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Essai sur Isaac Comnène, le royaume dynastique des Lusignan, la très récente et fragile République de Chypre — et tout l...
31/03/2026

Essai sur Isaac Comnène, le royaume dynastique des Lusignan, la très récente et fragile République de Chypre — et tout le reste !!
(Et en bonus, attention spoiler : une conclusion assez caustique)
Royaumes-cités antiques fragmentés, période divisée après 1974, Empire romain d’Orient, Alexandre le Grand, domination romaine, byzantine, vénitienne, ottomane ou coloniale britannique : dans la plupart des cas, l’île est soit fragmentée, soit gouvernée depuis l’extérieur.
Un examen chronologique de l’histoire chypriote montre que les périodes durant lesquelles l’île fut simultanément indépendante, unifiée et gouvernée depuis son propre territoire sont extrêmement rares. Elles se limitent à trois moments précis : le règne d’Isaac Comnène (1184–1191), le long règne de la dynastie des Lusignan (1192–1489), et, à l’époque contemporaine, la République de Chypre entre 1960 et 1974 (même si elle a perdu deux petites portions de son territoire au profit des bases souveraines britanniques). En dehors de ces brèves parenthèses, Chypre n’a presque jamais exercé une souveraineté politique insulaire pleine.
1184–1191 : Isaac Comnène
1192–1489 : Royaume des Lusignan
1960–1974 : République de Chypre
Toutes les autres périodes relèvent d’un contrôle extérieur — quelle que soit la culture dominante ou la langue administrative — ou d’organisations territoriales fragmentées ou divisées.
Rendons donc à César ce qui est à César… ou plutôt, rendons à Isaac et à la dynastie des Lusignan l’honneur qui leur revient (même s’ils n’étaient pas chypriotes de naissance à l’origine).
I. Antiquité : des royaumes-cités autonomes mais jamais unifiés
(env. XIe–IVe siècle av. J.-C.)
Multiples royaumes-cités indépendants les uns des autres
Aucune unité politique à l’échelle de l’île
Soumissions répétées :
Assyrienne
Égyptienne
P***e achéménide (durable et structurellement déterminante)
👉 Autonomie locale ≠ souveraineté insulaire unifiée
II. Alexandre le Grand et la période hellénistique
(332–58 av. J.-C.)
Alexandre le Grand (332 av. J.-C.)
Chypre se rallie à lui
Intégration dans un empire macédonien
Fin des dynasties locales indépendantes, Alexandre et ses successeurs gouvernent Chypre depuis l’extérieur
Les Ptolémées d’Égypte (294–58 av. J.-C.)
Chypre gouvernée depuis Alexandrie
Stratèges nommés par les Lagides
Île utilisée comme base navale et fiscale
👉 Puissance impériale extérieure malgré l’hellénisation
III. La période romaine
(58 av. J.-C. – env. 330 apr. J.-C.)
Annexion directe par Rome
Province romaine
Gouverneurs nommés par Rome
Fiscalité et décisions politiques prises hors de l’île
👉 Chypre = province impériale classique
IV. La période byzantine
(env. 330–1184)
Chypre byzantine
Province de l’Empire romain d’Orient
Gouverneurs nommés depuis Constantinople
Aucun pouvoir politique insulaire autonome
Le condominium byzantino-arabe
(688–965, au sein de la période byzantine)
Accord entre :
l’Empire byzantin
le califat omeyyade puis abbasside
Administration locale byzantine maintenue
Partage égal des recettes fiscales
Démilitarisation relative de l’île
👉 Souveraineté partagée, pas indépendance
Fin de la période byzantine
Reconquête byzantine complète en 965
Retour à une administration impériale classique
Fin définitive en 1184 avec Isaac Comnène
V. Isaac Comnène
(1184–1191)
Rupture avec Constantinople
Pouvoir exercé depuis Chypre
Contrôle de l’ensemble de l’île
Diplomatie, fiscalité, armée et monnayage INDÉPENDANTS
⚠️ Régime autoritaire, souvent vu comme un usurpateur
✔️ Mais souveraineté INSULAIRE et totale
👉 Première véritable indépendance chypriote unifiée
VI. L’épisode templier
(1191–1192, env. 10–11 mois)
Richard Cœur de Lion conquiert Chypre (1191)
L’île est vendue à l’Ordre du Temple
Les Templiers :
ne gouvernent pas Chypre comme un État
l’administrent comme un bien financier
répriment durement la population
incapacité à gouverner durablement
Revente rapide de l’île à Guy de Lusignan (1192)
👉 Possession temporaire, non souveraine, non insulaire
👉 Pas une période d’indépendance chypriote
VII. Le royaume des Lusignan
(1192–1489)
Capitale à Nicosie
Rois résidents
Administration locale, justice et fiscalité
Politique étrangère décidée sur l’île
Reconnaissance internationale
📌 Malgré l’origine franque de la dynastie :
Le pouvoir est INSULAIRE
Chypre n’est ni une colonie ni une province
👉 Près de 300 ans de véritable INDÉPENDANCE
VIII. Le long retour au contrôle extérieur
(1489–1960)
Venise (1489–1571) → gouvernée depuis Venise
Empire ottoman (1571–1878) → gouvernée depuis Istanbul
Empire britannique (1878–1960) → gouvernée depuis Londres
👉 Dans tous les cas :
centres de décision situés hors de Chypre
IX. 1960–1974 : la parenthèse moderne
République de Chypre indépendante
Institutions souveraines
Pouvoir exercé depuis l’île
INDÉPENDANCE INSULAIRE complète (ou presque)
Fin brutale en 1974 : l’île est divisée, et de facto la République de Chypre ne peut plus exercer son autorité sur l’ensemble du territoire
Conclusion (délibérément provocatrice)
Si l’on adopte une définition stricte de l’indépendance de l’île de Chypre — une île unifiée, gouvernée depuis elle-même, sans centre décisionnel extérieur — alors une conclusion s’impose : deux figures/entités médiévales chypriotes rivalisent largement pour occuper cette place (et peut-être même plus légitimement, malgré le manque de reconnaissance dont elles souffrent) face à celles construites plus t**d (EOKA, Makarios) et érigées en héros modernes (mais contestés) de l’indépendance chypriote.
Isaac Comnène et la dynastie des Lusignan apparaissent rétrospectivement comme les seules véritables incarnations de la souveraineté politique insulaire. À l’inverse, l’EOKA, souvent célébrée comme le mouvement fondateur de l’indépendance, ne luttait pas pour l’indépendance mais pour l’Enosis. L’indépendance de 1960 fut davantage le résultat d’un compromis géopolitique imposé que l’aboutissement d’un projet politique chypriote mûr et explicitement revendiqué. Quant à l’EOKA B (désolé, mais c’est la même chose) — tout comme la TMT depuis 1960 — ses actions en 1974 ont directement contribué à l’effondrement de cette fragile souveraineté insulaire.
La figure de Makarios III, souvent érigée en symbole de l’indépendance qu’il défendit en 1974, pose également question. Avant 1960, il favorisait l’Enosis ; l’indépendance n’est devenue une option que plus t**d, lorsqu’elle est devenue politiquement inévitable. Son éloignement progressif de la junte grecque (qu’il détestait, et dont la fonction présidentielle n’était finalement pas si désagréable…), ainsi que son rôle dans la crise constitutionnelle des années 1960, rendent difficile une lecture univoque de son héritage comme défenseur de l’indépendance chypriote pour toutes les communautés.
Cela mène à une conclusion encore plus troublante : pour identifier de véritables figures de l’indépendance politique chypriote, acceptées par tous, il faut remonter très loin dans le temps, à une époque où l’identité chypriote turque musulmane n’existait pas encore — ce qui pose inévitablement problème pour unir aujourd’hui les deux principales communautés autour d’une même figure historique.
Mais si l’on admet que les Chypriotes turcs sont en grande partie des populations locales converties, alors :
Isaac Comnène pourrait être une telle figure, mais son règne fut bref, personnel, sans racines dynastiques durables ; il n’a pas eu le temps de s’intégrer dans le substrat social chypriote ni d’être reconnu comme véritablement chypriote. Il n’était pas originaire de l’île, mais un Byzantin dissident de Constantinople cherchant à se créer un empire personnel. On peut imaginer que, si une dynastie avait suivi, elle se serait assimilée de la même manière — voire mieux — que les Plantagenêt en Angleterre, les Orange aux Pays-Bas, les Habsbourg en Autriche ou les ducs de Savoie lors de l’unification italienne. Malheureusement, Richard Cœur de Lion ne lui en laissa pas le temps, après un accueil pour le moins hostile (une autre histoire).
La dynastie des Lusignan, en revanche, offre le seul exemple d’un État chypriote indépendant, stable et unifié sur le long terme, même si elle s’inscrit dans un contexte de conquête similaire. Pourtant, son caractère latin, catholique et initialement non hellénophone l’a longtemps fait percevoir comme une domination étrangère (et c’est encore le cas aujourd’hui), plutôt que comme une souveraineté chypriote. Elle manquait d’une identité chypriote pleinement légitime et représentative des populations qu’elle gouvernait — en partie pour des raisons linguistiques, mais surtout religieuses (les premiers rois Plantagenêt ne parlaient pas non plus un mot d’anglais avant d’adopter la langue locale, tout comme les Lusignan adoptèrent plus t**d le grec). Cela rend difficile pour les Chypriotes de s’y identifier.
Chypre souffre peut-être encore aujourd’hui de ce vide mémoriel : l’absence d’une grande figure unanimement reconnue de l’indépendance politique chypriote — insulaire, durable et pleinement légitime — comparable à un Clovis, un Charlemagne ou un Napoléon (pourtant corse) ; à Guillaume le Conquérant (lui aussi étranger) ; à Washington, Jefferson, Franklin, Lincoln ; à Otton le Grand, Garibaldi, Kapodistrias, Atatürk, Gengis Khan, et bien d’autres. Une singularité historique qui continue d’alimenter les ambiguïtés identitaires et politiques de l’île.
Quelle figure incarne le mieux une image crédible de l’indépendance politique du peuple chypriote, et pourrait servir de modèle et de symbole commun de l’indépendance et de l’identité chypriotes ?
Aucune, malheureusement — pour l’instant… peut-être un jour.
Mais Chypre en a-t-elle réellement besoin ? Certaines nations indépendantes n’en ont pas eu besoin pour devenir des États-nations.

🌍 Ératosthène, une « île manquée » au sud de ChypreIl est fascinant de penser que Chypre a peut-être failli avoir une au...
31/03/2026

🌍 Ératosthène, une « île manquée » au sud de Chypre
Il est fascinant de penser que Chypre a peut-être failli avoir une autre île juste au sud.
Aujourd’hui, le mont sous-marin Eratosthenes Seamount repose à 700–800 mètres sous le niveau de la mer, invisible sous la Méditerranée. Mais les études géologiques (notamment les carottes de l’Ocean Drilling Program) révèlent que ce plateau immergé était autrefois une plateforme marine peu profonde, similaire aux Bahamas actuelles : un environnement carbonaté, avec des récifs coralliens comparables à un lagon — et, à certaines périodes, il a probablement même émergé au-dessus du niveau de la mer.
Mieux encore, durant la Messinian Salinity Crisis (~5,96 à 5,33 millions d’années), lorsque la Méditerranée a presque complètement disparu, le niveau de la mer a chuté de manière spectaculaire (par évaporation, le détroit de Gibraltar étant alors fermé) — de plus d’un kilomètre dans certaines zones. Dans ces conditions extrêmes, Ératosthène aurait été émergé, formant une île ou une masse terrestre surélevée au sud de Chypre.
Parallèlement, Chypre elle-même n’a pas toujours été une seule île. Ses deux grandes unités géologiques — l’ophiolite du Troodos Mountains et la chaîne de Kyrenia Mountains (Pentadactylos) — se seraient formées comme des masses terrestres distinctes avant d’être progressivement surélevées et reliées.
Dans cette optique, on peut imaginer un paysage très différent dans le passé : non pas une seule Chypre, mais deux… voire trois îles proches les unes des autres.
Aujourd’hui, Ératosthène est lentement en train d’être entraîné sous Chypre en raison de la collision tectonique avec la plaque africaine. C’est une « île perdue » en devenir — qui a failli redevenir visible, mais qui poursuit désormais sa descente vers les profondeurs.
Sur Wikipédia, on apprend même que des prospections sous-marines ont révélé la présence de trois épaves reposant sur ce plateau immergé : deux navires ottomans et un datant du IVe siècle avant J.-C.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ratosth%C3%A8ne_(mont_sous-marin)

28/11/2025
J ai demandé à chatgpt de me classer les plus grand théâtres antiques Greco Romain de l histoire, je voulais situer où s...
17/09/2025

J ai demandé à chatgpt de me classer les plus grand théâtres antiques Greco Romain de l histoire, je voulais situer où se situe celui de Salamis ici à Chypre nord dans sa configuration original (il n as été rénové qu a un peu plus d un tiers) .. mais ma surprise c'est de voir entrer dans le classement celui de Mandeure situé à 6km de chez moi en France, je ne m attendais pas à ça (Arles est encore en meuilleur position, sans surprise, et Vienne et Lyon de justesse sont aussi dans le top 12) .Bon sinon salamis est le deuxième plus grand au monde en terme de diamètre de scène, après celui de Mérida en Espagne, et 3eme ex aequo avec deux autres en termes de capacité spectateurs, juste dépassé par Ephèse qui a 5 rangée de plus. (Malheureusement salamis n as que 18 rangée de rénové et réhabilité, mais initialement aurait dû en avoir 50, donc aujourd'hui moins impressionnant que beaucoup d' autres site, mais historiquement il est dans le top 3 )

Rang Théâtre Localisation Capacité Rangées Diamètre orchestra (le scène centrale demi circulaire)

1 Théâtre de Mérida Espagne 25 000–30 000 50 rangées 30ø

2 Théâtre d’Éphèse Turquie 25 000–30 000 –55 rangées 25ø

3 (ex-aequo) Théâtre de Pompée Rome 20 000 50 rangées 22ø

3 (ex-aequo) Théâtre de Salamis Chypre 20 000 50 rangées (18 seulement rénové) 27ø

3 (ex-aequo) Théâtre d’Arles France 20 000 40 rangées 22ø

6 Théâtre de Dionysos Athènes 17 000–18 000 30–35 rangées 20–23 ø

7 (ex-aequo) Aspendos Turquie 15 000 41 rangées 20ø

7 (ex-aequo) Théâtre de Mandeure France 15 000 34–36 rangées 20ø

7 (ex-aequo) Théâtre de Syracuse Sicile 15 000 35 rangées 20ø

7 (ex-aequo) Théâtre de Marcellus Rome 15 000 35 rangées 20 ø

11 Théâtre de Vienne France 13 000 35 rangées 20ø

12 (ex aequo)Théâtre de Taormine Sicile 10 000–15 000 32 rangées 22ø

12 (ex aequo) théâtre de Lyon Fourvière 10000-15000 36-40 rangées 18-20ø

Ps 1) les capacités de spectateur par rangées peuvent être fluctuant en fonction de leur largeur et l inclinaison des gradins .
2) j' ai vérifié pour les autres théâtre greco romain de Chypre, tel Paphos (le deuxième plus grand mais en très mauvais état, celui de soli et kourion (eux très bien préservé/rénové), ils se situe entre la 14 et 25 ème place.

Photo 1 Mérida (emerita Augusta)
Photo 2 Ephèse (ephesus)
Photo 3 Salamis
Photo 4 Mandeure (epomanduodurum de son nom romain ).

17/07/2025

📜 Liste complète des rois Lusignan de Chypre (avec régents, usurpateurs, enfants-rois et drames dynastiques)

1. Guy de Lusignan (1192–1194) : premier roi franc qui s établi a Chypre après avoir perdu Jérusalem et acheté l ile à richard cœur de Lion qui a conquis l ile une année auparavant (mai 1191) d' abord confié aux Templiers qui rétrocéderont l ile à Richard , qui la confiera finalement en deuxième main à Guy 10 mois plus t**d.

2. Amaury Ier de Lusignan (1194–1205) : frère ainé de Guy, devient aussi roi de Jérusalem, comme son frère mais brievement. C est lui qui établit officiellement le statut politique et indépendant du royaume de Chypre.
(Fortifications des châteaux de kyrenia, saint hilarion, buffavento et kantara sur des sites bysantin préexistant)

3. Hugues Ier (1205–1218) : fils d’Amaury Ier.
🔹 Régent : Gaultier de Montbéliard, seigneur franc-comtois, gouverne pendant la minorité d’Hugues Ier jusqu en 1210 ou 1215. Gaultier organisera le mariage de Hugues et Isabelle de Jérusalem pour sceller dynastiquement définitivement l'union entre la couronne de Chypre et celle de Jérusalem encore contesté, le royaume de Chypre devient, le royaume de Chypre et Jérusalem.
(Début de la Construction de la cathédrale de Nicosie 1209)

4. Henri Ier (1218–1253) : fils d’Hugues Ier, devient roi à 8 mois.
🔹 Régent : Gaultier de Montbéliard une deuxième fois jusqu’en 1227, puis écarté par les barons.
🔹 Bailli (régent effectif) : Jean d’Ibelin, seigneur de Beyrouth, nommé en 1227.
⚔️ 1228–1232 : usurpation impérialiste par les partisans de Frédéric II (dont Amaury Barlais, nommé Naili de Chypre). Qui donne la guerre des lombards, une réponse armée orchestré par jean d Ibelin pour replacer Henri sur le trône
🔹 Jean d’Ibelin défait les impérialistes à la bataille d’Agridi (1232) ainsi que dans les villes et places fortes et restaure Henri Ier.
(Hivernage et présence à Chypre sur la route de la 7eme croisade du roi de France Louis IX dit Saint Louis, durant 6 mois de l hiver 1248-1249)

5. Hugues II (1253–1267) : petit-fils d’Henri Ier, devient roi enfant.
🔹 Régents successifs :
• Plaisance d’Antioche (mère du roi)
• Hugues de Poitiers-Lusignan (oncle)
• Henri d’Antioche (cousin)
🔹 Meurt à 14 ans sans descendance.

6. Hugues III (1267–1284) : cousin de Hugues II, également roi de Jérusalem. (Construction et finalisation de l abbaye de Belapaïs, débuté sommairement sous Hugues II)

7. Jean Ier (1284–1285) : fils de Hugues III, meurt quelques mois après son couronnement.

8. Henri II (1285–1306 puis 1310–1324) : frère de Jean Ier. (Début de la Construction de la cathédrale de Famagouste 1298)
⚔️ Déposé en 1306 par son frère Amaury de Lusignan, seigneur de Tyr.

9. Amaury de Lusignan (1306–1310) : gouverne comme usurpateur, exilant Henri II.
🔹 Assassiné en 1310 par les partisans de son frère.
🔹 Henri II est restauré sur le trône. Henri II , lors de son deuxième mandat , ordonnera et suivra la bulle Papal réclamant le procès et la torture des templiers restant à Chypre (leur siège spirituel après la perte d Acre) , qu il exécutera, non sans plaisir, puisque henri reprochait aux Templiers d' avoir soutenu et aidé son frère Amaury, prince de Tyr, dans son coup d état, le poussant un temps en exil.

10. Hugues IV (1324–1359) : petit-cousin d’Henri II qui lui meurt sans enfants ou descendants direct, il est le fils de Guy de Lusignan (pas le premier, un homonyme, seigneur d’Ibelin (branche collatérale). Règne long et prospère.

11. Pierre Ier (1359–1369) : fils de Hugues IV, chevalier-croisé flamboyant, assassiné dans sa chambre par un complot ourdi par ses propres frères et quelques nobles de la cour, jugé par ceux ci avoir perdu la tête (et sous l influence très néfaste de son épouse reine Eléonore) sur la fin de son règne.

12. Pierre II (1369–1382) : fils de Pierre Ier et d’Éléonore d’Aragon, devient roi à 2 ans.
🔹 Régente : Éléonore d’Aragon, sa mère, gouverne jusqu’en 1373.
🔹 Ensuite, pouvoir contrôlé de facto par Jean et Jacques de Lusignan, oncles du roi, dans un combat politique fratricide ou Eléonore va se compromettre avec les génois, en s attachant leur protection mais en les laissant prendre position militaire sur la ville de Famagouste. Eléonore assasine jean, fait emprisonné jacques par les génois et confie le pouvoir à son fils quand sa majorité fait foi et repart en Espagne.

13. Jacques Ier (1382–1398) : frère de Pierre Ier, ancien prisonnier à Gênes, libéré en échange de la cession définitive (sous forme d un traité ) de Famagouste aux Génois à la mort de Pierre II . İl herite aussi durant son règne de la couronne d Arménie après que Léon IV (un cousin Lusignan) devenu roi d Arménie perd la cilicie et lui cède les droits en échange de refuge et protection des nobles armenien chassé de leur terres. Chypre devient le royaume de la couronne Lusignan de Chypre, de Jérusalem et d Arménie.

14. Janus (1398–1432) : fils de Jacques Ier, fait prisonnier par les Mamelouks en 1426.
🔹 Régente pendant sa captivité : Charlotte de Bourbon, son épouse.

15. Jean II (1432–1458) : fils de Janus, règne affaibli par les ingérences étrangères (Génois, Mamelouks et vénitienne grandissante).
🔹 Régence brève à ses débuts assurée par les nobles chypriotes.

16. Charlotte (1458–1464) : fille légitime de Jean II, reine légitime, chassée par son demi-frère illégitime.

17. Jacques II le Bât**d (1460–1473) : fils illégitime de Jean II, prend le pouvoir avec l’aide des Mamelouks et des Vénitiens, reprend Famagouste des génois en chemin avant de marcher sur Nicosie et chassé sa sœur.
🔹 Il épouse la noble vénitienne Catherine Cornaro. (İl meurt empoisonné, ainsi que ces deux premiers enfants illégitimes)

18. Jacques III (1473–1474) : fils posthume de Jacques II, roi bébé , meurt à 10 mois, possiblement, probablement empoisonné lui aussi (tiens , tiens).
🔹 Régente : Catherine Cornaro, sa mère.

19. Catherine Cornaro (1474–1489) : devient reine à part entière.
🔹 En 1489, elle abdique au profit de la République de Venise, mais sous la pression des vénitiens, après plusieurs années enfermé dans une chambres, pour son refus de céder la couronne et rompre la dynastie Lusignan. İls l extradient de Chypre dans un exil doré sur une île au large de Venise où elle finira sa vie, mettant fin (malgré elle, et sous un stratège vénitien) à près de trois siècles de royauté franque à Chypre.

🛡️ Cinq figures comtoises dans l’histoire de Chypre médiévaleDurant les croisades et la période franque de Chypre, plusi...
12/07/2025

🛡️ Cinq figures comtoises dans l’histoire de Chypre médiévale

Durant les croisades et la période franque de Chypre, plusieurs personnalités issues de la Franche-Comté ont joué un rôle clé dans les affaires militaires, politiques et religieuses de l’île. Si l’on connaît les Lusignan ou les Ibelin, on oublie souvent l’apport de nobles comtois qui, par leur loyauté, leurs alliances ou leur martyre, ont marqué l’histoire chypriote et levantine. Voici les portraits croisés de Gautier de Montbéliard, de sa fille Eschive, de son fils Eudes, ainsi que des Templiers Jacques de Molay et Aymond d’Oiselay.

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1. ⚖️ Gautier (Gauthier) de Montbéliard († 1230)
Régent de Chypre (de1205 à 1210 et de 1218 à 1228), seigneur comtois et diplomate du Levant

Origine : Fils d’Amédée II de Montfaucon, comte de Montbéliard, Gautier appartient à la puissante maison de Montfaucon/Montbéliard, en Franche-Comté.
Il épouse Bourgogne de Lusignan, fille du roi Amaury II de Jérusalem et de la noble Eschive d’Ibelin. Ce mariage le lie directement à la maison royale de Chypre.

🔹 Régence chypriote
En 1205, à la mort du roi Amaury II de Lusignan, Gautier est nommé bailli (régent) du royaume de Chypre, gouvernant pour le jeune roi Hugues Ier, encore mineur (le frère cadet de son épouse) .
Il administre l’île avec fermeté et loyauté, développant les institutions féodales en s’appuyant sur la noblesse locale et les Ibelin, une famille de la noblesse extrêmement importante au côté des Lusignan.
Il devient également connétable du royaume de Jérusalem.

🔹 Alliances stratégiques
Il soutient et planifie le projet de mariage du jeune roi Hugues Ier avec Alix de Champagne, héritière des droits sur Jérusalem, qu il organise avec Jean d ibelin. Cette union visait à réunifier les couronnes de Jérusalem et de Chypre, gaultier réussi à opérer la réunification de la couronne de Chypre et de Jérusalem, et cède sa gérance à la majorité du jeune roi. Il redeviendra régent à la mort de celui-ci en 2018 pour cette fois ci Henri 1er , fils de Hugues, alors âgé que de 9 mois jusqu'à ses 10 ans . (Wikipédia ne mentionne pas ce deuxième mandat, l historien Peter Edbury et les chronique de Novarre le mentionne)

🔹 Crise politique et fuite
En 1228, Gautier est accusé d’abus de pouvoir et de détournement de fonds (certains évoquent une forme de fraude fiscale). La noblesse se retourne contre lui, en partie sous l’influence de la faction impériale.
Il est contraint de fuir Chypre, aidé par les Templiers, qui l’escortent depuis leur château de Gastria, puis via son port vers Acre (Palestine/Israël).
Il meurt en 1230/1231, probablement en combattant à Acre, Tyr ou Tripoli, au service du royaume latin.

🔹 Héritage
Père de Eschive et Eudes, il fonde une brève lignée comtoise intégrée à la noblesse franque de l’Orient latin.

La lignée familliale de la noblesse comtoise "resté au pays" dont il est issu, s’unira plus t**d aux princes de Wurtemberg, par Henriette de Montbéliard ( 6 générations plus t**d) , héritière du comté de Montbéliard au XVe siècle , ce territoire du nord Est de la France deviendra la principauté de Montbéliard, (son château y est très visité) et sera un des tout derniers territoire annexé à la France après la révolution française (1796). Gautier est donc un grand grand .. oncle d Henriette.

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2. 🏰 Eschive de Montbéliard (née v. 1210 – active v. 1232- mort ? )
Fille de régent et défenseure héroïque à Buffavento
Fille de Gautier de Montbéliard et de Bourgogne de Lusignan, elle naît probablement vers 1206-1210, elle fut vraisemblablement élevée au côté des Ibelin, dans l’entourage de sa mère, Bourgogne de Lusignan, et des enfants de la cour royale sous la protection de son père.
L’héritage de son père, prestigieux mais politiquement brisé, lui affinera probablement son caractère .
Élevée dans un contexte instable, elle grandit sur une île divisée entre les partisans de l’Empereur et ceux de la noblesse locale.
🔹 Guerre des Lombards (1232)
la mort prématurée d’Amaury II de Lusignan (roi de Chypre) en 1205, suivie de celle de son fils Hugues Ier en 1218, déclenchent une série de crises politiques et de luttes de pouvoir qui conduisent à l’intervention de Frédéric II (empereurs du saint Empire germanique) et à la guerre civile.
Voici le fil chronologique précis pour mieux comprendre comment tout s’enchaîne :
⚜️ 1. Mort d'Amaury II de Lusignan (1205)
Amaury II, roi de Chypre (et brièvement roi de Jérusalem), meurt en 1205.
Son fils Hugues Ier, encore mineur, lui succède à Chypre.
Cela nécessite une régence.
🔹 Gautier de Montbéliard (beau-frère d’Amaury) est alors désigné régent de Chypre pendant la minorité de Hugues Ier.
Il gouverne à partir de 1205 jusqu'à la majorité d'Hugues Ier en 1210 ou 1215 selon les sources.
👑 2. Mort du roi Hugues Ier (1218)
Hugues Ier meurt très jeune, à environ 25 ans, en 1218.
Il laisse un fils Henri Ier, âgé de seulement 9 mois.
→ Cela ouvre une nouvelle crise de succession et une lutte pour la régence.
🛡️ 3. Régence contestée : Gautier de Montbéliard vs les Ibelin
Le Haut Conseil de Chypre confie à nouveau la régence à Gautier de Montbéliard.
Mais Jean d’Ibelin, grand oncle du petit Henri Ier , conteste la régence. Mais il ne ferra rien, restant observateur.

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🦅 4. Arrivée de Frédéric II (1228)
Frédéric II de Hohenstaufen arrive en Orient avec sa croisade ret**dée (Sixième croisade).
Il prend le contrôle de Chypre sous prétexte de défendre les droits de son fils Conrad (héritier du trône de Jérusalem).
Il chasse Gautier de Montbéliard, puis écarte Jean d’Ibelin en l' envoyant a Beyrouth, où il devient seigneur de Beyrouth.
→ Il place cinq baillis impériaux pour gouverner Chypre au nom du roi Henri Ier, mineur.
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⚔️ 5. Réaction des Ibelin et guerre civile (1229–1233)
Jean d’Ibelin s’allie aux barons chypriotes et prend les armes contre les baillis impériaux.
Après des années de guerre, il triomphe en 1233, à la bataille d’Agridi, reprend Nicosie, rejoint les poches de résistance assiégé des 3 châteaux croisées (saint Hilarion, buffavento (c'est ici que eschive de Montbéliard intervient) et kantara) des montagnes de kyrenia où s était réfugiés et organisé une fraction résistante à l' autorité de Frédéric 2, puis kyrenia et l ensemble de l ile.
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À seulement 22 ans, Eschive de Montbéliard joue un rôle crucial durant la guerre des Lombards :
Eschive est citée dans les sources (notamment dans les chronique de Phillipe de Novara) comme ayant organisé la défense du château de Buffavento, une des trois grandes forteresses de montagne de Chypre.
Elle y résiste courageusement aux troupes impériales.

🛡️ L’épisode de Buffavento (vers 1232)
🔥 Contexte :
En 1232, la guerre civile entre les Ibelin et les baillis impériaux bat son plein.
Les impériaux (envoyés par Frédéric II) ont pris Nicosie et Kyrenia.
Seules les forteresses de l’intérieur résistent encore, dont Buffavento et Kantara. (Saint hillarion finira par tomber aux mains des impériaux avec que jean d ibelin le reconquert)
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🏃‍♀️ La fuite et l’accusation de lâcheté
Eschive, jeune noble, quitte Nicosie au moment de sa chute (politique), avec d’autres partisans ibelins ou fidèle cousin Lusignan.
Certains chroniqueurs (pro-impériaux ou postérieurs) l’accusent alors de lâcheté, car elle n’essaie pas de défendre la ville.
Mais cette accusation est infondée.
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🏰 L’arrivée à Buffavento et le revirement
Arrivée à Buffavento, elle découvre une garnison désorganisée, commandée par un certain Andronic de Montolif, un noble local (le nom est parfois déformé dans les sources en Montolif, Montolive, ou Andronikos).
Il est décrit comme incompétent, hésitant, passif, incapable d’organiser la défense de la montagne.
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🗡️ Eschive prend les choses en main
Devant cette situation, Eschive décide de s'imposer comme cheffe militaire.
Elle réorganise les défenses, rétablit l’ordre dans la garnison, relance les patrouilles.
Elle réussit à repousser plusieurs tentatives d’assaut impérial.
Très vite, son autorité est reconnue par les soldats, et même par d’autres seigneurs réfugiés à Buffavento.
Elle devient de facto commandante de la résistance montagnarde.
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🏆 Résultat :
Grâce à sa ténacité et à celle de ses alliés, Buffavento et Kantara ne tombent jamais aux mains des impériaux.
Après la victoire d’Agridi (1232), les impériaux sont expulsés de l’île, et la régence ibeline restaurée autour d’Henri Ier. (C est jean d ibelin, dit le vieux seigneur de Beyrouth, qui devient le nouveau régent/bailli de Chypre en attendant la majorité d henri 1er en 1237.
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👑 Héritage d’Eschive de Montbéliard
Eschive est une rare figure féminine à avoir exercé un commandement militaire actif à Chypre au XIIIe siècle.
Longtemps oubliée, considérée à tort comme une fuyarde, elle apparaît à la lumière d’analyses plus récentes comme une stratège lucide, refusant le sacrifice inutile pour organiser une résistance efficace.
C’est une figure qu’on peut aisément rapprocher de Jeanne d’Arc par certains traits, bien qu'antérieure de deux siècles.

🔹 Destin
Il semble qu’elle n’ait pas eu de descendance connue, ni de fonction politique après la guerre.
Elle reste une des rares femmes à avoir exercé une autorité militaire directe à Chypre, et un symbole de la fidélité aux Ibelin.
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3. ⚔️ Eudes (Odon) de Montbéliard († 1247)

Prince de Galilée et bailli du royaume de Jérusalem

Frère d’Eschive, fils de Gautier et Bourgogne, Eudes suit une autre trajectoire, davantage centrée sur la Terre sainte que sur Chypre.

Il hérite des titres militaires et diplomatiques de son père.

🔹 Fonctions

Connétable de Jérusalem dès 1220.

Bailli (régent) du royaume de Jérusalem en 1223 (alors localisé à Acre, en l’absence du roi Frédéric II.)

Participe à la sixième croisade (1228), agissant comme l’un des trois chefs militaires aux côtés des impériaux contre lesquelles sa sœur lutte, mais pas du tout sur le même territoire géographique et politique.

🔹 Mariage et principauté
Épouse Eschive de Saint-Omer, qui lui transmet la principauté de Galilée.
En 1240, la ville de Tibériade lui est restituée dans le cadre des accords avec les Ayyoubides.
Il reconstruit la ville et tente de rétablir la domination croisée dans la région.
🔹 Fin tragique
En 1244, après l’invasion des Khwarezmiens, la Galilée est à nouveau perdue.
Eudes meurt en 1247, probablement lors d’un affrontement en Galilée.
🔹 Particularité
Il n’a aucune descendance connue.
Bien qu’il n’ait pas eu de rôle politique à Chypre, ses liens familiaux et diplomatiques en font un acteur comtois important dans la sphère chypriote-franque.

--- et du côté des templiers ?

4. ✠ Jacques de Molay (c. 1244 – 1314)
Dernier grand maître des Templiers, comtois et résident à Chypre
Né à Molay (Haute-Saône), il entre très jeune dans l’Ordre du Temple.
Il gravit les échelons et devient grand maître de l’ordre en 1292.
🔹 Chypre comme base arrière
Après la perte d’Acre (1291), il s’installe avec les Templiers à Chypre, dans leurs commanderies de Limassol et Kolossi.
Il tente de réorganiser l’ordre depuis Chypre, en opposition stratégique aux Hospitaliers qui se tournent vers Rhodes.
🔹 Procès et mort
En 1307, il est convoqué par Philippe IV roi de France à Paris.
Accusé d’hérésie, torturé et emprisonné pendant plusieurs années par Philippe le Bel et le pape Clement V.
Il est brûlé vif en 1314, à Paris, proclamant son innocence.
🔹 Héritage
Il laisse à Chypre son second, Aymond d’Oiselay, pour assurer la direction de l’ordre localement à Chypre.

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5. 🔥 Aymond (ou Aimé) d’Oiselay († v. 1316)

Dignitaire templier comtois, martyr méconnu de Chypre
Originaire de la famille noble d’Oiselay, village en Haute-Saône, proche de celui de Molay, possible que Jacques et aymond ont mené leur vie religieuse et militaire Côte à côte depuis leur formation dans une commanderie de bourgogne franche comté.
Il est commandeur ou maréchal de l’ordre du Temple à Chypre au moment où Jacques de Molay est convoqué à Paris.

🔹 Rôle à Chypre
Aymond assure la direction de fait de l’ordre sur l’île (1307–1310).
Il administre les biens, les commanderies et la logistique, tout en résistant aux pressions politiques.

🔹 Arrestation et exécution
En 1310, sous pression du pape, le roi Henri II de Chypre autorise une enquête locale contre les Templiers (le procès templiers de Nicosie).
Aymond est arrêté, et les 95 à 120 chevaliers encore présent à Chypre, puis torturé un peu plus t**d à Lefkara, mais refuse d’avouer les accusations absurdes formulées à Paris.
Il est exécuté en secret dans les caves du château de Kyrenia, avec d’autres frères où il sera emmené en 1316.
🔹 Inhumation
Selon la Chronique d’Amadi, qui évoque cette exécution, son corps est ensuite inhumé dans l’église hospitalière de Saint-Antoine à Famagouste.
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🏛️ Conclusion : Une empreinte comtoise en Orient latin
Ces cinq figures – un régent fuyard, une femme combattante, un prince sans terre, un maître martyr et un templier oublié – incarnent à leur manière l’engagement profond et multiforme de la noblesse de Franche-Comté dans les destinées du Levant latin et de l’île de Chypre.

Elles tissent un lien inattendu entre les vallées du Doubs et les montagnes de Chypre, entre Montbéliard et Buffavento, entre Molay et Famagouste.

Photo 1 : château de buffavento (Chypre)
Photo 2 : blason de Gautier et Eudes de Montbéliard
Photo 3 : château de Montbéliard (Doubs , Franche Comté, , France)
Photo 4 : maison natale (supposé) de Jacques de Molay à Molay, haute Saône, Franche Comté, France, 50km de Montbéliard).

Édit :
• Chaque fois que je mentionne Amaury II, il faudrait en fait lire Amaury I. (Amaury de Lusignan, connu sous le nom « d’Antioche » ou, ce que certains plus t**d appellent Amaury II, apparaît plus t**d dans l’histoire.) Mais il est facile de faire confusion car Amaury Ier de Chypre est en même temps Amaury II de Jérusalem, donc on trouve parfois Amaury ou Amaury II pour le même homme dans la littérature, les deux étant corrects si vous préférez.
• Ce n’est pas Montoli qui était en charge de Buffavento et qui a été écarté par Eschive, c’est Guinard de Conches.
• Et une fois j’ai écrit que Gautier de Montbéliard était le beau-frère d’Amaury — c’est incorrect. Il était en réalité son beau‑fils. Cependant, j’ai aussi dit qu’il était le beau‑frère d’Hugues Ier plus tôt (fils d’Amaury), et cela est vrai. En fait, en regardant plus attentivement la généalogie de la famille Ibelin, on trouve d’autres membres de la maison de Montbéliard/Montfaucon. Alice (ou Alix) de Montbéliard/Montfaucon était la demi-sœur (même père) de Gautier de Montbéliard. Je ne sais pas pourquoi ni comment elle a suivi son frère, mais elle a épousé Philippe d’Ibelin (le frère de Jean d’Ibelin, l’ancien seigneur de Beyrouth).

Eschive n’a pas disparu après la bataille de Buffavento ; elle a épousé Balian (le 2ᵉ ? le 3ᵉ ? — il y eut plusieurs Balians d’Ibelin dans l’histoire), fils de Jean d’Ibelin, l’ancien seigneur de Beyrouth. Quant à Eudes, il eut deux filles, Marie et Simone de Montbéliard, qui épousèrent toutes deux les enfants de Balian d’Ibelin et d’Eschive (un mariage entre cousins).

Comme Eudes n’eut que des filles, le nom de famille Montbéliard disparut de la lignée chypriote — mais toute cette lignée continua au sein de la famille Ibelin. Ce n’est pas qu’ils aient disparu, c’est simplement que le nom ne pouvait plus se transmettre après Gautier et Eudes (qui n’eurent que des filles).

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