Lilo & Les Caribous

Lilo & Les Caribous Petit bout de femme deviendra grand ... Embarquez avec moi dans cette folie qu'est la vie ! Maman solo par choix, addict aux voyages et aux aventures !

Suivez mes aventures au Canada !

Jeudi 23 janvier :Le bus de nuit comportait 3 écran de télé dans la même allée ... Marley a donc troqué son sommeil cont...
01/27/2025

Jeudi 23 janvier :

Le bus de nuit comportait 3 écran de télé dans la même allée ... Marley a donc troqué son sommeil contre une bonne telenovela bien nulle ... S'endormant donc à 23h 🙄 Il faudra évidement que je la reveille à 4h00 lorsque l'on arrivera à Turbo - avec 1h45 d'avance ! On nous avait prévenu : Turbo ça craint ! On decide donc de rester dans le terminal de bus en attendant le lever du soleil. Finalement il y a de la lumière, des toilettes, des tables pour servir de lit à Marley et même du café, aussi dégueux soit-il. 6h30 : le jour se lève. On rembarque nos affaires et on se dirige vers les taxi. Un homme nous intercepte "taxi taxi "... Sì, taxi. Et avant que je comprenne ce qu'il se passe on se retrouve devant deux taxi ... moto taxi !!! Avec Charlotte on se regarde avec de grands yeux (qui étaient pourtant encore collés de fatigue 5min plus tôt). On a chacune un gros sac + un sac à dos + Marley, qu'est ce qu'il veut qu'on fabrique à moto ?! Et pourtant ... Charlotte monte sur la 1ère, avec toutes ses affaires. Le plus jeune conducteur prend mon gros sac sur le guidon de la moto, Marley entre nous, mon sac dans mon dos, et vamos !!! A peine partie j'entend Marley hurler ... "MAMAN C'EST CHOUETTE LA MOTO !!!" en explosant de rire. Decidement cette enfant n'a peur de rien ! Pour le coup le conducteur est hyper vigilant. 10 min plus t**d on arrive au port saines et sauves, au grand drame de Marley qui aurait bien fait un tour supplémentaire !
Enregistrement des billets de bateaux. Salle d'attente. On nous appelle enfin, avec 45 min de ret**d. Plusieurs contrôles de securité plus t**d, essentiellement car Marley est mineur, mais ca y est : Trigana, nous voilà !
Sieste pour tout le monde sur le bateau, la fatigue ayant eu raison de nous. 1h20 plus t**d nous voilà sur le ponton de Trigrana. Marley est surexcitée de voir les vagues. On marche un gros 20 min à travers la cambrousse et enfin on arrive à l'auberge. Petite auberge tenue par un couple franco-colombien, au milieu de la jungle, avec une piscine et un "resto". Que demander de plus ! On arrive en même temps qu'une française qui voyage seule. Un jeune français est déjà sur place. Un dernier français baroudeur viendra compléter la gang. Vous cherchez des Français ? On est tous là 😅 On pose nos affaires et évidement Marley me reclame un tour à la piscine. S'en suis notre 1er repas, préparer en live par une dame du village. Grosse sieste pour Marley pendant laquelle on discute entre français. De voyageur aguerri au jeune avide d'aventure qu'il n'anticipe pas lui même ... Nous avons tous un profil différent mais l'envie de profiter du moment nous lie. On décide donc de partir tous ensemble sur la plage pour profiter d'une soirée au milieu des vagues, à laquelle s'ajoutent quelques bières. Marley n'est pas rassurées car les vagues sont quand même grosses ce soir. Elle préfère écouter/regarder que réellement se baigner. Retour à l'auberge, elle file se coucher après avoir piquer des pates à notre compatriote. On entame donc notre repas entre adultes. Les assiettes arrivent et voilà qu'en pleine jungle Colombienne on nous sert ... Une tartiflette ! Improbable ! Notre situation particulière à Marley et moi vient rapidement sur le tapis. J'avoue ne pas avoir anticipé ce côté "vie en communauté", plus ou moins imposé quand on est dans une auberge au milieu de nul part. Je ne suis pas forcement à l'aise d'avoir une enfant au milieu de ces voyageurs venus chercher la paix ... Mais j'ai confiance en ma fille 🙏 On verra demain, pour l'instant : Dodo ! On troque le bruit du trafic pour le bruit des grenouilles. Il fait cependant très très très chaud, même la nuit. Ajoutez la moustiquaire au dessus des lits, qui vient couper le peu d'air succeptible de passer... Mais zone à risque de paludisme oblige, on garde les protections !

Vendredi 24 janvier :

La nuit à été merdique. Pas habituées à dormir dans le même lit, Marley a fait des 360° toutes la nuit, me filant des coups de pieds au passage. Joie ... Malgré tout se reveiller dans ce cadre est plus agréable qu'au milieu du bitume ! On essaye de sortir discrètement de la chambre pour ne pas reveiller Charlotte et on file attendre notre petit dej. Sebastien - le baroudeur - se lève dans la foulée. On discute un peu et lui qui n'a pas d'enfant, se retrouve à 7h du matin entrain de jouer aux animaux avec Marley 😅🤣 Rodolphe et Louise ne t**dent pas à arriver car ils partent en rando tous les 3 ce matin. L'ambiance est bonne. On profite de notre petit dèj : oeufs, muesli, fruits et crèpes, accompagnées de confiture eu maracuya ! La cuisinière nous interpelle : "Capuccino ! Capuccino !"
Va-t-ellw concurencer Starbucks au milieu de la jungle ?! Mais non ! Capuccino, c'est comme ça qu'ils appelent les singes !!! Effectivement, deux petits singes s'approchent de la cuisine, attirés par l'odeur des fruits. Magnifique façon de commencer la journée 🙏

Cha se lève un peu après, migraine oblige. On lui laisse le temps d'emmerger puis on part direction la plage. Pour s'y rendre il faut marcher 20 min au milieu des plaines et du "village" de Trigana. On partage le chemin avec des chevaux, des vaches, des poules, des enfants qui courent partout pieds nus, quelques motos et des iguanes. Plus agréables que les voitures 😏 Dailleurs ici des voitures il n'y en a pas. Trigana est accessible uniquement par bateau ! 0 route aux allentours, et c'est parfait.
Nous passons notre matinée à la plage. Cette fois la mer est calme et Marley se régale ! Elle court dans l'eau, saute dans les vagues, chante Moana à tue tête. On s'y croirait ! Une degustation de poisson plus t**d, nous rentrons tranquillement à l'auberge car il faut vraiment chaud. Marley s'offrira 3h20 de sieste, du jamais vu ! Pendant ce temps, piscine, bière et discussions pour moi. Les randonneurs sont de retour, contents mais bien fatigués. Au reveil de Marley on fini tous à la piscine et je m'étonne une fois de plus de voir tous les adultes ouverts au fait de jouer / communiquer avec elle. Les enfants du village rappliquent. C'est leur mère qui cuisine aujourd'hui et ils sont bien intrigués par la présence d'une nouvelle enfant dans les parages. Marley sort sa pate à modeler : succès garantis ! Ils jouent ensemble, dessinent ensemble. Sans parler la même langue, sans avoir ni les mêmes vies ni les mêmes habitudes. Mais ca ne les empeches pas de se comprendre. C'est beau ! Dailleurs içi les enfants sont +/- livrés à eux même. Ils crapahutent dans la jungle, dans les plaines ou les rivières. La mini école du village comporte 2 salles. Ils ont école visiblement le matin uniquement. La petite Kenys 2 ans fait ses siestes en hamac. Une autre petite se trimballe à 4 pattes les fesses à l'air sous un patio. La belle vie 🤪 Ca fait relativiser l'achat des Xmiles choses non indispensables que nous proposes nos commerces occidentaux...
Nouveau repas tous ensemble et on s'attaque cette fois aux bouteillea de rhum arrangés faites par le propriétaire oui même. Gingembre, Maracuya, Café, Crucuma, tout y est ! On fait des tests gustatifs et on en enchaine quelques uns ... On devrait dormir profondement ce soir 😆

Samedi 25 janvier :

Effectivement cette nuit j'ai dormi comme une masse ! Marley aussi. Merveilleux !
Nouvelle journée = nouveau petit dejeuner. S'en suit une belle balade au bord de l'eau, pieds dans les vagues. C'est notre dernier jour, alors on profite. Enfaite la notion de "profiter" à Trigana aura pris un sens bien différent de nos autres étapes. Habituellement on dit qu'on a profité lorsqu'on a vu/fait plein de choses. Ici il sagissait de se poser, de prendre une dose de chaleur/soleil en prime avant le retour au Canada et d'écouter la nature au lieu des voitures. Marley en a vraiment profité. Je n'ai quasi pas eu a intervenir pendant 4 jours. Elle faisait sa petite vie, simplement heureuse d'être dehors toute la journée, même si un peu frustrée de ne pas pouvoir vagabonder partout comme les enfants du village. C'est ça, Trigana. Profiter des lieux et apprendre des gens. Ecouter Louise nous parler des beaux projets de son association, Sebastien nous raconter ses anecdotes de voyages et avoir parfois un peu peur pour l'avenir de Rodolphe, bien décider à croquer le monde à pleines dents. Joyeux meltingpot de gens qui n'ont pas grand chose en commun si ce n'est que l'envie de profiter du moment. Une dernière soirée noyée aux cocktails à base de fruits du coin. Une dernière nuit. Demain il faudra dire aurevoir...

Dimanche 26 janvier :

Je me lève en trainant les pieds. J'ai le sentiment que la journée sera longue... Au programme :
9h55 : petite moto à taxi pour nous ammener au quai.
10h20 : enregistrement pour le bateau
11h : depart du bateau
12h : arrivée Necocli et lunch
13h : depart en minivan pour Montéria.
Sur le papier... Ca passe !!
Dans les faits ...
9h45 : on quitte tout le monde pour rejoindre la moto.
10h05 : la moto arrive avec 10min de ret**d.
10h20 : la madame de l'enregistrement n'est pas là
10h30 : elle arrive, me confirme que tout est ok. On part donc sagement attendre notre bateau en bord de plage.
10h50 : Elle revient nous voir en me disant que le bateau sera en ret**d. Ret**d de max 30 min. BOoooonnn déjà là ça me complique les choses car Marley a du mal a tenir en place, frustrée de ne pas aller se baigner, et elle aura faim avant l'arrivée à Necocli à ce rythme ...
11h45 : La madame me dit que le bateau sera là dans 10 min.
12h30 : toujours pas de bateau. On se nourris aux chips. Sebastien nous rejoins durant sa promenade.
12h45 : toujours pas de bateau. Louise et Rodolphe font une pause de leur promenade à cheval et nous rejoignent. On decide de prendre une bière ensemble. Finalement Rodolphe s'improvise coach sportif et entraine Marley à devenir une grande footballeuse 💪🏼
13h20 : un bateau arrive sur notre quai. Confiantes d'enfin sortir de cette attente interminable (par 31°), on embarque nos sacs sur le quai. Par je ne sais quel pressentiment je demande quand même à l'équipage du bateau s'il part bien à Necocli. Raté ...
La dame me fait signe sur la rive, pour confirmer que non, ce n'est pas ce bateau. Je la rejoins et je m'enerve après son manque de communication. Elle appelle le bateau devant moi. Raccroche et me dit qu'il sera là à 14h30 !!!! Là je vrille, lui expliquant que ma fille a besoin de manger. Je lui demande de venir dans un resto avec moi pour expliquer la situation et que l'on soit servis vite (car nous sommes en Colombie... IMPOSSIBLE d'esperer avoir un plat en moins de 45min AU MOINS), elle me dit qu'elle ne peut rien faire. Je pars sans décollérer mais je me souviens de Rodolphe est partie manger au resto il y a deja un bon 30 min. Avec un peu de chance son assiette est prête et il acceptera de donner 2 ou 3 frites à Marley 🤞 Charlotte me rappelle d'ailleurs qu'il est partie au resto où on a mangé vendredi midi. La cuisinière est une maman, j'ai bon espoir qu'elle trouve une solution pour Marley. J'arrive donc - en sueur totale - et lui explique la situation. "Marley meurt de faim. On a 1h devant nous avant le bateau qui est en ret**d. On veut manger, n'importe quoi, des frites des pates, n'importe quoi !". Elle sert l'assiette de Rodolphe et me confirme qu'elle va trouver une solution. Je la vois courir en cuisine et en 10 minutes elle nous sort 2 assiettes avec riz, frites et saucisses. Avec meme un petit jus de citron. Incroyable ! Je la remercie 50x, je croque trois frites, coupes deux morceaux de saucisse pour Marley qui se régale. Je commence à me détendre quand soudain .... J'entend un moteur ... Nan... Naaaaan ! Et bin si ! Le bateau arrive ! À 13h50 ! On lâche tous, on recupère nos sacs, je cours, Marley dans une main, la saucisse dans l'autre. J'hûrle à la cuisinière "le monsieur va payer pour nous", en regardant Rodolphe qui ne parle pas un mot espagnol donc je lui demande en Français de bien vouloir payer pour nous, qu'on lui fera un paypal dans la foulée ! Il accepte, alors on sprint. Sebastien vient au devant de nous, attrappe le sac, je porte Marley. On court, les pieds trempés. Mais ENFIN grace à ce bel élan de générosité des copains de voyage, nous voilà assises dans ce pu**in de bateau qu'on aura finalement attendu de 10h20 à 13h50.
Marley, totalement épuisée, sombre au 2eme coup de vague. 😴
14h45 arrivée au terminal de transport de Necocli, pour prendre le minivan, qu'on espère à 15h.
Le monsieur nous fait payer. Me dit qu'on part bientôt. Mais je vois bien qu'il n'a pas l'air sur le départ du tout ... Il nous fait asseoir sour le ventilo, c'est déjà ça, mais les 3h de routes me stress un peu avec Marley, après de telles péripéties. Au bout de 30 min il m'avoue qu'on partira à 16h30. Je bouillonne. Il nous propose d'aller boire un jus frais en attendant ... chose qu'on accepte évidement meme si la pillule passe difficilement.
15h55 il vient nous chercher : on y va !
Super ! On embarque dans le van, les bagages sont chargés. On attend le chauffeur. On attend. On attend ... 16h15 j'ai envie de brûler la voiture.
16h20 Mr daigne finir sa conversation et ENFIN on quitte Necocli. J'aurais pu me réjouir d'être ENFIN dans la dernière étape, mais non. Le conducteur est un veritable danger. Telephone au volant, conduite à contre sens, à coup très violants, frollage de camions... tout y passe ! Evidement pas de ceintures de securité, de sieges auto encore moins... Je passerais finalement 3h la boule au ventre d'avoir un accident avec Marley à bord...
19h20 arrivée au terminal de Monteria.
19h35 arrivée à l'hôtel. Le Mr qui nous reçoit semble gérer une reservation pour la 1ere fois de sa vie. Ce qui ne serait pas si étonnant car l'hôtel est vide. Vide. Crade. Et craignos... J'oculte le problème pour l'instant car Marley décompense de sa journée. Elle hurle et se jete partout. Je la fous sous la do**he, fait livrer un mcdo. On mange sur nos lits et dodo !
Demain reveil 4h30 car on prend l'avion à 6h35 pour Bogota 😵‍💫

Je me couche la boule au ventre. Rassurée d'avoir survecue au trajet en voiture avec l'autre taré mais pas mal angoissée par cet hôtel très particulier... Dans le doute, je me releve fermer la porte et la coincer avec mon sac de 20kg. Je ne mets pas de boules quiezs. Au cas où j'entendrais du bruit... ou Charlotre crier dans l'autre chambre... car nous avons 2 chambres et le Mr sait qu'elle est seule dans une et moi seule dans l'autre avec un bébé...
Grosse ambiance ... !

Lundi 20 janvier :Nous avions hésité sur quel horaire de bus choisir, avant d'opter pour le plus tôt. Chic idée puisqu'à...
01/22/2025

Lundi 20 janvier :

Nous avions hésité sur quel horaire de bus choisir, avant d'opter pour le plus tôt. Chic idée puisqu'à 4h nous sommes de toute façon reveillées ... Un uber jusqu'au terminal de bus. On y abandonne nos gros sacs afin de partir leger, puisqu'on revient de toute façon à Medellin mercredi soir. 6h00, on embarque dans le bus. Direction Jardín. Départ avec 20 min de ret**d. J'espère pouvoir fermer les yeux mais Marley n'est pas de cet avis ... Le trajet est assez chaotique niveau route/virage/température. On arrive finalement, épuisées, avec plus d'une heure de ret**d sur l'horaire annoncé.

Jardìn est un magnifique petit village coloré. Un peu hors du temps, ici ni uber ni bus. Voitures, tuktuk et chevaux font l'affaire ! L'activité principal du village se concentre autour de sa place principale.
À savoir : la farniente ! Ici les gens, locaux comme touristes, viennent à toutes heures, s'asseoir en terrasse en savourant un café. Et c'est exactement pour ça qu'on est là : faire une pause, se reposer, profiter. On commence donc naturellement par un petit dej en terrasse, qui se transforme presque en repas. Marley se fait une petite copine avec qui elle joue à chasser les pigeons et à faire des bulles. Puis on file à l'appartement faire une grosse sieste. Un lit chacune, une do**he chaude... le luxe !

Une fois bien reposées, nous voilà partie en vadrouille dans les collines avoisinantes. On utilise une curiosité locale : la Garrucha. Un semblant de télécabine datant visiblement d'un temps que les moins de vingts ans ... 🎵
On n'est pas rassurées, mais on embarque ! On arrive finalement de l'autre côté saines et sauves 😅 Une petite marche plus t**d et nous voilà à nouveau en terrasse, d'un petit café très simple, à savourer café glacé et gourmandises en tout genre. Vue sur le village, hamac géant et oiseaux comme voisins.. On a connu pire comme ambiance !
Un tour "de manège" plus t**d nous voilà de retour au village, pour s'attabler cette fois au resto (quand je vous dis qu'on n'avait rien de prévu d'autre que de profiter... !). Un verre de sangria, des pates aux fruits de mer... Le tout en ayant vu sur la cuisine, au grand plaisir de Marley.
On rentre se jeter dans nos lits, après cette journée qui déjà, nous a permis de déconnecter.

Mardi 21 janvier :
La nuit fut ENFIN calme. Pas de musique à fond, pas de véhicules par 100aines. Même si on est reveillées tôt (coucou les coqs 😑), je me sens bien plus reposée que les derniers jours.

Charlotte n'est quant a elle pas en forme. Alors c'est en tête à tête que nous partons, Marley & moi, pour un nouveau petit dèj en terrasse. Elle s'amuse à courir après les pigeons, au grand drame de la madame qui tentait de les nourrir... On traine, on profite du soleil et du calme. Marley file à la sieste tôt car une belle aventure nous attend cet apres-midi. Nous partons dans la colline opposée à celle d'hier. Tuktuk en 1er puis on termine à pieds pour atteindre une petite cascade aussi sympa que rafraichissante. Marley s'éclate. Ensuite nous devions faire un peu plus de 2 kms à pieds pour atteindre un café-mirador mais oh qui voilà au milieu de nul part!? Un tuktuk, vide. Ni une ni deux on embarque et on se retrouve en 5 min UNE NOUVELLE FOIS en terrasse. Je me laisse tenter par un milkshake baileys, Marley dégomme son brownie.
Retour au village à pieds, par un petit chemin, "25 min essentiellement plat" disant google ... HUM ! Ce seront donc plus de 40 min de descente. Entre les bananiers et les chemins rocailleux plein de poussières. Marley fait la gu**le pour une raison inconnue. Elle teste mes limites +++ ainsi que ma patience déjà faible en temps normal ... Bref, on s'engu**le, elle crise, boude. Fini même par s'asseoir sur le chemin, à attendre je ne sais quoi. On fait mine de partir, mais elle n'en n'a strictement rien à faire 🙄 Par je ne sais quel miracle elle fini par se lever et on continue notre route dans une ambiance UN PEU meilleure.

18h on arrive au resto. On craque chacune pour une pizza et on voit arriver 2 immences pizzas qui se trouvent être un pur délice 🙏 Un Mr se pointe avec sa guitare et reconforte l'humeur de Marley. Ca ne durera cependant que 5 min car on s'apprêtait à partir. Ô mère indigne que je suis ...

Au lit ! Ca va reset les humeurs 🤪

Mercredi 22 janvier :

Effectivement tout le monde se lève de bien bonne humeur. On profite de notre dernière matinée à Jardìn. Un dernier petit dej en terrasse : ENORME et délicieux. Marley s'envoi une assiette de fruit/bacon plus grosse qu'elle ! On rentre à l'appart préparer nos affaires car une grosse journée nous attend. Notre bus part à 13h, retour a Medellín en fin d'après midi puis bus de nuit pour Turbo puis bateau jusqu'à Trigana, où nous resterons jusqu'à dimanche.

Mi jungle - mi plage, on poursuit la farniente !

Samedi 18 janvier :Nous nous reveillons à Medellín pour la 1ère fois, dans un appart sympa et un quartier UN PEU moins b...
01/20/2025

Samedi 18 janvier :

Nous nous reveillons à Medellín pour la 1ère fois, dans un appart sympa et un quartier UN PEU moins bruyant qu'à Pereira. Quitte à être toutes les 3 debout tôt, on décide de faire appel a un guide pour aller visiter la fameuse Comuna 13.
On rejoint donc 4 jeunes françaises, en échange universitaire, et David, le guide de Séjour à Medellin . Il est Colombien mais a vécu 10 mois en France pour apprendre la langue. Cela lui permet aujourd'hui d'assurer ses visites dans un Français parfait, chose rare à Medellín.
On commence la journée par prendre "le métro qui vole" comme dirait Marley. Celui-ci nous permet de survoler une (petite) partie de Medellín. Difficile de prendre conscience de l'ampleur de la ville tellement elle est étendue. Il y a des maisons partout, les unes sur les autres. Des immeubles modernes dans certains quartier à la cabane en bois pas terminée dans d'autres quartier ... Les inégalités sont partout à Medellín. Ces quartiers s'étendent sur les collines. Obligeants les habitants à gravir les centaines d'escaliers plusieurs fois par jour 🥴

1er stop et David en profite pour nous faire un cour d'histoire/politique qui s'avère fort interessant. Il nous explique tout, et pour une fois (à l'inverse de nos livres de cours) du point de vue d'un habitant... Le quartier du 20 juillet, les FARC, Uribe et ses atrocités, les guerres et leurs (trop nombreuses) répercutions sur les habitants de ces quartiers... Au fil de ses explications, on plonge directement dans l'âme de Medellín et de ses habitants. Il nous montre également ce que de loin on prendrait pour une colline en chantier, qui s'avère en réalité être une fosse commune, contenant les corps de milliers de personnes tuées durant ces conflits, et dont les familles n'ont jamais pu récupérer les corps pour faire leurs deuils... Chaque jour ces familles se lèvent avec non seulement le souvenir de ces guerres, puisque c'était il y a seulement une 20aine d'années, mais en prime, elles n'ont qu'à lever les yeux pour appercevoir la fosse... au cas où elles oublieraient ...

Suite à cette parenthèse aussi accablante qu'enrichissante, on prend la direction de la Comuna13. Anciennement le quartier le plus dangereux d'Amerique du Sud, il est aujourd'hui le plus visité ! David nous raconte tout. La résilience des habitants, leur volonté de changer les choses, les escaliers mécaniques qui fonctionnent aux panneaux solaires, l'important de l'art dans ce quartier. Beaucoup de jeunes s'en sont sorties grace à l'art. Danse, rap, graffes. Tout y passe. Les dizaines de graffes apportent chaleur et couleurs, sans manquer de retranscrire encore un peu l'histoire du quartier. La musique raisonne partout. L'ambiance est chaleureuse. La sécurité pour les touristes est assurée par les gens du quartier eux-mêmes, qui préfèreraient s'en prendre à l'éventuel voleur plutôt que de voir un touriste repartir déçu/frustré de leur quartier. Et ça marche ! On sort de ces ruelles rechargées en sourires, en résilliance et en ouverture sur le monde. En vrai bol d'espoir en l'espèce humaine.
David rythme sa visite avec quelques surprises funs : degustations de fruits locaux, spectacles de danse et enfin descente en toboggan. Tout pour plaire à Marley, qui a elle aussi bien profité de la visite !
Un grand merci à David, qui a su nous transmettre son amour pour sa ville. Après 48h à Medellìn, je ne suis clairement pas fan de toute la ville, mais je suis ravie d'en avoir appris plus sur ces quartiers et d'en avoir découvert la beauté, loin des faux-clichés véhiculés par les médias.

Retour à la maison, grosse sieste, puis promenade dans les différents lieux d'intérêts (soit disant) de la ville. Je termine la journée en down total. J'ai des courbatures partout. Mal à la tête, froid ... 19h40 je somnole dans mon lit, en imagineant avoir chopper la grippe... Tel un homme malade je pense déjà à mon testement ...

Dimanche 19 janvier :

Pourtant le lendemain je me reveille ma fois en relativement bonne forme, malgré une nuit ENCORE trop courte et ENCORE trop bruyante. On decide de visiter le jardin botanique dès l'ouverture pour profiter de la "fraicheur' matinale. Une promenade bien sympa, qui en plus d'arbres vraiment stylés, nous permet s'observer iguanes et tortues. Marley quant à elle peut courir partout, elle se régale !

Sieste pour toutes, puis l'après midi servira de préparation de nos sacs pour le lendemain, car on quitte Medellín tôt pour rejoindre Jardín, où on espère trouver du calme 🙏🤞
Pour fêter ça, on sort une bouteille de rhum, qu'on vide en riant nerveusement, se demandant ce qu'il va encore bien pouvoir nous reveiller cette nuit ...

Mercredi 15 janvier:La nuit a Pereia fut un enfer. Les voisins prennent leur salon pour une discothèque. Ca hurle, ça sa...
01/18/2025

Mercredi 15 janvier:

La nuit a Pereia fut un enfer. Les voisins prennent leur salon pour une discothèque. Ca hurle, ça saute, ça crie. Les chiens hurlent par dessus. La musique est TRÈS forte. À 22h30 je pète les plombs et j'écris au proprio en lui demandant de dealer avec les voisins. Ca fonctionnera et ammènera un peu de calme à partir de 23h30. Mais en prime je dors dans le même lit que Marley, ce dont nous n'avons pas l'habitude ni l'une ni l'autre. Je me prends ses pieds dans la face 7 ou 8 fois. Je me reveille en sursaut chaque fois. À 4h elle est reveillée et refuse de se rendormir, trop excitée que je sois à côté.

La journée commence donc beaucoup trop tôt au gout de toutes. Une chance, le planning du jour est light : Zoo de Ukumari.
30 min de uber plus t**d, nous commandons un café à l'entrée du zoo. Une responsable du zoo nous entends parler Français et nous interpelle dans un français quasi parfait alors qu'elle est Colombienne. Elle nous demande d'où l'on vient et nous remercie de faire connaitre le zoo internationallement car s'est ce qu'ils visent depuis quelques temps. Bon, elle ne nous a pas offert notre café pour autant 🤣

La balade nous prendra un gros 2h30. Marley est K.O avec notre nuit merdique, donc l'humeur est plus que fragile, mais elle est contente de voir en vrai les animaux qu'elle voit dans ses dessins animés ! Un petit repas typique ma fois fort sympathique et un retour en uber plus t**d, tout le monde s'écrase pour 2h45 de sieste plus que méritées.

On s'accorde une soirée télé en guise de fin d'après midi puis on repack nos affaires. Demain nous prenons l'avion très tôt !

Jeudi 16 janvier :

La 2ème nuit a Pereira a été encore pire que la 1ère. Il est 3h30, le réveil sonne. J'ai dormi 3h. J'ai envie de maudire l'humanité entière. Et en prime, je dois reveiller Marley, qui elle pour le coup, dormait super bien malgré le bruit.
6h15 décollage pour le vol le plus court de l'histoire des vols ! 6h40 nous atterrissons à Medellín.
Nous quittons l'aeroport par bus pour rejoindre la petite ville de Rio Negro, supposée nous proposer un bus jusqu'à notre destination finale : Guatape.
J'avais validée avec la compagnie de ce bus. Le lieu du départ etc. Une fois sur place : introuvable. On tourne, on cherche, on demande. La moitié des gens ne comprennent pas de quoi on parle, l'autre moitié nous envoie dans des directions opposées. On fini par aborder un prénomé "Jesus". J'aurais du me douter que le suivre n'était pas la meilleure idée de ma vie 😆 Il nous aura fait marcher 20 min (avec 20kg de sac dans le dos + Marley + la poussette + le petit sac à dos + la chaleur + la fatigue) pour finalement nous ramener à notre point de départ, puisqu'on était à côté ... Dans ma tête se déroule d'innombrable scène de crime, j'ai envie de tout brûler ! Je jète un oeil à Charlotte qui semble en être à ce demander ce qu'on ferait des corps ...
On est à bout mais on se jète dans le taxi partagé.
Marley est infernale tout le trajet. Je suis épuisée. Ma patience est à -8000%.
Le chauffeur nous balance au milieu du village d'El peñol et demerdez vous pour les 15 kms restants ... Je lui demande s'il y a un bus pour rejoindre Guatapé. Non non qu'il me dit...

Non seulement il y a des bus qui passent mais il y a aussi des Jeep qui effectuent l'aller retour, comme à Cocora. On se jete dans une, au bonheur de Marley qui retrouve sa bonne humeur. Celle-ci nos dépose à à Guatapé, où il nous reste 3 kms à faire jusqu'à l'hôtel, que je suis absolument incapable de faire à pieds avec les bagages et autant de fatigue. Je sors mon téléphone => uber => Service indisponible ... Elle est longue cette journée elle est longue ... (il n'est que 10h45 😅). On decide de s'arrêter à Guatapé pour manger, quitte à être là. On remarque alors que le village est parcouru de MotoChivas. Ces tuktuk modernes et multicolores, qui servent se taxi locals. Je demande au restaurateur de nous en appeler une. Marley trip sa vie. Une moto, des couleurs, de la musique, elle est ravie.
15 min plus t**d nous arrivons ENFIN à l'hôtel.

L'hôtel en question est notre jocker "luxe" de ce voyage. 4* , donnant sur un lac, au pied de la Piedra, raison de notre excursion içi, et miracle : de l'eau chaude ! Marley s'évade pour 3h30 de sieste. Moi je me lave les cheveux et prend une do**he pour la 1ère fois depuis lundi : je revie. Je sors de la chambre profiter du soleil et de la terrasse (il fait 28°) mais je crois que le mieux reste : le calme ! Pqs de voitures. Pas de cris. Pas de sauts. Pas de musique à fond. J'ai envie de verser une larme d'emotion. De soulagement aussi, ca veut dire que je vais peut etre dormir cette nuit 🤞

Petite promenade à Guatapé pour la fin d'après midi. Charmant petit village plein de couleurs. C'est très chouette. On rentre à la maison après une crème glacée en terrasse. Un repas et au lit. Suspence !

Vendredi 17 janvier :

4h30 : Un chien me reveil en abboyant en boucle. Je pourrais mal le vivre, mais m'étany écrouler à 20h30, ce fût une excellente nuit, enfin !
5h20 : C'est Marley qui se reveille ... J'arrive à la tenir à peu près calme jusqu'à 6h mais après ça elle veut commencer sa journée... Elle qui veut bouger, elle va être servis aujourd'hui 🤪 Au programme : L'ascension de la Piedra del peñol. Une sorte de gros menir, qui necessite 700 marches pour gravir son sommet et avoir une belle vue sur les alentours.
Fuyant la chaleur et les instagrammeuses, on décide d'y aller dès l'ouverture. 7h45, on attaque notre 1ère marche, quasi seules sur le site. J'ai pris le porte bébé car j'ai peu d'espoir que Marley aille au bout toute seule. Pourtant... marche après marche. Grimace après grimace. Photo après photo. Chanson après chanson, ma petite courageuse termine ses 700 marches fièrement. Bon, un peu motivée par la carotte d'avoir des biscuits en haut, on n'a rien sans rien !

La vue est effectivement très chouette. Il faut cependant redescendre les 700 marches evidement 🤣 Les 600 premières passeront sans soucis pour Marley. Je me place devant elle pour la rattrapper si elle tombe. Elle descend seule, marche après marche. Mais d'un coup un élan de folie la traverse. Elle se rend compte qu'avec la pente elle est "au dessus de moi" et decide donc tout bonnement de me sauter dessus, sans me prévenir, l'andouille ! Une chance que je réagis vite, je l'attrappe d'une main, ME rattrappe de l'autre main et stabilise le tout. Avant de me rendre compte qu'on allait bien toutes les deux, prise de panique, je lui cris un truc genre "mais voyons Marley !!!!". Elle n'aurait pas réagit d'habitude, mais là, avec la fatigue par dessus, c'est comme si elle prenait conscience au travers mon engueulade, de l'accident qu'on vient de frôler. Alors elle pleure. Réclame TataCharlotte. Ses chats. Ses copains Sam&Sylvain. On s'asseoit sur une marche et on respire. J'explique. Gros calins. Essuyage de larmes. Plus de peur que de mal. On termine les quelques marches restantes et on va file s'écraser en terrasse pour un petit dej plus que mérité, après tant d'efforts et d'émotions.

On retourne ensuite à l'hôtel profiter de la fin de matinée. Une dernière motochivas et à 12h30 notre bus part pour Medellín, où nous nous posons jusqu'à lundi matin ! Rien de prevu officiellement à Medellín. On appréhende un peu les 28/30 annoncés quotidiennement, mais quand je vois la météo à Montréal, promis, je ne vais pas m'en plaindre 🤪

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Montreal, QC

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