29/07/2016
Le Causse de Blandas : menhirs et cheveux d’anges.
Quand on arrive sur le causse de Blandas, on voit tout de suite que l’on a quitté les Cévennes. Le rocher calcaire qui apparaît ça et là et qui se dissout avec les eaux, fait de ce paysage une vaste prairie sèche piquée de buis et de pins ou sapins que les hommes ont plantés pour l’ombrage.
Habité depuis le paléolithique, la trace des éleveurs est restée visible grâce aux mégalithes et, aux lavagnes (lavognes) encore utilisées aujourd’hui.
C’est l’élevage ovin, bovin et équin qui perdure sur les causses. La terre y est trop caillouteuse pour être cultivée. Quelques dolines, dépressions qui gardent un peu d’eau grâce à l’accumulation de particules fines en son fond, permettent quelques cultures, surtout du fourrage pour les bêtes.
Les plantes à épines sélectionnées depuis longtemps par le pâturage fait le régal de nos yeux.
Les herbes sèches sont piquées de bleu par « l’oursin bleu » et le panicaut des champs. Des Chardons acaules, Carlines, la magnifique Leuzère conifère nous offre en cette saison (fin juillet) tout le panel des fruits plumés, des akènes qui nécessitent le vent pour se déplacer et que nous appelions petits, des cheveux d’anges.