26/08/2026
𝟮𝟲 𝗮𝗼𝘂̂𝘁 𝟭𝟯𝟰𝟲 – 𝗟𝗮 𝗯𝗮𝘁𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗖𝗿𝗲́𝗰𝘆 𝘃𝘂𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝘂𝗻 𝗰𝗵𝗿𝗼𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲𝘂𝗿
Dès le début de la guerre de Cent Ans, les Anglais entreprennent de nombreuses campagnes sur le territoire de France. Les troupes françaises tentent alors de les arrêter. Un chroniqueur fictif nous conte le déroulement et les conséquences de cette bataille.
« En l’an de grâce 1346, le roi Edouard III après moulte chevauchées sur notre bon sol de France, se retrouve à franchir la rivière de la Somme à l’aube du 24 août. L’armée française présente en la ville d’Abbeville, le roi Angloy ne peut éviter de livrer bataille. Le 25 au soir, il s’installe sur les hauteurs de Crécy, et y attend l’armée française. Le Fortuné roi de France, Philippe VI de Valois est à la tête d’une grande armée. Il arrive. Le ciel est menaçant. Les soldats ont hâte d’en découdre. Les anglais, prudents, demeurent sur les hauteurs de la colline.
L’avant-garde française charge mais Philippe VI, voulant reporter la bataille au lendemain, les somme de s’arrêter. Le reste des troupes, voyant les premières lignes se stopper, accélère le pas pour prendre la tête du cortège. La confusion est totale. Le roi de France est dépassé. C’est la COHUE ! Les armes, comme l’arbalète, souffrent de la pluie, alors que les cordes des arcs gallois deviennent plus rigides.
La progression des troupes françaises est laborieuse. Les génois essuient les multiples volés de flèches sous une pluie drue. Les archers gallois brisent systématiquement les charges françaises.
Ce n’est que le lendemain matin qu’une percée française dirigée par le duc d’Alençon, plus organisée, parvient à atteindre la première ligne anglaise. Mais les rangs anglais se resserrent et le duc se retrouve encerclé. Les pertes sont lourdes.
Le roi de France, acculé et blessé, prend la fuite avec une petite escorte jusqu’au château de Labroye. On retiendra la formule « Ouvrez, c’est l’infortuné Roi de France »
Cela permet au roi Edouard III de partir en direction de Calais et d’assiéger la ville.
Ce triste événement marque la fin de la guerre dite « courtoise ». Notre noble chevalerie s’est fait battre par de la piétaille et d’archers. »