Au XIXe siècle, Flavigny était une cité vigneronne prospère entourée de 380 hectares de vignes. La paysannerie, qui avait été cantonnée dans les vallées et les faubourgs, s'était installée intra muros. Flavigny était chef-lieu de canton, avec gendarmerie, justice de paix, perception ; marchés et foires s'y tenaient régulièrement ; il y avait plusieurs auberges. En 1828, les Ursulines revinrent à F
lavigny, s'installèrent dans l'ancienne résidence du marquis de Souhey (aujourd'hui occupée par le monastère bénédictin Saint-Joseph de Clairval). En 1848, le Père Lacordaire rétablit à Flavigny l'Ordre dominicain, sous la forme d'un noviciat. Mais le phénomène de désertification des campagnes sera accéléré par deux évènements. D'abord, à la fin du siècle, l'apparition du phylloxéra, qui tuera la vigne ; ce sera la ruine. Et au début du XXe siècle, l'installation de la gare et du dépôt de chemin de fer de la ligne P.L.M. aux Laumes attirera celle des commerces et des industries. Les Laumes deviendra chef-lieu de canton à la place de Flavigny en 1910. Aujourd'hui Flavigny, distinguée parmi les "plus beaux villages de France", ne compte à peine plus de 300 habitants, mais continue d'offrir à l'admiration de ses visiteurs la richesse de son histoire et de son patrimoine architectural et paysager.