16/09/2026
NOTRE HISTOIRE NE S’EFFACE PAS. ELLE SE TRANSMET
Lors du prochain Conseil municipal, je proposerai de dénommer, en lieu et place de l’actuelle rue du 19 mars 1962, la « rue des Français d’Algérie ».
Ce choix, je souhaite le porter avec gravité, respect et conviction.
Le 19 mars 1962 marque l’entrée en vigueur du cessez-le-feu prévu par les accords d’Évian. Mais il ne marque pas, pour toutes les familles, la fin des souffrances. Après cette date, les violences se sont poursuivies et ont notamment frappé des harkis, des Français d’Algérie et tous ceux dont le destin fut bouleversé par les derniers mois de cette histoire.
Derrière ces événements, il y a des femmes, des hommes, des familles déracinées. Des vies laissées de l’autre côté de la Méditerranée, des souvenirs emportés dans quelques valises et une mémoire transmise de génération en génération.
« Rue des Français d’Algérie », c’est aussi donner une autre réponse à cette terrible expression qui a marqué toute une génération : « la valise ou le cercueil ».
C’est leur donner une place dans la mémoire de notre commune.
Ce n’est pas effacer l’Histoire.
C’est au contraire refuser d’en effacer une partie.
Notre responsabilité est de transmettre cette histoire dans toute sa complexité, sans oublier les blessures qu’elle a laissées.
Alors oui, amis pieds-noirs, vous êtes chez vous à Puget-sur-Argens.
Et je souhaite que notre commune puisse demain porter, dans l’une de ses rues, le nom des Français d’Algérie.
Je le souhaite.
Je le porte avec conviction.
À Puget-sur-Argens, nous n’oublierons pas.
Nous transmettrons
Ville de Puget sur Argens