Béa guide nature Bassin d'Arcachon

Béa guide nature Bassin d'Arcachon Béatrice Lafourcade, guide nature vous propose des balades et découvertes autour du Bassin d'Arcachon, adaptables à tout public, toute l'année.

14/09/2026

🍂🐦 En septembre, le ciel et les jardins français deviennent de véritables lieux de passage pour de nombreux oiseaux. Avec le début des migrations automnales, certaines espèces quittent leurs zones de reproduction, tandis que d’autres effectuent des déplacements plus locaux à la recherche de nourriture et de secteurs favorables pour se reposer.

Parmi les oiseaux que l’on peut observer à cette période figurent le Rougequeue à front blanc, le Pouillot fitis, le Gobemouche gris, la Fauvette à tête noire, le Tarin des aulnes et le minuscule Roitelet huppé. Selon les régions, certaines de ces espèces ne font que traverser la France, tandis que d’autres peuvent y rester plus longtemps ou être observées une grande partie de l’année.

Septembre est une période particulièrement intéressante pour l’observation, car les oiseaux profitent des haies, arbustes, arbres, jardins et lisières de forêt pour trouver insectes, graines, baies et petits fruits. Les jardins riches en végétation peuvent ainsi devenir de précieux endroits où ils se nourrissent et reprennent des forces avant de poursuivre leur route.

Pour les observer, il suffit souvent d’être attentif tôt le matin ou en fin de journée : un mouvement dans les branches, un petit chant discret ou une silhouette perchée peut révéler un visiteur de passage. Une belle occasion de découvrir toute la diversité des oiseaux présents en France à l’approche de l’automne. 🌿🌙

14/09/2026

14 % des émissions de gaz à effet de serre sont dues à l’agriculture, dont 60 % sont liées à l’élevage. Une réduction de la consommation de viande est-elle donc inéluctable ?

Nous avons posé la question au député de la Somme et candidat à l'élection présidentielle François Ruffin.

Nous l'avons également interrogé sur l'été caniculaire que nous venons de vivre, sur le défi écologique auquel nous devons faire face et sur son concept de « travaillisme écologique », développé dans son nouveau cahier de campagne ➡️ https://l.reporterre.net/c0o

13/09/2026

Avant de tendre un piège dans le coin du compost en pensant à une invasion de souris : c'est peut-être une musaraigne, et elle ne touchera jamais à vos réserves ni à vos récoltes.
Vous avez vu une souris ?
Raté, c'est une musaraigne.
Ce qu'il faut savoir :
- Ce n'est pas un rongeur : la musaraigne appartient à l'ordre des Eulipotyphla, comme le hérisson et la taupe, pas à celui des souris et mulots ; son museau pointu et mobile et ses minuscules yeux la distinguent d'un coup d'œil.
- Elle se nourrit presque exclusivement de limaces, d'insectes et de vers de terre, et dédaigne totalement fruits, légumes et graines : aucun dégât à craindre sur vos cultures.
- Elle se déplace surtout à couvert, sous les pierres, dans les tas de compost ou la végétation dense, et s'aventure rarement à découvert.
- Un piège ou un appât destiné aux souris ne fait aucune différence : il capture ou empoisonne aussi bien une musaraigne qui passe par là.
- Sa morsure, rare et réservée à ses proies, n'est pas dangereuse pour l'Homme ; mieux vaut simplement la laisser tranquille.
- Avant de vider un tas de compost ou de déplacer des pierres, un coup d'œil suffit pour vérifier qu'aucune musaraigne ne s'y est installée.
Un simple tas de pierres ou un coin de compost non dérangé lui suffit pour s'installer, et pour patrouiller votre jardin contre les limaces sans jamais toucher à vos récoltes.

13/09/2026

La libellule que vous observez au-dessus de votre mare appartient à l'un des groupes d'insectes les plus anciens et les plus fascinants au monde : les Odonates. La France en compte environ 100 espèces recensées par la SFO (Société française d'Odonatologie). Voici les dix plus emblématiques, avec leurs caractéristiques distinctives et leurs biotopes.

La distinction fondamentale à connaître avant tout : Anisoptères vs Zygoptères. Les Anisoptères (« ailes inégales ») sont les libellules « vraies », au corps robuste et puissant, qui gardent leurs ailes déployées horizontalement lorsqu'elles sont posées. Elles volent avec puissance et rapidité. Les Zygoptères (« ailes égales ») sont les demoiselles, au corps fin et gracile, qui replient leurs ailes le long du corps au repos. Elles volent avec délicatesse et lenteur apparente. Cette différence morphologique est le premier critère d'identification à intégrer.

Les cinq Anisoptères emblématiques.

1. Anax empereur (Anax imperator). La plus grande libellule française et la plus commune. Taille 66-84 mm, envergure 100-110 mm. Mâle : thorax vert éclatant, abdomen bleu ciel avec bande noire médiane. Femelle : thorax vert, abdomen vert-jaunâtre à bleuté selon les individus. Fréquente les étangs, mares et lacs bien ensoleillés en plaine et moyenne altitude. Territoire spectaculaire : le mâle patrouille inlassablement un segment de rive, chassant intrus et rivaux. Cycle larvaire : 2 à 3 ans sous l'eau.

2. Libellule déprimée (Libellula depressa). L'une des plus visibles au printemps. Taille 39-48 mm, corps aplati caractéristique. Mâle : abdomen bleu-poudré avec taches jaunes latérales. Femelle : abdomen jaune-doré. Colonise très rapidement les mares neuves. Souvent la première espèce à s'installer sur un nouveau plan d'eau.

3. Sympétrum sanguin (Sympetrum sanguineum). Petite libellule rouge écarlate emblématique de la fin d'été. Taille 34-36 mm. Mâle : abdomen rouge sang, pattes noires. Femelle : abdomen jaune-brun devenant plus foncé avec l'âge. Fréquente les eaux stagnantes, mares, étangs, souvent à proximité de la végétation dense. Vole t**d en saison (juillet à octobre).

4. Orthétrum réticulé (Orthetrum cancellatum). Espèce très répandue dans les zones ouvertes. Taille 44-50 mm. Mâle mature : abdomen bleu-poudré avec extrémité noire. Femelle : abdomen jaune-brun avec bandes noires longitudinales. Aime les eaux stagnantes ouvertes, gravières, plans d'eau récents. Vol posé et territoriale, souvent perchée sur pierres ou sol nu.

5. Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltoni). Grande espèce spectaculaire aux couleurs contrastées. Taille 74-85 mm. Corps noir avec anneaux jaunes vifs sur tout l'abdomen. Ne fréquente pas les mares mais les ruisseaux, torrents et rivières fraîches à courant lent. Espèce indicatrice de qualité des eaux vives.

Les cinq Zygoptères emblématiques.

6. Caloptéryx éclatant (Calopteryx splendens). La plus élégante de nos demoiselles. Taille 45 mm. Mâle : corps métallique bleu-vert, ailes largement teintées de bleu-violet dans leur partie médiane. Femelle : corps vert bronze, ailes ambrées avec tache blanche caractéristique (« pterostigma »). Fréquente les rivières et cours d'eau propres à végétation abondante. Vol papillonnant très caractéristique. Espèce indicatrice de qualité des eaux courantes.

7. Caloptéryx vierge (Calopteryx virgo). Cousine du précédent. Taille 45 mm. Mâle : ailes entièrement colorées bleu-violet foncé (vs partiellement chez le précédent). Femelle similaire au splendens. Préfère les eaux plus fraîches et ombragées, souvent en tête de bassin.

8. Agrion jouvencelle (Coenagrion puella). L'une des demoiselles les plus communes. Taille 33 mm. Mâle : corps bleu ciel avec bandes noires (motif « en U »). Femelle : corps vert-noir prédominant. Fréquente toutes eaux stagnantes ou à faible courant, mares de jardin, étangs. Souvent la première demoiselle observée dans un nouveau bassin de biodiversité.

9. Agrion élégant (Ischnura elegans). Petite demoiselle très fréquente. Taille 31 mm. Mâle : abdomen essentiellement noir avec segment 8 bleu vif (pastille caractéristique). Femelle : variations chromatiques nombreuses (rose, bleue, verte). Colonisatrice précoce des nouveaux plans d'eau.

10. Leste vert (Lestes viridis). Demoiselle qui reste souvent les ailes à demi-écartées au repos (position intermédiaire caractéristique). Taille 39-48 mm. Corps entièrement vert métallique. Fréquente les mares végétalisées avec beaucoup d'émergentes. Souvent perché sur les tiges de joncs.

Les autres familles à mentionner brièvement. Les Aeschnidae (Aeshna) : grandes libellules crépusculaires, dont l'Aeschne bleue (Aeshna cyanea) très commune dans les jardins et l'Aeschne mixte (Aeshna mixta). Les Gomphidae (Gomphus) : moyennes à grandes libellules aux yeux écartés (contrairement aux autres Anisoptères qui les ont jointifs), fréquemment le Gomphe gentil (Gomphus pulchellus) dans les eaux stagnantes. Les Leucorrhines (Leucorrhinia) : petites libellules à front blanc caractéristique, spécialistes des tourbières et zones humides fraîches, plusieurs espèces menacées et protégées.

Les libellules comme bioindicateurs. La présence d'espèces exigeantes dans un plan d'eau signale une qualité écologique élevée : caloptéryx et cordulégastre pour les eaux courantes propres, leucorrhines pour les tourbières et eaux acides, gomphes pour les grandes rivières. À l'inverse, une mare colonisée uniquement par les espèces généralistes (Anax, Libellula depressa, Coenagrion puella, Ischnura elegans) indique un milieu récent ou moyennement diversifié. La SFO coordonne l'atlas national des Odonates et propose des enquêtes citoyennes sur odonates.pnaopie.fr pour contribuer à la surveillance des populations françaises.

Un observateur attentif dans un jardin ou un parc français peut identifier 5 à 10 espèces différentes de libellules et demoiselles au fil d'une saison estivale, à condition de prendre le temps. Cette diversité est un excellent indicateur de la santé écologique de votre plan d'eau et des zones humides environnantes.

🐉 🔍 💧

12/09/2026

Plusieurs associations de défense de l’environnement se sont réunies ce jeudi 10 septembre, à Royère-de-Vassivière, pour réaffirmer leur opposition au projet de porcherie industrielle hors sol.
➡️ https://l.lepopulaire.fr/lHK

12/09/2026

À l’automne, les feuilles mortes ne sont pas simplement des déchets à ramasser : elles deviennent un véritable refuge pour une grande partie de la petite faune du jardin. Sous cette couche végétale, de nombreux organismes trouvent protection, nourriture et humidité pendant les mois les plus froids.

Papillons de nuit, larves, coléoptères et autres insectes peuvent passer une partie de leur cycle de vie dans la litière de feuilles. Grenouilles, crapauds, salamandres et tritons apprécient également ces zones fraîches et humides pour se cacher. Les petits rongeurs, certains oiseaux et les hérissons y recherchent parfois nourriture ou abri.

Les feuilles jouent aussi un rôle important pour le sol. En se décomposant progressivement grâce aux champignons, aux micro-organismes et aux petits invertébrés, elles restituent de la matière organique, contribuent à maintenir l’humidité et participent naturellement au fonctionnement de l’écosystème du jardin.

Dans les espaces où cela est possible, conserver une partie des feuilles sous les arbres, dans les massifs ou dans un coin tranquille peut donc créer un habitat précieux pour de nombreuses espèces tout au long de l’automne et de l’hiver.

10/09/2026

Depuis le début des travaux, qu’ils estiment illégaux, les opposants au projet d’autoroute A412, en Haute-Savoie, tentent littéralement d’enrayer la machine.

Ils dénoncent un « passage en force similaire à ce qui s’est passé pour l’A69 » entre Toulouse et Castres, car les expropriations sont toujours en cours.

Ce que reconnaît d’ailleurs en partie le concessionnaire Amedea, qui s'occupe de ce chantier colossal : « Nous avons acquis 1 300 parcelles, il en reste une centaine en phase d’expropriation. C’est la raison pour laquelle nous avons une autorisation administrative d’occupation temporaire » ➡️ https://l.reporterre.net/o5R

10/09/2026

Baptisé Daniel, ce loup qui rode depuis mai autour du col Agnel, dans les Hautes-Alpes, semble bien différent de ses congénères.

Il n’a pas peur des humains, ne s’attaque jamais au bétail pâturant dans les alentours et chasse exclusivement des marmottes.

« En France, jamais un tel cas n’avait été documenté, raconte la chercheuse Irina, qui suit ses traces depuis des mois. Malheureusement, le risque qu’il soit abattu est réel et imminent » ➡️ https://l.reporterre.net/Urk

10/09/2026

L’UE a publié une estimation des émissions de CO2 réelles des véhicules hybrides rechargeables, dont les résultats sont embarrassants pour les constructeurs. ➡️ https://l.reporterre.net/TyO

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