28/01/2017
Croquis d'une illustratrice graphiste de Bourgoin
Magistral édifice du XVe siècle, le Château de Montbaly avec plusieurs orthographes durant les siècles; Monbaly, MontBally ou MontBailly; appelé aussi maison forte dite "du Soliers", est l’un des châteaux les mieux conservés du territoire. Malgré des remaniements aux XVIe, XIXe et XXe siècles, les éléments médiévaux tels que les échauguettes sont encore en place.
La seigneurie de Vaulx et de Millieu dépendait des Ponchon de Fallavier, puis passa aux Chapperon de Vienne.
Des traces en 1538 prononce Jacques De Soliers, seigneur de la maison forte.
Le 4 juin 1609 la maison forte de Monbaly et les terres du Soliers furent rachetés par Octavien Emé de Saint-Julien, président au parlement de Grenoble et maître des requêtes de l'hôtel du roi (François Ier) il fut aussitôt qualifié de seigneur de Vaulx et Millieu, investiture par noble Hector d'Atier, procureur
de Claude de Montmorillon, grandprieur d'Auvergne et commandeur
de St-Georges à Lyon. Puis appartient successivement aux seigneurs de Vaulx. Le domaine commencait à tomber en ruines. Pierre -Marie de Vaulx émigra, le château fut pillé et brûlé , puis vendu comme bien national, il fut presque démoli, du moins ce qu'il en restait, par ses acquéreurs; de leurs jours subsisterait , et en trés mauvais état, l'abside de son ancienne chapelle. Pierre-Marie de Vaulx décéda à Grenoble en 1807, sans descendance, Monbaly reste le seul vestige de la splendeur des seigneurs de Vaulx et Millieu sous l'ancien régime.
Devenu ferme juste avant la Révolution, vendu en plusieurs lots en 1820, aprés un début de ruines le domaine fut racheté en 1880 par monsieur Charvet un architecte professeur à l'école des Beaux-Arts de Lyon qui le restaurera.
Il appartient aujourd'hui à un syndicat de co-propriétaires.
Cette maison forte est plus un château qui est parmi l'un des plus beau du dauphiné, possède un corps de logis rectangulaire de trois niveaux de style renaissance flanqué d'échauguettes et d'un donjon carré.
Le pavillon des Quatre Vents :
Récemment restauré par la commune de Villefontaine, le pavillon des Quatre Vents qui domine le parc paysager de l’étang neuf à proximité des Fougères, a été récemment labellisé par le Département comme patrimoine historique remarquable. Il appartenait au domaine de Monbaly, propriété d’une ancienne famille nord-iséroise.
Une datation hypothétique
En 2004, la fille de l’ancien propriétaire du domaine l’a donné à la commune. Ce monument qui possède quatre ouvertures reste une énigme historique. Aucun texte ne fait référence à sa construction. Sa datation reste un mystère. Plusieurs hypothèses ont été avancées. Il daterait du XV e siècle et aurait servi de relais postal, ou plus simplement, il s’agirait d’une fantaisie architecturale. D’autres hypothèses, toutes invérifiables, le feraient remonter au XII e siècle à la période templière où il aurait servi de lieu de guet et de surveillance pour la Commanderie voisine du Temple de Vaulx.
L’ancien propriétaire, le général Chambes, dans son ouvrage “Le Cor de M. de Boismorand” rappelle que lors des nombreuses chasses à court organisées sur le domaine, le pavillon était utilisé comme caisse de résonance pour les différentes sonneries de cors. En effet sa structure en ogive ouverte sur quatre côtés jouait un rôle d’amplificateur naturel.
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