Compagnie Terres d'Histoires

Compagnie Terres d'Histoires Discutons de votre envie d'activité : https://calendly.com/compagnieterresdhistoires/15min

La Compagnie TERRes d'hIsTOIREs est née d'une rencontre à Bouin entre 2 passionnés d'Histoire et d'histoires.......... qui aimaient les chevaux et le spectacle !

A écouter absolument sur RCF Vendée à 16h30 aujourd hui : la fabuleuse histoire d'Amandine du marais et du conteur Cheva...
24/05/2026

A écouter absolument sur RCF Vendée à 16h30 aujourd hui : la fabuleuse histoire d'Amandine du marais et du conteur Cheval à Ville de Bouin ...
Merci Pascale Levrier pour cette invitation !

14/05/2026

🌈 Sur l’Isle aux Licornes, nous préférons prévenir que guérir ❤️

Cette semaine, c’était au tour de nos doyennes et piliers du troupeau de profiter des mains magiques et merveilleuses de Alienor Giraudet , ostéopathe canin, félin, équidés et NAC 🐴🐶🐱
✨ Carotte, notre adorable ânesse de 26 ans
✨ Et Biche, notre majestueuse jument de trait breton de 15 ans, cheffe du troupeau et maman d’Irine et Kalypso

Parce qu’ici, chaque animal fait partie de la famille, leur bien-être est une priorité au quotidien 💚

Le mois prochain, ce sera le tour de :
🐶 Rex, notre fidèle gardien de l’Isle, 8 ans
🦄 Irine, fille de Biche, jument de trait breton de 8 ans… mais aussi LA “licorne” de l’Isle aux Licornes. D’ailleurs… savez-vous pourquoi on la surnomme ainsi ? 😉

Et le mois suivant :
🐶 Java, notre deuxième gardienne de 11 ans
👑 Kalypso, le petit dernier né sur l’Isle, fils de Biche et frère d’Irine, trait breton de 6 ans que nous surnommons affectueusement “le petit prince des Coutances” ✨

Chaque séance est un moment précieux, rempli de douceur, d’écoute et d’attention pour nos compagnons à quatre pattes 🐾

📣 Petit rappel : l’Isle aux Licornes réouvre ses portes dès le 1er juin prochain jusqu’au 31 octobre !

Au programme :
🌿 Visites guidées et visites contées en présence des équidés
🤎 Séances de câlinothérapie avec Carotte
✨ Et plein d’autres surprises à découvrir tout au long de la saison…

Nous avons hâte de vous retrouver 💫

03/05/2026

Que du bonheur sur L'isle aux licornes 🫏🐴🦄🐎 !

02/05/2026

Ils sont de retour sur "L'Isle aux Licornes" à Ville de Bouin ! 🫏🐴🐎🦄
Ouverture prévue le 1er juin 😉
Pensez à réserver 🙏

10/03/2026

“2015 : l’année noire… et l’arrivée de la cavalerie”

2015, c’est l’année noire. La tempête annoncée à la fin de 2014 est bien là, et je ne le sais pas encore, mais je m’engage pour 18 mois d’incapacité temporaire de travail. Il va falloir trouver des solutions et s’adapter.

Après 6 heures d’opération, sous de fortes doses de morphine, les chirurgiens parviennent à “réparer” ma jambe… mais on m’explique que je ne la récupérerai jamais à 100%. Pour moi, le monde s’écroule. Comment me projeter dans une vie sans sport, sans vraie activité physique, alors que tout mon métier repose dessus ? Comment gérer des séminaires en pleine montagne, dans des lieux insolites, l’hiver, avec une jambe brisée ?

Je prends un gros coup de massue. Il faut digérer le choc, et en même temps trouver des solutions. Mon banquier, lui, ne se préoccupe pas de ma situation. À l’hôpital, combien de fois ai‑je entendu : “Vous êtes indépendante ? Alors ce n’est pas un accident du travail.” Je comprends que je vais aussi devoir me battre contre l’administration française.

Très vite, les conséquences tombent : j’annule 70% des séminaires d’entreprise prévus pour l’hiver. Les 30% restants seront assurés par Alain, le nurseur d’huîtres de Bouin, qui connaît bien mon fonctionnement pour m’avoir accompagnée l’hiver précédent. Il prend en charge les ateliers “gestes d’antan” et la coordination des groupes, dès leur arrivée et jusqu'à leur départ. Mais Alain a déjà un métier en Vendée, il ne peut pas être présent à chaque fois. Former quelqu’un “sur le t**d” pour des organisations aussi originales et spécifiques est quasi impossible. Mieux vaut annuler.

Côté locations, les réservations sont au maximum : complet sur toutes les vacances scolaires et tous les week‑ends de janvier. Ma mère fait ce qu’elle peut pour me remplacer sur les horaires difficiles (très tôt le matin, t**d le soir), afin de limiter les heures supplémentaires, car je suis obligée d’embaucher pour me remplacer alors que l’activité ne couvre même pas encore mon salaire. Les séjours sont vendus, je n’ai plus le choix : il faut assurer les arrivées. Au final, je perdrai plus de 40 000 € sur l’année 2015.

L’hiver, je le passe en fauteuil roulant, bloquée dans ma maison entourée de neige. Je dois en plus me battre contre le RSI, cette “maison de fous” qui gérait la sécurité sociale des indépendants à l’époque. Pendant six mois, ils bloquent le peu d’indemnités auquel j’ai droit. Je me bats aussi avec mes assurances professionnelles qui, après trois ans de cotisations, trouvent un prétexte pour ne pas verser d’indemnités de perte de revenus… et me radient. Mon avocat est formel : “Entrer en procédure contre un gros assureur, c’est perdu d’avance, même si vous avez raison.” Je découvre une justice à deux vitesses.

Après la douleur et la tristesse viennent la colère, le sentiment d’injustice, l’incompréhension. La CAF en rajoute une couche et, littéralement, m’achève. Je comprends alors que l’entrepreneur vit dans une jungle où seuls les plus forts s’en sortent. Il va falloir accepter ces injustices, encaisser… et devenir plus forte qu’elles.

Côté activités hivernales, mon accident ayant eu lieu en tout début de saison, j’annule assez facilement toutes les animations, ne conservant que le locatif.

En Vendée, pour l’été, je suis obligée de stopper tout ce qui suppose de marcher beaucoup ou de conduire avec du public : fin des balades estran‑ordinaires, des randonnées autour des ports de Bouin, des observations des oiseaux, des escapades en minibus… Il ne reste que ce que je peux encore gérer avec du renfort : balades en calèche, visites de nurserie d’huîtres, balades contées, marais salant et salicorne. Je perds la plupart des activités qui me rapportent directement, sans prestataires. Mes revenus chutent.

Mais au milieu de cette année noire, un point de lumière : en juin 2015, je retrouve mon ami conteur François Barré.

Pour la petite histoire, nous nous étions rencontrés en février 2003, lors de ma première saison d’hiver d’animation à l’office de tourisme en Savoie. Il faisait partie des prestataires programmés pendant les vacances. Notre “job” à tous les deux : skier la journée sur les pistes et s’arrêter près des touristes pour leur conter de courtes histoires, animer les pistes, partager un peu de poésie dans le froid. Ces animations ont duré deux ans, avec l'été des soirées contes autour du feu… puis nos chemins se sont séparés. Je ne savais même pas qu’il était vendéen.

En 2009, je démissionne et commence à prospecter la Vendée pour y installer mon entreprise. La même année, François quitte la Savoie où il était gardien de refuge et conteur, sous le nom du Colporteur d’histoires, pour revenir dans sa Vendée natale et exercer à plein temps le métier de conteur. Il sillonne la France, avec un pied‑à‑terre à Treize‑Vents, près du Puy du Fou.

C’est en juin 2015 que nos routes se recroisent, grâce à la magie de Facebook. François me démarche en tant que conteur, car il voit que TERRes d’hIsTOIREs propose déjà des balades touristiques contées avec Sylviane et Joëlle. Il ne sait pas que, derrière ce nom, c’est moi. Le marais vendéen l'attire.

On se retrouve par hasard… mais il retrouve une femme handicapée. J’ai quitté mon fauteuil, mais je marche encore avec des béquilles. Et c’est là qu’une nouvelle aventure commence : François devient mes jambes, mon soutien moral, et je deviens son agent artistique.

Pour cette première année, nous essayons de maintenir comme on peut les activités restantes, et surtout, nous commençons à nous organiser pour 2016. C’est assez amusant de voir que François est un Vendéen tombé amoureux des montagnes de Savoie, et que je suis une Savoyarde tombée amoureuse du marais vendéen. Nos chemins ne pouvaient que se recroiser un jour. A présent, le "je" deviendra "nous" !

Pour découvrir 2015 avec la version longue, cliquez ici : https://1drv.ms/w/c/ae77205f728d716f/IQBgTPgGvdtbT4tCeEbjj7tKAbgngq2mF6mQr_2PjNtxZfI?e=ZjbouB

08/03/2026

2014 : Le calme avant la tempête !

2014, c’est un peu le “calme avant la tempête”. Après une année 2013 épuisante, j’espère enfin une année meilleure, l’envie de retrouver le rythme de 2012 et de rattraper le ret**d accumulé est très forte.

Côté santé, tout commence par une dernière grosse opération début janvier. Un mois plus t**d, la bonne nouvelle tombe : le cancer est stoppé, mon dos est reconstruit. Il n’y a plus “qu’à” repartir.

L’hiver démarre en Savoie avec les locations en station et les activités. J’arrête les spectacles pour me préserver, mais je maintiens les balades en chiens de traîneaux et les visites du Mont Revard. L’hiver est plus calme, plus modéré, avec un enneigement quasi normal. Cela fait du bien après les excès de 2013.

Côté locations, une nouvelle donne s’impose : il faut désormais composer avec les plateformes naissantes et devenues incontournables, Booking et Airbnb. Même si je ne suis pas “pour”, je n’ai pas vraiment le choix si je veux continuer à avoir des clients. Ces plateformes, déjà très populaires, imposent leurs conditions d’exclusivité et compliquent la gestion. La location se complexifie, les obstacles commencent à se dresser.

Je décide de me reconcentrer sur la reprise des activités vendéennes, qui restent ma priorité. Dès février, j’ouvre les mobil‑homes, eux aussi soumis au diktat des nouvelles plateformes. Je le sens bien : ce n’est plus comme avant, tout se complique. Mais je m’accroche, car l’aventure est encore nouvelle et je refuse de baisser les bras trop vite.

En Vendée, je continue de proposer les activités des années précédentes, qui commencent à être connues et à attirer une clientèle fidèle, et j’en crée de nouvelles :

une visite du parc éolien de Bouin avec un élu de la commune ;

et surtout, le 21 avril 2014, j’ai l’immense plaisir d’emmener le premier groupe de touristes visiter le clocher de Bouin, fraîchement rénové et remis aux normes.

Ce même 21 avril 2014, nous lançons également les balades en calèche avec l’Étrier Picotin de Sainte‑Pazanne. Deux petites calèches de 4 places se déplacent jusqu’à Bouin, et je guide les balades à la découverte de la commune, de ses ports et de son parc éolien, au rythme des chevaux. Une première expérience très appréciée et très enrichissante pour tout le monde.

La fin de l’été arrive tranquillement. L’automne annonce la préparation de la prochaine saison locative d’hiver. Désormais, mes automnes se passent majoritairement au bureau, à gérer les réservations, les plannings et les nouvelles contraintes des plateformes.

À l’automne, j’accueille une stagiaire ukrainienne. Pour lui éviter de s’ennuyer avec uniquement des réservations locatives, je lui propose d’organiser un événement au village tipis pour le 30 décembre 2014 : une soirée de contes au cœur de la forêt du Revard, avec la conteuse Joëlle Belly, suivie d’un concert de mon ami Octavio Sola. L’organisation se met en place tranquillement, à mesure que les vacances de Noël approchent.

Le 24 décembre, il n’y a pas un flocon de neige. En allant voir des locataires dans un chalet, je glisse dans la boue, et mon tibia tape violemment contre un rebord d’escalier en béton. J’ai très mal, mais la douleur finit par passer. Par précaution, je consulte mon médecin : pas de fracture, mais un sérieux avertissement. “La fatigue est là, ménage‑toi !”

Je m’accorde trois jours de repos avant le grand rush du samedi 27 décembre, jour de gros chassé‑croisé des touristes, avec en prime une météo très compliquée : de fortes chutes de neige sont annoncées.

Le matin, les départs se passent plutôt bien. Je rentre à la maison pour récupérer ma fille, qui doit m’aider pour les arrivées de l’après‑midi. Et là, c’est l’accident. À 50 mètres de la maison, la route est bloquée par l’accumulation de neige, tout le monde chausse les chaînes comme il peut. Je suis bloquée par un autre automobiliste, je descends de mon minibus pour l’aider à chaîner… Mauvaise réception, je glisse et je me brise la jambe en huit morceaux.

Il faut mobiliser en urgence toute la famille pour me remplacer, car une vingtaine de familles doivent arriver et il faut assurer coûte que coûte leur accueil, pendant que les pompiers m’emmènent à l’hôpital. En quelques secondes, j’ai l’impression de voir trois ans de travail s’effondrer.

La tempête, la vraie, commencera en 2015.

Vous souhaitez lire le récit complet de l'année 2014 ? Cliquez ici : https://1drv.ms/w/c/ae77205f728d716f/IQD5IY0sfv9ATq5ESwcc5Y3dARX0zNei4nVtyEIMS4qvssI?e=oIYEqo

07/03/2026

“2013 : quand la santé s’en mêle… et que les partenariats sauvent la saison”

2013, c’est l’année où la santé s’en mêle. Après une année 2012 exceptionnelle, où s’installe ce sentiment d’invincibilité, la vie me rappelle brutalement à l’ordre.

On commence, comme toujours, par un hiver en Savoie. Après les –25 °C de 2012, place à une année d’enneigement record, comme il y a 30 ans : près de 4 mètres de neige cumulée. C’est ça, 2013 : l’année des excès. Physiquement, c’est très difficile. Il y a beaucoup de neige à pelleter, alors même que je suis malade.

Au cours de l’année, je subis trois opérations chirurgicales importantes, avec trois anesthésies générales et six mois de traitement qui m’affaiblissent : fatigue, perte de neurones, prise de poids excessive. Mes imprévus santé ont un nom : une hernie discale lombaire paralysante, alors qu’il faut chaque jour déblayer la neige, et un cancer de l’utérus. Le ton de l’année est donné.

Malgré tout, je continue à faire tourner TERRes d’hIsTOIREs comme je peux, mais sans jamais m’arrêter vraiment. Un nouveau rythme m’est imposé par la vie, bien loin de l’énergie débordante de 2012. Je sens que je ne peux plus maintenir le même niveau d’activité physique, ni le même tempo.

Je prends alors une décision pour m’économiser : passer tout l’été dans l’un de mes mobil‑homes, habituellement destiné à la location. L’idée est simple : me poser, garder mes filles près de moi pendant toute la saison, et accepter leur présence comme un vrai soutien.

Et pourtant, sur le plan professionnel, 2013 reste une belle année. En Vendée, aux visites de nurserie d’huîtres, de marais salant, aux cueillettes de salicorne, aux balades sur l’estran et aux visites de Bouin et de ses ports, nous ajoutons de nouvelles propositions. Avec la LPO de Beauvoir‑sur‑Mer, nous lançons des sorties d’observation des oiseaux : au polder de Sébastopol à Barbâtre (Noirmoutier), à la lagune de Bouin et au port du Collet. C’est un premier très grand succès.

Nous créons aussi une très belle balade contée dans les dunes de Saint‑Jean‑de‑Monts avec une conteuse extraordinaire, Sylvianne Blomme‑Pille, venue de Guérande. 2013 devient, malgré la maladie, une vraie “année des partenariats”.

L’été se termine en beauté à la Foire du Mans, où tous les acteurs de la saison viennent animer notre stand. Je suis accompagnée par ma fidèle amie journaliste, Nathalie, qui m’accompagne depuis le début de mes aventures entrepreneuriales et m’apporte un soutien précieux.

Côté Savoie, pendant l’hiver, je développe un beau programme d’activités :

des balades en chiens de traîneaux pour les particuliers, en complément des initiations à la conduite d’attelage pour les entreprises, avec un nouveau musher, compétiteur à la Grande Odyssée ;

un partenariat avec un restaurant de la station pour proposer une programmation culturelle pendant les vacances de février (soirée cabaret, concert salsa et danse avec mon ami Octavio Sola, spectacles divers) ;

la reprise de deux anciennes créations de l’époque où je travaillais à l’office de tourisme, abandonnées par la nouvelle direction.

Je remets ainsi en route la balade nocturne aux flambeaux “Et si le Revard m’était conté…”, en partenariat avec les guides conférenciers de la FACIM, et, l’été, la randonnée thématique “Sur les traces du petit train à crémaillère”. Cette randonnée de 800 mètres de dénivelé rejoint le haut d’Aix‑les‑Bains au Revard par l’ancien tracé du petit train des années 1908, avec la participation de Pierre Renau, géologue, de Philippe Francoz, entomologiste (spécialiste des insectes et papillons), d’un accompagnateur en moyenne montagne et du groupe folklorique “Les P’tious Savoyards”.

La randonnée est financée par le département, en partenariat avec le réseau de bus d’Aix‑les‑Bains. C’est un gros succès de l’été.

Voilà pour cette année 2013 : une année de galère sur le plan de la santé, mais aussi une année où les partenariats, les amis, les familles et les territoires ont pris une place encore plus forte dans TERRes d’hIsTOIREs.

Tu souhaites lire le récit de 2013 dans son intégralité ? Clique ici : https://1drv.ms/w/c/ae77205f728d716f/IQDa2gxlvG6RQYGuW2s2C83FAdXVxtzw05rWs_nx5BXkh4M?e=DXgeKn

05/03/2026

2012, c’est l’année de tous les possibles !

En 15 ans d’activité, ce sera toujours mon année préférée. Mon entreprise se développe à grande vitesse, autant en chiffre d’affaires qu’en diversité d’activités.

L’hiver, en Savoie, la saison suit son cours et progresse : le village tipis bat son plein, les séminaires d’entreprise s’enchaînent, même si la neige n’est pas toujours au rendez‑vous. Les chiens de traîneaux et les chevaux du centre équestre, eux, sont fidèles au poste. C’est même une année exceptionnelle : en février, le thermomètre descend jusqu’à –25 °C. À ce moment‑là, je gère 33 appartements et chalets dans la station. Je dois prévenir tous mes locataires qu’ils repartiront en dépanneuse, car le gasoil ne supporte pas de telles températures. Je dois aussi les approvisionner régulièrement en eau : certaines canalisations n’ont pas résisté à ce froid d’exception.

Sur le moment, ce n’est pas simple à gérer… mais aujourd’hui, on en rit. Je garde en mémoire la valse des dépanneuses, tous les samedis, qui ramènent les voitures des vacanciers, quatre par quatre, jusqu’à la ville. Encore une fois, la nature impose ses caprices, et nous n’avons d’autre choix que de l’accepter humblement.

En Vendée aussi, cet hiver‑là, tout gèle. J’ai pris l’habitude de venir mettre en eau mon mobil‑home dès l’ouverture du camping, en février. Les vacances se louent principalement à la semaine : nous avons donc une énorme journée de travail le samedi, de 6 h à 22 h, avec plusieurs extras pour m’aider… puis le reste de la semaine est plus calme, ce qui me permet de faire régulièrement l’aller‑retour entre la Savoie et la Vendée.

Le 14 février 2012, une nouvelle belle rencontre change la donne : elle donne naissance, pour les trois années suivantes, à une nouvelle activité originale, une visite de nurserie d’huîtres à Bouin. C’est un succès remarquable : nous sommes les premiers à proposer ce type de visite, et les vacanciers sont au rendez‑vous. Autour de cette nouveauté, je continue à proposer les cueillettes de salicorne et visites du marais salant de Bouin, les balades “estran‑ordinaires” à Barbâtre et près du passage du Gois, les balades découvertes de Bouin et de l’ostréiculture en minibus, ainsi qu’une nouvelle randonnée pédestre guidée autour des ports. L’été est très agréable, rempli de belles rencontres, toutes aussi enrichissantes.

Au printemps, un investissement familial me permet de proposer des séjours en mobil‑home à Saint‑Jean‑de‑Monts. C’est une nouvelle activité locative, mais cette fois en Vendée, qui apporte une belle progression… et beaucoup de travail !

Après cette belle saison, je prends une décision importante : quitter ma domiciliation à Challans pour installer officiellement l’entreprise à Bouin. Enfin, mon rêve se réalise : je pose mes valises à Bouin.

Tu souhaites lire le récit de 2012 dans son intégralité ? Clique ici : https://1drv.ms/w/c/ae77205f728d716f/IQAlK30EfL09SbKqTc7I-V9zAWDAsjj-FA31QQbBuUZnouU?e=rsAu2J

́iculture

04/03/2026

🎨“2011 : Premiers défis, premiers voyages : l’année où TERRes d’hIsTOIREs est née”🎥

Après 6 ans comme responsable d’accueil et d’animation à l’office de tourisme de ma station de ski en Savoie, je prends une décision radicale : je démissionne. La collaboration avec le nouveau directeur ne fonctionne pas du tout 😤, et au fond de moi l’envie d’entreprendre est là depuis longtemps. En complément d'activité, je suis déjà indépendante comme éducatrice sportive : j’enseigne la gymnastique d’entretien, le stretching, la danse et l’expression corporelle, le soir après le travail 💃🤸‍♀.

À l’approche de mes 40 ans, je me fixe un grand défi : n’avoir plus qu’une seule activité, en indépendante. Je me dis que j’ai enfin la maturité et l’expérience pour franchir le pas. Vous voyez que j’aimais déjà les défis !

Nous sommes en 2009. J’élève seule mes deux filles de 8 et 13 ans, et nous vivons à 1 100 m d’altitude, dans un petit hameau de montagne : Plainpalais, “Plane palus”, le petit marais. Ce nom me fera sourire plus t**d, quand je réaliserai qu’il m’a menée jusqu’au marais breton vendéen, en Vendée, là où je vis aujourd’hui.

Après ma démission, je décide de réaliser une étude de marché pour créer mon entreprise touristique dans un endroit où le tourisme ne serait pas déjà saturé, comme en Savoie. Une belle rencontre vendéenne m’ouvre la porte d’un territoire que je ne connais pas du tout, moi la montagnarde fidèle : la Vendée. Et pourtant, c’est là que je choisis de poser les premières fondations de ce qui deviendra TERRes d’hIsTOIREs.

Il me faudra attendre le 20 janvier 2011 pour finaliser ce projet. Ca y est ! L’EURL "TERRes d’hIsTOIREs organisations" naît officiellement et l’auto-entreprise disparaît. Je fais aussi une première belle rencontre professionnelle : le Centre d’Affaires Challandais, dirigé par Stéphanie Gendre, où je domicilie ma toute jeune entreprise. En Vendée, je ne connais encore personne : tout est à découvrir et à construire.

Entre ma démission de 2009 et la création de l’EURL en 2011, mon passé me rattrape : mes anciens collègues m’annoncent que le nouveau directeur de l’office renonce à gérer la centrale de réservation que j’avais créée. On me demande alors de reprendre cette activité, essentielle pour la station, qui n’a aucune agence sur place. Je me dis que, le temps de créer mes propres produits en Vendée, ce travail “alimentaire” me donnera des revenus stables. Je demande mon immatriculation à Atout France : ça marche, je deviens agent de voyage (les conciergeries n’existent pas encore !).

Mes filles, elles, refusent de venir vivre en Vendée. Je leur promets donc de faire les allers-retours le temps de stabiliser mes activités et de finir leurs études. Premier gros achat : un minibus 9 places, à la fois pour guider mes clients vers des lieux insolites… et pour traverser la France au moins une fois par mois pour aller les voir en Savoie.

Très vite, se pose aussi la question du logement en Vendée. Au début, je loue régulièrement un gîte à Bouin, mais cela coûte cher. Je visite une bourrine sur la route de Saint-Jean-de-Monts : coup de cœur pour moi. Puis un vieux mobil-home dans un camping 4 étoiles : gros coup de cœur pour mes filles. “OK maman, on viendra en Vendée pour les vacances, c’est trop bien !” Je laisse mon banquier trancher : ce sera le mobil-home, “plus raisonnable”. Mes filles gagnent… moi un peu moins, car les grandes stations balnéaires très fréquentées, ce n’est pas vraiment mon univers.

Alors je me lance un nouveau défi : sortir les vacanciers des plages pour les emmener découvrir l’arrière-pays. Et ça fonctionne plutôt bien. Pour ma première saison d’été, je propose :

La cueillette de la salicorne et la visite du marais salant de Thierry Odéon, à Bouin.

Une première balade d’un genre nouveau : les “balades estran-ordinaires”, après avoir été formée à la pêche à pied par des amis de Bouin et Beauvoir-sur-Mer… et quelques verres partagés à la cave pour se faire accepter !

Une demi-journée d’excursion en minibus pour découvrir Bouin, ses ports et déguster des huîtres.

Puis vient l’automne et, avec lui, le retour en Savoie et les locations de chalets pour l’hiver. Habitante du pays du chien de traîneaux, je m’associe à une entreprise locale pour organiser des séminaires d’entreprise : chiens de traîneaux, ski-joering, restauration et hébergement sous tipis, team building autour des gestes d’antan… Le tout en pleine forêt, dans les conditions parfois extrêmes de la montagne. Heureusement, la bonne condition physique est au rendez-vous !

Voilà ma première année de vie d’entrepreneure : l’hiver en Savoie, l’été en Vendée, à faire découvrir l’arrière-pays montois, le pays du Gois et, déjà, cette ville de Bouin que j’aime tant.

Si vous souhaitez lire le récit intégral de l'année 2011 : https://1drv.ms/w/c/ae77205f728d716f/IQAXoPvq9Ct_Q5FJNU9CJl3zAb27tJ3NVhPjqasuadSuBNg?e=pTdDb8https://1drv.ms/w/c/ae77205f728d716f/IQAXoPvq9Ct_Q5FJNU9CJl3zAb27tJ3NVhPjqasuadSuBNg?e=eAadaZhttps://1drv.ms/w/c/ae77205f728d716f/IQAXoPvq9Ct_Q5FJNU9CJl3zAb27tJ3NVhPjqasuadSuBNg?e=eAadaZ

🔥 Défi n°2 : 15 ans d’évolution de la Compagnie TERRes d’histoiresPour le deuxième défi, on vous propose de mieux découv...
03/03/2026

🔥 Défi n°2 : 15 ans d’évolution de la Compagnie TERRes d’histoires

Pour le deuxième défi, on vous propose de mieux découvrir (ou redécouvrir) les activités de la Compagnie TERRes d’histoires et surtout son évolution depuis 15 ans.

📅 À partir de demain puis régulièrement jusqu'à la fin de l'année 2026, vous retrouverez :

sur nos réseaux sociaux et sur notre page Google,

le récit d’une année de TERRes d’hIsTOIREs.

📖 Rendez-vous demain à 15h15 pour le 1er récit de l’année 2011, la toute première !

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