09/19/2026
Caroline Martel, cinéaste et documentariste dans Le Devoir du 18 septembre.
"Pour les cinéphiles, le cinéma Beaubien subsiste.
Il y a 25 ans, une mobilisation sauvait ce haut lieu du cinéma québécois".
Un article de Roxanne Léouzon
"Avec une exposition, une fête de quartier et des projections spéciales, le cinéma Beaubien célèbre dès ce vendredi un anniversaire important. Il y a 25 ans, une mobilisation citoyenne et politique empêchait ce lieu phare du cinéma d’auteur de fermer ses portes.
En 1937, lors de l’ouverture du cinéma Beaubien, il y avait 60 théâtres et palaces cinématographiques à Montréal. Aucun d’entre eux n’a gardé cette vocation sans interruption jusqu’à aujourd’hui. C’est l’une des choses qu’on apprend dans la toute nouvelle exposition permanente La traversée d’un cinéma de quartier, fraîchement installée entre les murs de l’endroit. Elle raconte notamment l’évolution de six de ces grandioses institutions disparues de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie.
« Ici, on a le gros Pharmaprix [à l’angle des rues Saint-Denis et Bélanger]. C’était le super cinéma Rivoli. De l’autre côté, il y a Le Château, qui est devenu une sorte d’église, puis un centre de pratique de l’art circassien », indique Caroline Martel, la cinéaste et documentariste qui a conçu l’exposition, devant des images d’archives présentées dans cette dernière.
En évitant ce sort, le Beaubien a hérité du titre du plus ancien cinéma de la métropole à n’avoir jamais cessé de projeter des films. L’établissement, dont l’architecture évoque un paquebot, l’a pourtant échappé belle."