15/05/2026
Dans ce tableau de 1788 intitulé « Les amours de Pâris et Hélène », Jacques-Louis David n’est pas dans son registre habituel de scènes historiques, voire héroïques. Ici l’atmosphère est langoureuse, on voit les deux amants dans un palais Grec imaginaire, Hélène s’abandonne à côté de Pâris, vêtue d’un élégant déshabillé. Curieusement à l’arrière-plan, on reconnaît la tribune de Jean Goujon de la Salle des Caryatides du Louvre.
Le tableau est une commande du comte d’Artois, frère de Louis XVI, futur Charles X qui menait alors une vie de libertin et appréciait les scènes sensuelles.
L’histoire est celle du prince de Troie, Pâris, auquel la déesse Aphrodite avait promis l’amour d’Hélène la plus belle femme de Grèce. Hélène était mariée à Ménélas, le roi de Sparte. Invité à la cour de Ménélas, Pâris profita de l’absence du roi, parti aux funérailles de son grand-père, pour séduire Hélène et l’emmener à Troie.
De retour à Sparte Ménélas, furieux, envoya des ambassades dans toutes les villes de Grèce pour demander aux autres rois de se joindre à lui pour punir les Troyens. C’est ainsi que débuta la guerre de Troie qui fut prise après un siège de dix ans. Pâris fut tué au combat, quant à Hélène, elle obtint le pardon de Ménélas.
À voir au premier étage de l’aile Denon en salle 702 dite salle Daru.