01/05/2026
En ce 1er mai, rendons hommage à toutes celles et ceux qui ont façonné ce territoire :
les ouvrier·es des fabriques dâhier, et les artisan·es dâart dâaujourdâhui.
Un mĂȘme fil conducteur : le travail de la terre, et la dignitĂ© du geste.
Ă Dieulefit-Bourdeaux, la terre ne se façonne pas seulement⊠elle se travaille depuis des siĂšcles. DĂšs le XIXe siĂšcle, le territoire connaĂźt un vĂ©ritable essor avec ses fabriques de poterie. On y produit en quantitĂ© : vaisselle du quotidien, objets utilitaires, tuiles⊠Une activitĂ© intense, portĂ©e par des usines oĂč travaillent des gĂ©nĂ©rations dâouvrier·es.
Dans ces ateliers, les gestes sont précis, répétitifs, exigeants. On tourne, on moule, on émaille, on enfourne. Le travail est souvent dur, mais il structure la vie locale. La poterie devient une économie, un rythme collectif, une identité ouvriÚre forte.
Puis les mutations industrielles fragilisent ces productions. Certaines usines ferment, dâautres se transforment.
Mais ici, lâhistoire ne sâarrĂȘte pas.
Ă partir du XXe siĂšcle, une nouvelle dynamique Ă©merge : celle des artisan·es et des cĂ©ramistes dâart. Ils et elles reprennent les savoir-faire, les dĂ©tournent, les rĂ©inventent. Les anciens lieux de production deviennent des ateliers de crĂ©ation.
Aujourdâhui, le territoire de Dieulefit-Bourdeaux est reconnu comme un haut lieu de la cĂ©ramique contemporaine, sans jamais oublier ses racines ouvriĂšres.
©PMHc & ©Chadam Communication