Avec Charlotte en Val de Loire

Avec Charlotte en Val de Loire Guide conférencière expérimentée, venez découvrir les châteaux et les trésors du Val de Loire !

𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐌𝐚𝐫𝐠𝐮𝐞𝐫𝐢𝐭𝐞 𝐝’𝐀𝐧𝐠𝐨𝐮𝐥𝐞̂𝐦𝐞Bonjour à tous,Je m’appelle Marguerite de Valois, plus connue sous le nom de Margu...
11/09/2026

𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐌𝐚𝐫𝐠𝐮𝐞𝐫𝐢𝐭𝐞 𝐝’𝐀𝐧𝐠𝐨𝐮𝐥𝐞̂𝐦𝐞

Bonjour à tous,
Je m’appelle Marguerite de Valois, plus connue sous le nom de Marguerite d’Angoulême.
Je suis née le 11 avril 1492 à Angoulême.

Mon père, Charles d’Angoulême, était un cousin des rois Charles VIII et Louis XII.
Ma mère, Louise de Savoie, est l’une des femmes les plus influentes de son époque.
J’ai un petit frère, né en 1494, que vous connaissez bien : le futur François Ier.
Nous perdons notre père très tôt, le 1er janvier 1496. Deux ans plus t**d, la mort du roi Charles VIII porte sur le trône Louis d’Orléans, devenu Louis XII. Sans héritier direct, il se tourne vers nous et nous installe au Clos-Lucé, à Amboise.

Le 2 décembre 1509, le roi arrange mon mariage avec Charles IV d’Alençon. J’ai 17 ans, lui 20. La vie à Alençon est austère : ma belle-mère ne vit que pour la prière et mon mari ne s’intéresse qu’aux affaires militaires. Pourtant, j’avais reçu au Clos-Lucé une éducation raffinée, ouverte aux arts, aux lettres et aux langues.

Tout change en 1515 : mon frère devient François Ier. Je prends alors une place importante à la cour, souvent à ses côtés lors des cérémonies officielles, car ma belle-sœur, Claude de France, est fréquemment indisposée par ses grossesses successives.

L’année 1525 est un tournant : la défaite de Pavie.
François est emprisonné à Madrid ; mon mari, lui, fuit le champ de bataille pour mourir à Lyon peu après. Je dois l’avouer, je ne porte pas un grand deuil.
Avec ma mère, je négocie la libération de mon frère.

Une fois revenu, François m’arrange un second mariage : le 24 janvier 1527, j’épouse Henri II d’Albret, roi de Navarre.
J’ai 35 ans, lui 24.

Nous aurons deux enfants :
• Jeanne, la future mère d’Henri IV,
• et Jean, mort en bas âge en 1530, la même année que ma mère.

Avec mon frère, une tension naît peu à peu : je me sens proche d’idées nouvelles. Je ne serai jamais protestante, mais tolérante, curieuse, et attachée à la recherche spirituelle. À la cour de Navarre, j’essaie de créer un foyer d’érudition, accueillant artistes, poètes et penseurs.

J’écris moi-même, notamment l’Heptaméron, recueil de 72 nouvelles contées en sept jours.
François meurt en 1547.

L’année suivante, ma fille Jeanne épouse Antoine de Bourbon.
Quant à moi, je m’éteins seule, à Odos en Bigorre, le 21 décembre 1549.

Mon mari arrive trop t**d. Je repose désormais à la cathédrale de Lescar, nécropole des rois et reines de Navarre.

De mes cinq petits-enfants, deux atteindront l’âge adulte, dont Henri de Bourbon, futur Henri IV, premier roi bourbon de France.

𝐂𝐡𝐚̂𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐮 𝐂𝐥𝐨𝐬-𝐋𝐮𝐜𝐞́ (𝟑𝟕)🏰À l’origine, il s’agissait d’un manoir fortifié, connu sous le nom de Manoir du Cloux — Clou...
09/09/2026

𝐂𝐡𝐚̂𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐮 𝐂𝐥𝐨𝐬-𝐋𝐮𝐜𝐞́ (𝟑𝟕)🏰

À l’origine, il s’agissait d’un manoir fortifié, connu sous le nom de Manoir du Cloux — Cloux évoquant les clos de vignes typiques du secteur.

En 1471, Étienne Le Loup, proche de Louis XI, transforme l’édifice en un petit manoir de style gothique t**dif.

En 1490, Charles VIII l’acquiert et l’offre à son épouse Anne de Bretagne, alors éprouvée par la perte d’un enfant.
De 1490 à 1516, le manoir devient un lieu de ressourcement pour Anne de Bretagne et pour Louise de Savoie, venue avec ses deux enfants — dont le futur François Ier.

Entre 1516 et 1519, François Ier y installe Léonard de Vinci, qu’il considère comme un père spirituel.
Le 2 mai 1519, le génie italien s’éteint au Clos-Lucé.

En 1523, la propriété passe au couple Badou de La Bourdaisière.
En 1583, elle est vendue à Michel Gast, puis, en 1638, transmise par mariage à la famille d’Amboise, qui conservera le domaine jusqu’en 1832.
Le manoir est alors modernisé et embelli selon les goûts des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, notamment par cette famille.

Le 30 juillet 1855, la famille de Saint Bris achète le château et l’ouvre au public en 1954.
Depuis quelques années, elle en a fait un parc d’attractions consacré à Léonard de Vinci, souvent au détriment des aménagements patrimoniaux du XVIIIᵉ siècle réalisés par les d’Amboise.

À savoir

Le nom Clos-Lucé apparaît à la fin du XVIᵉ siècle, en référence à une peinture réalisée par les apprentis de Léonard de Vinci sur les voûtes de la chapelle.

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𝐋𝐞 𝐒𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ? 𝐐𝐮𝐞𝐥 𝐬𝐭𝐚𝐭𝐮𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐮 𝐥𝐞𝐬 𝐬œ𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐢 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐑𝐞𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 ?Être Fille de France n’avait rien de...
08/09/2026

𝐋𝐞 𝐒𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ?

𝐐𝐮𝐞𝐥 𝐬𝐭𝐚𝐭𝐮𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐮 𝐥𝐞𝐬 𝐬œ𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐢 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐑𝐞𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 ?

Être Fille de France n’avait rien de simple. Comme pour la plupart des femmes des royaumes européens, elles n’appartenaient pas à elles-mêmes : leur destin était décidé par leur père, qu’il s’agisse de leur éducation, de leurs fréquentations ou de leur mariage.

𝐃𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐢𝐩𝐥𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬

Une fille ou une sœur de roi était avant tout une monnaie d’échange politique.
On la mariait pour conclure une paix, sceller une alliance ou consolider un traité entre deux puissances.

𝐔𝐧 𝐫𝐚𝐧𝐠 𝐞́𝐥𝐞𝐯𝐞́, 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐞𝐧𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞́𝐞

En contrepartie, elles disposaient d’une maison propre, avec un personnel nombreux et une importante dotation financière. Leur éducation était soignée et orientée vers les arts et la diplomatie :
• apprentissage des langues (latin, espagnol, italien),
• musique, danse,
• lecture, écriture et calcul,
• rudiments de gestion et de représentations protocolaires.
On préparait ces jeunes princesses à seconder un futur époux — souvent un roi, un prince ou un grand duc — et à tenir un rôle officiel.

𝐀𝐜𝐭𝐫𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬

Elles pouvaient devenir médiatrices lors de conflits familiaux ou diplomatiques, et jouer un rôle de mécènes auprès d’artistes, de lettrés ou de projets religieux.
Être fille ou sœur de roi à la Renaissance signifiait donc porter un immense prestige, mais aussi une grande contrainte : leur vie appartenait à la raison d’État.

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𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐉𝐞𝐚𝐧𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞Bonjour,Je suis née à Nogent-le-Roi, le 23 avril 1464.J’ai passé mes premières années ent...
04/09/2026

𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐉𝐞𝐚𝐧𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞

Bonjour,

Je suis née à Nogent-le-Roi, le 23 avril 1464.
J’ai passé mes premières années entourées de ma mère, la reine Charlotte de Savoie, de ma sœur Anne, ainsi que de mes tantes maternelles Agnès et Bonne de Savoie, au château d’Amboise.
Très tôt, on découvre mes infirmités : je resterai toute ma vie boiteuse et difforme. Dès ma naissance, mon père, Louis XI, décide de me marier à mon cousin Louis, duc d’Orléans.

À l’âge de 5 ans, je quitte Amboise, ma mère et ma sœur, pour être envoyée à Lignières, dans le Berry. Là, François de Beaujeu et son épouse Anne de Culan prennent soin de moi comme de leur propre enfant.

Le 8 octobre 1473, à Jargeau, mon père signe mon contrat de mariage avec Louis d’Orléans. J’ai alors 9 ans et mon fiancé 11. L’Église demande pourtant que la mariée ait 12 ans…
En 1474, ma sœur Anne épouse Pierre de Beaujeu.

Louis et moi nous marions finalement le 8 septembre 1476, à Montrichard. Seule ma mère est présente. Je retourne vivre à Lignières après la cérémonie.

La relation avec mon mari reste très difficile. À la mort de mon père, mon frère Charles VIII est trop jeune pour régner. La régence revient à ma sœur Anne, au grand désespoir de Louis.
Lorsque Charles VIII meurt le 7 avril 1498, à Amboise, Louis devient roi sous le nom de Louis XII, et moi, reine.

Il fait toutefois tout pour faire annuler notre mariage, après vingt-deux années d’union. L’annulation est prononcée le 17 décembre 1498, et Louis épouse la veuve de mon frère, Anne de Bretagne, le 8 janvier 1499.

À titre de dédommagement, je reçois le duché de Berry. J’y consacre mon temps aux pauvres, à la gouvernance, et à la paix de mes terres.
En 1502, je fonde l’ordre des Annonciades, qui demeure aujourd’hui encore.

Je m’éteins le 4 février 1505.
L’Église me canonisera en 1950.

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𝐂𝐡𝐚̂𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐋𝐢𝐠𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 (𝟏𝟖) Un premier château fort est attesté dès le XIVᵉ siècle. Au siècle suivant, François de Beauj...
02/09/2026

𝐂𝐡𝐚̂𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐋𝐢𝐠𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 (𝟏𝟖)

Un premier château fort est attesté dès le XIVᵉ siècle. Au siècle suivant, François de Beaujeu et son épouse Anne de Culan deviennent propriétaires du domaine.
Le roi Louis XI leur confie alors une mission d’une grande importance : élever sa fille Jeanne de Valois, future sainte Jeanne de France.
Lignières devient pour la jeune princesse un refuge, un véritable cocon où elle trouvera douceur et stabilité.
Vendredi, elle nous livrera son témoignage…

Le château que l’on voit aujourd’hui n’est plus celui que Jeanne a connu. L’édifice actuel est construit entre 1654 et 1660, à la demande de Jérôme de Nouveau.

Au XIXᵉ siècle, une filature s’installe à l’emplacement de l’ancienne galerie, détruite puis reconstruite en 1920.
Malheureusement, le château est aujourd’hui dans un état préoccupant. Il appartient au prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme et n’est pas ouvert au public.

𝐋𝐞 𝐒𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ?𝐐𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐬 𝐬œ𝐮𝐫𝐬 𝐚̀ 𝐥’𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭 𝐬𝐢 𝐬𝐢𝐧𝐠𝐮𝐥𝐢𝐞𝐫 ?Ce sont les Annonciades, un ordre contemplatif fondé en 1501...
31/08/2026

𝐋𝐞 𝐒𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ?
𝐐𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐜𝐞𝐬 𝐬œ𝐮𝐫𝐬 𝐚̀ 𝐥’𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭 𝐬𝐢 𝐬𝐢𝐧𝐠𝐮𝐥𝐢𝐞𝐫 ?

Ce sont les Annonciades, un ordre contemplatif fondé en 1501 par Jeanne de France, fille du roi Louis XI. Elle crée cette communauté avec l’aide du franciscain Gabriel-Maria Nicolas, et l’ordre s’inscrit dans la grande famille franciscaine née au XIIIᵉ siècle sous l’impulsion de saint François d’Assise.

Un autre saint homme, saint François de Paule, proche de Louis XI, soutient également la fondation.
Jeanne de France souhaite y faire vivre les dix vertus de la Vierge Marie :
pureté (chasteté), prudence, humilité, foi, louange, obéissance, pauvreté, patience, charité et compassion.
Un habit riche de symboles.

Les Annonciades portent aujourd’hui encore l’habit voulu par leur fondatrice :
• robe grise et voile noir : signe de pénitence,
• scapulaire rouge : rappel de la Passion du Christ,
• manteau blanc : symbole de la pureté de la Vierge,
• ruban bleu portant le médaillon : référence au bleu marial.

À la tête du monastère, la supérieure porte un titre particulier : l’ancelle, mot qui signifie « servante ».

Il subsiste actuellement environ une centaine de sœurs, perpétuant fidèlement la vision spirituelle de Jeanne de France depuis plus de cinq siècles.

𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐀𝐥𝐢𝐞́𝐧𝐨𝐫 𝐝’𝐀𝐪𝐮𝐢𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞👑Bonjour à tous,Je suis Aliénor d’Aquitaine, duchesse souveraine, reine de France pui...
28/08/2026

𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐀𝐥𝐢𝐞́𝐧𝐨𝐫 𝐝’𝐀𝐪𝐮𝐢𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞👑

Bonjour à tous,

Je suis Aliénor d’Aquitaine, duchesse souveraine, reine de France puis d’Angleterre. Ma vie s’étend sur plus de quatre-vingts ans : un long destin marqué par l’éclat, les voyages, le pouvoir… et les drames.

Je nais en 1122, près de Bordeaux, dans la brillante cour de mon père, duc d’Aquitaine. J’y grandis entourée de poésie, de musique, de troubadours : une jeunesse lumineuse.

En 1137, à la mort de mon père, j’épouse Louis VII. Au début, nous nous entendons, malgré la sévérité de la cour capétienne. La croisade (1146–1149) éprouve notre union. Après une ultime tentative de réconciliation auprès du pape, je mets au monde une seconde fille, Alix. Rien n’y fera : notre mariage est annulé le 21 mars 1152. Je quitte la France en laissant derrière moi mes deux filles, Marie et Alix.

Quelques mois plus t**d, j’épouse le jeune et fougueux Henri Plantagenêt, duc d’Anjou. Il devient roi d’Angleterre la même année : je suis de nouveau reine.
Je lui donne neuf enfants :
• Guillaume, mort à trois ans : une perte déchirante.
• Henri le Jeune, héritier de Normandie et d’Anjou, mort en 1183 à seulement 28 ans.
• Mathilde, devenue duchesse de Bavière et de Saxe.
• Richard, le célèbre Cœur de Lion.
• Geoffroy, duc de Bretagne, mort en 1187 ; son fils sera tragiquement tué par son oncle.
• Aliénor, future reine de Castille.
• Jeanne, reine de Sicile, puis comtesse de Toulouse.
• Jean, surnommé sans Terre, futur roi d’Angleterre.

Notre mariage, d’abord harmonieux, se dégrade. Henri redoute mon influence et ne pardonne pas la rébellion de nos fils. Il m’enferme près de dix ans dans ses résidences du sud de l’Angleterre.

À la mort d’Henri II en 1189, mon fils Richard monte sur le trône et part aussitôt en croisade. Il meurt en 1199, laissant la couronne à Jean sans Terre, qui perdra l’essentiel des possessions continentales des Plantagenêts.
Je m’éteins en 1204, à Poitiers.

Ma dernière grande mission, en 1200, fut d’accompagner ma petite-fille Blanche de Castille jusqu’à son futur époux, le prince Louis (futur Louis VIII), petit-fils de Louis VII. Ils donneront naissance à saint Louis.

Une vie entière, entre lumière et tumultes, qui a façonné l’histoire de l’Europe.

L’abbaye de Fontevraud (49)⛪️L’ensemble que nous admirons aujourd’hui est le résultat d’une longue histoire architectura...
26/08/2026

L’abbaye de Fontevraud (49)⛪️

L’ensemble que nous admirons aujourd’hui est le résultat d’une longue histoire architecturale. On y retrouve à la fois des constructions du XIIᵉ siècle — héritage direct de l’ordre de Fontevraud — et des aménagements réalisés aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, époque où l’abbaye était dirigée par des abbesses issues des plus grandes familles nobles du royaume.

Sous le règne de Louis XV, quatre de ses huit filles sont envoyées à Fontevraud pour y recevoir leur éducation, décision motivée par des raisons économiques. L’une d’elles y mourra prématurément.

La Révolution française disperse les religieuses et met fin à la vie monastique. Les bâtiments sont sauvés de la destruction grâce à leur transformation en prison en 1804. Cette fonction perdure jusqu’en 1963, date de la fermeture définitive du pénitencier. L’abbaye renaît alors comme un haut lieu culturel, aujourd’hui consacré aux arts, à l’histoire et au patrimoine.

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𝐋𝐞 𝐒𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ? 🧐 𝐋’𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐅𝐨𝐧𝐭𝐞𝐯𝐫𝐚𝐮𝐝⛪️L’ordre de Fontevraud est fondé en 1101 par Robert d’Arbrissel. Il se distingu...
24/08/2026

𝐋𝐞 𝐒𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ? 🧐
𝐋’𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐅𝐨𝐧𝐭𝐞𝐯𝐫𝐚𝐮𝐝⛪️

L’ordre de Fontevraud est fondé en 1101 par Robert d’Arbrissel. Il se distingue immédiatement par son organisation originale : un ordre double, réunissant d’un côté des religieux, de l’autre des religieuses, tous vivant sous la règle de saint Benoît, alors largement suivie en Occident.

La particularité majeure de Fontevraud réside dans son gouvernement : c’est une abbesse qui dirige l’ensemble, hommes et femmes confondus — une structure exceptionnelle dans l’histoire monastique médiévale.

La Révolution française entraîne la dissolution de l’ordre. Une tentative de renaissance apparaît au XIXᵉ siècle, mais la communauté s’éteint définitivement en 1963.

𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐂𝐚𝐭𝐡𝐞𝐫𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐞́𝐝𝐢𝐜𝐢𝐬👑« Bonjour à tous. Je suis Catherine de Médicis, née le 13 avril 1519 à Florence. Me...
21/08/2026

𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐂𝐚𝐭𝐡𝐞𝐫𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐞́𝐝𝐢𝐜𝐢𝐬👑

« Bonjour à tous. Je suis Catherine de Médicis, née le 13 avril 1519 à Florence. Mes parents meurent peu après ma naissance, et je suis élevée par ma prestigieuse famille paternelle, les Médicis. Ma mère était Madeleine de la Tour d’Auvergne, issue d’une grande lignée française.

En 1533, mon destin change brusquement : j’épouse Henri, duc d’Orléans, fils cadet de François Ier. Je ne peux prétendre au dauphin, car ma famille paternelle n’est pas de noblesse ancienne. Ma dot considérable constitue alors l’essentiel de mon apport au royaume. Le mariage est célébré à Marseille le 28 octobre 1533.

En 1536, à la mort du dauphin François, je deviens dauphine et duchesse de Bretagne. Puis, en 1547, Henri monte sur le trône : nous devenons roi et reine de France.

Notre ménage repose sur une sorte d’équilibre tacite entre Henri, sa favorite Diane de Poitiers, et moi. Je suis l’épouse légitime, et ma mission est d’assurer la descendance.

Les dix premières années du mariage sont douloureuses : aucun enfant. Puis, en quinze ans, naissent dix enfants.
Mes filles :
• Élisabeth, future reine d’Espagne.
• Claude, duchesse de Lorraine.
• Marguerite, future reine de Navarre, puis reine de France par héritage avant d’être répudiée par Henri IV.
• Les jumelles Victoire et Jeanne, mortes en bas âge ; cette grossesse faillit m’emporter.

Mes fils :
• François (1544), roi de France dix-huit mois.
• Louis, mort à dix-huit mois.
• Charles (1550), roi Charles IX de 1560 à 1574.
• Henri, mon fils préféré, baptisé Édouard-Alexandre (1551), roi de 1574 à 1589 ; il sera assassiné le 1ᵉʳ août 1589.
• François, dit Hercule-François (1555), longtemps en rivalité avec Henri, mort à vingt-neuf ans.

Je deviens veuve le 10 juillet 1559. Trois de mes fils montent successivement sur le trône : François II, Charles IX et Henri III. J’assume la régence pour Charles, âgé de neuf ans à la mort de son frère — l’âge légal de la majorité royale étant fixé à treize ans.

Mon veuvage est dominé par les guerres de Religion, que j’ai tenté autant que possible d’apaiser par la diplomatie et les édits de tolérance.

Je m’éteins le 5 janvier 1589, à Blois, entourée de mon fils Henri III, le seul encore vivant avec ma fille Marguerite, alors assignée à résidence en Auvergne. »

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Saint-Denis-en-Val

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