02/05/2025
🇲🇦LE SAHARA OCCIDENTAL MAROCAIN 🇲🇦
En 1981, lors du sommet de Nairobi, le Maroc a proposé la tenue d’un référendum confirmatif sur le Sahara. Le roi Hassan II avait alors déclaré que « le résultat est clair », ajoutant un message fort à l’intention des séparatistes : « Le pays est clément et miséricordieux », les invitant ainsi à réintégrer la mère patrie.
Cependant, à cette époque, le Polisario et l’Algérie ont catégoriquement rejeté cette proposition, préférant poursuivre la voie de la guerre armée sous couvert de ce qu’ils appelaient “la lutte de libération”.
En 1988, après des années de conflits et de revers militaires, ils finiront par accepter le principe du référendum, cette fois en position de faiblesse. Cela a conduit en 1991 à l’établissement de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental), dans le cadre d’un cessez-le-feu visant à organiser ledit référendum.
Mais très vite, le désaccord sur la liste électorale est venu bloquer le processus. Le Polisario et l’Algérie ont exigé que seuls les Sahraouis recensés par l’Espagne en 1974 puissent voter. Le Maroc a accepté, mais il est rapidement apparu que la majorité des dirigeants du Polisario et des populations retenues dans les camps de Tindouf ne figuraient même pas sur cette liste.
C’est alors que le chef du Polisario de l’époque, Mohamed Abdelaziz, a proposé d’élargir les critères, en incluant également les personnes liées par les ascendants et les descendants (filiation directe). Ce critère s’est en réalité retourné contre eux, car il favorisait davantage la position marocaine, compte tenu des liens familiaux étendus dans les provinces du Sud.
Ayant réalisé cela, le Polisario et l’Algérie ont tenté d’introduire un nouveau critère : le “lien horizontal”, c’est-à-dire les liens de cousinage par le père ou la mère — une manière de diluer le corps électoral pour tenter de reprendre l’avantage.
l’ONU a entamé le processus de recensement pour identifier les électeurs potentiels du référendum.
• Le Maroc a présenté des dizaines de milliers de candidats, issus des tribus sahraouies installées dans les provinces du Sud.
• Le Polisario, soutenu par l’Algérie, a rejeté une grande partie de ces candidatures, les considérant comme des “colons marocains” ou des personnes non sahraouies.
Le processus d’identification est devenu un champ de bataille administratif et politique : chaque camp a présenté des recours, contesté les dossiers, et le processus s’est enlisé pendant des années. En 2000, l’ONU avait reçu plus de 130 000 recours à examiner, ce qui a pratiquement paralysé le processus.
Ainsi, le processus du référendum s’est enlisé à cause de ces manœuvres dilatoires, et l’option du règlement politique est revenue au premier plan, avec la proposition marocaine d’autonomie sous souveraineté nationale, aujourd’hui largement considérée comme une base sérieuse, crédible et réaliste par une grande partie de la communauté internationale.