25/09/2025
👩🌾👨🌾 Une histoire de sel, de sang et de soleil
Rue du Fort Pâté, au Château-d'Oléron, derrière une porte bleue qui claque un peu trop fort quand le vent s'invite, il y a :
- des cristaux de sel
- des photos jaunies accrochées au mur
- et des rêves d’enfant devenus très concrets
Dans cette “cabane bleue”, Annabelle et Simon Poinot vendent leur première récolte :
🌊 Fleur de sel, gros sel, sel aromatisé…
Ça sent la mer, la patience, le courage aussi. Et un peu l’enfance.
Leur arrière-grand-père, saunier lui aussi, aurait sûrement souri en voyant le frère et la sœur rouvrir les vannes des anciens marais abandonnés de leur père.
Dans les années 80, on croyait que c’était fini.
Plus aucun marais salant en activité sur l'île.
Le sel ? Une histoire rangée dans les archives.
Remplacé par les huîtres et les bassins piscicoles.
Le sel, c’était “LE VIEUX TEMPS”.
Mais voilà.
En 1994, avec l’écomusée du Port des Salines, quelques irréductibles ont rouvert des œillets :
- une poignée d’années
- quelques outils simples
- beaucoup d’eau
- ÉNORMÉMENT de soleil
- et encore plus de volonté
Aujourd’hui, cinq salines fonctionnent à nouveau sur l'île.
C’est encore peu, bien loin des 85 000 bassins d’antan.
Mais c’est DU VIVANT. Et ça repart.
La saline du Château-d’Oléron, elle, reprend grâce à Annabelle et Simon.
Tout y est fait à la main : râteau, récolte, séchage au vent.
Le vrai travail de la nature, juste accompagné.
Leur aventure, ce n’est pas juste une production.
C’est une TRANSMISSION.
Une reconquête douce du paysage oléronais.
Une manière de se rappeler que certains savoir-faire sont FRAGILES.
Et que tout ne s’achète pas en supermarché.
Ici, chaque grain raconte une histoire.
Une île.
Une famille.
Un lien.
💭 Et toi, c’est quoi l’odeur ou le goût qui te dit "je suis à Oléron" ?
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