Avec Charlotte en Val de Loire

Avec Charlotte en Val de Loire Guide conférencière expérimentée, venez découvrir les châteaux et les trésors du Val de Loire !

𝐄𝐱𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́ – 𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐦𝐞𝐬 𝐒𝐚𝐥𝐯𝐢𝐚𝐭𝐢𝐂𝐡𝐚𝐫𝐥𝐨𝐭𝐭𝐞 𝐞𝐧 𝐕𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐋𝐨𝐢𝐫𝐞  : Cassandre, parlez-nous de vous.𝐂𝐚𝐬𝐬𝐚𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐒𝐚...
05/06/2026

𝐄𝐱𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́ – 𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐦𝐞𝐬 𝐒𝐚𝐥𝐯𝐢𝐚𝐭𝐢

𝐂𝐡𝐚𝐫𝐥𝐨𝐭𝐭𝐞 𝐞𝐧 𝐕𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐋𝐨𝐢𝐫𝐞 : Cassandre, parlez-nous de vous.

𝐂𝐚𝐬𝐬𝐚𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐒𝐚𝐥𝐯𝐢𝐚𝐭𝐢 :
Je suis née en 1531. Mon père exerçait d’importantes charges à la cour des Valois. Le 21 avril 1547, lors d’un bal donné au château de Blois, je rencontrai Pierre de Ronsard. Il m’adressa plusieurs poèmes, dont la renommée a traversé les siècles.
Un mariage entre nous était impossible : il était clerc, donc lié à l’Église .
Je me marie en 1546 avec Jean Peigné, seigneur de Pray. Nous eûmes une fille, également nommée Cassandre, qui épousa Guillaume de Musset. De cette lignée naquit, au XIXᵉ siècle, le célèbre Alfred de Musset.
Je suis décédée en 1607.

𝐂𝐡𝐚𝐫𝐥𝐨𝐭𝐭𝐞 𝐞𝐧 𝐕𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐋𝐨𝐢𝐫𝐞 : Diane, qui êtes-vous ?

𝐃𝐢𝐚𝐧𝐞 𝐒𝐚𝐥𝐯𝐢𝐚𝐭𝐢 :
La postérité ne m’a presque pas retenue. Je suis surtout connue pour être la nièce de Cassandre et la muse de Théodore Agrippa d’Aubigné.
Je vous invite d’ailleurs à découvrir le post de lundi, qui raconte mon histoire plus en détail.

𝐂𝐡𝐚𝐫𝐥𝐨𝐭𝐭𝐞 𝐞𝐧 𝐕𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐋𝐨𝐢𝐫𝐞 : Isabelle, vous avez marqué Talcy de votre empreinte.

𝐈𝐬𝐚𝐛𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐒𝐚𝐥𝐯𝐢𝐚𝐭𝐢 :
Bonjour. Je suis probablement née à la fin du XVIᵉ siècle. Je suis la nièce de Diane. Ma belle-mère, seconde épouse de mon père, me vendit le château de Talcy — elle n’avait plus d’argent.
Je m’y installai et y vécus joyeusement.
Je fis réaménager une partie du château dans le goût du XVIIᵉ siècle. J’ajoutai notamment une porte menant de la cour à l’église, et un passage direct depuis ma chambre, pour m’y rendre sans sortir.
Dans les pièces, l’on peut encore voir mes initiales : YS.
Je ne me suis jamais mariée, mais j’ai eu un amant : le marquis de La Mark, mon cousin. À ma mort, mon fils — l’abbé Louis de La Mark, légitimé par Louis XIII en 1640 — hérita du château. Je crois qu’il le vendit.
Je suis la dernière des Salviati à avoir vécu à Talcy.

𝐂𝐡𝐚̂𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐓𝐚𝐥𝐜𝐲 (𝟒𝟏)🏰Au cœur de la Beauce, le château de Talcy fut élevé au début du XVIᵉ siècle par Antoine Sanguin. ...
03/06/2026

𝐂𝐡𝐚̂𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐓𝐚𝐥𝐜𝐲 (𝟒𝟏)🏰

Au cœur de la Beauce, le château de Talcy fut élevé au début du XVIᵉ siècle par Antoine Sanguin. Quelques décennies plus t**d, il fut consolidé et embelli par la famille Salviati, qui en fit une résidence de villégiature.

Au XVIIᵉ siècle, Isabelle Salviati, dernière descendante de la lignée à occuper les lieux, entreprit d’importants travaux : elle fit restaurer l’édifice et édifier une nouvelle aile, donnant au château son élégante silhouette actuelle.

Le domaine passa ensuite, au XVIIIᵉ siècle, entre les mains de la famille Gastebois, puis, par alliance, à la famille Bourgat. À la fin du XIXᵉ siècle, il revint à une famille suisse allemande, les Stafer.

C’est d’ailleurs Monsieur Stafer qui réalisa la première traduction française du Faust de Goethe. Ses filles cédèrent le château à l’État en 1933, à la condition que le mobilier demeure à Talcy, où il est encore conservé.

Je me ferai un plaisir de vous faire découvrir ce château singulier, dont l’histoire, la poésie et le mobilier d’origine constituent un ensemble remarquable.

https://www.aveccharlotteenvaldeloire.com/quoi-visiter

𝐋𝐞 𝐒𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ?🧐La plupart d’entre nous connaissent les amours de Ronsard pour Cassandre Salviati au début du XVIᵉ sièc...
01/06/2026

𝐋𝐞 𝐒𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ?🧐

La plupart d’entre nous connaissent les amours de Ronsard pour Cassandre Salviati au début du XVIᵉ siècle, rendues immortelles par le célèbre vers : « Mignonne, allons voir si la rose… ».

Mais l’histoire se répète à la génération suivante. La nièce de Cassandre, Diane Salviati, devient à son tour la muse d’un autre poète : Théodore Agrippa d’Aubigné. Leur union aurait pu voir le jour, mais le tempérament fougueux du poète — protestant et engagé dans des conspirations contre le roi — rendit l’alliance impossible.

Pourtant, c’est ici, dans la cuisine du château de Talcy, qu’Agrippa d’Aubigné fut soigné de ses blessures.
Diane épousa finalement un autre parti… tandis que d’Aubigné devint, quelques décennies plus t**d, le grand-père de la future Madame de Maintenon.

𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐁𝐫𝐞𝐭𝐨𝐧 (𝟏𝟒𝟗𝟎-𝟏𝟓𝟒𝟐) Jean Breton est un courtisan de l’époque de François Ier.Né probablement en 1490, il serait orig...
29/05/2026

𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐁𝐫𝐞𝐭𝐨𝐧 (𝟏𝟒𝟗𝟎-𝟏𝟓𝟒𝟐)

Jean Breton est un courtisan de l’époque de François Ier.
Né probablement en 1490, il serait originaire d’Orléans, fils d’un notaire.
Il commence sa carrière comme commis de Thomas Bohier, alors propriétaire du château de Chenonceau.

Vers 1521, il épouse Anne Gedoyn, fille du secrétaire du duc d’Orléans.
Proche du puissant connétable Anne de Montmorency, Jean Breton gagne progressivement en importance dans les cercles du pouvoir.
Fait prisonnier en même temps que François Ier après la défaite de Pavie (1525), il bénéficie de la confiance du roi. Celui-ci lui confie même la surveillance du chantier du château de Chambord.

En remerciement, François Ier l’autorise à bâtir son propre château : Villesavin, surnommé parfois « la cabane de chantier de Chambord ».
Plus t**d, il acquiert les terres de Colombiers, qui deviendront Villandry au XVIIᵉ siècle.
Jean Breton meurt le 19 août 1542.

Les sources sur sa vie restent parfois difficiles à croiser, d’autant plus qu’il existait plusieurs homonymes à la même époque.

Aucun portrait officiel ne nous est parvenu. Merci IA pour ce portrait fictif. 😃

𝐂𝐡𝐚̂𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐕𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬𝐚𝐯𝐢𝐧 (𝟒𝟏) 🏰Comme mentionné lundi, Jean Breton fait construire le château de Villesavin entre 1527 et 1...
27/05/2026

𝐂𝐡𝐚̂𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐕𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬𝐚𝐯𝐢𝐧 (𝟒𝟏) 🏰

Comme mentionné lundi, Jean Breton fait construire le château de Villesavin entre 1527 et 1537, alors qu’il supervise le chantier voisin de Chambord pour François Ier.
Son escalier en vis, situé au cœur du logis, est aujourd’hui classé.
Au début du XIXᵉ siècle, l’un des propriétaires modernise l’édifice selon le goût de son époque.

En 1954, la famille de Sparre revient s’installer dans ce château familial, abandonné depuis le début du XXᵉ siècle.
Depuis, elle poursuit patiemment sa restauration et ouvre le site à la visite : un véritable travail de passion.

Deux musées complètent la découverte :
• un musée du mariage, étonnant et unique,
• et une collection de voitures hippomobiles.

La chapelle Renaissance est ornée d’une magnifique fresque du XVIIᵉ siècle, l’un des joyaux du domaine.

👉 Un petit château méconnu, intime et raffiné, qui mérite vraiment le détour.
Par ici :
https://www.aveccharlotteenvaldeloire.com/pour-qui

𝐋𝐞 𝐒𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ?🧐𝐔𝐧 𝐜𝐡𝐚̂𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐮 𝐕𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐋𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫𝐧𝐨𝐦 𝐞́𝐭𝐨𝐧𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 « 𝐂𝐚𝐛𝐚𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐭𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐂𝐡𝐚𝐦𝐛𝐨𝐫𝐝 »… 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐪...
25/05/2026

𝐋𝐞 𝐒𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ?🧐

𝐔𝐧 𝐜𝐡𝐚̂𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐮 𝐕𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐋𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐬𝐮𝐫𝐧𝐨𝐦 𝐞́𝐭𝐨𝐧𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 « 𝐂𝐚𝐛𝐚𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐭𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐂𝐡𝐚𝐦𝐛𝐨𝐫𝐝 »… 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 ?

Après la défaite de Pavie en 1525 et le retour de captivité de François Ier en 1526, le roi confie à son fidèle serviteur Jean Breton la supervision du gigantesque chantier de Chambord.

Pour faciliter son travail, François Ier lui accorde des terres et l’autorisation d’y construire un petit château tout proche de Chambord, afin qu’il puisse se rendre rapidement sur le chantier royal.

Ce château, édifié entre 1527 et 1537, deviendra le château de Villesavin, surnommé plus t**d la Cabane de chantier de Chambord… un surnom charmant pour un élégant manoir Renaissance !

𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐀𝐫𝐝𝐢𝐞𝐫 (𝟏𝟓𝟔𝟑-𝟏𝟔𝟑𝟖) Paul Ardier naît en 1563 près d’Issoire, en Auvergne, d’une famille originaire de la région.Il a...
22/05/2026

𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐀𝐫𝐝𝐢𝐞𝐫 (𝟏𝟓𝟔𝟑-𝟏𝟔𝟑𝟖)

Paul Ardier naît en 1563 près d’Issoire, en Auvergne, d’une famille originaire de la région.
Il apparaît à la cour en 1583 et épouse, le 6 août 1592, Suzanne Phélypeaux, issue d’une famille extrêmement influente du royaume.
Cette alliance lui ouvre des portes :
il obtient plusieurs charges importantes, notamment celles de conseiller du roi et de général des gabelles.

En 1619, Paul Ardier achète le château de Beauregard, dans le Blésois — région d’origine de la famille Phélypeaux.
Avec cette acquisition viennent des terres, des revenus et un prestige considérable. Il entreprend d’ailleurs d’y développer le célèbre Galerie des Illustres, poursuivie par son fils Paul II.

Malgré son ascension, Paul Ardier reste fidèle à ses racines auvergnates : il finance notamment un hôpital à Issoire, destiné à ses compatriotes.

Il meurt en 1638 et est inhumé dans un couvent qu’il avait largement soutenu de son vivant.

A noter: il n'existe pas de portrait de Paul Ardier. Merci IA pour le visuel ! 😃

𝐁𝐞𝐚𝐮𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝 (𝟒𝟏) 🏰Avant la création de la célèbre Galerie des Illustres au XVIIᵉ siècle, le château possédait déjà un tré...
20/05/2026

𝐁𝐞𝐚𝐮𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝 (𝟒𝟏) 🏰

Avant la création de la célèbre Galerie des Illustres au XVIIᵉ siècle, le château possédait déjà un trésor remarquable : un studiolo italien, construit en 1554 par Jean du Thier, propriétaire du château au XVIᵉ siècle.

Le studiolo — pièce entièrement tapissée de lambris, de placards et de décors raffinés — servait à la fois de lieu de travail et de cabinet de collections, une sorte de musée privé avant l’heure.
À lui seul, cet espace est une œuvre d’art.

Jean du Thier confie son décor à un maître exceptionnel :
Francesco Scibec da Carpi, artiste italien de la Renaissance, connu pour avoir :
• décoré la Galerie François Ier à Fontainebleau,
• travaillé pour Catherine de Médicis au Louvre,
• et pour Diane de Poitiers à Anet.

Dans ce cabinet dit “des Grelots”, Scibec réalise un somptueux plafond à l’italienne, ou plafond à caissons.
On y retrouve l’emblème de la famille du Thier :
d’azur à trois grelots d’or.

Sur les murs, juste sous le plafond, une frise picturale illustre les activités nobles de l’époque :
la peinture, la sculpture, la littérature, la musique, l’orfèvrerie, l’art de la guerre, la chasse et le jeu de paume.

Une pure merveille Renaissance, rare en Val de Loire.
👉 Par ici pour la visite :
https://www.aveccharlotteenvaldeloire.com/quoi-visiter

𝐋𝐞 𝐒𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ?🧐𝐂𝐨𝐦𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐲 𝐚-𝐭-𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐠𝐚𝐥𝐞𝐫𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐞𝐚𝐮𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝 ?Au début du XVIIᵉ siècle, Paul Ardier acqu...
18/05/2026

𝐋𝐞 𝐒𝐚𝐯𝐢𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 ?🧐

𝐂𝐨𝐦𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐲 𝐚-𝐭-𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐠𝐚𝐥𝐞𝐫𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐞𝐚𝐮𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝 ?

Au début du XVIIᵉ siècle, Paul Ardier acquiert le domaine de Beauregard et décide de le moderniser.
Il fait édifier la magnifique galerie des Illustres, l’un des trésors du Val de Loire.
Le sol est pavé d’un splendide carrelage de Delft.

Le plafond est orné d’un décor dit en lapsi-lazuli, imitant le précieux lapis-lazuli.
Mais ce qui fait la renommée de cette galerie, ce sont surtout ses 327 portraits.
Un véritable résumé de l’histoire de France et d’Europe, de Philippe IV le Bel (XIVᵉ siècle) à Louis XIII (XVIIᵉ siècle), rassemblant souverains, ministres, érudits, grands capitaines et figures politiques.

Une galerie unique, un théâtre d’images où chaque visage raconte un fragment de notre histoire.
👉 Mercredi : découverte d’une pépite cachée de Beauregard.
👉 Vendredi : poursuite avec la vie de Paul Ardier.

👉 Pour venir la découvrir avec une guide-conférencière :
https://www.aveccharlotteenvaldeloire.com/

𝐄𝐱𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́ : 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́ 𝐝𝐞 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐓𝐡𝐞́𝐫𝐞̀𝐬𝐞 𝐝’𝐀𝐮𝐭𝐫𝐢𝐜𝐡𝐞Bonjour à tous,Je suis Marie-Thérèse d’Autriche, née le 10 septe...
15/05/2026

𝐄𝐱𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́ : 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́ 𝐝𝐞 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐓𝐡𝐞́𝐫𝐞̀𝐬𝐞 𝐝’𝐀𝐮𝐭𝐫𝐢𝐜𝐡𝐞

Bonjour à tous,
Je suis Marie-Thérèse d’Autriche, née le 10 septembre 1638 à Madrid.
Mon père est Philippe IV d’Espagne, ma mère Élisabeth de France. Je suis leur seule fille survivante et je n’ai qu’un frère encore en vie.
Le 6 octobre 1644, je perds ma mère, à laquelle j’étais très attachée. Peu après, mon frère aîné meurt également. Je deviens alors héritière présomptive du trône d’Espagne. Mon père veille à m’offrir une éducation solide, notamment en histoire et en politique.

En 1649, il se remarie avec ma cousine Marie-Anne d’Autriche.
Au début, nos relations sont bonnes : nous avons presque le même âge. Mais lorsqu’elle donne un fils à mon père, ma situation change. Je ne suis plus héritière, et mon père songe à me marier.

D’abord envisagé avec mes cousins d’Autriche, mon mariage est finalement projeté avec mon cousin français, Louis de France, futur Louis XIV. Nous sommes doublement cousins :
• ma mère est la sœur de son père,
• mon père est le frère de sa mère.
Je l’épouse le 8 juin 1660, à Saint-Jean-de-Luz.
J’en tombe réellement amoureuse. Je deviens reine de France, réalisant ainsi le vœu le plus cher de ma mère.

Les débuts sont difficiles auprès de ma belle-mère et tante, Anne d’Autriche.
Le 1er novembre 1661, je donne naissance à un fils : le Grand Dauphin. Cinq autres enfants , mais aucun ne survivra.

Après la mort de ma belle-mère, le roi affiche ouvertement ses favorites : Louise de La Vallière, puis Madame de Montespan.
De nature réservée, je me tiens à l’écart de la politique. Je préfère les jeux, les discussions avec mes dames de compagnie, et surtout… le chocolat, que j’adore.
Louis me confie parfois des missions de régence lors de ses campagnes militaires.
Je l’accompagne à Chambord, puis m’installe à Versailles, où je ne profiterai que peu du palais : je meurs le 30 juillet 1683, d’un abcès au bras gauche.
La postérité a retenu peu de choses de moi…

Pourtant, c’est grâce à mes liens de sang que mon petit-fils Philippe put prétendre au trône d’Espagne.
Louis, mon époux, utilisera ma filiation espagnole pour appuyer la candidature de notre petit-fils, qui deviendra Philippe V, premier roi Bourbon d’Espagne.
Les rois d’Espagne actuels sont mes descendants.

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Saint-Denis-en-Val

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