16/06/2026
Sur la plage de Tautira, on aurait dit que quelqu’un avait organisé un casting pour une pub sur la diversité géographique, professionnelle et complètement barrée.
Aubagne, Valence, Paris, Brest, Mauguio, Wallis‑et‑Futuna… tout ça réuni dans un seul cliché, sous un soleil qui rigolait lui aussi.
Chantal, prothésiste ongulaire à Aubagne, exhibe des ongles si brillants qu’on pourrait presque y voir se refléter Moorea. Le sable hésite à s’approcher, par respect.
À côté, Jean‑Philippe, ancien pédiatre de Valence, a l’air d’avoir prescrit à tout le monde une ordonnance spéciale :
“1 T**i + 1 plage + 1 fou rire = guérison totale”.
Son fils Tom, ophtalmo à Paris, observe la scène en mode professionnel : il vérifie si la luminosité de Tautira n’est pas trop forte pour des rétines non entraînées.
Belinda, institutrice originaire de Wallis‑et‑Futuna, tente de garder le groupe aligné comme une classe de CE2 en sortie scolaire. Mission impossible : tout le monde est en récréation permanente.
Carole, elle aussi de Wallis‑et‑Futuna et fonctionnaire aux impôts à Brest, a décrété une journée sans déclaration.
“On ne taxe que le bonheur aujourd’hui”, dit-elle en riant.
Personne n’a contesté, évidemment.
Et là, surgit Sandra, venue tout droit de Mauguio, experte en pommes.
Elle regarde la plage comme si elle évaluait la maturité d’un verger tropical :
“Bonne couleur, bon croquant, bon taux d’ensoleillement… parfait pour une récolte de fous rires.”
On sent qu’elle est à deux doigts de lancer une nouvelle variété : la Pomme de Tautira, juteuse, sucrée et légèrement parfumée au monoï.
Le tout baigne dans une lumière dorée, une mer turquoise, et une ambiance tellement improbable qu’on pourrait croire à une réunion du Comité International du Bonheur Interculturel.
Bref : un cliché 100% T**i’s Tahiti Tour.
Un mélange de professions improbables, de régions qui ne se croisent jamais, et de bonne humeur qui devrait être remboursée par la Sécurité Sociale.