15/06/2023
Dans les souvenirs de mon village, jadis si beau,
Oveng Abé, havre de paix, berceau de mon repos,
Je contemple l'état d'abandon qui a pris place,
Et dans mon cœur, se mêlent regrets et tristesse.
Autrefois, nos rires résonnaient dans les cours,
Les enfants couraient, insouciants et heureux,
Les maisons fleurissaient, fières et colorées,
Mais aujourd'hui, la désolation s'est installée.
Les champs fertiles sont laissés à l'abandon,
Les cultures fanées, tels des chants sans chansons,
Les cours délabrées, témoins d'un temps révolu,
Où la vie battait son plein, dans l'éclat des émotions.
Les habitants, autrefois si unis et solidaires,
Se sont dispersés, en quête d'une vie moins amère,
La jeunesse s'en va, cherchant fortune ailleurs,
Laissant nos traditions se perdre dans la torpeur.
Oh, Oveng Abé, mon village bien-aimé,
Je te vois dépérir, sans pouvoir te sauver,
Pourtant, je me souviens, dans les lueurs du passé,
De ton hospitalité, de ton amour dévoilé,
Je souhaite aujourd'hui, redonner vie à tes cours,
Rallumer les étoiles qui brillaient dans tes cieux.
Que les enfants reviennent, dans des cris de joie,
Que les champs renaissent, offrant leurs fruits en émoi,
Que les habitants se retrouvent, unis dans l'espoir,
Pour que Oveng Abé redevienne un Havre de gloire.
À tous ceux qui sont partis, je lance un appel,
Revenez, mes frères, réveillons cet arc-en-ciel,
Car ensemble, main dans la main, nous pourrons sauver,
L'âme de notre village, jadis tant aimé.
Que ces mots, empreints de regrets et de désir,
Résonnent comme un écho, traversant l'avenir,
Et que nos cœurs s'unissent, pour redonner vie,
À Oveng Abé, village de paix et de mélodie.