24/11/2023
2013. Camp 3. Je veux accrocher au sommet un drapeau de protection pour la Terre, pour qu'il tienne solidement, exposé aux vents de toutes directions comme nous le faisons au Tibet en haut des cols. La prière de protection inscrite dessus vient d'un maître tibétain, elle appelle à retrouver l'harmonie entre l'homme et la Terre, pour que l'équilibre se rétablisse, que les accidents naturels s'apaisent.
En arrivant au camp 3, je ne sais toujours pas comment je vais le fixer et faire rayonner sa force de prière depuis le sommet. Enfin, je trouve des arceaux de vieille tente, des déchets sur le camp 3. Ils peuvent devenir les armatures du drapeau, une sorte de cadre. Alors que j'essaie de créer les armatures du drapeau, je suis accompagnée de Tandrin. Il bricole le cadre et le coud avec le drapeau. Il a apporté du fil et une aiguille dans son sac, ici à 8 300 mètres ! Nous sommes sous la tente, animés par cette atmosphère de jeu. Le vent se déchaîne soudain à l'extérieur. La situation me semble cocasse.
Ma conscience est absorbée par la survie face aux éléments naturels en furie puis, l'instant d'après, par le jeu, le rire, les couleurs jaunes du drapeau et de la toile de tente qui se reflète. Je suis dans une véritable joie créative et dans la gratitude pour l'ingéniosité de Tandrin. Je sens que s'ouvre une brèche dans mon état intérieur. C'est donc à l'intérieur de moi-même que je trouve ce centre de paix !
…. La suite au sommet 🌟
➡️ L’Everest du potentiel, page numéro 158
Crédit : Marion Chaygneaud-Dupuy