23/05/2026
🧧🎖 Lettre adressée au mois de mai 2026 au premier ministre par la petite-fille d'un militaire reclassé en ancien combattant injustement pour pouvoir l'effacer des registres.
A, l’attention du premier ministre
57 rue Varenne 75700 Paris SP 07.
Objet : Fraude d'etat civil militaire– spoliation, droits successions -
reclassement en ancien combattant.
Monsieur le Premier ministre,
Si je prends aujourd’hui, l’initiative de vous écrire une seconde fois, c’est parce que les documents récemment transmis par le Service Historique de la Défense en fin d’année 2025 ont enfin levé le voile sur la cause du rejet répété de notre demande.
Pendant des décennies, l’administration se contentait de réponses laconiques – « rejet », « pas droit », « prescrit » – sans jamais en préciser la raison. Le SHD a choisi récemment de nous éclairer, révélant une fraude manifeste : la falsification de la date de naissance de l’orpheline de guerre, ma mère, au moment du décès de son père, le caporal Meliani.
Cette falsification a permis de faire croire qu’elle venait de naître au moment exact de ce décès, alors qu’en réalité elle était une jeune fille de dix ans, s’exprimant déjà en français et attendant d’aller à l’école après sa reconnaissance par les autorités militaires.
Malheureusement, cette fraude a neutralisé ses droits car elle a été soigneusement maintenue à l’écart des milieux administratifs et judiciaires afin de préserver l’apparence de vérité et de maintenir la fraude.
Outre la responsabilité de l’administration locale des anciens combattants, un proche de la famille a joué le rôle de complice en faisant des fausses declarations.
Ainsi, les droits de l’orpheline de guerre ont été effacés, et chaque fois que ma grand mère, ma mère ou moi écrivions aux services concernés, nous recevions invariablement une seule réponse : « rejet », sans jamais la moindre explication sur la cause de ce rejet durable et mystérieux.
Les documents militaires hérités de mon grand père – carnet militaire, décision de sursis illimité, lettre de reclassement administratif, lettre de l’intendant militaire d’Alger – démontrent déjà les injustices commises sur son statut. Entre autres : refus de libération, refus de reconnaître son mariage et la naissance de ses enfants, refus de permettre à sa fille d’aller à l’école, refus de lui accorder une retraite militaire.
Il n’était plus libre, comme s’il devait faire le mort en attendant la mort. Il a combattu pour la Liberté, l’Égalité, la Fraternité, mais après la guerre, il a perdu ces trois valeurs.
Les documents transmis par le SHD en fin d’année 2025 apportent une preuve nouvelle et plus grave : la fraude d’état civil qui a servi de fondement à tous les rejets.
Je joins à la présente copie des documents du rejet, de la fraude, ainsi que l’extrait de naissance de ma mère, afin que vous puissiez constater par vous même la gravité de cette situation.
Je souhaite que ce dossier soit examiné avec sérieux et équité. Ma démarche est individuelle et respectueuse : je ne cherche pas à ouvrir un débat général, mais à obtenir une reconnaissance juste de la situation particulière de mon grand père. Je suis disposée à engager un dialogue loyal avec l’administration afin de trouver une solution équilibrée.
Je tiens à préciser que ce dossier est actuellement à l’étude par un avocat parisien. Toutefois, si je reçois de votre part une réponse digne et respectueuse de la mémoire de mon grand père, je suis prête à revoir cette option et à privilégier un dialogue direct avec vos services, ou avec Madame Alice Rufo si vous décidez de lui transmettre ma requête.
Je suis convaincue que la République, fidèle à ses valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité, saura reconnaître la vérité et rendre justice à la mémoire de mon grand père.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma considération distinguée Voir moins
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