12/11/2025
Lorsque Venise fond comme montres molles de Salvador Dalì, je pense à la persistance de la mémoire de cette ville qui se liquéfie doucement dans l’eau des canaux.
Son reflet persiste comme un souvenir lointain, le même dans le temps et pourtant toujours différent, changeant, comme le ciel, comme la lumière quand elle effleure l’eau qui, accompagnée par l’air ou par le mouvement d’une rame ou d’un moteur, change ses nuances, ses contours, parfois limpides et parfaits, parfois déformés et difficiles à reconstruire. Des oeuvres d’art surréalistes, iperréalistes ou abstraites, les souvenirs ressemblent aux mouvements reflétants de l’eau, à ces rêves vifs et présents, parfois plus vifs que notre perception de la réalité en un temps rythmé par les jours, par les mois, par les années…, d’autres fois par contre ils ont une forme abstraite et vivent seulement le temps des émotions.