Tommy Byrne - Tour Guide & Historian

Tommy Byrne - Tour Guide & Historian My name is Tommy Byrne and I’m a licensed Quebec City tour guide specializing in private tours. No problem!

Hi, my name is Tommy Byrne and I’m a licensed Quebec City tour guide specializing in private tours. Trained in history and international politics, I offer tours focusing on local history from the perspective of the last 5 centuries. Personalised visits: Whatever your interests may be, whether this is your first or fifth visit, I am the tour guide you need to introduce yourself to or rediscover Qué

bec City. Have you already visited the Historic District of Old Quebec, part of UNESCO’s World Heritage List? We can go off the beaten path to other neighborhoods and I’ll share other aspects of the city’s history with you, along with a multitude of anecdotes and fun facts.

🇨🇦 Le fameux nouveau billet de 20 $ [English will follow]La Banque du Canada vient de dévoiler le nouveau billet vertica...
09/05/2026

🇨🇦 Le fameux nouveau billet de 20 $ [English will follow]

La Banque du Canada vient de dévoiler le nouveau billet vertical de 20 $ : le portrait du roi Charles III au recto, le Mémorial national du Canada à Vimy au verso.

🇫🇷 Vimy, un lopin de terre canadien en sol français

Le mémorial ne se trouve pas « en France » au sens diplomatique du terme. En 1922, la France a cédé au Canada, à perpétuité et en pleine propriété d'usage, une centaine d'hectares au sommet de la crête de Vimy, en reconnaissance du sacrifice de plus de 66 000 Canadiens tombés pendant la Grande Guerre.

⚜️ Les Canadiens français à Vimy

Le 22e Bataillon, seule unité d'infanterie de langue française du Corps expéditionnaire canadien, a pris part à l'assaut du 9 avril 1917. Après la guerre, la croix de bois plantée sur le champ de bataille en mémoire des Canadiens tombés à Vimy a été confiée à la garde du 22e Bataillon, devenu depuis le Royal 22e Régiment. Elle repose toujours à la Citadelle de Québec, où chaque militaire en devoir la salue en passant devant elle. Un fil direct relie donc la crête de Vimy à la ville de Québec : la relique originale du champ de bataille se trouve chez nous.

👑 Le roi Charles III, roi du Canada

Le portrait du souverain sur nos billets n'est pas celui d'un monarque « britannique » régnant sur une colonie. Depuis le Statut de Westminster de 1931, la Couronne du Canada est juridiquement distincte de la Couronne du Royaume-Uni. Ceci n'est pas qu'une abstraction juridique. Le 9 avril 2007, lorsque la reine Elizabeth II est venue inaugurer le mémorial de Vimy restauré, aux côtés des premiers ministres Stephen Harper et Dominique de Villepin, elle n'y était pas comme reine du Royaume-Uni, mais bien comme reine du Canada.

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🇨🇦 A New $20 Bill, Two Symbols of Canadian Sovereignty

The Bank of Canada has just unveiled the new vertical $20 bill: a portrait of King Charles III on the front, and the Canadian National Vimy Memorial on the back.

🇫🇷 Vimy, a Piece of Canadian Land on French Soil

The memorial is not located "in France" in the diplomatic sense of the term. In 1922, France granted Canada, in perpetuity and in full right of use, roughly one hundred hectares at the top of Vimy Ridge, in recognition of the sacrifice of more than 66,000 Canadians who fell during the Great War.

⚜️ French Canadians at Vimy

The 22nd Battalion, the only French-speaking infantry unit in the Canadian Expeditionary Force, took part in the assault on April 9, 1917. After the war, the wooden cross planted on the battlefield in memory of the Canadians who fell at Vimy was entrusted to the 22nd Battalion, since renamed the Royal 22e Régiment. It still stands today at the Citadelle of Québec, where every soldier on duty salutes it while passing by. A direct thread thus links Vimy Ridge to Québec City: the original relic of the battlefield is kept right here at home.

👑 King Charles III, King of Canada

The sovereign's portrait on our bank notes is not that of a "British" monarch ruling over a colony. Since the Statute of Westminster in 1931, the Crown of Canada has been legally distinct from the Crown of the United Kingdom. This is more than a legal abstraction. On April 9, 2007, when Queen Elizabeth II came to rededicate the restored Vimy memorial, alongside Prime Ministers Stephen Harper and Dominique de Villepin, she was not there as Queen of the United Kingdom, but as Queen of Canada.

Quand l'art urbain espagnol s'installe dans le Vieux-Québec  [English will follow]Depuis le 16 mai 2025, des œuvres du s...
08/29/2026

Quand l'art urbain espagnol s'installe dans le Vieux-Québec [English will follow]

Depuis le 16 mai 2025, des œuvres du sculpteur espagnol Isaac Cordal sont présentes à Place Royale et dans le Vieux-Port de Québec avec Cement Eclipses, présenté par EXMURO.

Cordal, originaire de Pontevedra en Galice, est reconnu pour ses petites sculptures de béton, souvent des hommes d'affaires ou des touristes, qu'il installe dans des recoins inattendus de l'espace public. À Québec, il propose un parcours de plus de 45 sculptures miniatures, glissées dans le décor patrimonial du Vieux-Québec. On les découvre au détour d'une corniche, dans une cavité de façade ou au ras du sol, presque par surprise. Derrière l'aspect ludique se cache un regard critique sur notre époque : changements climatiques, inégalités, aléas de la condition contemporaine.

Cordal n'est d'ailleurs pas le premier artiste espagnol à qui EXMURO ouvre les portes de Québec. À l'automne 2024, la sculptrice madrilène Alicia Martín y avait présenté Cul-de-Sac, une muraille de milliers de livres usagés érigée devant les canons de la Batterie Royale.

Deux visions bien différentes, mais un même désir de bousculer notre regard sur l'espace urbain et sur ce qu'il transporte.

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When Spanish urban art moves into Old Québec

Since May 16, 2025, the work of Spanish sculptor Isaac Cordal can be seen in Place Royale and in the Old Port of Quebec City with Cement Eclipses, presented by EXMURO.

Cordal, a native of Pontevedra in Galicia, is known for his small cement sculptures, often businessmen or tourists, which he tucks into unexpected corners of public space. In Québec City, he offers a trail of more than 45 miniature sculptures woven into the heritage backdrop of Old Québec. Visitors discover them along a cornice, nestled in a niche on a façade, or right at ground level, almost by surprise. Behind the playful surface lies a critical look at our era: climate change, inequality, and the pitfalls of contemporary life.

Cordal is not the first Spanish artist EXMURO has brought to Québec City. In the fall of 2024, Madrid-based sculptor Alicia Martín presented Cul-de-Sac, a wall built from thousands of used books, erected in front of the cannons at Batterie Royale.

Two very different visions, but a shared desire to shake up how we see urban space and everything it carries.

Crédit photo: Stéphane Bourgeois

Je vous incite à vous inscrire à cet événement qui me touche personnellement, à plusieurs égards, car cet exode massif d...
08/27/2026

Je vous incite à vous inscrire à cet événement qui me touche personnellement, à plusieurs égards, car cet exode massif de Canadiens français vers les États-Unis a marqué presque toutes les familles d'ici. Mon arrière-grand-père, que j'ai bien connu, Rodolphe Perrault, est né à Witbeck, au Michigan, en 1899. Revenu au Canada à l'adolescence, il a toujours conservé des liens avec son pays de naissance. Pas besoin de visa pour sa retraite en Floride : il possédait déjà la nationalité américaine !

Du côté de la Louisiane, l'histoire est tout aussi fascinante. Elle fut française, puis américaine, mais elle fut également espagnole de 1762 à 1801. La présence espagnole y a laissé une empreinte durable, si bien que l'on retrouve encore aujourd'hui la tour de Castille dorée sur les drapeaux de l'Acadiana (Cajuns) et des Créoles de Louisiane, aux côtés bien sûr de la fleur de lys.

Une belle occasion de renouer avec ces pans méconnus de notre histoire commune.

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I encourage you to register for this event, which touches me personally in several ways, since this massive exodus of French Canadians to the United States touched nearly every family here. My great-grandfather, whom I knew well, Rodolphe Perrault, was born in Witbeck, Michigan, in 1899. Having returned to Canada as a teenager, he always kept ties to his country of birth. No visa needed for his retirement in Florida, he already held American nationality!

On the Louisiana side, the history is just as fascinating. It was French, then American, but it was also Spanish from 1762 to 1801. The Spanish presence left a lasting mark there, so much so that the golden Castile tower can still be found today on the flags of Acadiana (the Cajuns) and the Louisiana Creoles, alongside, of course, the fleur-de-lis.

A wonderful opportunity to reconnect with these lesser-known parts of our shared history.

Pleins feux sur l’héritage franco-américain lors de cette conférence qui mettra en lumière les contributions des Canadiens-français devenus des Franco-Américains et leur rôle dans le développement de différentes régions d’Amérique du Nord. Il sera question des grandes vagues migratoir...

08/21/2026
Une nouvelle découverte bibliophiliqueDans mon ouvrage Premio-Real dans la capitale, je raconte la trouvaille d'un exemp...
08/20/2026

Une nouvelle découverte bibliophilique

Dans mon ouvrage Premio-Real dans la capitale, je raconte la trouvaille d'un exemplaire de l'Historique de la Société musicale Sainte Cécile de Québec (1881), adressé au Ministerio de Fomento espagnol et contenant une lettre du comte de Premio-Real à Nazaire LeVasseur, directeur de cette société musicale.

Je viens de dénicher un second exemplaire de cet ouvrage, celui-ci arborant la même reliure, mais adressé à Gédéon Ouimet, premier ministre du Québec entre 1873 et 1874, qui occupait alors le poste de surintendant de l'instruction publique de la province de Québec. Ouimet n'est pas un inconnu dans l'entourage du comte : à titre d'ancien premier ministre, il comptait parmi les invités de marque assis à la table d'honneur lors du grand banquet donné en l'honneur de Premio-Real en décembre 1880.

Cette découverte confirme, une fois de plus, une pratique chère au comte de Premio-Real, soit celle d'offrir des ouvrages canadiens à des personnalités influentes, tant au Québec qu'en Espagne, afin de tisser des liens culturels et diplomatiques durables.

Rappelons que LeVasseur, auteur de cet ouvrage, n'est pas un témoin neutre. Violoniste au sein du Septuor Haydn et membre du Club des 21, il est aussi l'un des plus fervents thuriféraires du comte, ce qui donne à ce livre une valeur toute particulière pour comprendre le rayonnement de Premio-Real dans le milieu musical de Québec.

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A New Bibliophile Discovery

In my book Premio-Real dans la capitale, I recount the discovery of a copy of the Historique de la Société musicale Sainte Cécile de Québec (1881), addressed to the Spanish Ministerio de Fomento and containing a letter from the Count of Premio-Real to Nazaire LeVasseur, director of this musical society.

I have just uncovered a second copy of this work, bearing the same binding, but addressed to Gédéon Ouimet, premier of Quebec between 1873 and 1874, who at the time held the position of superintendent of public instruction for the province of Quebec. Ouimet was no stranger to the count's circle: as a former premier, he was among the distinguished guests seated at the head table during the grand banquet held in honour of Premio-Real in December 1880.

This discovery confirms, once again, a practice dear to the Count of Premio-Real, namely offering Canadian works to influential figures, both in Quebec and in Spain, in order to build lasting cultural and diplomatic ties.

Let us recall that LeVasseur, author of this work, was no neutral witness. A violinist with the Septuor Haydn and a member of the Club des 21, he was also one of the count's most devoted admirers, which gives this book a particular value for understanding Premio-Real's influence on Quebec City's musical scene.

La piastre espagnole : aux origines de notre monnaie 🇨🇦 💰 🇪🇸 Saviez-vous que le mot « piastre », que l'on utilise encore...
08/16/2026

La piastre espagnole : aux origines de notre monnaie 🇨🇦 💰 🇪🇸

Saviez-vous que le mot « piastre », que l'on utilise encore aujourd'hui au Québec pour parler d'un dollar, nous vient tout droit de l'Espagne ?

Une monnaie née à Madrid, régnant sur le monde

Du 15ᵉ siècle jusqu'au milieu du 19ᵉ siècle, la piastre espagnole, aussi appelée « pièce de huit » (Real de a Ocho ou 8 Reales), a circulé sur tous les continents. Frappée en argent d'un poids et d'une pureté constants, elle inspirait une telle confiance qu'elle est devenue, avant même l'existence du dollar américain, la première véritable devise internationale de l'histoire. On la retrouvait dans les poches des marchands, des colons et même des pirates, des Antilles jusqu'aux ports de Québec. Chez nous, en Nouvelle-France puis sous le régime britannique, les colonies manquaient chroniquement de monnaie officielle. La piastre espagnole, abondante grâce au commerce triangulaire et aux échanges avec les colonies espagnoles d'Amérique, est venue combler ce vide.

Petite précision pour nos visiteurs français

Au Québec, on prononce toujours « piasse » (et non « pièce ») pour parler d'un dollar. Ce n'est pas une déformation moderne : c'est un héritage direct de cette vieille monnaie espagnole, conservé dans notre langue depuis des siècles alors qu'il a disparu ailleurs dans la francophonie. Un bel exemple de la façon dont le français québécois a préservé des usages du français classique et colonial !

Un hommage numismatique

C'est justement cette histoire que célèbre un tout nouvel ensemble lancé par la Monnaie royale canadienne (Royal Canadian Mint), en collaboration avec la Monnaie royale d'Espagne (Fábrica Nacional de Moneda y Timbre), leur toute première collaboration. Deux pièces d'une once en argent fin composent cet ensemble. Les deux motifs portent la célèbre devise « PLUS ULTRA » inscrite sur les colonnes d'Hercule, symbole qui aurait même inspiré, selon certains, le signe $ que l'on connaît aujourd'hui. Cette belle collaboration binationale a d'ailleurs été rendue possible grâce à l'ambassadeur d'Espagne au Canada (Embajada de Canadá en España), S.E. M. Alfredo Martínez Serrano, à l'occasion de la venue à Ottawa de Mᵐᵉ Isabel Valldecabres, présidente de la Monnaie royale d'Espagne.

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The Spanish Dollar: The Origins of Our Currency

Did you know that the word "piastre," still used in Quebec today to mean a dollar, comes straight from Spain?

A Coin Born in Madrid, Ruling the World

From the 15th century until the mid-19th century, the Spanish dollar, also known as the "piece of eight" (Real de a Ocho or 8 Reales), circulated across every continent. Struck in silver of consistent weight and purity, it inspired such confidence that it became, even before the existence of the American dollar, the first true international currency in history. It was found in the pockets of merchants, settlers and even pirates, from the Caribbean all the way to the ports of New France. Here at home, in New France and later under British rule, the colonies chronically lacked official coinage. The Spanish dollar, plentiful thanks to triangular trade and exchanges with Spain's American colonies, filled that gap.

A Small Note for Our French Visitors

In Quebec, we still pronounce it "piasse" (not "pièce") when referring to a dollar. This isn't a modern mispronunciation: it's a direct legacy of this old Spanish coin, preserved in our language for centuries even as it disappeared elsewhere in the French-speaking world. A wonderful example of how Quebec French has preserved usages from classical and colonial French!

A Numismatic Tribute

This is precisely the history celebrated by a brand new set launched by the Royal Canadian Mint, in collaboration with the Royal Spanish Mint (FNMT-RCM), their very first collaboration. The set is made up of two one-ounce fine silver coins. Both designs feature the famous "PLUS ULTRA" motto inscribed on the Pillars of Hercules, a symbol that some believe even inspired the $ sign we know today. This wonderful binational collaboration was made possible thanks to the Ambassador of Spain to Canada, H.E. Mr. Alfredo Martínez Serrano, on the occasion of the visit to Ottawa of Ms. Isabel Valldecabres, President of the Royal Spanish Mint (FNMT-RCM).

Photo : Monnaies canadiennes d’autrefois : La piastre espagnole – ensemble de deux pièces en argent fin https://www.mint.ca/fr/magasiner/pieces/2026/monnaies-canadiennes-dautrefois-la-piastre-espagnole-ensemble-de-deux-pieces-en-argent-fin-pack-254512

Joyeuse Fête nationale à nos frères et sœurs de l'Acadie! 🌠⬜️🟥
08/15/2026

Joyeuse Fête nationale à nos frères et sœurs de l'Acadie! 🌠⬜️🟥

Les trois municipalités religieuses de Québec [English will follow]Saviez-vous qu'il existe encore aujourd'hui, à l'inté...
08/13/2026

Les trois municipalités religieuses de Québec [English will follow]

Saviez-vous qu'il existe encore aujourd'hui, à l'intérieur des limites de la ville de Québec, une municipalité distincte fondée par des religieuses qui n'a jamais cessé d'exister?

De l'abolition du régime seigneurial aux grandes fusions du 21e siècle, le territoire actuel de la capitale nationale a compté pas une, ni deux, mais trois municipalités à vocation strictement religieuse.

La première, Notre-Dame-des-Anges, a été érigée en municipalité le 1er juillet 1855 pour encadrer les terres de l’Hôpital général de Québec, propriété des Augustines. Elle n'a jamais été fusionnée à Québec ni à aucune autre municipalité, et elle demeure la seule survivante de ce type d'entité sur le territoire québécois. La mère supérieure est de facto mairesse de la municipalité.

La deuxième, Sacré-Cœur-de-Jésus, fondée en 1874, était-elle aussi bâtie autour d'un hôpital, également administré par les Augustines. Son territoire, entièrement enclavé dans la ville, se trouvait dans l'actuel quartier Saint-Sauveur, entre la rivière Saint-Charles et le quartier lui-même. Cette petite municipalité religieuse a finalement été annexée à Québec en 1980.

La troisième s'appelait Saint-Michel-Archange. Créée en 1897 à même des terres prises à Beauport et à Limoilou, elle correspondait au territoire de l'Asile de Beauport, confié aux Sœurs de la Charité de Québec. La municipalité sera annexée à Beauport en 1976, qui sera à son tour fusionnée à Québec en 2002, ramenant ainsi cet ancien territoire religieux dans le giron de la capitale.

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Quebec City's Three Religious Municipalities

Did you know that a distinct municipality founded by nuns still exists today, within the boundaries of Quebec City, and has never ceased to exist?

From the abolition of the seigneurial system to the major mergers of the 21st century, the current territory of the national capital has counted not one, not two, but three municipalities with a strictly religious vocation.

The first, Notre-Dame-des-Anges, was incorporated as a municipality on July 1, 1855, to oversee the lands of the Hôpital général, a property of the Augustinian nuns. It has never been merged with Quebec City or any other municipality, and it remains the only surviving entity of its kind in Quebec. The mother superior is, in effect, the mayor of the municipality.

The second, Sacré-Cœur-de-Jésus, founded in 1874, was likewise built around a hospital, also administered by the Augustinian nuns. Its territory, entirely enclaved within the city, lay in what is now the Saint-Sauveur neighbourhood, between the Saint-Charles River and the neighbourhood itself. This small religious municipality was eventually annexed to Quebec City in 1980.

The third was called Saint-Michel-Archange. Created in 1897 out of land taken from Beauport and Limoilou, it corresponded to the territory of the Beauport Asylum, entrusted to the Sisters of Charity of Quebec. The municipality was annexed to Beauport in 1976, which was in turn merged with Quebec City in 2002, bringing this former religious territory back within the capital's fold.

📷: Vue extérieure de l'Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur de Jésus, [Vers 1900], Archives nationales à Québec, Fonds J. E. Livernois Ltée, (03Q,P560,S2,D2,P300307), Photographe non identifié.

90 ans après le déclenchement de la Guerre d'Espagne : une histoire de famille [English will follow]Aujourd'hui marque l...
07/18/2026

90 ans après le déclenchement de la Guerre d'Espagne : une histoire de famille [English will follow]

Aujourd'hui marque les 90 ans du déclenchement de la Guerre d'Espagne. Les conséquences du putsch du général Franco sont encore bien visibles de nos jours. Expliquer ce conflit en quelques lignes serait réducteur, mais ce qui est plus facile à raconter, ce sont ses répercussions personnelles sur ma vie.

Au Québec, on connaît très peu ce conflit, et on comprend encore moins souvent l'histoire familiale de ma tendre épouse. Une Espagnole née à Moscou, d'une mère espagnole elle-même née en URSS... comment est-ce possible? C'est pourtant assez simple : à la fin de la guerre, en 1939, plusieurs enfants espagnols furent envoyés en URSS, les fameux "niños de la guerra" (enfants de la guerre).

Mais l'élément le plus marquant de cette histoire familiale, c'est que l'opposante politique numéro un de Franco était la grande-grande-tante de mon épouse. Fille d'un mineur basque, Dolores Ibárruri avait dû quitter l'école à 15 ans pour travailler comme couturière, puis comme cuisinière, avant de se radicaliser politiquement. Elle rejoint le Parti communiste espagnol dès sa fondation en 1921. En 1933, elle fonde l'Association des femmes antifascistes, qui jouera un rôle déterminant dans la lutte contre la montée de Franco. En février 1936, elle est élue députée aux Cortes pour les Asturies.

Quand la guerre éclate en juillet 1936, elle devient la grande voix radiophonique de la résistance républicaine. C'est le 18 juillet 1936, dans un discours à la radio, qu'elle lance son cri devenu légendaire : « No pasarán! », qui deviendra le cri de ralliement de l'armée républicaine. En 1937, en pleine guerre, elle est élue vice-présidente des Cortes républicaines. Elle est de tous les grands moments menant au conflit et contribue à faire du Parti communiste un acteur central de la guerre. Quelques mois plus tôt, lors du siège de Madrid en novembre 1936, elle galvanise la résistance de la capitale assiégée avec une autre formule restée célèbre : « Il vaut mieux mourir debout que de vivre à genoux! »

Exilée en France, puis en URSS à la fin de la guerre, elle perd son fils unique, Rubén Ruiz Ibárruri, tombé au combat lors de la bataille de Stalingrad. Après la guerre, elle devient secrétaire générale du PCE, de 1942 à 1960, année où elle cède ce poste à Santiago Carrillo pour devenir présidente du parti, une fonction qu'elle occupera jusqu'à sa mort en 1989. Dolores Ibárruri, surnommée La Pasionaria, demeure l'un des plus grands symboles de ce conflit et de la résistance au fascisme des années 1930 et 1940. Après la mort de Franco, elle retourne en Espagne, où elle est réélue à son ancien siège de députée aux Cortes.

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90 Years Since the Outbreak of the Spanish Civil War: A Family Story

Today marks 90 years since the beginning of the Spanish Civil War. The consequences of General Franco's coup are still clearly visible today. Explaining this conflict in a few lines would be an oversimplification, but what's easier to tell is its personal impact on my life.

Here in Quebec, very few people know much about this conflict, and even fewer understand my dear wife's family history. A Spanish woman born in Moscow, to a Spanish mother who was herself born in the USSR... how is that possible? It's actually quite simple: at the end of the war, in 1939, many Spanish children were sent to the USSR, the well-known niños de la guerra, or "children of the war."

But the most striking element of this family history is that Franco's number-one political opponent was my wife's great-great-aunt. The daughter of a Basque miner, Dolores Ibárruri had to leave school at 15 to work as a seamstress, and later as a cook, before becoming politically radicalized. She joined the Spanish Communist Party when it was founded in 1921. In 1933, she founded the Association of Antifascist Women, which would go on to play a decisive role in the fight against Franco's rise to power. In February 1936, she was elected to the Cortes (the Spanish parliament) as a deputy for Asturias.

When the war broke out in July 1936, she became the great radio voice of the Republican resistance. It was on July 18, 1936, in a radio address, that she uttered her now-legendary cry: "¡No pasarán!" ("They shall not pass!"), which would become the rallying cry of the Republican army. In 1937, in the midst of the war, she was elected vice-president of the Republican Cortes. She was present at every major turning point leading up to the conflict and helped make the Communist Party a central player in the war. A few months earlier, during the siege of Madrid in November 1936, she rallied the resistance of the besieged capital with another famous line: "It is better to die on your feet than to live on your knees!"

Exiled first to France, then to the USSR at the end of the war, she lost her only son, Rubén Ruiz Ibárruri, killed in action at the Battle of Stalingrad. After the war, she became General Secretary of the PCE (the Spanish Communist Party) from 1942 to 1960, when she handed the role over to Santiago Carrillo to become President of the party, a position she held until her death in 1989. Dolores Ibárruri, known as La Pasionaria, remains one of the great symbols of that conflict and of the resistance to fascism in the 1930s and 1940s. After Franco's death, she returned to Spain, where she was re-elected to her former seat as a deputy in the Cortes.

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Quebec, QC
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