Gîte de la Doloire

Gîte de la Doloire Un gîte de grand confort, avec un panorama exceptionnel, face au site médiéval de Najac. Un gîte

Le gîte de la Doloire peut acueillir, dans une maison de grand confort, quatre personnes. Il offre un équipement complet et un aménagement original, avec deux chambres, une salle de bains, un WC et une grande pièce à vivre, généreusement éclairée. Le grand volume de la pièce principale donne une agréable sensation d'espace, très appréciée. Cette dernière est située face au merveilleux paysage des

collines avoisinantes avec, au centre, le village médiéval de Najac s'étalant sur son piton rocheux. Toujours face au panorama, la terrasse couverte permet de profiter des belles journées en écoutant la nature. Le gîte de la Doloire se situe dans un site préservé, fait de pairie et de forêts, sans nuisances. La maison largement ouverte sur la nature s'insère dans un terrain de 6000 m2 avec trois terrasses, un garage et un parking privatif. Le charme de la maison, l'attrait du site, la qualité de l'environnement font du gîte de la Doloire un lieu de séjour rare et convoité.

11/08/2024

Comment me vint le désir d’écrire ou le rocambolesque accouchement du Merle d’Issy, fier de son image.

Voici une drôle d’histoire, s’étalant sur 52 ans, qui bourdonne dans ma tête et qui sonne comme un conte fantastique. Les cloches ont bon « dos », la mienne possède une tonalité « DO 3 ».

Dans ma jeunesse, durant mes vacances universitaires j’aidais mon père, menuisier charpentier, dans son activité du moment. Un jour, en 1971, il me proposa de consacrer avec lui et trois autres anciens ouvriers d’un maitre charpentier, une journée à construire la charpente support d’une cloche, dont ce dernier faisait don à la collégiale de la ville voisine. J’acceptai cette étrange tâche bénévole et participai avec les trois autres personnes ainsi que mon père à l’opération qui se déroula, sous la halle de la ville. Je ne connaissais rien du projet, mais je me contentai de cette situation quelque peu singulière.

Quelques jours plus t**d, laissant aller ma curiosité, j’interrogeai mon père sur le pourquoi de cet étrange et peu commun don de monsieur G à la collégiale. Il me confia que monsieur G, avec qui il entretenait des relations d’amitié professionnelles, sans être anormalement riche et s’étant fâché avec ses enfants, avait décidé, d’alléger sa succession en usant au maximum de ses disponibilités pécuniaires. Le don d'une cloche n'est-il pas une bonne affaire pour attendrir les juges de l'au-delà ? La démarche me heurta et me fit regretter ma contribution à cet étrange projet.

Et le temps passa…

Trente ans plus t**d, je visitais le clocher de la collégiale de la ville en question, avec des amis de passage. En fin de visite, j’interrogeai la jeune guide du jour sur le fameux don d’une cloche datant de 1971. Elle me confia que ladite cloche était en fait le bourdon, lourd de deux tonnes, élément majeur du dispositif du clocher hébergeant un carillon de 32 cloches. Le bourdon, fondu à Orléans par la société Bollée, sonnait faux à sa livraison et avait du subir un remaniement par le fondeur Paccard de Haute Savoie, qui en avait rectifié la sonorité. Plusieurs sons de cloche, deux tonnes, mon ressentiment sur le sujet s'en trouva alourdi.

En 2014, étant trésorier d’une amicale de provinciaux à Paris, le président de celle-ci proposa que l’amicale fit un don contributif au projet de rénovation du carillon de la ville où sonnait toujours le bourdon cité ci-dessus. Ce don serait effectué en puisant dans la trésorerie de l’amicale. Sans doute hanté par mon histoire de 1971 et les deux tonnes de bronze encore en mémoire, je m’opposais vivement à cette contribution, argumentant que ce type d’action sortait du cadre de l’objet de l’association et je proposais, que s'il devait y avoir contribution, celle-ci devait être consenti par les adhérents sous la forme, d’une collecte spécifique n’affectant pas la trésorerie de l’amicale. Celle-ci n’eut pas lieu et la contribution au projet resta individuelle.

Le dernier acte se déroula en août 2023, lors d’une journée de l’amicale toujours vivante, qui nous vit assister à la description d’un nouveau projet de rénovation d’un autre carillon, dans un petit village voisin de de la ville déjà pourvue. A cette occasion je m’entretins avec le président des « Amis du Carillon de la ville», animateur de la conférence, et lui contai mon histoire de 1971. Il marqua sa surprise en découvrant la motivation du don de monsieur G et m’affirma découvrir le pourquoi d’une réserve dans la communication sur ce fameux don de 1971. Il se montra heureux de cette information en affirmant : « le temps a raison de tous les secrets ». Voilà une histoire de bourdon bien singulière qui me fait penser aux beffrois du nord du pays où j’avais eu le privilège de vivre un moment de passion carillonnant, lors d’un séjour à Berk.

Contre la rédaction de l’histoire du bourdon, je fus invité par le président des Amis du Carillon à venir photographier le bourdon de la collégiale ainsi que la charpente, encore intacte, qui le soutient toujours. N'est-ce pas une chance inestimable de pouvoir capturer la beauté de cette œuvre lorsque le son résonne harmonieusement ? En contemplant cette structure, apparemment simple, j'ai soudain pris conscience que j'étais probablement le dernier survivant parmi les ardents charpentiers qui ont contribué à sa réalisation. En effet, les autres artisans qui ont travaillé sur ce projet en 1971 avaient au moins vingt-cinq ans de plus que moi à l'époque et seraient plus que centenaire à ce jour. Soudain mes épaules ont perçu les deux tonnes du bourdon comme une lourde charge et ai demandé au carillonneur patenté de ne pas trop balancer cette superbe cloche de volée, afin de préserver la structure la supportant. Celui-ci m’a rassuré en m’affirmant que les insectes xylophages haïssent le son des cloches et délaissent donc les charpentes de clochers.

Fin de l’histoire ?

Non ! Voilà qu’une amie, ayant lu mon histoire de cloche me dit sur un ton bourdonnant : « elle est belle ton histoire et ton récit captivant, tu devrais écrire un roman ».
Mais les boutades bourdonnantes ont parfois de drôles d’impact et celle-ci trouva un écho dans mes velléités littéraires. Le 6 décembre 2023, je frappais hasardeusement, les premières phrases de mon premier roman, très éloigné des histoires de cloches. Deux mois et demi plus t**d, le 20 février je posais victorieusement le point final de mon ouvrage.
Si votre curiosité devient aussi perçante que le son d’une cloche de volée, sautez sur l’occasion, lisez ce drôle d’ouvrage, charpenté comme le support d’un bourdon, et aussi mystérieux que le message d’un beffroi carillonnant : « le Merle d’Issy » de Jacques Fraysse.

Adresse

Les Resilios
Najac
12270

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