24/06/2026
Le réchauffement climatique, ça fait peur et les medias se délectent de la panique qu'ils entretiennent pour leur plus grand profit. La réalité est celle-ci : les températures augmentent et il faut s'y adapter rapidement. Pour la première fois (à mon avis mais je peux me tromper, Guillaume guide de la baie du Mont Saint Michel ?), la préfecture de la Manche interdit les sorties dans la baie et l'Mont Saint-Michel - la baie, le village, l'abbaye, ferme ses portes l'après-midi aujourd'hui et demain.
Mais que font les guides ?
Indépendants, sans indemnisation possible (pour la plupart d'entre eux car les assurances sont coûteuses), les guides sont à la merci des agences ou des individuels qui les font travailler. Il est souvent difficile de refuser d'assurer au jour J une commande prise des mois à l'avance.
1) parce que l'agence ou les individuels ne voient pas quoi faire d'autre si la visite n'est pas assurée.
2) parce que le guide voit s'envoler son revenu.
A mon petit niveau, j'ai intégré dans mes prévisions de chiffre d'affaires ce risque de perte sèche (que j'évalue à 10 % à l'horizon 2027) et j'ai ajouté une clause "réchauffement climatique" (je préviens que je m'autorise à annuler la visite à plus de 30 degrés, avec remboursement si déjà payé mais sans indemnisation supplémentaire). De plus dès qu'il fait chaud, je m'équipe d'une bouteille d'eau supplémentaire, d'un brumisateur, d'un éventail, à disposition de mes clients.
Le bon côté des choses ? On arrive de plus en plus à avancer les horaires de visites guidées tôt le matin pour la clientèle individuelle. C'est mieux au niveau température et beaucoup mieux au niveau fréquentation des lieux. A quand des horaires d'ouvertures adaptés sur les sites patrimoniaux ? Je veux dire des ouvertures tôt le matin (plutôt que de simplement fermer l'après-midi).
Et vous autres, collègues guides, vous faites comment ?