11/09/2026
𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐌𝐚𝐫𝐠𝐮𝐞𝐫𝐢𝐭𝐞 𝐝’𝐀𝐧𝐠𝐨𝐮𝐥𝐞̂𝐦𝐞
Bonjour à tous,
Je m’appelle Marguerite de Valois, plus connue sous le nom de Marguerite d’Angoulême.
Je suis née le 11 avril 1492 à Angoulême.
Mon père, Charles d’Angoulême, était un cousin des rois Charles VIII et Louis XII.
Ma mère, Louise de Savoie, est l’une des femmes les plus influentes de son époque.
J’ai un petit frère, né en 1494, que vous connaissez bien : le futur François Ier.
Nous perdons notre père très tôt, le 1er janvier 1496. Deux ans plus t**d, la mort du roi Charles VIII porte sur le trône Louis d’Orléans, devenu Louis XII. Sans héritier direct, il se tourne vers nous et nous installe au Clos-Lucé, à Amboise.
Le 2 décembre 1509, le roi arrange mon mariage avec Charles IV d’Alençon. J’ai 17 ans, lui 20. La vie à Alençon est austère : ma belle-mère ne vit que pour la prière et mon mari ne s’intéresse qu’aux affaires militaires. Pourtant, j’avais reçu au Clos-Lucé une éducation raffinée, ouverte aux arts, aux lettres et aux langues.
Tout change en 1515 : mon frère devient François Ier. Je prends alors une place importante à la cour, souvent à ses côtés lors des cérémonies officielles, car ma belle-sœur, Claude de France, est fréquemment indisposée par ses grossesses successives.
L’année 1525 est un tournant : la défaite de Pavie.
François est emprisonné à Madrid ; mon mari, lui, fuit le champ de bataille pour mourir à Lyon peu après. Je dois l’avouer, je ne porte pas un grand deuil.
Avec ma mère, je négocie la libération de mon frère.
Une fois revenu, François m’arrange un second mariage : le 24 janvier 1527, j’épouse Henri II d’Albret, roi de Navarre.
J’ai 35 ans, lui 24.
Nous aurons deux enfants :
• Jeanne, la future mère d’Henri IV,
• et Jean, mort en bas âge en 1530, la même année que ma mère.
Avec mon frère, une tension naît peu à peu : je me sens proche d’idées nouvelles. Je ne serai jamais protestante, mais tolérante, curieuse, et attachée à la recherche spirituelle. À la cour de Navarre, j’essaie de créer un foyer d’érudition, accueillant artistes, poètes et penseurs.
J’écris moi-même, notamment l’Heptaméron, recueil de 72 nouvelles contées en sept jours.
François meurt en 1547.
L’année suivante, ma fille Jeanne épouse Antoine de Bourbon.
Quant à moi, je m’éteins seule, à Odos en Bigorre, le 21 décembre 1549.
Mon mari arrive trop t**d. Je repose désormais à la cathédrale de Lescar, nécropole des rois et reines de Navarre.
De mes cinq petits-enfants, deux atteindront l’âge adulte, dont Henri de Bourbon, futur Henri IV, premier roi bourbon de France.