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par le musée du Louvre. Guide-conférencier

𝗨𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱’𝗲𝗮𝘂 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗮𝗳𝗿𝗮𝗶̂𝗰𝗵𝗶𝗿 𝗲𝗻 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝗻𝗶𝗰𝘂𝗹𝗲 !Ce tableau peint par Nicolas Poussin entre 1654 et 165...
26/06/2026

𝗨𝗻 𝗽𝗲𝘂 𝗱’𝗲𝗮𝘂 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗮𝗳𝗿𝗮𝗶̂𝗰𝗵𝗶𝗿 𝗲𝗻 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝗲́𝗿𝗶𝗼𝗱𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝗻𝗶𝗰𝘂𝗹𝗲 !
Ce tableau peint par Nicolas Poussin entre 1654 et 1658 représente un paysage de la Grèce antique baigné de lacs et s’intitule « Diogène jetant son écuelle ».
Le philosophe Diogène vivait dans le dénuement et préconisait une vie simple, proche de la nature. On raconte qu’il rencontra un jour un enfant qui buvait de l’eau dans le creux de sa main. Touché par la simplicité de ce geste, Diogène jeta son écuelle afin d’aller vers une vie encore plus dépouillée.
À voir au 2e étage de l’aile Richelieu, salle 825.

Au premier étage de l’aile Richelieu, parmi les objets d’art du Moyen Âge, voici l’épée du sacre, dite « de Charlemagne ...
19/06/2026

Au premier étage de l’aile Richelieu, parmi les objets d’art du Moyen Âge, voici l’épée du sacre, dite « de Charlemagne » appelée « Joyeuse ». Elle fait partie des « regalia », les objets symboliques utilisés au cours du sacre des rois de France, cérémonie qui leur conférait un pouvoir divin. Le premier roi à se faire sacrer fut Pépin le Bref en 751, le rituel fut ensuite codifié par Saint-Louis au XIIIe siècle.
Les regalia étaient conservés dans le trésor de l’abbaye de Saint-Denis. Au cours de la Révolution la plupart furent détruits ou fondus. Quelques pièces échappèrent à la destruction en entrant au Louvre : l’épée du sacre, les éperons et le sceptre de Charles V et la couronne de Louis XV.
Cette épée est attribuée à l’empereur Charlemagne qui régna de 768 à 814, mais en réalité, elle est plus récente. Elle aurait été utilisée pour le sacre de Philippe-Auguste en 1179, soit plus de trois siècles après l’empereur. Son usage est attesté à partir du sacre de Philippe le Hardi en 1271. Le dernier souverain qui l’utilisa fut Charles X en 1825.
Alors me direz-vous, pourquoi continue-t-on à l’appeler « épée de Charlemagne » puisqu'on sait qu’elle ne date pas de cette époque ?
Bien qu’il n’y ait pas d’explications à ce sujet dans les ouvrages, il est probable qu’au Moyen Âge on a attribué cette ancienne épée à Charlemagne pour lui donner un côté fabuleux. Au fil du temps le nom est resté ce qui nous permet de rêver à d’anciennes légendes.
À voir au premier étage de l’aile Richelieu en salle 502.

Ce tableau du musée d’Orsay intitulé « 𝗥𝗮𝗺𝘀𝗲̀𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘀𝗼𝗻 𝗵𝗮𝗿𝗲𝗺 », peint entre 1885 et 1886 par Jean Lecomte du Noüy est a...
12/06/2026

Ce tableau du musée d’Orsay intitulé « 𝗥𝗮𝗺𝘀𝗲̀𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘀𝗼𝗻 𝗵𝗮𝗿𝗲𝗺 », peint entre 1885 et 1886 par Jean Lecomte du Noüy est absolument kitsch avec ses couleurs pétantes. Au centre de cette composition tout en longueur le pharaon Ramsès (lequel ?) joue avec une des ses concubines au jeu du « senet », un damier de trente cases sur lequel il fallait déplacer des pions. Le roi est entouré de douze femmes, nues ou largement dénudées. À droite, l’une d’entre elles danse, seulement vêtue de voiles transparents, mais le roi, concentré sur son jeu, ne semble pas la remarquer.
Le tableau est totalement fantaisiste et n’a aucun rapport avec la réalité, car il transpose l’image d’un harem ottoman dans la XIXe dynastie égyptienne. Il est caractéristique de l’orientalisme, ce courant artistique du XIXe siècle qui représentait un ailleurs exotique dont le public était friand. C’était aussi un prétexte pour représenter des nus féminins dans des harems fantasmés.
Revenons à la réalité historique, dans son Dictionnaire de la civilisation égyptienne », l’égyptologue Georges Posener nous explique que le harem était une grande institution entretenue par des revenus fonciers où les reines venaient résider. C’étaient aussi des pensionnats destinés aux enfants des princesses étrangères mariées au pharaon pour des raisons diplomatiques.
À voir au musée d’Orsay – rez-de-chaussée - galerie Lille.

Après sa restauration, le tableau d’Eugène Delacroix la « Prise de Constantinople par les croisés » a retrouvé sa place ...
05/06/2026

Après sa restauration, le tableau d’Eugène Delacroix la « Prise de Constantinople par les croisés » a retrouvé sa place dans la salle Mollien où se trouve « La Liberté guidant le peuple ».
En 1198, le pape Innocent III appela à une nouvelle croisade, car Jérusalem était toujours aux mains des Musulmans et les États latins d'Orient affaiblis. Les croisés choisirent d’emprunter la route maritime pour se rendre en Orient et négocièrent leur transport avec Venise, la grande puissance maritime de l’époque. Mais ils furent incapables de réunir l’énorme somme demandée par le doge de Venise, celui-ci leur proposa alors de réduire le prix si les croisés l'aidaient à soumettre la cité de Zara, sur la côte dalmate, jadis contrôlée par Venise. Indignés de ce détournement une partie des croisés quittèrent la croisade. Après la prise de Zara les croisés reçurent la visite d’Alexis IV Ange, prétendant à la couronne impériale de Constantinople qui leur proposa de payer leur dette à Venise s’ils l’aidaient à reconquérir son trône. En avril 1204, Constantinople fut prise par les croisés qui pillèrent la ville et créèrent un éphémère empire latin d’Orient sur les ruines de l’empire Byzantin. La cupidité des uns et les ambitions des autres avaient complètement détourné la croisade de son objectif, le pape Innocent III, furieux, excommunia les croisés.
Delacroix peint le moment où les assaillants entrent dans la ville qui est mise à sac, il oppose la détresse des Grecs à la cupidité des Vénitiens et des croisés.
Au centre de la composition, les vainqueurs à cheval ; parmi eux Baudouin le comte de Flandre et derrière lui le doge de Venise Enrico Dandolo, la tête couverte d’un casque entouré d’une fourrure d’hermine.
Au premier plan, les habitants à genoux implorent la clémence des croisés. À droite une femme blonde au torse dénudé soutient une femme expirante couverte d'un manteau bleu. À gauche un riche vieillard au manteau rouge demande grâce en présentant sa fille et un petit garçon. Au loin des incendies ravagent la ville livrée au pillage.

Le Département des antiquités orientales du Louvre présente une exposition intitulée « L'eau primordiale - Leçons de Més...
29/05/2026

Le Département des antiquités orientales du Louvre présente une exposition intitulée « L'eau primordiale - Leçons de Mésopotamie ».
La Mésopotamie, qui se situe à l’emplacement de l’actuel Irak, est traversée par deux fleuves : le Tigre et l’Euphrate. C’est dans cette région, où l'eau était partout présente, que fut inventée l'irrigation.
L’eau symbolisait la vie, la mort et la régénération, dans les mythes de la création, elle était à l’origine du monde. Dans de nombreux rituels religieux l’eau était versée en offrande ou répandue sur le sol.
Dès l’Antiquité, l’eau était une ressource naturelle que l’on se disputait et déjà des conflits éclataient pour sa possession. Dès 1762 av. J.-C. une lettre du roi de Babylone, Hammurabi, demande à un gouverneur de partager équitablement les ressources pour éviter des affrontements autour de l’eau : « Les intendants agricoles (…) ne doivent pas se battre à cause de l’eau. Selon la teneur de la tablette que je vous ai envoyée, calculez la somme d’argent des marchands qui a été donnée aux intendants agricoles. Divisez-les en deux et donnez chaque part (…) afin que leur redevance soit équitablement répartie ; et surtout que leurs intendants agricoles ne se battent pas entre eux à cause de l’eau. »
Ce que j’ai moins apprécié dans cette exposition, ce sont les messages environnementaux sur la préservation de l’eau qui accompagnent chaque objet. Un seul panneau aurait suffi, cette répétition systématique est lassante et contre-productive.
Exposition à voir au Département des antiquités orientales rez-de-chaussée des ailes Richelieu et Sully jusqu’au 15 mars 2027.

En me promenant au jardin des Tuileries, j’ai remarqué sur le sol une plaque portant cette inscription : « 𝑼𝒏𝒆 𝒄𝒂𝒑𝒔𝒖𝒍𝒆 𝒕...
22/05/2026

En me promenant au jardin des Tuileries, j’ai remarqué sur le sol une plaque portant cette inscription :
« 𝑼𝒏𝒆 𝒄𝒂𝒑𝒔𝒖𝒍𝒆 𝒕𝒆𝒎𝒑𝒐𝒓𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒂 𝒆́𝒕𝒆́ 𝒆𝒏𝒇𝒐𝒖𝒊𝒆 𝒊𝒄𝒊 𝒍𝒆 8 𝒇𝒆́𝒗𝒓𝒊𝒆𝒓 2021. 𝑬𝒍𝒍𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒕𝒆́𝒎𝒐𝒊𝒈𝒏𝒂𝒈𝒆𝒔 𝒅𝒖 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍 𝒅𝒖 𝒅𝒐𝒎𝒂𝒊𝒏𝒆 𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍 𝒅𝒖 𝑳𝒐𝒖𝒗𝒓𝒆 𝒆𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝑻𝒖𝒊𝒍𝒆𝒓𝒊𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔𝒕𝒊𝒏𝒆́𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒈𝒆́𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒇𝒖𝒕𝒖𝒓𝒆𝒔. 𝑳𝒂 𝒄𝒂𝒑𝒔𝒖𝒍𝒆 𝒕𝒆𝒎𝒑𝒐𝒓𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒔𝒆𝒓𝒂 𝒆𝒙𝒉𝒖𝒎𝒆́𝒆 𝒍𝒆 11 𝒂𝒐𝒖̂𝒕 2061, 𝒂𝒏𝒏𝒆́𝒆 𝒅𝒖 500ᵉ 𝒂𝒏𝒏𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒄𝒉𝒂𝒕 𝒅𝒖 𝒑𝒓𝒆𝒎𝒊𝒆𝒓 𝒕𝒆𝒓𝒓𝒂𝒊𝒏 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒆 𝒔𝒊𝒕𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝑻𝒖𝒊𝒍𝒆𝒓𝒊𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝑪𝒂𝒕𝒉𝒆𝒓𝒊𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝑴𝒆́𝒅𝒊𝒄𝒊𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒚 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒆́𝒅𝒊𝒇𝒊𝒆𝒓 𝒖𝒏 𝒑𝒂𝒍𝒂𝒊𝒔 𝒆𝒕 𝒄𝒓𝒆́𝒆𝒓 𝒍𝒆 𝒋𝒂𝒓𝒅𝒊𝒏 ».
𝗨𝗻𝗲 𝗰𝗮𝗽𝘀𝘂𝗹𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝗼𝗿𝗲𝗹𝗹𝗲 est une sauvegarde de biens et d'informations, destinée aux générations futures, elles existent depuis le XXe siècle. En 1939, lors de l'exposition universelle de New York la société Westinghouse Corporation créa une capsule temporelle dont l’ouverture est prévue 5.000 ans après son enfouissement, c'est-à-dire en 6.939 ! La durée de la capsule du Louvre est bien plus modeste puisque, au moment où j’écris ces lignes, son ouverture interviendra dans 35 ans.

Dans ce tableau de 1788 intitulé « Les amours de Pâris et Hélène », Jacques-Louis David n’est pas dans son registre habi...
15/05/2026

Dans ce tableau de 1788 intitulé « Les amours de Pâris et Hélène », Jacques-Louis David n’est pas dans son registre habituel de scènes historiques, voire héroïques. Ici l’atmosphère est langoureuse, on voit les deux amants dans un palais Grec imaginaire, Hélène s’abandonne à côté de Pâris, vêtue d’un élégant déshabillé. Curieusement à l’arrière-plan, on reconnaît la tribune de Jean Goujon de la Salle des Caryatides du Louvre.
Le tableau est une commande du comte d’Artois, frère de Louis XVI, futur Charles X qui menait alors une vie de libertin et appréciait les scènes sensuelles.
L’histoire est celle du prince de Troie, Pâris, auquel la déesse Aphrodite avait promis l’amour d’Hélène la plus belle femme de Grèce. Hélène était mariée à Ménélas, le roi de Sparte. Invité à la cour de Ménélas, Pâris profita de l’absence du roi, parti aux funérailles de son grand-père, pour séduire Hélène et l’emmener à Troie.
De retour à Sparte Ménélas, furieux, envoya des ambassades dans toutes les villes de Grèce pour demander aux autres rois de se joindre à lui pour punir les Troyens. C’est ainsi que débuta la guerre de Troie qui fut prise après un siège de dix ans. Pâris fut tué au combat, quant à Hélène, elle obtint le pardon de Ménélas.
À voir au premier étage de l’aile Denon en salle 702 dite salle Daru.

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