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12/09/2017

l'hiver aproche ! venez apprécier le soleil et la chaleur de l'Egypte : Assouan vous attend !
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21/06/2017

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02/02/2017

Victor Loret et la découverte de la statue de Djaï

Si l'une des plus importantes découvertes de Victor Loret demeure, en mars 1898, la tombe d’Aménophis II - qui, souvenons-nous, délivra une "cachette" contenant 17 momies royales - il ne faut néanmoins pas oublier qu'il a également fouillé à Dashour auprès de Jacques de Morgan, ainsi que sur le vaste secteur de Saqqara concomitamment à ses fouilles de la Vallée des Rois.

C'est le 15 août 1897 qu'il se rend pour la première fois à Saqqara et découvre, avec le Raïs Roubi, "attaché au Service des antiquités depuis les débuts de Mariette", le champ de fouilles pour lequel il a opté : "Aussi, si j'ai choisi, comme champ d'étude, un territoire ayant comme centre la pyramide de Téti, ce n'est pas que j'espérais être plus heureux avec Téti qu'avec Ounas ou qu'avec tout autre roi ; j'ai simplement jeté mon dévolu sur un terrain qui n'est pas trop éloigné de la maison de Mariette et qui présente l'avantage de n'avoir été que très peu fouillé, et toujours avantageusement, comme en témoignent les mastabas de Merâ et de Qa-qem-nà qu'y a découverts M. de Morgan", précise-t-il.
Il dégagera notamment deux mastabas ainsi que le tombeau de la reine Apou-it. Grâce aux notes et journaux de fouilles qu'il a laissés, "nous pouvons tirer des informations nouvelles sur la zone fouillée et les plus de 1000 objets découverts" nous rappelle Patrizia Piacentini, titulaire de la chaire d’égyptologie à l’Université de Milan depuis 1993 et responsable du "Fonds Loret" qui acquis par la bibliothèque en 2002.

Parmi les nombreux artefacts exhumés, se trouve la merveilleuse statue d'ébène de Djaï. Lors de sa communication faite à l'Institut égyptien dans la séance du 5 mai 1899 sur les "Fouilles dans la nécropole memphite (1897-1899)”, Victor Loret retrace l'histoire de la découverte : "Enfin, l'un des plus jolis objets fut trouvé le 12 janvier 1899, à l'ouest de la pyramide de la reine Apou-it, entre le puits n° 9 et la paroi de la pyramide, à environ 2 mètres au-dessus du sol antique. C'est une magnifique statue de bois (E. 33255), mesurant environ 0m,60 de hauteur et représentant un personnage debout, en marche, portant le vêtement à tablier triangulaire (XVIIIe- XIXe dyn.). Le socle de la statue était posé à plat, bien horizontalement ; les pieds y adhéraient encore, dirigés vers le sud.

La partie supérieure de la statue était tombée sur le dos, dans les déblais. Le bois est très finement travaillé, mais il est recouvert de plusieurs épaisseurs de fine étoffe et enfin d'une couche de stuc qui permettait de donner plus de finesse encore aux détails, l'étoffe et le stuc épousant très étroitement les moindres contours du bois. C'est là un fort bon spécimen, peut-être unique en son genre, d'une statue de bois complète, car il est à supposer que toutes les grandes statues de bois étaient, comme celle-ci, recouvertes d'un enduit qui est tombé dans la plupart des statues qui nous sont parvenues. J'imagine facilement que le célèbre Sheikh-el-beled était, quand il sortit tout battant neuf des mains du sculpteur, revêtu d'une couche d'étoffe et de stuc minutieusement fouillée et très vraisemblablement décorée de peinture. On ne s'expliquerait pas, sans cela, que les plus belles statues de bois soient généralement formées de pièces et de morceaux fort mal agencés et appariés, sans le moindre souci de l'harmonie dans les teintes, le grain ou la direction des fibres du bois. Notre personnage, nommé Djaï, était Mpâ-hâ, suivant intime du roi en toutes ses courses, scribe royal et chef de la cavalerie."

Nous voilà en face d'un personnage bien important. La statue dégage une noblesse, un esthétisme, une finesse, une élégance, qui viennent bien sûr de la qualité du travail, mais qui sont rehaussés par la douceur de l'expression et la chaleur du bois. L'ébène, qui est facilement reconnaissable par son apparence, n'était pas toujours de couleur noire, mais parfois de 'miel sombre', comme dans le cas présent. Cette essence précieuse et rare était généralement "importée" ou offerte à pharaon par les tribus du Soudan et de Nubie. Ainsi, du fait de la rareté de ce bois, les statues en ébène sont le plus souvent de petite taille.

Le visage de Djaï est beau, parfaitement symétrique et très expressif. Les yeux et les sourcils sont bien dessinés. Les lèvres sont closes mais esquissent, timidement, un sourire d'une douceur qui éclaire l'ensemble de sa physionomie.
Le regard est attiré par le beau collier à quatre rangs de perles. Il s'agit de "l'or de l'honneur", distinction accordée par pharaon à des courtisans ou militaires ayant accompli des actes de bravoure ou de vaillance.
Sa chevelure est magnifiquement travaillée ; le sculpteur, extrêmement habile, a fait des prodiges pour rendre de façon précise les mèches finement tressées qui couvrent la moitié du front et descendent en dégradé jusqu'au niveau du cou, cachant les oreilles.
Il est vêtu d'une chemise à courtes manches et d'un long pagne, noué à la ceinture, qui descend jusqu'au dessus des chevilles. Le devanteau est élégamment plissé.

Mais Djaï a souffert des affres du temps. Son bras gauche, comme 'blessé' ,en témoigne…
Dans "L'Égypte des pharaons au Musée du Caire", Jean-Pierre Corteggiani, décrit la statue de fort belle manière et apporte cette intéressante précision :"C'est seulement en 1936 que débarrassée de son enveloppe de tissu, elle se révéla être l'un des plus beaux exemples de la statuaire privée de la XVIIIe dynastie, juste avant l'intermède amarnien." Et son admiration ne s'arrête pas là : "Tout, dans cette oeuvre raffinée, rappelle les superbes reliefs méplats du temps d'Aménophis III, que l'on peut admirer dans les tombes thébaines des Kherouef, Khâemhat et autre Ramosé.”
La statue de Djaï - JE 6257 - CG 11720 - est désormais exposée au musée de Louqsor - l'ancienne Thèbes, rayonnante capitale du Nouvel-Empire - où elle ne cesse de ravir l'ensemble des visiteurs.
Marie Grillot

Sources

“Fouilles dans la nécropole memphite (1897 - 1899)”, Victor Loret, Cairo, 1899
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/loret1899/0005/scroll?sid=6813aae6d716676f8f18059b7c654010

“L'Égypte des pharaons au Musée du Caire”, Jean-Pierre Corteggiani, Hachette, 1986

“Ancient Egyptian Materials and Industries”, A. Lucas,J. Harris
https://books.google.fr/books?id=wWHvAgAAQBAJ&pg=PA435&lpg=PA435&dq=ebony+in+ancient+egypt&source=bl&ots=nUyeBMFfAw&sig=6nQttskTKJv60cwlk4aGyLvo-PY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiIhsPz1bfRAhVJvBoKHfn2Ay84ChDoAQgxMAI =onepage&q=ebony%20in%20ancient%20egypt&f=false

“Patrizia Piacentini nous ouvre les archives du grand égyptologue Victor Loret”
http://egyptophile.blogspot.fr/2015/09/patrizia-piacentini-nous-ouvre-les.html?q=patrizia

Biblioteca e archivi di Egittologia, Università degli Studi di Milano
https://www.facebook.com/pages/Biblioteca-e-Archivi-di-Egittologia-Universit%C3%A0-degli-Studi-di-Milano/198497800181599?fref=ts

“Victor Loret : un égyptologue haut de gamme, musicologue, philologue, lexicologue… et botaniste”
http://egyptophile.blogspot.fr/2014/06/victor-loret-un-egyptologue-haut-de.html?q=loret

02/02/2017
02/02/2017

Luxor Times Magazine. All the latest news,views and articles from Luxor and all over Egypt concerning history,culture and tourism in Egypt

12/01/2017

Le vaste site du Gebel el-Silsileh dévoile peu à peu toute sa richesse. Le mission suédoise vient de découvrir 12 tombes du Nouvel Empire, datant de Thoutmosis III et d'Amenhotep II. Ces tombes sont taillées dans les falaises. Elles ont été découvertes dans une secteur précis et aménagés.

04/01/2017

*** Toute l'équipe de Sa-Re Gourmet Food vous souhaite une Très Belle Année 2017 ! ***
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*** The whole team of Sa-Re Gourmet Food wishes you an Happy New Year ! ***

21/12/2016
18/12/2016

Virtual Tour of Entrance to Mortuary Temple of Hatshepsut
Photo licensed to Egypt Cradle of civilization - مصر مهد الحضارة

30/10/2016

1,065 followers

soon !bientot !!!
27/10/2016

soon !
bientot !!!

We've been silent for a long time. We kind of followed Queen Gertrude's advice : "more matter with less art" (Hamlet, act 2, scene 2).

So we worked, and are still working, on substance, in silence. But rest assured, we'll soon share the result of our hard work with you.

Get ready for more culinary adventures !

18/09/2016

Rahotep et Nofret : l'inséparable couple !

C'est certainement le couple le plus célèbre du musée égyptien du Caire. Depuis plus de 4500 ans, ils se tiennent côte à côte, regardant dans la même direction, en une union, une communion qui défient l'éternité.

Rahotep et Nefret ont été découverts lors de fouilles menées à Meydoum en décembre 1871… Alors qu'Auguste Mariette est absorbé par les répétitions d'Aïda - opéra dont il a rédigé le livret, réalisé les croquis des costumes, qui devait résonner lors de l'inauguration de Suez mais qui finalement n'est présenté au Caire que le 24 décembre 1871 - des ouvriers découvrent "au haut d'un monticule de sable, situé au nord et à très peu de distance de la pyramide de Meydoum, une stèle en pierre calcaire de cinq mètres de longueur sur trente centimètres de largeur. Elle venait à peine d'être tirée de terre que le principal sheikh du village de Meydoum fit suspendre les travaux et télégraphia directement à Ismaïl Pacha pour l'informer de la découverte". Albert Daninos, ancien assistant au Louvre qui, en 1869 a remplacé le regretté Charles-Edmond Gabet, est alors mandaté pour se rendre sur place et poursuivre les recherches. "Aussitôt arrivé sur les lieux, je me rendis compte, par le contenu de l'inscription gravée sur la stèle et par la forme des caractères, qu'il s'agissait d'un tombeau de l'Ancien Empire, que les personnages qui s'y trouvaient enterrés se nommaient Râhotep et Nofret, et qu'ils appartenaient tous deux à une famille royale."

L'histoire - la "petite" histoire qui fait la belle histoire - raconte que l'ouvrier qui découvrit les deux statues à la lueur de sa bougie ressortit du mastaba, totalement effrayé pensant avoir été en présence de revenants, ou tout simplement de vivants sortis d'un long sommeil ! Alors qu'à peine remis de son effroi, il retrace ce qu'il vient de voir, "Daninos gravit à son tour l’échelle, s’engage dans le corridor, atteint le serdab, et, à la lueur tremblante de la bougie, découvre deux têtes admirables dont les regards intenses le fixent en effet. Des paupières de bronze ourlent les yeux de quartz blanc veiné de rose. La prunelle est faite de cristal de roche. L'éclat hallucinant du regard, on le saura plus t**d, vient d'une sorte de clou de métal brillant fixé sous le cristal. Il a résisté 50 siècles. Il s’agit peut-être d’"electrum" dont le secret est perdu”.

Les statues de calcaire de 1,20 m de hauteur sont non seulement d'une qualité exceptionnelle qui révèle la haute maîtrise de l'artiste, mais dans un état de fraîcheur stupéfiant eu égard à leur âge.
Ces véritables trésors sont transportés avec une infinie précaution vers le musée de Boulaq, où elles émerveillent les visiteurs.

Les deux personnages, d'une dignité à couper le souffle, sont représentés assis sur des sièges peints en blanc. Sur les dosserets sont finement tracées en noir, de chaque côté des visages, de courtes bandes de hiéroglyphes.
Rahotep porte des cheveux courts, son visage est parfaitement symétrique. Son nez est bien proportionné et ses lèvres pleines sont surmontées d'une fine moustache noire. Son cou est orné d'une simple chaîne, matérialisée en blanc, à laquelle est suspendue l'amulette du cœur. Son corps athlétique est traité en ocre sombre, il porte un court pagne blanc. Son bras droit est replié sous la poitrine et sa main vient couvrir son sein gauche. Le sein droit est totalement dégagé et marqué en son centre d'une pointe brune.
Les jambes sont serrées avec des genoux bien étudiés, des chevilles épaisses. Les pieds reposent sur un socle dont la couleur a disparu, et les orteils semblent traités sommairement.

Le corps de la belle Nefret est traité en jaune pâle. Elle porte une large perruque noire aux cheveux coupés "au carré" qui s'arrêtent au dessus des épaules. Une charmante et simple couronne blanche ornée de motifs floraux dans les tons ocres, lui fait comme un bandeau, aplatissant le haut de la coiffure. Le nez est fin et les lèvres ne sont soulignées d'aucun fard.
À son cou se trouve un collier à plusieurs rangs de perles dans les tons de bleu clair, de turquoise et d'ocre-rouge se terminant par une rangée de perles en forme de "gouttes" d'un bleu sombre.
Son corps est enveloppé d'un manteau d'un blanc qui la couvre jusqu'au dessus des chevilles. Il est tenu par des bretelles laissant dégagée une partie des épaules. Sa tenue laisse deviner une poitrine ronde et bien dessinée, dont pointent les seins.
Ses bras sont croisés sous son vêtement, et seule est apparente sa main droite qui vient se poser, doigts tendus, sous son sein gauche. Les chevilles sont épaisses là (elles ?) aussi…

Ce qui fascine le plus dans ces statues, ce sont les regards, la façon dont les yeux sont traités pour donner l'apparence de la vie. Cette impression se trouve renforcée par les sourcils peints en noir et par le délicat "trait de kohl" qui, cernant les yeux, souligne et accentue encore leur expression.
La description que Mariette fait des statues du couple ne manque pas de réalisme : "Elles représentent, l'une, le prince Râhotpou, l'autre, sa femme, la cousine royale Nofrit : elles ont l'un des types qu'on trouve le plus fréquemment sur les monuments de l'Ancien Empire, et ne diffèrent de beaucoup d'autres que par une rare perfection de travail et d'expression. Rien n'est plus gracieux et plus fin que le modelé des seins de la dame Nofrit sous l'étoffe légère de son vêtement; rien n'est plus vivant que la figure un peu grasse de la femme et les traits un peu niais de son mari.”
Il établira également que le prince Rahotep était "grand prêtre d’Héliopolis". Quant à Jean Pierre Corteggiani, il précise : "Si Nefret est simplement désignée comme appartenant à l'entourage du pharaon, les beaux hiéroglyphes noirs peints de part et d'autre de la tête de Rahotep indiquent qu'il était grand prêtre d'Héliopolis et général, mais aussi fils d'un roi, qui, vu l'emplacement du mastaba, devrait prêtre Snéfrou, le père de Chéops."

Un couple de VIP, donc, pour lequel un "artisan" du Moyen-Empire, extrêmement doué, extrêmement brillant, a déployé tout son art et son savoir, transformant un simple bloc de calcaire en un chef-d'œuvre qui a traversé les âges…
Marie Grillot

Sources
“Guide du visiteur au musée de Boulaq”, Gaston Maspero, ed. 1883

https://scholarship.rice.edu/jsp/xml/1911/9182/1/MusBo1884.tei-timea.html -div1-N18E7C

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k141741b/f235.image.r=gaston+maspero.langFR

“L'Égypte des pharaons au musée du Caire”, Jean-Pierre Corteggiani, Hachette, 1979

“Inside the Egyptian Museum with Zahi Hawass”, Zahi A. Hawass

Institut Français d'Archéologie Orientale, Mission Archéologique Française, “Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes : pour servir de bulletin à la Mission Française du Caire”

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rectrav1886a/0077?sid=a0473b2503fdd80583d29fc6181027c3&navmode=fulltextsearch&leftcolumn_compactview_hidden=0

“Les trésors de l'Égypte ancienne au musée du Caire”, National Geographic

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