalée par de discrètes plaques autour de la belle porte cochère.
L’accès est nickel pour les PMR, une rampe et pas d’escaliers. Et toilettes PMR vaste et bien équipée.
Pas de parking possible sur la rue même, mais on peut se faire déposer et un petit terrain situé plus loin à gauche fait office de parking non-officiel, s’il n’est pas plein. Aussi, un parking payant souterrain est situé vraiment tout près.

Jusqu’à 3 c’est mangeable. Après c’est de plus en plus gâché. Et rien de pire qu’un steak gâché.
07/06/2026

Jusqu’à 3 c’est mangeable. Après c’est de plus en plus gâché. Et rien de pire qu’un steak gâché.

🥩 La cuisson du steak influence non seulement son apparence, mais aussi sa texture, sa tendreté et son goût.

Selon les préférences de chacun, certains apprécient une viande très peu cuite avec un cœur rouge et juteux, tandis que d'autres préfèrent une cuisson plus avancée offrant une texture plus ferme et une saveur plus prononcée. Chaque niveau de cuisson modifie progressivement l'aspect de la viande, la répartition des jus et les sensations en bouche.

La température de cuisson joue un rôle essentiel dans le résultat final. Une cuisson plus courte conserve davantage d'humidité, tandis qu'une cuisson prolongée développe des arômes plus intenses liés à la réaction de Maillard qui se produit à la surface de la viande.

Connaître les différents niveaux de cuisson permet de mieux adapter ses préparations aux préférences de chacun et d'obtenir un résultat plus satisfaisant lors des repas en famille ou entre amis.

Que vous préfériez un steak bleu, saignant, à point ou bien cuit, chaque méthode possède ses caractéristiques et ses amateurs.

Voici le menu du Centenaire de Comme chez Soi. Le restaurant le plus connu de Belgique 🇧🇪 existe depuis 1926 cette année...
06/06/2026

Voici le menu du Centenaire de Comme chez Soi.

Le restaurant le plus connu de Belgique 🇧🇪 existe depuis 1926 cette année et fêtera ce jubilé ce mois de juin.

Comme je leur ai dit récemment, je ressens de la joie et émotion face à cet anniversaire centenaire, chose si rare et si admirable. Un énorme bravo à la famille Wijnants & Rigolet entière, pour cet exploit, d’avoir maintenu la maison en vie, et un tel niveau d’accueil et d’excellence durant toutes ces années.

Merci pour Bruxelles, merci pour la Belgique, merci pour ces efforts pour maintenir et nourrir notre héritage culturel et gastronomique commun.

Et un encore plus grand bravo d’avoir sû surmonter les écueils, les moments difficiles et d’avoir ainsi maintenu le cap en gardant cette splendide institution qu’est Comme Chez Soi, dans un quartier qui n’est plus de qu’il était. Merci à eux de rester ce phare, ce signal, ce fanal de rigueur et de qualité, qui rappelle à chacun et chacune ce que c’est, que la splendeur bruxelloise.

Chaque Belge doit être allé.e une fois au Comme chez Soi !!! 🇧🇪👌

Encore bravo, et bon centenaires au Comme Chez Soi 💝💝💝

Et le meilleur NOUVEAU restaurant d’Europe est à…. Bruxelles ! KOBE AT THE TOP ! 🌟ELIANE is at the NR1 spot on the OAD l...
02/06/2026

Et le meilleur NOUVEAU restaurant d’Europe est à…. Bruxelles !

KOBE AT THE TOP ! 🌟

ELIANE is at the NR1 spot on the OAD list of new European restaurants.

OAD (Opiniated About Dining) is a list compiled from the votes of thousands of journalists, cooks, chefs, food critics, culinary bloggers or specialists, or experienced foodies, who vote all year 1-10 points plus explanations and infos, for all the best restaurants they have sampled during the year long.

Even if the director of OAD has been criticised or banned by many people because of his political opinions and publications, it’s not, for me, a valid reason to ignore the work of the thousands of voters who have collected the information whilst paying their bills, at thousands of restaurants that need and deserve the recognition. The restaurants need it now more than ever.

That’s why I still value this list, one of the lists that really matter (along with 50Best, Best Chef plus We’re Smart for the vegetal world).

See full listing at :

https://www.oadguides.com/lists/europe/top-new-restaurants/2026

27/05/2026

Un futur restaurant a annoncé qu’il inviterait les clients à laisser leur téléphone à l’entrée et de ne pas l’avoir à table.

Quel est votre avis ?

Rizom, Boussu (Grand Hornu), Mai 2026C’est toujours un plaisir de se rendre dans cet étonnant bâtiment qu’est le Grand H...
24/05/2026

Rizom, Boussu (Grand Hornu), Mai 2026

C’est toujours un plaisir de se rendre dans cet étonnant bâtiment qu’est le Grand Hornu. Ancien complexe industriel de charbonnages faisant partie de l'ancienne commune de Hornu, située dans la région du Borinage, à une dizaine de kilomètres à l'Ouest de Mons, ce site fait partie du patrimoine majeur de Wallonie et est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

C’est là que se trouve le restaurant Rizom, installé dans une partie de l’aile concentrique du site. Une fois l’escalier monté, on se trouve au centre d’une superbe salle courbe de briques apparentes, hauts plafonds et sols de béton lissé avec de superbes « cloches » en barreaux de métal noir « posées » dans la salle comme de gigantesques « Gayolles » d’oiseaux dans lesquelles se trouvent quelques tables, et tout du long de la salle d’autres belles tables de bois permettant aux convives de manger tout en ayant de l’espace autour d’eux.

C’est là que s’épanouit depuis quatre ans et demi l’excellent chef qu’est Olivier Devriendt. Il y développe sa cuisine très particulière, ne ressemblant à aucune autre en Wallonie : beaucoup de végétal, beaucoup de goût, des saveurs puissantes et des assiettes vraiment étonnantes.

On nous accueille avec un petit shot glacé de kefir aromatisé à l’hibiscus et au radis ! Les cartes arrivent.

Mises en bouche. Une petite croquette d’effiloché d’agneau sur mayonnaise au Zaatar et gel de pickles, puis une sublime mousse de carottes avec poudre de peau de poulet. WoW !

Trois menus sont proposés, de 69€ à 95€, plus le midi uniquement, un petit menu et un lunch. Les énoncés sont très inspirants et vous permet aussi de les modifier en ajoutant ou remplaçant le produit principal par un ersatz supérieur, dans ce cas du bœuf Wagyu ou du turbot. Pour le reste, on se laisse faire, sauf allergies 🤧🫵🏻!

On démarre ! Première entrée autour de Petit pois / Oignon nouveau / Aillet ! Superbe composition de mousses et crèmes, plus un petit tapis de crème vert foncé portant de superbes pois (pas petits du tout!) et poudre de ciboulette pour parfaire ce splendide monochrome ! L’assiette entière était un délice de fraîcheur et de saveur. Le pois en salé. Le pois en légèrement sucré. L’oignon parfait en accompagnement.

En accords, un pinot auxerrois du Pflaz et un Thé glacé à la menthe et aux petits pois ! Les deux étaient parfaits, aromatiquement et gustativement tangeants ; proximité sans couverture. 👏🏼👏🏼

On continue avec Langoustine / Rhubarbe / Feta belge. La langoustine en tartare, la fêta en miettes et aussi en crémeux, rhubarbe cuite mais servie froide pour procurer encore plus de fraîcheur. Le tout était servi dans une petite tartelette de pâte ultra fine. C’était très gourmand même si la langoustine se perdait un peu dans l’ensemble. C’est un produit délicat et le servir à part sur l’assiette aurait été plus élégant ; je pense que le plat pourrait fonctionner encore mieux en 100% végétal, en remplaçant la langoustine par des amandes fraîches par exemple. Mais c’était excellent, je le répète.

Le service est très précis, deux garçons talentueux aux gestes efficaces virevoltent en un joli ballet parmi les tables. Très pro, bravo.

Pour le plat suivant, on nous sert un Solaris du domaine de Bellefontaine près de Bertrix, et sans alcool, un kefir au kumquat ! Ce furent de très beaux accords que cette assiette de Maquereau / Orange / Kulquat / Dashi / Coriandre. Un ensemble aussi beau à l’œil qu’au palais, de splendides nuances de verts et oranges métissé de rose et blanc, le tout se combinant en bouche entre sucré, salé, acide, umami et un petit poil d’amertume herbeuse. Parmi les rubans roses de pickels et les petites tranches de radis croquants, ce ying&yang en 3D créa une mosaïque de plaisirs. Un plat de début d’été simplement parfait.

Aujourd’hui, en l’absence d’Annick Dath en congé, c’était Florentin Wagner qui présentait la sélection de vins et la sélection sans alcool. Les deux furent très intéressantes. Côté vins, France, Belgique, Roumanie, etc, on a voyagé et avec plaisir. La carte des vins est énorme, plus de 150 références qui permettent de se faire plaisir à prix sympas. Les vins naturels ont fait leur apparition, et une sélection sans alcool extrêmement créative, toute faite maison, est également proposée.

Un petit retour historique. Olivier a d’abord été chef de ce restaurant lorsque c’était un des restos de San Degeimbre. Puis il a pris la direction de Rizom en 2022, et le restaurant s’est développé et a évolué chaque année.
En 2025 il a pris, en plus, la co-direction des restaurants au Chant d’Éole en collaboration avec le chef étoilé Benoît Neusy (ex Impératif, Domaine d’Arondeau), puis s’en est rapidement enfui (et Benoît aussi ensuite, bien plus heureux depuis dans sa belle Maadeleine à Mons). Maintenant c’est Benjamin Laborie exilé de son Béwé, qui leur a succédé ; enfin pour l’instant 🤷🏼‍♂️. Olivier est donc à présent entièrement focalisé sur Rizom, c’est bien, et ça se voit dans l’assiette. Quelle superbe évolution.

On reprend avec Asperge reine des prés / Lacto ! Les asperges sont cuites à basse température, et dans le sac est placé un bouillon fait avec les épluchures et du beurre. Ben oui, ce ne peut qu’être bon ! Et effectivement c’était top bon. Les asperges blanches étaient énormes, charnues, al dente, par-dessus une salade faite de rubans d’asperges vertes crues, plus reine des prés et du sarrasin torréfié au four apportent du croquant. Un jus lacto-fermenté à base du jus d’asperges venait terminer le tableau par une touche acidité lactique sublime. Un gros bravo.

L’ambiance dans la salle est excellente. Musique calme mais moderne. Les hauts plafonds permettent de ne pas souffrir de la chaleur, des ventilos elliptiques Dyson sont installés ci et là. Mais le musée compte prochainement climatiser la salle, ce qui règlera tout problème de confort.

Boeuf / Choux-fleur / Fenouil / Kimchi : si le bœuf est en premier dans l’énoncé, c’est à mon avis pour rassurer les carnivores qui veulent une « grosse pièce » dans leur menu. Même s’il y avait cinq tranches de cet excellent bœuf élevé en Belgique, cuit à la perfection et additionné d’une sauce succulente, c’était le chou fleur qui était la star de l’assiette. Allié au fenouil et au merveilleux kimchi, il était entouré de plusieurs crèmes, gelées acidulées, mousses fines, qui rendaient cette assiette aérienne et très fine. La viande en devenait le satellite. Une fort belle finale à ce très bon repas.

Ayant fait l’impasse sur le chariot de fromages car repus, nous passâmes au dessert, intitulé « fraise expérience ». J’ai espéré qu’il ne s’agisse pas d’un test de résistance à la douleur avec l’intervention d’un dentiste sadique tout droit sorti d’une comédie musicale avec plante carnivore géante. Heureusement non, on était évidemment sur le fruit star de la saison.

Un petit shot de jus de fraise démarre l’expérience. Ensuite arrive une superbe assiette avec tout autour de l’assiette, un festival : Fraise fraîche, la pâte de fraise, la mousse de fraises, la fraise confite et légèrement déshydratée, la ganache Fraise, la crêpe aux fraises, la meringue de fraise, rose et romarin, le sorbet de fraise, le gel de vinaigre de fraise et gel de fraise, et un petit crumble pour apporter du croquant. Le tout était posé sur une assiette blanche préalablement ornée d’une rosace de crème de fraise. Un délice tout du long. Et quel travail ! Wow.

Magnifique repas !!
Nous avons passé un superbe moment chez Rizom. Ce restaurant est un des plus intéressants et innovateurs de tout le Hainaut. Si vous n’y êtes jamais venu, corrigez cette lacune sans t**der !!

Bravo à Olivier Devriendt et son équipe pour cette qualité vraiment incroyable, en perpétuelle évolution. Ils ne sont pas assez récompensés par les guides, en espérant que cela change. Dans mon guide à moi, c’est un des top restaurants de toute la région. Allez-y !!

19/05/2026

Saka 20, bar à vins naturels et resto tapas, du mardi au samedi de 18h à ??….. 🤣😊🫵🏻🍷🍷🍷

www.Saka20.com
🍷🍷🍷

Villa Castelli, Jamioulx, Mai 2026De retour pour un bon repas à la Villa Castelli, situé sur la Place de Jamioulx, à deu...
18/05/2026

Villa Castelli, Jamioulx, Mai 2026

De retour pour un bon repas à la Villa Castelli, situé sur la Place de Jamioulx, à deux pas du passage à niveau et de sa gare. L’enseigne lumineuse rassure, elle attire, et dès l’entrée, le décor réchauffe l’esprit. De vieilles photos d’Italie ancienne sous cadre dans l’entrée. Les murs en briques apparentes, moellons, poutres… le bois et la pierre sont partout, c’est chaud et cosy.

Cela fera bientôt quatre ans que le chef Mathias Pâques, qui avait travaillé entre autres au Vin rue des Écoles et au mythique Prieuré St-Gery, a repris ce sympathique restaurant. C’est depuis lors, devenu une adresse gourmande incontournable du sud de la nébuleuse carolo.

La carte démarre par un beau choix de cocktails, spritz créatifs et mocktails (pou’les djins qui n’bwèvent né). Trois petites mises en bouche arrivent pour accompagner nos apéritifs. Une chouette croquette, une du succulente datte farcie de chair à saucisse de porc, la datte servie chaude ! Et une brochette yakitori “maison” de poulet avec succulente sauce et des cébettes. C’était vraiment une belle déclaration d’intention ! Très gourmand.

La carte comporte désormais 7 entrées et 5 plats, dont les énoncés font tous fort envie. Un menu 3 services à 47€ est étalement proposé, au choix dans la carte.

Mathias dirige l’assiette de plus en plus vers une bonne cuisine “bistronomique” gourmande, et maintenant clairement d’inspiration française. D’ailleurs à la carte, il reste juste deux choix de pâtes, tout le reste est français, fusion, et méditerranéen. Clairement les années italiennes de l’endroit du temps du chef précédent, sont officiellement révolues.

Pour le menu, on a fait confiance : carte blanche au chef.

On démarre par des Tacos d’effiloché de Bœuf, salsa de tomates, et spicy mayo : une entrée très “street food”, deux beaux tacos de maïs bien croquants, le bœuf effiloché extrêmement gourmand, pas de cheddar mais de la mayonnaise épicée délicieusement additionnée de kimchi mixé, plus la fraîcheur des tomates encore croquantes ; c’était très très gourmand. Je me suis éclaté à manger ce superbe taco mais petite note, si on doit manger avec les doigts, un rince-doigts doit être mis à table (soit rince-doigts classique d’eau chaude avec citron, soit une lingette - si possible sans odeur de citron chimique) car j’ai dû me lécher les doigts et maculer ma serviette de traces de sauce. Mais je n’en ai regretté aucune goutte !! Super bon.

En face, les Saint-Jacques lardées de Guanciale, poêlée d'Asperges blanches. C’était absolument délicieux. St-Jacques cuites parfaitement, la guanciale juste ce qu’il faut de gras sans marquée trop (une barde de lard classique aurait totalement pollué la st Jacques). Les asperges était fort bonnes, une petite purée très soyeuse de céleri rave, et une mystérieuse sauce noire pas annoncée (mais je me suis renseigné, c’était une émulsion de fumet de poisson au charbon végétal) et un petit crumble croquant complétaient fort bien cette assiette plus gastronomique ! Contraste donc avec la première entrée très brasserie / street food. C’était plus gastro.

Mathias est un jeune restaurateur plein d’énergie et en quatre ans, il a réussi à re-fidéliser une clientèle principalement locale, et qui maintenant revient régulièrement goûter les créations de ses cartes variées qui suivent les produits de saison.

On continue !

Croquette de Joue de Porc à la Saison Dupont, persil frit. Une belle croquette ronde et corpulente, coque très croquante, cœur moelleux et très goûteux ! La joue de porc effilochée était délicieuse. Un superbe houmous de carottes et cumin et une belle sauce à base du jus de cuisson de la joue, terminaient le plaisir de cette assiette très canaille !

En parallèle, ils nous fait goûter des croquettes d’asperges et Speck, également très bonnes, avec asperges vertes parfaitement cuites. Gros miam. À ce stade on comprend donc que l’orientation globale est bien entre bistronomie et brasserie, et c’est très bien.

De nouvelles chaises en velours beige et noir ajoutent au confort. A l’étage, une petite salle privatisable permet d’accueillir groupes ou petits évènements professionnels.

La chef envoie alors son “péché mignon”, des petits burgers de foie gras poêlé, chutney de fraises et balsamique, et un petit effiloché de fenouil ! Quelle tuerie !! Le foie gras était parfait, une énorme escalope, et son gras avait imbibé le bun du dessous, pain mousseux et léger !!! La sauce à base de chutney de fraises et vinaigre balsamique était juste parfaite ! Une merveille. J’ai mangé ça comme un gros con de bourgeois avec couteau et fourchette (donc pas besoin de rince-doigts cette fois !! LOL). Un plaisir total.

Tout en continuant son travail au restaurant, le chef a aussi lancé avec trois amis un projet parallèle, celui du “Banquet des Copains”, sortes de grandes fêtes bacchanales dans de grandes salles, les organisateurs portant le béret, musique, ambiance conviviale, bidoche de qualité, etc. Chaque édition trimestrielle est sold-out en quelques jours après son annonce.

On goûte ensuite la “Tajine de filets de Rougets” qui était plus un hydride entre couscous et bouillabaisse ! Un filet de poisson rempli de légumes, corsé et succulent, et par dessus un filet de rouget en croûte de panure et épices totalement succulent.
J’ai coupé les légumes et salé le bouillon que je trouvais excellent mais pas assez “oumf” et c’est devenu un DÉLICE. J’ai tout mangé, et bu, à la cuillère jusqu’à la dernière goutte !

La carte des vins est également en train d’avancer. Enfin du vin autre qu’italien. On voit apparaître de jolis choix de beaujolais, Loire, Rhône etc. Un choix assez large et qualitatif, qui pourrait bientôt aller jusqu’à l’ajout de quelques vins naturels ! En effet, le chef les a récemment découverts, et son amour du chef pour les beaux produits bio, pourrait aussi à l’avenir orienter son choix de bouteilles vers quelques vins naturels. ✅
Encouragez donc le chef en ce sens, commandez du français et du bio ou plus !

Enfin on a goûté les médaillons de porcelet de lait, marinées à la saumure, servies avec chimichurri*, grenailles au four, purée d’artichauts, pomme gaufrette et asperges vertes. La viande était délicieuse, rosée et bien salée vu la marinade en saumure. Les légumes étaient super et le chimichurri magnifique. Très beau plat.

Service sympathique et compétent par une très gentille demoiselle qui eut énormément de patience malgré une grosse table très bruyante dont d’autres tables se sont plaints (ça a même failli se bâtonner aux toilettes!) ; pas toujours facile de ménager la chèvre et le chou. Petite info pour les PMR, le parking est facile, juste devant sur la place et une large place handicapé s’y trouve. Mais à l’entrée du resto, il y a une petite marche, et les toilettes sont à l’étage (mais le café voisin autorise les visiteurs PMR du resto d’aller visiter ses toilettes situées au rez).

En dessert, nous avons reçu la mousse au chocolat avec gelée de fruit la passion, et une jolie petite composition autour de la fraise et sorbet citron. Les deux étaient fort bons.

Globalement, ce repas était vraiment très bon, gourmand, les assiettes étaient copieuses et réfléchies, et on peut qualifier la cuisine de Mathias Pâques de véritable plaisir bistronomique, même une cuisine étymologiquement restaurante ! Villa Castelli reste une des très belles adresses du Sud Carolo ! Allez, en route pour Jamioulx !

————-

(*) : Le chimichurri est une sauce crue et relevée d'origine argentine, devenue le condiment incontournable pour accompagner les viandes grillées. À base de persil, d'ail, d'origan, de piment, d'huile d'olive et de vinaigre, elle offre un équilibre parfait entre fraîcheur herbacée, acidité piquante et rondeur.

17/05/2026

Moment très émouvant ce dimanche, 17h, un restaurateur m’appelle, et me dit “j’appelle juste pour te dire que je t’aime et pour te remercier pour tout ce que tu as fait pour nous et le restaurant”. 😢🙏

WoW, émotion merveilleuse, comme ça, juste pour me dire ça, quel cadeau. 💝💝💝 Ça me renforce dans mon envie d’aider les bons restaurateurs, pointer le public dans la bonne direction, ajouter ma plume à l’édifice gastronomique belge et européen. Bonheur. Grazie.

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