Radio-Outretombe - Québec entre deux mondes

Radio-Outretombe - Québec entre deux mondes Chaque samedi à 19h30 je vous offrirai un des deux parcours que j'ai préparé. Pour que vous sachiez quel parcours allez voir les événements.Merci.

Chaque samedi je fais un des deux parcours qui vous amènerons à marcher dans le Vieux-Québec afin de connaître l'histoire de bâtiments et autres lieux tout en donnant les ressentis de Bleue et de Christelle qui sont médiums et voyantes. Vous voyagerez entre le monde physique et spirituel.

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10/16/2025

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« Je ne vous ferai pas tant attendre. Non, je n'ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons et à coups de fusil ; qu'il apprenne que ce n'est pas de la sorte qu'on envoie sommer un homme comme moi ; qu'il fasse du mieux qu'il pourra de son côté, comme je ferai du mien. »

Québec assiégé - Le 16 octobre 1690, les Anglais débarquent à Beauport, c’est le début du siège de Québec. La bataille de Québec est un affrontement entre Français et Anglais en Nouvelle-France.

Elle intervient dans le contexte de la guerre de la « Ligue d’Augsbourg » opposant de 1688 à 1697 la France à une large coalition européenne. Font partie de cette coalition, l’Angleterre, l’Écosse, le Saint-Empire germanique, l’Empire Ottoman, la Suède, l’Espagne et le Portugal.

Dans le but d’affaiblir la France, la Ligue ouvre un nouveau front en Amérique du Nord. C’est le début de la « première guerre intercoloniale » sur ce continent qui en connaître en tout quatre (de 1689 à 1763).

Avec l’aide d’une milice américaine, les Anglais cherchent à prendre la ville de Québec en redescendant le fleuve Saint-Laurent. La population de Québec, en alerte, dresse des barricades dans les rues et sur le chemin qui sépare la ville haute de la ville basse.

Le gouverneur de la Nouvelle-France, le comte de Frontenac arrive de Montréal deux jours avant que ne paraissent les navires de Phips. Il apporte avec lui un renfort de trois cents hommes qui donne bon moral à la population. « Les habitants, qui naturellement sont guerriers, crurent être à l’abri de tout incident quand ils eurent leur général ».

Les colons, qui sont astreints à une forme de service militaire pour constituer une milice, ont été rappelés des campagnes environnantes. Il y a aussi trois bataillons de troupes plus ou moins régulières, soit à peu près trois mille hommes pour défendre la ville.

Au matin du 16 octobre 1690, vers les dix heures, une chaloupe portant pavillon parlementaire se détache de la flotte de Nouvelle Angleterre. Elle porte un officier, le major Thomas Savage, avec une missive pour Frontenac.

Les Français le font monter dans un canot et lui bandent les yeux pour qu’il ne puisse pas observer l’état réel de la ville. Lorsque l’officier anglais demande à Frontenac de se rendre, celui-ci lui dit que la réponse de la ville de Québec se fera par la bouche de ses canons.

Le siège de la ville durera dix jours, jusqu’au 24 octobre. Incapable de faire débarquer son armée dans de bonnes conditions et sous le feu permanent des canons québécois, William Phips finira par ordonner la retraite.

Selon la légende, lorsque Phips ordonne à ses vaisseaux de bombarder la ville une dernière fois, les canons de Québec auraient répondu en détruisant l'étendard britannique flottant sur le navire. Au cours de la retraite, les orages successifs finissent par couler trois navires, la variole se propageant sur les vaisseaux restants.

La France de Louis XIV sort finalement vainqueur de la guerre de la Ligue d’Augsbourg en 1697. Au terme des traités de Ryswick (une ville des Pays-Bas) la France obtient la Sarre, l’essentiel de l’Alsace et l’ouest de Saint-Domingue, principal producteur de sucre, l’or noir du XVIIIe siècle à venir.

En contrepartie Louis XIV accepte de reconnaître Guillaume d’Orange-Nassau comme roi d’Angleterre et retire ses troupes des Pays-Bas espagnols.

Louis XIV reste le « roi de l’univers » comme l’appelle ses courtisans, il fait ou défait les dynasties en Occident.

Tout est bien qui finit bien au royaume de France.

Illustration : Charles William Jefferys (1869-1951), siège de Québec de 1690, illustration publiée dans « The Fighting Governor ; a chronicle of Frontenac , par Charles W. Colby », 1915, éditions Brook & Company.

Pour aller plus loin : Claude-Charles Bacqueville de la Potherie, « Histoire de l’Amérique septentrionale », 1753, chez Brocas, le siège de Québec est traité pages 52 et suivantes, en libre accès sur Archive.org : https://archive.org/details/McGillLibrary-rbsc_lc_histoire-amerique_Lande00021_v3-15419/page/n5/mode/2up?view=theater

335 ans jour pour jour, 16 octobre 1690.

04/16/2024

LA NOUVELLE-FRANCE PERDUE ET RETROUVÉE – PARTIE 4 : LA RESTITUTION (1629 – 1632)

À l’hiver 1629-1630, après une absence de plus de trois ans, Champlain était de retour en France. Loin d’être couvert de gloire, ce retour au bercail s’était fait sous le signe d’une grande adversité.

La chute de Québec constituait le plus important revers de sa carrière alors qu’il se retrouvait jusqu’à nouvel ordre sans emploi. Ajoutant à ce malheur, il se voyait plongé dans le deuil de sa relation maritale avec son épouse, Hélène Boullé, qui avait décidé de le quitter et d’entrer en couvent. Comme si ce n’était pas assez, ses efforts auprès de la couronne pour restituer Québec à la France avaient été stoppés court quand, en raison d’une guerre en Italie, la couronne avait décidé de repousser à plus t**d le problème de la Nouvelle-France.

Malgré les difficultés et la tristesse qui l’affligeaient, Champlain trouva la force de tenir bon. La foi chrétienne fut pour lui un ancrage à sa résilience, de même que son rêve d’un Nouveau Monde en Amérique. Il se retroussa alors les manches et redoubla d’ardeur.

Les années 1629 à 1632 furent à certains égards les plus productives de la vie de Champlain, alors qu’il continua à jouer un rôle majeur pour garder en vie le projet d’une nouvelle France en Amérique. Sans relâche, il exhorta son roi, le cardinal Richelieu et le conseil royal à travailler à sa restitution.

Il œuvra étroitement avec les directeurs de la Compagnie des Cent-Associés et aida à sa réorganiser dans un réseau de filiales. Il forma des alliances avec la nouvelle génération de dirigeants français. Il profita aussi de cette période pour écrire son livre le plus important, intitulé "Voyages de la Nouvelle-France", qu’il publia en 1632. Cet ouvrage, qui intéressa un vaste lectorat, visait à faire la promotion de son grand dessein pour la Nouvelle-France à la cour de Louis XIII.

Finalement, en 1632, les efforts de Champlain portèrent fruit. Après une longue attente, le roi — dont la sœur avait marié en 1625 le roi d’Angleterre, Charles 1er, en échange d’une dot de 2 400 000 livres — accepta de payer son dû en entier à ce dernier. Suite à de longues négociations, la Nouvelle-France fut officiellement rendue à sa mère-patrie en vertu du traité de Saint-Germain-en-Laye en mars 1632.

La restitution officielle de la colonie française étant maintenant chose faite, le choix de son dirigeant demeurait une question ouverte. Pour des raisons obscures, le cardinal Richelieu — premier ministre du roi — n’était pas chaud à l’idée de nommer Champlain, lui préférant Isaac de Razilly, un officier militaire chevronné, lui aussi profondément intéressé par l’Amérique.

À la surprise de Richelieu cependant, Razilly déclina l’invitation en précisant qu’il préférait servir à titre de lieutenant de Champlain, qu’il considérait "plus compétent dans les affaires coloniales". Après un long délai, Richelieu céda au conseil de Razilly et malgré ses réticences, il nomma Champlain dans le rôle de lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-France.

Il fallut attendre t**d à l’été 1632 pour que la France soit fin prête à diriger une nouvelle expédition colonisatrice en Amérique, d’abord en Acadie sous le commandement de Razilly. Dans le même élan, le cardinal Richelieu mandata Émery de Caën d’organiser la reddition de Québec aux mains des Britanniques. Pour le reste, la colonie serait investie en force au printemps suivant.

On ne peut qu’imaginer le bonheur ressenti par Champlain qui enfin, allait pouvoir reprendre la mer et se consacrer à ce qu’il aimait le plus au monde : la réalisation de son rêve d’un Nouveau Monde en Amérique.

À suivre…

Je me souviens. ⚜️

Pour en savoir plus et se procurer le livre 𝑳𝒆 𝑵𝒐𝒖𝒗𝒆𝒂𝒖 𝑴𝒐𝒏𝒅𝒆 𝒐𝒖𝒃𝒍𝒊𝒆́ - 𝑳𝒂 𝒏𝒂𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒎𝒆́𝒕𝒊𝒔𝒔𝒆́𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒆𝒎𝒊𝒆𝒓𝒔 𝑪𝒂𝒏𝒂𝒅𝒊𝒆𝒏𝒔 : https://marco-wingender.ca/

Crédit d’illustration : Artiste inconnu

11/23/2022

L'Abitation de Champlain de 1908

L'Abitation de Québec, construite par Champlain et ses compagnons en 1608, était la propriété de la Compagnie de Pierre Dugua sieur de Mons jusqu'en 1612. En 1908, on élève une réplique du premier logis de Champlain en basse-ville, vis-à-vis le débarcadère des bateaux traversiers, sur l'emplacement du marché Finlay. On l'avait reconstitué selon le récit de Champlain de son voyage aux Indes Occidentales. «L'Abitation de Québec consistait en trois corps de logis, à double étage où régnait une galerie qui se prolongeait autour d'un préau; ce préau était entouré d'un solide enclos percé de meurtrières. Une tourelle carrée, destinée probablement à servir d'observatoire, se dressait au milieu de cette place. Toute l'habitation était entourée d'un fossé et d'une haute palissade de pieux, sorte de mur d'enceinte flanqué de plates-formes armées de canons.» Avec la reconstitution de l'Abitation de 1608 commençaient les leçons d'histoire sur les places et dans les rues de Québec. (Jacques Boutet)

Tiré du calendrier 2000 des Vues anciennes de Québec.

Photographie : Reconstitution de l'Abitation de Champlain, 1908, carte postale, collection Yves Beauregard.

09/28/2022

Le terminus du Grand Tronc

Le marché Champlain et sa magnifique halle ouvrent au public en 1858. C'est l'implantation du terminus de la Compagnie de chemin de fer du Grand Tronc en 1856 qui avait grandement contribué à son ouverture en faisant de ce site une plaque tournante pour les voyageurs. En regardant cette photographie, plusieurs penseront que le chemin de fer du Grand Tronc se rendait jusqu'à la basse-ville de Québec. Toutefois, il n'en est rien. Il faudra attendre jusqu'en 1879 pour voir arriver un premier train à Québec, celui de la Quebec, Montreal, Ottawa & Occidental Railway.

C'est à compter du 13 novembre 1854 que la Compagnie de chemin de fer du Grand Tronc desservait Lévis. Québec sera désormais relié à Montréal et les États Unis par les rails, mais via la rive sud. Elle devra se contenter d'un terminus localisé au futur marché Champlain d'où un traversier, opéré par James Tibbits, transportait les voyageurs à la gare de l'anse Tibbits de Pointe-Lévy. Mince consolation.

Photographie : Citadel and Champlain Market, 1865, anonyme, Bibliothèque et Archives Canada, Collection Edward McCann.

09/10/2022

Le projet à long terme de la France est de faire des Amérindiens ses sujets. Le traité de Montréal de 1701, tout en mettant fin aux calamités de la «guerre iroquoise», sert aussi les ambitions de la Nouvelle-France: il conforte Onontio (gouverneur français) dans son rôle d’arbitre diplomatique et entraîne le resserrement de l’alliance politique avec les nations des Grands Lacs et des Maritimes. Cela permet de neutraliser la ligue iroquoise et vise de la sorte à affaiblir l’empire concurrent. Tout au long du régime français, les Autochtones, ceux des Grands Lacs surtout, mais aussi ceux de la colonie laurentienne, échappent à l’assujettissement. Tout en reconnaissant la puissance d’Onontio, les Amérindiens préservent leur souveraineté.

09/09/2022

CAPITULATION Le 7 septembre 1760, Vaudreuil capitule sans un seul coup de fusil. Lévis, ulcéré, révolté, brûle tous ses drapeaux à l’île Sainte-Hélène. C’en est fait, désormais toute la Nouvelle-France, du Labrador au Mississipi, de l’Acadie au Manitoba, appartient à l’Angleterre. Mais pourtant cette Nouvelle-France refuse la défaite comme l’écrit l’un de nos poètes, Louis Fréchette, dans la Légende d’un peuple :
« Des bord du Saint-Laurent, scène de tant d’exploits,
On entendit alors soixante mille voix
Jeter au ciel ce cri d’amour et de souffrance :
-Eh bien, soit! nous serons français malgré la France! »

09/07/2022

Les parcs à boulets

Alors que la ville de Québec hébergeait une garnison britannique, le périmètre des fortifications était ponctué de batteries, c'est-à-dire des emplacements où étaient installés plusieurs canons prêts à être utilisés en cas de besoin. On en retrouvait plusieurs sur la rue des Remparts, ainsi sur le rempart ouest faisant face à la ville moderne. Outre les canons, on retrouvait à ces endroits stratégiques de nombreux parcs à boulets. En effet, à quoi serviraient des canons sans projectiles.

Un parc à boulets est constitué d'un cadre métallique, généralement triangulaire, à l'intérieur duquel on empile des boulets, et ce, en forme de pyramide. Cette photographie ancienne de la cour du «Garrison Club», qui deviendra le Club puis le Cercle de la Garnison, nous présente cinq parcs à boulets, dont un de forme rectangulaire. Au XIXe siècle, ces empilements de boulets faisaient parties du paysage urbain de la capitale. De nos jours à Québec, on n'aperçoit que rarement ce type de mobilier urbain militaire, si ce n'est à la citadelle, au parc de l'Artillerie et au Cercle de la Garnison.

Photographie : Cour du «Garrison Club», vers 1900, Bibliothèque et Archives Canada.

09/02/2022

Bonjour à tous et toutes !

Il n'y aura pas de parcours en fin de semaine et la fin de semaine du 9 septembre.

Profitez du soleil :)

09/01/2022

Jusqu'à la Révolution tranquille, la société québécoise était très religieuse, les clochers sonnant deux fois par jour.

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Quebec, QC

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