12/06/2026
Au cœur du Pacifique équatorial, l’océan se réchauffe à une vitesse qui ne laisse aucune place au doute.
Les capteurs montrent des anomalies de +1 à +3 °C en surface : c’est le signal clair qu’El Niño est installé.
Quand cette bande d’eau chaude s’étire sur des milliers de kilomètres, elle modifie la circulation atmosphérique, déplace les masses d’air, dérègle les pluies.
Ce n’est pas un phénomène local : c’est un réacteur climatique qui influence la planète entière.
L’Amérique du Sud affrontera des pluies extrêmes.
L’Australie et l’Asie du Sud‑Est entreront dans des sécheresses sévères.
Le Pacifique verra des cyclones plus puissants.
Les continents subiront des vagues de chaleur amplifiées.
Et tout cela se produit dans un monde déjà +1,3 °C plus chaud qu’avant l’ère industrielle.
El Niño n’est plus un simple cycle naturel : il agit désormais comme un accélérateur dans un climat sous tension.
Même loin de l’océan, les effets se feront sentir : saisons décalées, précipitations imprévisibles, sols qui s’assèchent plus vite.
Ce qui se joue au milieu du Pacifique finit toujours par nous atteindre.