30/04/2026
C'est une bonne nouvelle pour les voyageurs
🇨🇮✈️ 𝐓𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐚é𝐫𝐢𝐞𝐧 : 𝐥𝐚 𝐂ô𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐫é𝐝𝐮𝐢𝐭 𝐬𝐞𝐬 𝐭𝐚𝐱𝐞𝐬 𝐚é𝐫𝐨𝐩𝐨𝐫𝐭𝐮𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐳𝐨𝐧𝐞 𝐂𝐄𝐃𝐄𝐀𝐎
Le gouvernement ivoirien a acté, ce mercredi 29 avril 2026, une réduction significative des redevances aéronautiques. Cette mesure vise à alléger le coût des billets d’avion dans le cadre des directives de la CEDEAO et un contexte énergétique mondial sous haute tension.
Le Conseil des ministres ivoirien a adopté notamment un décret portant modification des articles 2 et 5 du décret N° 2018-31 du 17 janvier 2018 instituant une redevance de sécurité et fixant ses modalités de perception et de répartition. Ce qui entraîne une réduction significative des redevances aéronautiques.
L’objectif affiché par les autorités ivoiriennes est double : premièrement, optimiser la compétitivité de la compagnie aérienne nationale, Air Côte d’Ivoire, et ensuite renforcer l’attractivité des aérodromes du pays.
Le décret prévoit une uniformisation des taux pour plusieurs zones de vol, incluant les liaisons domestiques (intra Côte d’Ivoire), les vols vers l’Afrique hors zone CEDEAO et les trajets internationaux.
La mesure la plus emblématique concerne toutefois les liaisons au sein de la zone CEDEAO. Une réduction de 25% est désormais appliquée sur la redevance sur les passagers ainsi que sur la redevance de sûreté.
Cette décision intervient à un moment critique pour le secteur aérien. La fermeture stratégique du détroit d’Ormuz, provoquée par l’escalade des tensions entre Israël, les États-Unis et l’Iran, a lourdement impacté les flux pétroliers mondiaux.
Par ailleurs, cette situation a entraîné une envolée du prix du baril et, par extension, du kérosène utilisé par les aéronefs. Un coup de pouce à la compétitivité de la compagnie aérienne nationale Air Côte d’Ivoire.
En réduisant les taxes aéroportuaires, le gouvernement ivoirien offre ainsi un ballon d’oxygène aux voyageurs et aux opérateurs, tentant de compenser la hausse inévitable des coûts opérationnels liée à la crise énergétique internationale.
La CEDEAO avait décidé d’une réduction de 25% des redevances passagers et sécurité applicable dès janvier 2026. Une période de transition d’un an avait été prévue pour permettre aux pays de s’adapter à ces changements, notamment en ajustant leurs budgets et leurs législations.
Cette réforme majeure s’inscrit dans le cadre de l’acte communautaire de la CEDEAO, adopté en décembre 2024 par les Etats membres en vue d’harmoniser les taxes aériennes au sein de l’espace régional.
📍Air Côte d'Ivoire en première ligne
Pour Air Côte d'Ivoire, cette réforme constitue une bouffée d'oxygène dans un environnement marqué par la hausse des coûts opérationnels, la pression sur les marges et l'intensification de la concurrence régionale.
En réduisant les charges parafiscales sur les billets, les autorités espèrent offrir davantage de flexibilité tarifaire à la compagnie nationale, qui ambitionne depuis plusieurs années d'élargir son réseau régional et continental.
Le transporteur ivoirien, qui multiplie les ambitions sur le marché ouest-africain, pourrait ainsi bénéficier d'un levier supplémentaire pour capter davantage de passagers sur les liaisons régionales, particulièrement sensibles aux écarts de prix.
📍L'ambition d'un hub aérien régional
Au-delà d'Air Côte d'Ivoire, la réforme traduit l'ambition persistante d'Abidjan de consolider son statut de carrefour aérien en Afrique de l'Ouest.
L'aéroport international Félix Houphouët-Boigny, qui a enregistré une montée progressive de son trafic ces dernières années, cherche désormais à améliorer son positionnement dans la compétition régionale pour attirer compagnies aériennes, voyageurs d'affaires et flux touristiques.
En abaissant certaines charges jugées "pénalisantes", le gouvernement ivoirien fait le pari qu'une fiscalité plus compétitive générera, à terme, davantage de trafic, plus de connectivité et des retombées économiques accrues pour l'écosystème aérien national.
Hello Sénégal avec Apanews