22/04/2020
Mercredi, le 22 avril de 2020
Cher Porto,
Dès le premier regard, je suis tombée sous ton charme. Sous tes airs cajoleurs, j’ai tout de suite perçu ta grande sensibilité.
Tu es rythmée par des sons et des odeurs caractéristiques : les effluves de pâtisseries chaudes, de sardines grillées, les cris lancinants des mouettes, les musiques et les chants qui résonnent dans tes rues, la douce clameur qui s’élève de tes quais. Il semble souffler en toi un vent de liberté et de sérénité.
J’ai aimé ton enchevêtrement de toits bruns et de façades colorées, ton assemblage improbable de maisons aux murs parés d’Azulejos, ton linge nonchalamment étendu aux fenêtres, le flegme de tes habitants adossés aux balcons.
J’aurais pu flâner des jours entiers dans tes ruelles séculaires, belles et élimées par le temps, tout en maudissant tes pentes, en détaillant tes façades, en profitant de tes points de vue sur les toits. J’aurais pu savourer des jours entiers l’atmosphère insouciante sur les quais du Douro, l’artère qui t’abreuve et te fait vibrer.
Au coucher du soleil, tu m’es apparue encore plus belle. À l’aube, j’ai aimé te découvrir endormie, baignée de la lumière dorée du matin. Tu m’as offert quelque chose de précieux et d’intime : la simplicité de savourer l’instant présent.
Je reviendrais te voir, manger tes pastels de Nata en sirotant du café, débusquer les moindres détails au fil de tes rues, apprécier l’accueil bienveillant de tes habitants. Ma rencontre avec toi, c’était plus qu’un flirt, c’est une histoire d’amour qui se tisse avec toute ta culture, avec le Portugal qui m’attire et me fascine.
À bientôt !
Mlle. Guide