07/05/2026
Incroyable mais vrai ! 🤔✨
Arles possède son propre bleu 🔵
On connaît le bleu Klein ou encore le bleu Majorelle… mais il existe aussi un Bleu d’Arles, né avec la construction du Musée départemental Arles Antique
Lorsque l’architecte Henri Ciriani conçoit le musée, il cherche une couleur capable de relier un bâtiment résolument moderne aux collections archéologiques qu’il va abriter, vieilles de près de 2 000 ans. Tout a changé depuis l’époque romaine : le Rhône, les paysages, l’architecture de la ville, les usages… 🏛
Tout, sauf une chose : le ciel.
C’est cette idée qui guide son choix. Pour Ciriani, le lien le plus évident entre l’Arles antique et l’Arles contemporaine, c’est ce ciel bleu, toujours présent au-dessus de la ville.
La nuance aurait été choisie un jour de février, par temps de fort mistral, lorsque le ciel arlésien offre un bleu particulièrement intense, pur et lumineux. Ce bleu-là, l’architecte décide d’en faire la peau du musée. 🍃
Pour le reproduire, le bâtiment est habillé de plaques d’Emalit, un verre émaillé mis au point par Saint-Gobain. En cherchant à fabriquer cette teinte précise, l’entreprise se serait aperçue qu’elle ne possédait pas encore ce bleu dans sa palette. Il a donc fallu créer une nuance spécifique : ce fameux “Bleu d’Arles”, aussi appelé “ciel d’Arles”. ✨
Ce bleu vient d’une observation du ciel, d’un moment de lumière, d’un jour de mistral. Et c’est peut-être ce qui le rend si particulier : selon l’heure, la saison ou la météo, la façade du musée semble changer elle aussi.
À l’inauguration du musée en 1995, ce bleu a d’ailleurs fait parler. Certains Arlésiens le trouvaient trop vif, presque irréel, estimant qu’on ne voyait jamais un ciel aussi bleu à Arles. Pourtant, avec le temps, cette couleur est devenue l’une des signatures du musée.🏛✨