12/04/2026
Commune de Saaba : la foi au service de la paix et de l’unité nationale
Dans un Burkina Faso en quête de stabilité, Saaba a offert, le samedi 11 avril 2026, l’image forte d’un peuple rassemblé dans la foi pour implorer la paix. À l’initiative des fidèles de l’église protestante « Nekré », une grande prière œcuménique a mobilisé plusieurs centaines de participants issus de diverses confessions religieuses, aux côtés de membres de la Coordination nationale de la veille citoyenne (CNAVC). Un moment d’intense communion, porteur d’espoir dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant.
Placée sous le signe du vivre-ensemble, cette rencontre spirituelle a transcendé les appartenances religieuses pour recentrer les attentions sur l’essentiel : la paix, la cohésion sociale et l’unité nationale. Dans une atmosphère empreinte de ferveur, les participants ont élevé des prières pour le Burkina Faso, ses populations et ses dirigeants.
Prenant la parole, la prophétesse Balkissa Kinda a insisté sur la dimension spirituelle de cette mobilisation collective. Convaincue de la puissance de la prière, elle a exprimé sa foi en un avenir apaisé pour le pays, tout en formulant des bénédictions à l’endroit des autorités, en particulier du Président du Faso, afin qu’il soit soutenu dans sa mission.
La présence active de la CNAVC a donné une portée citoyenne à l’événement. Son président du mois, Omar Michel Kopia, a salué l’initiative et rappelé le rôle de la prière comme levier de résilience nationale. Selon lui, l’unité autour de la foi constitue une réponse essentielle aux divisions susceptibles de fragiliser le tissu social. Il a également souligné que la CNAVC entend accompagner toutes les actions visant à renforcer la cohésion et à soutenir les efforts de sortie de crise.
Dans la même dynamique, Hamado Maïga, membre de la coordination et président de l’Alliance citoyenne panafricaine du Burkina, a lancé un appel appuyé à l’unité. Pour lui, cette prière collective symbolise un refus clair des clivages religieux et communautaires. Il a exhorté les Burkinabè à privilégier l’intérêt supérieur de la nation, au-delà des divergences d’opinions.
Au-delà de sa dimension religieuse, cette prière œcuménique apparaît comme un acte citoyen fort. Elle rappelle que la paix durable ne saurait être uniquement l’affaire des forces de défense ou des autorités politiques, mais qu’elle repose aussi sur l’engagement spirituel, moral et collectif de toute la nation. À Saaba, le temps d’une prière, les différences se sont effacées pour laisser place à une conviction commune : celle d’un Burkina Faso uni, résilient et tourné vers la paix.
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