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par le musée du Louvre. Guide-conférencier

Le Département des antiquités orientales du Louvre présente une exposition intitulée « L'eau primordiale - Leçons de Més...
29/05/2026

Le Département des antiquités orientales du Louvre présente une exposition intitulée « L'eau primordiale - Leçons de Mésopotamie ».
La Mésopotamie, qui se situe à l’emplacement de l’actuel Irak, est traversée par deux fleuves : le Tigre et l’Euphrate. C’est dans cette région, où l'eau était partout présente, que fut inventée l'irrigation.
L’eau symbolisait la vie, la mort et la régénération, dans les mythes de la création, elle était à l’origine du monde. Dans de nombreux rituels religieux l’eau était versée en offrande ou répandue sur le sol.
Dès l’Antiquité, l’eau était une ressource naturelle que l’on se disputait et déjà des conflits éclataient pour sa possession. Dès 1762 av. J.-C. une lettre du roi de Babylone, Hammurabi, demande à un gouverneur de partager équitablement les ressources pour éviter des affrontements autour de l’eau : « Les intendants agricoles (…) ne doivent pas se battre à cause de l’eau. Selon la teneur de la tablette que je vous ai envoyée, calculez la somme d’argent des marchands qui a été donnée aux intendants agricoles. Divisez-les en deux et donnez chaque part (…) afin que leur redevance soit équitablement répartie ; et surtout que leurs intendants agricoles ne se battent pas entre eux à cause de l’eau. »
Ce que j’ai moins apprécié dans cette exposition, ce sont les messages environnementaux sur la préservation de l’eau qui accompagnent chaque objet. Un seul panneau aurait suffi, cette répétition systématique est lassante et contre-productive.
Exposition à voir au Département des antiquités orientales rez-de-chaussée des ailes Richelieu et Sully jusqu’au 15 mars 2027.

En me promenant au jardin des Tuileries, j’ai remarqué sur le sol une plaque portant cette inscription : « 𝑼𝒏𝒆 𝒄𝒂𝒑𝒔𝒖𝒍𝒆 𝒕...
22/05/2026

En me promenant au jardin des Tuileries, j’ai remarqué sur le sol une plaque portant cette inscription :
« 𝑼𝒏𝒆 𝒄𝒂𝒑𝒔𝒖𝒍𝒆 𝒕𝒆𝒎𝒑𝒐𝒓𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒂 𝒆́𝒕𝒆́ 𝒆𝒏𝒇𝒐𝒖𝒊𝒆 𝒊𝒄𝒊 𝒍𝒆 8 𝒇𝒆́𝒗𝒓𝒊𝒆𝒓 2021. 𝑬𝒍𝒍𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒕𝒆́𝒎𝒐𝒊𝒈𝒏𝒂𝒈𝒆𝒔 𝒅𝒖 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍 𝒅𝒖 𝒅𝒐𝒎𝒂𝒊𝒏𝒆 𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍 𝒅𝒖 𝑳𝒐𝒖𝒗𝒓𝒆 𝒆𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝑻𝒖𝒊𝒍𝒆𝒓𝒊𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒈𝒆́𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒇𝒖𝒕𝒖𝒓𝒆𝒔. 𝑳𝒂 𝒄𝒂𝒑𝒔𝒖𝒍𝒆 𝒕𝒆𝒎𝒑𝒐𝒓𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒔𝒆𝒓𝒂 𝒆𝒙𝒉𝒖𝒎𝒆́𝒆 𝒍𝒆 11 𝒂𝒐𝒖̂𝒕 2061, 𝒂𝒏𝒏𝒆́𝒆 𝒅𝒖 500ᵉ 𝒂𝒏𝒏𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒄𝒉𝒂𝒕 𝒅𝒖 𝒑𝒓𝒆𝒎𝒊𝒆𝒓 𝒕𝒆𝒓𝒓𝒂𝒊𝒏 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝒔𝒊𝒕𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝑻𝒖𝒊𝒍𝒆𝒓𝒊𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝑪𝒂𝒕𝒉𝒆𝒓𝒊𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝑴𝒆́𝒅𝒊𝒄𝒊𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒚 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒆́𝒅𝒊𝒇𝒊𝒆𝒓 𝒖𝒏 𝒑𝒂𝒍𝒂𝒊𝒔 𝒆𝒕 𝒄𝒓𝒆́𝒆𝒓 𝒍𝒆 𝒋𝒂𝒓𝒅𝒊𝒏 ».
𝗨𝗻𝗲 𝗰𝗮𝗽𝘀𝘂𝗹𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝗲𝗹𝗹𝗲 est une sauvegarde de biens et d'informations, destinée aux générations futures, elles existent depuis le XXe siècle. En 1939, lors de l'exposition universelle de New York la société Westinghouse Corporation créa une capsule temporelle dont l’ouverture est prévue 5.000 ans après son enfouissement, c'est-à-dire en 6.939 ! La durée de la capsule du Louvre est bien plus modeste puisque, au moment où j’écris ces lignes, son ouverture interviendra dans 35 ans.

Dans ce tableau de 1788 intitulé « Les amours de Pâris et Hélène », Jacques-Louis David n’est pas dans son registre habi...
15/05/2026

Dans ce tableau de 1788 intitulé « Les amours de Pâris et Hélène », Jacques-Louis David n’est pas dans son registre habituel de scènes historiques, voire héroïques. Ici l’atmosphère est langoureuse, on voit les deux amants dans un palais Grec imaginaire, Hélène s’abandonne à côté de Pâris, vêtue d’un élégant déshabillé. Curieusement à l’arrière-plan, on reconnaît la tribune de Jean Goujon de la Salle des Caryatides du Louvre.
Le tableau est une commande du comte d’Artois, frère de Louis XVI, futur Charles X qui menait alors une vie de libertin et appréciait les scènes sensuelles.
L’histoire est celle du prince de Troie, Pâris, auquel la déesse Aphrodite avait promis l’amour d’Hélène la plus belle femme de Grèce. Hélène était mariée à Ménélas, le roi de Sparte. Invité à la cour de Ménélas, Pâris profita de l’absence du roi, parti aux funérailles de son grand-père, pour séduire Hélène et l’emmener à Troie.
De retour à Sparte Ménélas, furieux, envoya des ambassades dans toutes les villes de Grèce pour demander aux autres rois de se joindre à lui pour punir les Troyens. C’est ainsi que débuta la guerre de Troie qui fut prise après un siège de dix ans. Pâris fut tué au combat, quant à Hélène, elle obtint le pardon de Ménélas.
À voir au premier étage de l’aile Denon en salle 702 dite salle Daru.

Quel est le rapport entre Michelangelo Buonarroti dit Michel-Ange (1475-1564) et Auguste Rodin (1840 – 1917), deux artis...
08/05/2026

Quel est le rapport entre Michelangelo Buonarroti dit Michel-Ange (1475-1564) et Auguste Rodin (1840 – 1917), deux artistes que séparent quatre siècles ?
Tous les deux représentaient des corps comme des expressions de la vie, thème de l’exposition « Michel-Ange Rodin Corps vivants » qui se déroule actuellement au musée du Louvre. Comme les marbres de Michel-Ange sont rares, fragiles, et voyagent peu, on y voit que « les Esclaves » qui font partie des collections du Louvre. Ses autres œuvres sont évoquées par des sculpteurs maniéristes qui illustrent leur modèle. Quand œuvres de Rodin, elles proviennent du musée qui lui est consacré à Paris. Ces deux artistes, Michel-Ange et Rodin ont bénéficié de leur vivant d’une grande renommée qui participait à leur propre légende. Michel-Ange était surnommé « Il Divino », en référence à son prénom, assimilé à un ange. Quant à Rodin, il s’est imposé comme le sculpteur le plus moderne de son temps.
Exposition à voir dans le hall Napoléon jusqu’au 20 juillet 2026.

𝗦𝗮𝘃𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝘆 𝗮 𝘂𝗻 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲 𝗟𝗼𝘂𝘃𝗿𝗲 ? Il est à Lens dans le département du Pas-de-Calais. Ce musée, inauguré en décemb...
01/05/2026

𝗦𝗮𝘃𝗶𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝘆 𝗮 𝘂𝗻 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲 𝗟𝗼𝘂𝘃𝗿𝗲 ? Il est à Lens dans le département du Pas-de-Calais. Ce musée, inauguré en décembre 2012, est installé dans l’ancien Bassin minier du nord de la France. Il est très différent de son aîné à Paris. D’abord, on y arrive par un chemin piétonnier dans un parc et on découvre une structure très moderne de grands pavillons translucides. Autre différence, pas de file d’attente interminable, pas de bruit, l’ambiance est calme et paisible. Conçu dès le départ pour être un musée, il n’a pas les contraintes de l’adaptation à un bâtiment ancien comme le palais du Louvre. Les œuvres sont installées dans la « Galerie du temps », une présentation chronologique, allant du 4e millénaire avant notre ère jusqu’au milieu du 19e siècle. Tout est mélangé, une stèle égyptienne côtoie une tablette mésopotamienne, un vase Grec et, parfois, une œuvre contemporaine. Ce que j’ai apprécié, c’est le grand format des cartels explicatifs qui facilite leur lecture et à côté il y a une explication pour les enfants, idéal pour une visite en famille. Je vous en donne un exemple avec cette stèle égyptienne provenant du sanctuaire d’Abydos.
Le Louvre-Lens n’a pas de collections, tout ce qui est exposé est prêté par le Louvre, le musée du Quai Branly et le musée Guimet. J’y ai retrouvé les « Saison » de Giuseppe Arcimboldo, ce fameux assemblage de têtes composées datant de 1573. Ces quatre personnages symbolisent aussi les âges de la vie, le Printemps la jeunesse, l’Été la force de l’âge, l’Automne l’âge mûr et l’Hiver la vieillesse. 𝗦𝗮𝗰𝗵𝗲𝘇 𝗲𝗻𝗳𝗶𝗻 𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗮𝗰𝗰𝗲̀𝘀 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗚𝗮𝗹𝗲𝗿𝗶𝗲 𝗱𝘂 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗲𝘀𝘁 𝗴𝗿𝗮𝘁𝘂𝗶𝘁, de même que le bus qui mène au musée. Seules les expositions sont payantes. Sur place, il y a un espace de restauration rapide et même un restaurant gastronomique. Pour en savoir plus voici le lien vers le site du musée :
https://www.louvrelens.fr/

24/04/2026

La Victoire de Samothrace en une minute !

Dans ce curieux tableau, on voit un jeune chevalier qui s’avance dans un champ de fleurs. Il est entouré de jeunes fille...
17/04/2026

Dans ce curieux tableau, on voit un jeune chevalier qui s’avance dans un champ de fleurs. Il est entouré de jeunes filles qui veulent le séduire, mais le chevalier, insensible à leurs avances, ne semble pas les remarquer et marche les yeux levés vers le ciel.
Le tableau s’intitule « 𝗟𝗲 𝗖𝗵𝗲𝘃𝗮𝗹𝗶𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗳𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 » peint par Georges Rochegrosse vers 1894, il s’inspire de « Parsifal », un opéra en trois actes de Richard Wagner créé en 1882.
Parsifal ou Perceval est le nom de l'un des chevaliers de la Table Ronde, les compagnons du roi Arthur dans le Château de Camelot.
L’artiste représente le moment où Parsifal, le chaste héros, vient de terrasser les gardiens du château d’un magicien. Il s'éloigne dans le jardin enchanté, sourd aux appels des jeunes filles aux corps à peine couverts de narcisses, de pivoines, de roses, d'iris, de tulipes, de violettes et d'hortensias.
Cette œuvre se rattache au symbolisme, un courant artistique entre 1880 et la fin des années 1900. Les thèmes chers aux symbolistes étaient les forces spirituelles qui gouvernent les humains, la nature, la vie intérieure, le rêve, la pureté et le mystère.
À voir au musée d’Orsay, niveau médian, Salle 59.

Adresse

Paris

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