01/10/2026
On this day in 1916 the “Battle of the Hatpins” took place at the Guigues School in Ottawa’s Lowertown neighbourhood. ✏️
In 1912, Regulation 17 passed in Ontario restricting French-language education in the province. French could only be used as the language of instruction and communication until grade two, and all French instruction was less than one hour a day.
Two teachers, the Desloges sisters, began teaching at the Guigues School in 1915. They rejected Regulation 17 and continued to teach in French. They were banned from the school grounds and English teachers were hired to replace them. Francophone parents pulled their students from the school in protest, and the sisters began teaching in makeshift classrooms in the neighbourhood.
By January of 1916, the sisters and parents were getting tired of teaching in ill-equipped facilities. The parents and the sisters devised a plan to get the teachers back into the school to teach.
On January 4, mothers occupied the school and fathers stood guard outside to safely es**rt the Desloges sisters inside the building. On January 7, the police blockaded the school to try and prevent the sisters from entering. Francophone mothers with hatpins and other household objects as their weapons of defense confronted the police and helped the sisters to sneak inside the school. Mothers continued to stand guard and protect the school for several weeks after this day to allow the sisters to continue teaching in French.
These events stopped the enforcement of Regulation 17 in Ottawa, and in 1927 its enforcement was stopped across the province until it was finally repealed in 1944.
Pictured here are houses in Lowertown with French-Canadian architectural features constructed by architects from Hull.
[Bytown Museum, P2393]
Ce jour-là, en 1916, la « bataille des épingles à chapeau » a eu lieu à l'école Guigues, dans le quartier de la Basse-Ville d'Ottawa.
En 1912, le règlement 17 a été adopté en Ontario, limitant l'enseignement en français dans la province. Le français ne pouvait être utilisé comme langue d'enseignement et de communication que jusqu'à la deuxième année, et tous les cours en français duraient moins d'une heure par jour.
Deux enseignantes, les sœurs Desloges, ont commencé à enseigner à l'école Guigues en 1915. Elles ont rejeté le règlement 17 et ont continué à enseigner en français. Elles ont été bannies de l'école et des enseignants anglophones ont été embauchés pour les remplacer. Les parents francophones retirèrent leurs enfants de l'école en signe de protestation, et les sœurs commencèrent à enseigner dans des salles de classe improvisées dans le quartier.
En janvier 1916, les sœurs et les parents en avaient assez d'enseigner dans des locaux mal équipés. Les parents et les sœurs élaborèrent un plan pour que les enseignantes puissent retourner enseigner à l'école.
Le 4 janvier, les mères ont occupé l'école et les pères ont monté la garde à l'extérieur pour es**rter en toute sécurité les sœurs Desloges à l'intérieur du bâtiment.
Le 7 janvier, la police a bloqué l'accès à l'école pour empêcher les sœurs d'y entrer. Les mères francophones, armées d'épingles à chapeau et d'autres objets ménagers, ont affronté la police et aidé les sœurs à se faufiler à l'intérieur de l'école. Les mères ont continué à monter la garde et à protéger l'école pendant plusieurs semaines après cette journée afin de permettre aux sœurs de continuer à enseigner en français.
Ces événements ont mis fin à l'application du règlement 17 à Ottawa, puis, en 1927, dans toute la province, jusqu'à son abrogation définitive en 1944.
On voit ici des maisons du quartier Basse-Ville présentant des caractéristiques architecturales canadiennes-françaises, construites par des architectes de Hull.