Prêt à Partir Chatte-Saintt Marcellin

Prêt à Partir Chatte-Saintt Marcellin N'arrêtez jamais de voyager... Un représentant du Ministre en charge du Tourisme est membre de droit du conseil d'administration de l'APS.

Membre du réseau SELECTOUR AFAT
850 agences de voyages
Toutes les agences du réseau Selectour Afat sont adhérentes à l'Association Professionnelle de Solidarité du tourisme (APS). La vocation de l'APS est d'apporter sa garantie aux clients qui ont réservé un voyage ou un séjour en cas de défaillance définitive de l'agence de voyages membre de l'APS à laquelle ils se sont adressés.

27/04/2026

Petit message de notre PDG de la semaine avec un petit aperçu de notre beau métier :

« Les dirigeants ont ainsi un mandat clair : les pertes de revenus sont acceptées dès lors qu’elles répondent à la volonté de construire une société plus juste et plus durable. » Pour une Société plus Mutuelle (Daniel Baal / Nicolas Théry)

Cela fait près de deux mois que le conflit en Iran a débuté. Un bien triste anniversaire. Ce conflit entraîne de lourdes conséquences sur nos deux métiers, par l’envolée du cours des carburants et l’attentisme de nos clients voyageurs pour cet été. En mars, la hausse du gasoil et la baisse des ventes de voyages nous ont coûté 600 000 €. Je n’ai pas encore l’impact sur avril, qui sera certainement plus faible en raison des vacances scolaires et de la faible activité de nos autocars pendant les vacances.

Certains de nos confrères sont inquiets car les factures de gasoil pèsent lourd sur la trésorerie des entreprises. Cerise sur le gâteau, BlaBlaBus a annoncé l’arrêt de son activité début 2027, qui affrète de nombreuses PME autocaristes pour exploiter leurs lignes. Côté voyage, le spectre du chômage partiel, qui nous rappelle à tous de mauvais et pas si lointains souvenirs, refait son apparition dans les médias, entre deux articles apocalyptiques sur l’hypothétique pénurie de kérosène…

Ne cédons pas à la panique : cette situation ne durera pas éternellement et notre entreprise a les moyens de supporter cette crise. Dès septembre, les indexations viendront augmenter nos prix de vente dans le transport public, ce qui permettra de reconstituer partiellement nos marges. Partiellement, car il y a fort à parier que nous ne sommes pas près de revoir un litre de HVO en dessous de 2€ !

La situation est plus complexe côté agences : même si nos clients ont très envie de partir cet été, beaucoup hésitent encore, par peur des conflits ou peur de l’avenir. La guerre amène l’inflation qui poussent ceux qui le peuvent à épargner plutôt qu’à voyager. Profitons de ce message pour rappeler à nos clients que le prix des voyages n’est pas fixe : il peut varier après la conclusion du contrat, et jusqu’à trois semaines de départ, en fonction du cours du kérosène, des taux de change des devises ou des taxes. Si cette variation est trop forte – ce qui s’entend juridiquement par supérieure à 8% du prix initial, ce qui est déjà beaucoup -, le client peut annuler sans frais son voyage.

Pour résumer cette introduction, cette situation difficile ne m’inquiète pas plus que cela, et j’espère que la paix reviendra avant cet été, ce qui sauverait notre année comptable. J’ai pris quelques décisions pour nous adapter à la situation de façon pragmatique, que je vous partage ici.

Un premier rappel sur les congés : la période de congés s’étend du 1er juin au 31 mai. Cela signifie que vous avez jusqu’au 31 mai 2026 pour prendre vos congés acquis avant le 31 mai 2025 (période « n-1 »). Passée cette date, les congés non pris seront perdus et transformés en don à notre fonds de dotation « Prêt à Partir Ensemble ». Les produits issus de la perte de ces congés seront imputés dans les comptes d’exploitation de nos agences, et engendreront de l’intéressement en cas de bénéfices.

Pour cet été, nous vous demandons de prendre au minimum trois semaines de congés payés entre le 1er juillet et le 30 septembre. Attention : en fonction de l’évolution du conflit en Iran, il est possible que nos clients se décident t**divement pour leurs vacances d’été et que l’activité soit très forte les deux premières semaines de juillet. Ainsi, les congés posés avant le 12 juillet pourront être annulés sans préavis par vos managers. Le cas échéant, pensez à souscrire une assurance annulation qui couvre ce motif.

Comme je l’ai exprimé à la presse professionnelle, je n’envisage pas une seule seconde de recourir au chômage partiel. Tout d’abord parce que l’activité est seulement ralentie, et pas du tout à l’arrêt. Et aussi parce que cela serait destructeur sur le moral de nos équipes. Cette crise est une nouvelle et douloureuse épreuve, mais nous en avons vécu tant d’autres ! La prise de congés payés permet de ret**der au maximum la mise en place du chômage partiel si l’activité devait drastiquement s’effondrer, ce qui n’est pas du tout le cas à ce jour.

Bien sûr, nous devons être vigilants sur les dépenses. Les travaux dans nos agences sont suspendus, ainsi que toutes les dépenses superflues – à supposer que nous en ayons eu un jour. En revanche, je ne souhaite pas mettre de frein sur les embauches. Les portes de notre famille restent ouvertes à tous ceux qui aiment passionnément notre métier, les gens et les voyages. Nous devons rester exigeants dans nos recrutements, en n’embauchant que des candidats « coups de cœur », et sans faire de concession sur nos valeurs. C’est ainsi que notre entreprise sera encore plus forte demain.

Enfin, je devine que la hausse du carburant pèse sur votre pouvoir d’achat. Pour tenir compte de cette hausse brutale, nous allons réévaluer le barème de remboursement des frais kilométriques, et le faire passer de 0,37 à 0,41 € par km (pour les matheux en herbe : une augmentation de 50 cents par litre pour une consommation de 7 litres aux 100 km entraîne un surcoût de 3,5 cents par kilomètre).

Je vous rappelle que notre entreprise a mis en place un dispositif de prêts d’urgence, de 1200 à 3600 €, sans intérêt et remboursables sur 12 à 36 mois (soit 100 € par mois). La validation de ce prêt est soumise à l’accord de votre manager. A ce jour, une trentaine de nos collaborateurs bénéficient de ce type de prêts.

Comme vous le voyez, rien d’insoutenable ni d’exorbitant dans ces mesures de bon sens pour notre bien collectif. L’essentiel est ailleurs : le marché n’est pas à l’arrêt et nos clients ont très envie de partir en voyage. Soyez présents et rassurants auprès de nos clients : prenez soin d’eux et soyez à leur écoute, ne comptez pas le temps que vous leur consacrez. Ils vous en seront reconnaissants, et votre agence aura une belle et longue vie. Belle semaine à toutes et tous ! Que la Paix protège nos foyers !

Ps : j’ai hésité avant de partager sur les réseaux sociaux, comme chaque dimanche, ce texte dont les premiers concernés étaient plus nos collaborateurs que nos clients et partenaires. Puis je me suis dit qu’il était important que, de temps en temps, nos clients découvrent un peu les coulisses de notre entreprise, avec ses problématiques et ses valeurs. Car ils ne viennent pas chez nous par hasard…

Bonjour à tous, voici la pensée hebdomadaire de notre PDG :“L’entrepreneur est celui qui détruit l’ordre ancien en intro...
20/04/2026

Bonjour à tous, voici la pensée hebdomadaire de notre PDG :

“L’entrepreneur est celui qui détruit l’ordre ancien en introduisant un nouvel ordre.”, Théorie de l’évolution économique (1912) par Joseph Schumpeter

Selon Schumpeter, la destruction serait la source de toute innovation. Pour moi, l’innovation a pris tantôt la forme d’une harde de porcus singularis, squatteur non autorisé ni solitaire de notre petit paradis sambracitain. Ces ennemis de la routine ont profité des travaux engagés par notre nouveau voisin pour se faire un trou dans le grillage jusqu’ici inaccessible aux cochons sauvages. Nous voilà bons pour un labourage gratuit mais erratique, dont les réparations m’ont bien occupé pendant cette première semaine de vacance.

Ce surplus de travaux de jardinage m’a donné l’occasion de rendre notre jardin miraculeux encore plus beau qu’avant. Petit à petit, mètre carré après mètre carré, j’organise le terrain en canalisant les adventices. Ici, comme ailleurs, point de mauvaises herbes, toute plante est une créature merveilleuse et respectable, que je sacrifie toujours avec un peu de tristesse, même quand elles me griffent les mains.

Miraculeux, c’est ainsi, car notre parcelle de jardin nous rend au centuple les efforts que nous y mettons, en fleurs et en fruits. Oranges amères, kumquats, abricots, nèfles tropicales, arbouses, grenades, romarin, basilic, lavande, laurier pour ne parler que de ce qui est comestible… Et peut-être demain, s’ils survivent à la sécheresse qui s’allonge chaque année, des oranges, des citrons, des pomelos, des figues de barbarie…

Finalement, les sangliers ont préparé le terrain. C’est grâce à eux que j’ai trouvé l’envie et l’énergie de transformer quelques mètres carrés supplémentaires jusque-là laissés aux bons soins de Dame Nature. Il fallait sans doute en passer par là pour que l’idée germe dans le cerveau de l’humble jardinier. Et cette aventure domestique d’un loisir bien inoffensif m’amène à reconsidérer certains éléments d’un passé plus ou moins récent, entre deux plantations d’agrumes.

En août 2020, un groupe d’humanitaires français a été massacré dans la réserve de Kouré, ainsi que deux Nigériens. L’un des deux était salarié de l’association Niger ma Zaada, une ONG meusienne créée et présidée par notre ami Daniel Masson. Quelques années après, les voyages au Niger devenant de plus en plus risqués pour les ressortissants français, l’association a cessé son activité humanitaire. Or, nous étions l’un des premiers mécènes de cette association et, grâce à Daniel et à son épouse Martine, un lien fort et sincère s’était construit et enrichi pendant plusieurs années entre Niger ma Zaada et notre entreprise. La fin de Niger ma Zaada aurait pu sceller le sort de notre mécénat, et la facilité nous eût conduit à tout arrêter. Mais nous avons décidé de créer un fonds de dotation, baptisé « Prêt à Partir Ensemble », hébergé au sein de Prêt à Partir. Ce fonds vise à soutenir deux grandes causes liées à nos métiers : le handicap et la biodiversité. Il n’existerait pas si ces terribles attentats n’avaient pas endeuillé le Niger et la France.

Et puis… Je me souviens des événements difficiles que nous avons vécus au début des années 2000. J’étais dans l’entreprise depuis quelques années et ce furent des années difficiles et fragiles. Grâce à un banquier qui ne nous voulait pas de bien, nous avons précipité la cession partielle de notre activité transport, contre notre volonté et dans de très mauvaises conditions. Je ne peux m’empêcher de penser que l’incroyable rebond que notre entreprise a connu à partir de 2005 eût été beaucoup plus lent et beaucoup plus incertain sans ces événements salvateurs. Il fallait toucher le fond pour mieux rebondir.

La suite ne fut pas un long fleuve tranquille : l’arrivée d’internet, les attentats du 11 septembre 2001, la crise économique de 2008, le printemps arabe, la pandémie de Covid, la guerre en Ukraine, l’arrivée de l’intelligence artificielle et maintenant la guerre en Iran, avec l’explosion des cours du pétrole et peut-être bientôt une pénurie de kérosène en Europe – nous n’y sommes pas encore ! Nous avons survécu à tous ces événements, et on peut même dire que tous nous ont transformés, et que de ses épreuves nous avons dû à chaque fois nous réinventer… La fameuse destruction créatrice de Schumpeter. Comme dit Saint-Exupéry : droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin…

Est-ce la même chose qui est arrivée aux deux grands perdants de la seconde guerre mondiale : l’Allemagne et le Japon. Deux grandes nations détruites et ravagées, humiliées par la défaite et écrasées par le poids des réparations. Pourtant, ce sont deux grandes puissances qui se sont reconstruites en quelques années et qui ont brillé pendant la deuxième moitié du XXème siècle et encore aujourd’hui. Même constat pour la Chine, étouffée par un communisme qui n’avait cure de ses citoyens, et qui est devenue une véritable machine de guerre – ce n’est qu’une image pour l’instant - en seulement vingt ans. De vulgaires copieurs décriés et raillés sur tous les continents, les ingénieurs chinois n’ont plus rien à envier aux nôtres…

Faut-il en conclure que notre vieux continent doit connaître d’affreuses souffrances pour retrouver le chemin de l’innovation ? Certains aimeraient le penser, et il n’est pas dit que la voie démocratique suffise pour nous donner le courage d’abandonner nos acquis – sociaux, financiers, culturels, religieux… - et construire l’Europe du XXIème siècle. Ne passons pas à côté de notre Destin. Et pour terminer avec Saint-Exupéry : « Nul ne peut être, à la fois désespéré et responsable ». Le temps des pleurs est fini : place à l’action, place à l’ordre nouveau. Que cet oiseau majestueusement figé dans notre jardin nous guide vers un nouveau paradis…

« Il faut toujours viser la Lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. » Oscar Wilde C’est de notre pe...
14/04/2026

« Il faut toujours viser la Lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. » Oscar Wilde

C’est de notre petit paradis aux Issambres – copieusement labouré en notre absence par des sangliers mal léchés - que je m’adresse à vous ce matin.

Cette semaine, qui suit de très près la semaine Sainte, fut marquée par un cessez-le-feu en Iran pour permettre deux semaines de négociations. Sans doute aucune des deux parties ne veut-elle reprendre les hostilités à l’issue de cette courte trêve, mais il n’est point certain que la sagesse l’emporte à la fin sur l’hubris des hommes.

Quoi qu’il en soit, l’annonce de cette paix fragile – qu’est-ce que la paix, sinon depuis toujours l’interruption provisoire de la guerre ? -, a eu davantage d’impact sur les bourses du monde entier que sur le prix des carburants. Il faudra encore attendre si on veut faire son plein sans avoir besoin de prévenir son banquier…

15 000 € par jour, c’est ce que coûte cette fichue guerre à nos filiales transport depuis le début du conflit. C’est la somme que j’ai annoncée vendredi dernier sur la radio France Bleu, somme qui a de toute évidence laissé pantoise la journaliste qui m’interviewait et certainement un bon nombre d’auditeurs par la même occasion.

J’aime jouer avec les chiffres. Et les chiffres adorent qu’on joue avec eux.

La crise en Iran nous coûte 15 000 € par jour. 30 000 € si on prend en compte l’activité voyages.

La France perd 416 millions d’euros par jour, ou 289 193 € par minute, ou 4 820 € par seconde. C’est le déficit de notre budget en 2025.

La lumière parcourt 300 000 kilomètres par seconde, et la lumière du soleil met plus de huit minutes à nous parvenir. Nous ne voyons jamais le présent : nos yeux ne nous montrent que le passé, même récent. Le présent n’existe pas.

Notre univers est âgé de 13,8 milliards d’années. Cela signifie que tout l’univers est englobé dans une sphère de 13,8 milliards d’années-lumière de diamètre – ce qui est une distance énorme -, car on ne peut pas aller plus vite que la lumière. Pourtant, le big bang ayant envoyé de la matière dans toutes les directions, c’est dans une sphère d’un rayon de 13,8 milliards d’années-lumière qu’on devrait pouvoir enfermer l’univers. Mais la relativité générale vient tordre l’espace-temps pour l’enfermer dans un espace huit fois plus petit (le cube de 2 pour ceux qui suivent).

On estime à 10 puissance 80 (1 suivi de 80 zéros) le nombre d’atomes dans l’univers. Ce qui fait une densité moyenne d’un quart de proton par mètre cube. L’univers est presque totalement composé de… vide. Même nos corps qui sont infiniment plus denses sont très majoritairement remplis de vide.



Puisque nous avons la tête dans les étoiles, savez-vous d’ailleurs qu’aura lieu cet été une éclipse totale de soleil, le 12 août, visible depuis le nord de l’Espagne ? Nous projetons d’y assister en famille, à bord d’un bateau de croisière de la compagnie CFC. La dernière fois que nous avons assisté à une éclipse totale, c’était le 11 août 1999, et nous partagions un gigantesque plat de lasagnes avec la famille Parachini à Joeuf. Mon épouse était enceinte de quelques mois de notre première fille, ce qui n’avait pas échappé à la Mamma Parachini. L’excellence de la cuisine italienne nous avait fait oublier le spectacle gâché par un mur de nuages, comme il y en a souvent en Lorraine. Deuxième chance le 12 août prochain, au large des côtes espagnoles…

Je vous laisse, le jardin m’appelle… Prenez soin de vous et à dimanche prochain ! Et si le temps le permet, passez un peu de temps à regarder le ciel, la nuit, sans pollution lumineuse. Ce spectacle est grandiose, gratuit, et tellement peu d’entre nous prennent le temps de le contempler réellement et humblement.

La société "Prêt à Partir", basée en Lorraine, avait commencé à verdir sa flotte en passant du diesel au biocarburant. Problème : le cours du HVO suit celui du gazole. Le voyagiste subit donc aussi la hausse des prix du carburant de plein fouet. Son patron, François Piot est l'invité d'ici...

Bonjour à tous,En cette météo frisquette, voici le mot hebdomadaire de notre PDG : “L’éternité, c’est long, surtout vers...
30/03/2026

Bonjour à tous,

En cette météo frisquette, voici le mot hebdomadaire de notre PDG :

“L’éternité, c’est long, surtout vers la fin.” Woody Allen

Nous entrons dans le deuxième mois de la guerre en Iran. Nul doute que ce conflit fait passer bien des priorités au second rang. J’ai découvert par hasard qu’une autre guerre avait éclaté entre deux voisins non loin de là et à peu près en même temps : la guerre entre le Pakistan et l’Afghanistan a éclaté le 26 février, deux jours avant le début des hostilités israélo-américaines en Perse… Mais il est vrai que ces deux pays n’ont point de pétrole ni de gaz, eux. Que celui qui n’a jamais fait preuve de cynisme me jette la première pierre !

Alors que la production d’armes bat son plein – réjouissons-nous, la France fait partie des plus gros exportateurs d’armes au monde derrière les USA, l’Allemagne et la Chine -, d’autres dossiers tantôt prioritaires sont relégués au fond des tiroirs. Prenons par exemple la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique, dont plus personne ne parle. La claque des écologistes aux municipales vient confirmer que nos concitoyens n’ont rien contre l’écologie, tant qu’elle ne demande des efforts qu’aux autres… C’est vrai ça, à quand le char Leclerc électrique ?

Pourtant, s’il y a bien un domaine qui mériterait de la constance dans les efforts, c’est le climat ! Dans un siècle, qui se souviendra que l’Iran produisait du pétrole, ou saura dessiner avec précision la frontière entre le Pakistan et l’Inde ? C’est vrai aussi que dans cent ans, je ne serai plus là pour vous écrire le dimanche, ni la plupart d’entre vous pour lire mes textes. Humains, trop humains…

L’heure est aux économies, à l’augmentation des impôts, à la réduction de la dette publique : point de place pour l’écologie punitive et onéreuse, si peu populaire qu’elle en gauchit le tableau. On verra cela plus t**d : à la charge de nos successeurs, ceux de la génération suivante ou – plus prosaïquement – ceux du prochain mandat électoral. Car ne nous leurrons pas, j’ai ici deux certitudes que je clame haut et fort. Tant qu’il y aura du pétrole, nous sucerons la planète jusqu’à la dernière goutte. Et pour qu’il y ait un espoir de faire autrement, il faudra choisir entre démocratie et écologie : la dictature verte est la seule voie possible pour le vieux réactionnaire que je suis.

Parfois, une autre voie existe, qui est celle du bon sens et de la sobriété heureuse.

Et je me réjouis de voir quelques décisions exemplaires et courageuses, dictées par l’économie et bonnes pour l’écologie, qui concernent directement notre métier de transporteur de voyageurs. La Région Grand Est vient de dévoiler le cahier des charges de ses prochains appels d’offres : un transporteur proposant des cars thermiques d’occasion de norme Euro6 alimentés au biodiesel (HVO) à des prix cohérents a toutes les chances de remporter ces marchés dont la durée est allongée de sept à neuf ans. Cars d’occasion, carburant biosourcé, marchés plus longs : tout est pensé pour permettre de substantielles économies pour la Région. J’applaudis des deux mains !

Dans le même état d’esprit, la Région Val-de-Loire vient d’annoncer qu’elle autorisait désormais des autocars scolaires de vingt-et-un ans, contre quinze ans jusqu’aujourd’hui. Nul doute que les transporteurs vont pouvoir réduire leurs prix de vente sans toucher à leurs marges. Une décision gagnant-gagnant-gagnant : bon pour les finances publics, bon pour les prestataires actuels, et bon pour la planète !

Ces décisions pleines de bon sens devraient pouvoir nous emmener jusqu’à la fin des années trente sans trop d’inquiétudes métaphysiques sur notre dette… Quinze ans de visibilité : une quasi-éternité. Puisse l’ensemble de nos donneurs d’ordres entendre ce message de sagesse et sobriété…

Rassurez-vous : un car de vingt-et-un ans n’est pas plus dangereux qu’un car neuf. Nos véhicules passent au contrôle technique tous les six mois, et quand les réparations dépassent le prix du car, celui-ci est sorti de notre parc. Car il faut savoir qu’un autocar roule très peu : en moyenne vingt mille kilomètres par an, et parfois beaucoup moins. Les moteurs sont conçus pour durer au moins 700 000 kilomètres, c’est très rare que nous les changions pour leur obsolescence… A titre de comparaison, un tracteur de camion dépasse allègrement les 100 000 km par an !

Une autre information que je veux vous partager : dans le cycle de vie d’une voiture, un quart des émissions de CO2 est réalisé pour sa construction, avant qu’elle ne roule le premier kilomètre. C’est certainement similaire pour un autocar. Conserver son autocar le plus longtemps possible, tant qu’il peut être autorisé à rouler en toute sécurité, c’est excellent pour l’environnement.

Souvenez-vous aussi que l’autocar est écologique par nature : cinquante enfants qui vont à l’école dans un autocar, c’est au moins vingt voitures d’évitées, qui consommeraient beaucoup plus de pétrole qu’un seul autocar, et autant de parents qui peuvent utiliser ce temps à autre chose !

Alors, oui, bien sûr, il m’apparaît évident comme à la plupart de mes confrères que nos autocars seront tous électriques dans un futur proche. L’électricité coûte moins cher que le gasoil, et cette différence peut aider à financer l’achat de véhicules électriques. Mais cette différence de prix provient essentiellement d’une moindre taxation de l’électricité ! Et surtout, l’achat de cars électriques – dont le prix baisse tous les ans dans un domaine où les constructeurs chinois sont imbattables – n’est que la partie émergée de l’iceberg financier. Il faudra aussi lourdement investir dans les infrastructures (électrification des dépôts, stockage et distribution de l’électricité…) et modifier l’organisation des journées de travail de nos conducteurs qui garent, pour la plupart d’entre eux, leur autocar dans leur village et qui devront à l’avenir charger leur véhicule sur nos dépôts. Beaucoup de surcoûts, et si peu de gains écologiques…

Je suis un écologiste convaincu. Un écologiste de droite et de longue date. Et je pense que l’écologie ne peut fonctionner sans un financement sous-jacent, réel et durable, et pas forcément public. Je vous souhaite une entrée joyeuse et responsable dans la Semaine Sainte qui nous mène au pas de charge vers Pâques.

Les rêves de Gastié-Leroy - 8ème extrait du film Je sais rien mais je dirai tout (1973) de Pierre RichardSynopsis du film : Pierre (Pierre Richard) est le fi...

23/03/2026

Voici le petit mot hebdomadaire de notre PDG :


**« Une amitié née des affaires vaut mieux qu'une affaire née de l'amitié. » David Rockefeller

Si d’aucuns en doutaient, notre pays est en guerre. Et nos métiers historiques, le transport et l’agence de voyages, sont particulièrement exposés dans cette crise dont personne ne connaît vraiment l’issue. L’année 2026 va être compliquée, mais on en a connu d’autres, bien d’autres…

Je veux voir dans l’adversité plusieurs qualités qui la distinguent des périodes de prospérité.

On n’apprend que de ses échecs, jamais de ses succès. Comme disait Mandela, on ne perd jamais vraiment : soit on gagne, soit on apprend. C’est dans ces périodes difficiles qu’on progresse le plus. Encore faut-il, bien entendu, survivre à ces crises qui réapparaissent toujours, et toujours quand on s’y attend le moins. Toutes blessent, mais seule la dernière tue…

Ensuite, l’adversité est l’occasion de démontrer notre résilience, voire notre anti-fragilité. Concept passionnant développé par Nicholas Nassim Taleb, à lire absolument. J’ai la chance de présider une entreprise qui gagne de l’argent depuis plus de vingt ans, qui est moins performante que ses concurrents quand tout va bien, mais qui tire mieux son épingle du jeu quand la difficulté paraît. Nous sortons des crises plus vite et plus forts que nos concurrents. Voilà de quoi être optimiste et serein.

Un autre avantage de ces épisodes troublés, c’est qu’on reconnaît ses vrais amis. Se pose ainsi la question de fond : qu’est-ce qu’un ami véritable ? Pour moi, c’est une personne que vous n’avez pas vu depuis dix ans et que vous recroisez avec la même joie que si vous vous étiez quittés hier. C’est quelqu’un qui vous tend la main quand les temps deviennent difficiles. C’est aussi quelqu’un qui accepte de recevoir quelque chose de vous. Un ami, enfin, c’est aussi quelqu’un avec lequel on peut avoir des conflits, échanger des mots lourds et authentiques, et qui reste malgré tout votre ami.

Car, quand tout va bien, il est plus facile de donner que de recevoir. Mon très cher ami Bernard Benhamou me dit souvent : « quand tu aides quelqu’un, estime-toi heureux qu’il ne t’en veuille pas. » Et je constate malheureusement souvent qu’il a tellement raison… L’homme est ainsi fait que, pour beaucoup d’entre nous, recevoir est synonyme d’infériorité et d’humiliation, source de jalousie et de ressentiment. Celui qui est trop généreux et qui donne sans compter est parfois pris pour un imbécile jugé indigne de sa richesse, que celle-ci soit argent, énergie, talent ou temps. Il est plus facile d’aider un inconnu qu’un ami ou un membre de sa famille.

Quand deux autocaristes se disent être amis, vous pouvez être certains d’une seule chose : c’est qu’ils ne sont pas concurrents ! Dans notre métier qui vit au rythme des appels d’offres, la non-agression relève bien davantage de la dissuasion que de l’amitié sincère ou de la reconnaissance. La règle est que si vous attaquez votre voisin, il faut être certain de le blesser mortellement. Une fois un genou en terre, c’est la curée par laquelle les chiens terminent le travail. La guerre de Troyes a bien eu lieu…

Côté voyage, c’est plutôt une insidieuse guerre d’usure, de longue haleine, qui oppose des confrères toujours prêts à se piquer des clients et à échanger des embrassades autour d’une coupe de champagne dans l’un des meilleurs hôtels du monde. Notre métier est encore loin d’être adulte, même si nous avons au gré des crises diverses beaucoup appris ces dernières années…

Dans nos deux métiers, la guerre fait rage sous la surface, et cela fait quelques années que nous connaissons un intense mouvement de concentration. Notre entreprise n’y est pas restée étrangère : les deux tiers de notre activité d’aujourd’hui proviennent de la croissance externe des dix dernières années. Formulé différemment : sans la croissance externe, nous serions trois fois plus petits. Dans ce monde imprévisible en perpétuel mouvement, il n’y a que deux alternatives : croître ou disparaître. Nous avons choisi la première solution.

Acheter une entreprise, l’intégrer dans un ensemble plus grand, inscrire cette cible dans une vision plus large : ce sont des expériences que nous avons souvent vécues chez nous. La croissance externe est évidemment beaucoup plus risquée que la croissance organique, mais elle est infiniment plus rapide.

Dans nos entreprises familiales, on compte bien des patrons passionnés et engagés. L’envie de vendre l’entreprise qui a traversé les générations n’est jamais naturelle, elle provient d’un traumatisme : l’absence de repreneur au sein de la famille, la perte de marchés historiques, la peur de l’avenir, le ras-le-bol du quotidien… et souvent, un savant mélange de tout cela. Ce n’est que très rarement une question d’argent.

Seul le vrai croyant doute… Il me semble que le vrai patron doit se poser régulièrement la question, ne serait-ce que par conscience de sa responsabilité envers les familles que l’entreprise fait vivre. A ce moment, il est essentiel de pouvoir compter sur ses amis et de pouvoir discuter avec eux du meilleur avenir possible. Sans doute ces quelques mots raisonneront de façon particulière dans l’esprit de tous ceux qu’on dit en responsabilité, ayant charge d’entreprise, ou bien de famille, charge d’âmes au sens large, ou qui s’apprêtent à (re)partir ce soir pour un nouveau mandat politique. Terminons par une note positive avec Saint-Exupéry, dont le Petit Prince est l’ami de tout le monde : « Nul ne peut se sentir, à la fois, responsable et désespéré ». Place à l’action et bonne semaine à tous !

Bonjour à tous,En ce lundi printanier un peu frais, voici le mot de notre PDG.Bonne lecture« A un moment donné de notre ...
16/03/2026

Bonjour à tous,

En ce lundi printanier un peu frais, voici le mot de notre PDG.

Bonne lecture

« A un moment donné de notre existence, nous perdons la maîtrise de notre vie, qui se trouve dès lors gouvernée par le destin. C'est là qu'est la plus grande imposture du monde. » Paulo Coelho (l’Alchimiste)

L’année commençait bien… Les clients étaient avides de partir pour découvrir le monde. Côté transport, nous venions de recevoir une bonne nouvelle, celle de notre retour dans le département de l’Aube, avec l’attribution d’une quarantaine de véhicules pour la région Grand Est et l’agglomération de Troyes, pour les quatre prochaines années. Une victoire attendue depuis sept ans, date à laquelle nous avions perdu tous nos circuits scolaires dans l’Aube.

Mais depuis deux semaines, le ton a changé…

L’envolée du cours du pétrole et la peur du conflit ont tétanisé notre métier : après avoir sué sang et eau pour rapatrier la centaine de clients disséminés un peu partout dans le monde oriental, de Madagascar à l’Asie du Sud-Est, nous gérons maintenant les annulations des voyages futurs. Certains clients hésitent même à partir dans des zones non perturbées par la guerre en Iran – car il s’agit bien d’une guerre. L’angoisse des voyageurs, pour certains encore coincés à destination malgré les efforts des professionnels du tourisme et notamment des compagnies aériennes, entretient la psychose ambiante. L’activité pour les nouveaux projets de voyages n’est pas à l’arrêt, fort heureusement, mais on sent tout de même un fort ralentissement, qui tranche avec l’hyperactivité de ces dernières années post-Covid.

Prenons un peu de recul, avec beaucoup de calme et d’égoïsme.

Ce n’est évidemment pas la première crise que nous vivons. J’ai démarré dans le métier en 1998 – eh oui, déjà, c’était au siècle dernier, un siècle définitivement inconnu à la plupart des jeunes que nous embauchons -, et les périodes d’accalmie étaient courtes, toujours ponctuées de drames perturbateurs. Trois ans après mon arrivée, les attentats du 11 septembre clouaient au sol pour plusieurs semaines les avions du monde entier. Je ne sais si ce chiffre est vrai, mais il courait à l’époque la rumeur que les compagnies aériennes avaient perdu en 2001 plus que ce qu’elles avaient gagné entre 1945 et 2000. Ces attentats avaient rayé la totalité des bénéfices de tout un secteur depuis sa création ! Et en 2001, le chiffre d’affaires d’Air France n’avait baissé que… de 7%. Pendant la crise sanitaire du Covid, notre chiffre d’affaires a baissé de 70% durant deux années de suite. Vingt fois l’effet du 11 septembre !

Et je n’ai pas besoin de vous parler des hoquets du volcan islandais au nom imprononçable (2010), du tsunami en Thaïlande (2004), des tremblements de terre (Turquie, Arménie… à répétition), des attentats de Louxor (1997), des chocs pétroliers (1973 et 1980, l’Iran déjà), des crises économiques (2008), du printemps arabe (2011)… Chaque événement a coûté des milliards au tourisme mondial, qui s’en est toujours relevé plus fort.

Ce n’est pas Jean-Claude Respaut, fondateur du réseau Prêt à Partir et à qui je souhaite aujourd’hui un très heureux anniversaire, qui nous dira le contraire. Le secteur du tourisme pèse 10% du PIB mondial et crée 20% des nouveaux emplois. Le transport aérien est de plus en plus sûr : il n’y a plus de raison d’avoir peur quand on prend l’avion, ni d’applaudir le pilote quand on arrive sains et saufs. Le nombre de morts dans des accidents d’avions se chiffre à quelques dizaines de passagers par an, tous aéronefs confondus, alors que le trafic aérien a explosé en volume.

L’occasion pour moi de vous raconter une anecdote familiale, qui tient de la légende. Au début du siècle dernier, mon grand-père Achille récemment marié, aurait hérité d’un oncle en Amérique d’une considérable fortune dans les chemins de fer. La scène se déroule il y a presqu’un siècle, et ma grand-mère Rose n’a jamais laissé Achille prendre le bateau pour aller revendiquer sa part de l’héritage… L’histoire ne dit pas si elle avait peur que le paquebot fasse naufrage, ou si plutôt elle se doutait que « l’Achille », après avoir posé le pied sur le sol américain, n’eût plus du tout l’envie de revenir sur le vieux continent… Mais c’est peut-être ce qui lui a donné l’envie d’acheter un premier autocar au sortir de la guerre !

Revenons en 2026. Malgré le cynisme des vainqueurs et la haine des vaincus, n’ayons pas peur de l’avenir. Tout ce qui se passe nous dépasse, et notre vote n’y changera pas grand-chose. Notre vote est pourtant essentiel : cela fait plus de quatre-vingt années que la guerre n’a pas eu lieu sur notre sol ni sur celui de nos proches voisins. Ce n’est pas un hasard. Ce sont les atrocités de la deuxième guerre mondiale qui ont conduit les démocraties européennes à maintenir la paix avant tout autre objectif. Un grand pouvoir exige de grandes responsabilités, et les grands de ce monde devront rendre des comptes à l’Histoire, même si c’est eux qui l’écrivent provisoirement… Bonne semaine à tous, prions pour le retour de la paix !

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