14/04/2026
Un logo, ça peut vraiment mettre une ville en colère ?
Apparemment oui. Et la semaine passée, l' Olympique de Marseille l'a prouvé.
L'OM vient de dévoiler son nouveau blason. Résultat : une pétition, des banderoles au Vélodrome, et même Volkswagen qui se moque sur Instagram en disant « à jamais les premiers sur ce logo ».
En tant que graphiste, j'aurais pu réagir en disant « c'est juste un logo, c'est exagéré ». Mais non. Je comprends exactement pourquoi ça brûle.
Parce qu'on a retiré l'étoile de la C1 1993 sur certaines versions. On a fait disparaître la devise « Droit au But ». On a arrondi, épuré, simplifié pour coller aux exigences du digital.
Techniquement, ce n'est pas faux. Un logo simple fonctionne mieux en favicon ou en avatar. Mais cette décision révèle une confusion que je vois souvent : confondre modernisation et simplification.
Moderniser une identité visuelle, c'est faire évoluer sans trahir. C'est comprendre que certains éléments ne sont pas des détails graphiques : ce sont des actifs émotionnels. Et on ne touche pas à ça sans prendre le temps d'expliquer, de consulter, d'embarquer les gens.
Le vrai problème ici ? Ce n'est pas le design. C'est le moment. Lancer un nouveau logo quand le club traverse une crise sportive et institutionnelle, c'est envoyer le mauvais signal au mauvais moment.
En branding, on dit que la marque appartient à sa communauté. Marseille vient de le rappeler avec fracas.